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	<title>LRpol.fr &#187; UMP</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Jan 2012 07:25:56 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Comment la droite perd pied</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2012/01/08/comment-la-droite-perd-pied/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 21:59:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[CdC de Haute-Saintonge]]></category>
		<category><![CDATA[Charente-Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Belot]]></category>
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		<description><![CDATA[LOOSE // Fin décembre, les élus charentais-maritime ont rejeté le projet de schéma intercommunal proposé par le préfet, et fortement appuyé par les leaders de la  majorité départementale. Cette petite surprise n’est qu’un nouvel épisode du délitement du pouvoir de la droite dans le département. Qui ne voit pas se qui se passe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2012/01/Belot-Doublet-Metayer.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>LOOSE //<em> Fin décembre, les élus charentais-maritime ont rejeté le projet de schéma intercommunal proposé par le préfet, et fortement appuyé par les leaders de la  majorité départementale. Cette petite surprise n’est qu’un nouvel épisode du délitement du pouvoir de la droite dans le département. Qui ne voit pas se qui se passe.</em></strong></p>
<div id="attachment_2176" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2012/01/Belot-Doublet-Metayer.jpg"><img class="size-full wp-image-2176    " title="Belot-Doublet (Metayer)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2012/01/Belot-Doublet-Metayer.jpg" alt="Claude Belot (premier à gauche) et Michel Doublet (premier à droite), deux sénateurs UMP du département. (photo : Nathalie Métayer)" width="400" height="302" /></a><p class="wp-caption-text">Claude Belot (premier à gauche) et Michel Doublet (premier à droite), deux sénateurs UMP du département. (photo : Nathalie Métayer)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="dropcap">S</span><!--/.dropcap-->alle Jean-Moulin, à la préfecture de La Rochelle, les élus ont fait de la résistance. Lundi 19 décembre, <a href="http://www.sudouest.fr/2011/12/20/les-elus-rejettent-le-schema-585875-644.php" target="_blank">ils ont rejeté le projet de réforme de la carte intercommunale</a> proposée par les services de l’Etat. Du côté des soutiens du projet, on a pu voir le préfet, Béatrice Abollivier*, en colère (<a href="http://www.sudouest.fr/2011/12/21/une-balle-dans-le-pied-586704-650.php" target="_blank">même si elle a démenti</a>) et certains des leaders de la droite départementale, notamment les sénateurs**, un peu les bras ballants après cette défaite.</p>
<p>A 25 voix contre et 20 pours, l’échec est très rude pour la droite. Pas habitué à perdre dans ce genre de conseils d’élus, depuis 25 ans qu’elle « tient » la Charente-Maritime. La gauche n’y est pourtant pas majoritaire, loin de là même. Alors, pourquoi cet échec ?</p>
<h2>Deux types de raisons</h2>
<p>Il y a d’abord des raisons conjoncturelles, directement liées au problème de la réforme intercommunale. Ce genre de redécoupage ne fait jamais que des heureux, chacun le comprend.</p>
<p>Durant les réunions préparatoires au vote final, nombre d’amendements avaient déjà été rejeté. Mais dans ces réunions, il fallait une majorité des deux tiers de votes favorables pour l’emporter.</p>
<p>Or, certains de ces amendements défaits avaient quand même recueilli une majorité simple des suffrages. C’est notamment le cas du dossier de la futur Communauté d’Agglomération de Saintes.</p>
<p>Le 19 décembre, la majorité simple suffisait pour gagner. La somme des mécontents a suffit. On se demande alors pourquoi le préfet est tout de même allé au vote. Peut-être à cause de l’aveuglement de ses soutiens, les grands élus de la droite locale. C’est là la deuxième grande raison du résultat.</p>
<h2>Vieux schémas</h2>
<p>La droite départementale a gardé ses vieux schémas politiques. Autrefois, tout réussissait au camp qui détenait le conseil général. Pour peu qu’il avait une gestion pas trop politique.</p>
<p>On obtenait le soutien des « petits élus » à coup de subventions pour la réfection de l’avenue principale de la commune. En échange, ils soutenaient les candidats de la majorité départementale aux différentes élections.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici de décrire le cas spécifique de la Charente-Maritime. C’est comme cela que fonctionnaient bon nombre de départements jusqu’à il y a peu.</p>
<p>Mais le notre est tout de même un cas d’école. Il n’y a qu’à voir le nombre des élus qui ont viré leur cuti en 1985, au basculement du conseil général à droite. Certains avaient même déjà commencé avant, sous la présidence socialiste de Philippe Marchand***, jugée trop politique&#8230;jusque chez les radicaux de la majorité de gauche.</p>
<p>La droite départementale raisonne toujours en baronnies, en zone d’influence de ses personnalités. Les deux exemples les plus symptomatiques sont la Haute-Saintonge et Saint-Porchaire (voir encadrés).</p>
<div class="shortcode-toggle toggle-le-cas-de-la-haute-saintonge closed default border"><h4 class="toggle-trigger"><a href="#">Le cas de la Haute-Saintonge</a></h4>
<div class="toggle-content">Au sud du département, en Haute-Saintonge, règne depuis des décennies Claude Belot. Conseiller général du canton de Jonzac de 1970 à 2008, maire de Jonzac depuis 1977, président du conseil général de la Charente-Maritime de 1994 à 2008, sénateur depuis 1989 et président de la Communauté de Communes (CdC) de Haute-Saintonge depuis 1992, sa création. N’en jetez plus.</p>
<p>C’est la plus grande Communauté de Communes de France et le projet préfectoral prévoit sa fusion avec la CdC de la région de Pons. Surprise dans la salle : « bientôt, il faudra annexer une partie de la Charente et de la Gironde pour faire plaisir à Belot » peut-on entendre, à mots couverts.</p>
<p>Surprise aussi car, ses dernières années, on entendait plus souvent parler d’une fusion entre Pons et Gémozac. Deux petites CdC qui auraient gagné en importance entre ses puissants voisins : Haute-Saintonge, Saintes et Royan. Pourquoi pas ce choix, alors ?</p>
<p>Claude Belot a 75 ans. Il va bien falloir trouver un successeur d’envergure (et de droite) pour tenir une si grande CdC. Il n’y en a pas dans l’actuel périmètre. En revanche, juste à côté, un autre sénateur UMP s’ennuie dans sa minuscule CdC de Pons. Daniel Laurent, un parfait successeur de Claude Belot à la tête de la CdC de Haute-Saintonge. Le tour de passe-passe est simple.</div><!--/.toggle-content-->
<input type="hidden" name="title_open" value="Le cas de la Haute-Saintonge" /><input type="hidden" name="title_closed" value="Le cas de la Haute-Saintonge" /></div><!--/.shortcode-toggle-->
<div class="shortcode-toggle toggle-le-cas-de-saint-porchaire closed default border"><h4 class="toggle-trigger"><a href="#">Le cas de Saint-Porchaire</a></h4>
<div class="toggle-content">Cela fait des années que la droite bloque les divers projets de transformation de la CdC du Pays Santon (autour de Saintes) en Communauté d’Agglomération (CdA). Beaucoup de pouvoir donné, probablement, à la gauche au coeur du département : hors de question.</p>
<p>Le projet de base du préfet crée bien un CdA à Saintes, mais a minima. De nombreuses communes intéressées n’en font finalement pas partie. Les polémiques se concentrent au sud et à l’ouest. Au sud, le problème est lié à l’agrandissement de la CdC de Haute-Saintonge, expliqué par ailleurs.</p>
<p>A l’ouest, on touche aux plates bandes d’un autre sénateur UMP : Michel Doublet, conseiller général de Saint-Porchaire depuis 1982. Depuis 1993 existe une CdC, « Charente-Arnoult-Cœur-de-Saintonge »*, d’une cohérence comme on en fait plus. Le nom à rallonge en est d’ailleurs une bonne preuve.</p>
<p>De ce côté là, le découpage est pour le moins compliqué. La carte le montre.</p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2012/01/carte-CdC.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-2178" title="carte-CdC" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2012/01/carte-CdC.gif" alt="" width="336" height="240" /></a></p>
<p>La commune de Corme-Royal est empêchée de rejoindre Saintes, mais pourquoi ? Les raisons ont tout l’air d’être politiques. Il semble bien que le rattachement de Corme-Royal n’est qu’un seul but : pouvoir rattraper aussi Luchat.</p>
<p>Luchat. La commune d’un certain Jacki Ragonneaud, président de l’actuelle CdC Seudre-et-Arnoult. C’est aussi lui qui a été envoyé au casse-pipe par l’UMP pour la cantonale de 2011 à Saujon. Lui et son parti se sont ridiculisés avec seulement 17,0 %, dans ce canton sociologiquement à droite, face à Pascal Ferchaud (50,5), le sortant PRG, et face au Front National (20,2).</p>
<p>La ficelle est donc un peu grosse. Pourquoi rattacher Pisany et Thézac à Saintes, mais pas Luchat ? Un non sens total !</p>
<p>On se demande aussi pourquoi on ne rattache pas Nieul-lès-Saintes, actuellement chez Michel Doublet, à Saintes ? La commune est pourtant limitrophe à la sous-préfecture. Le fait que le village vote à droite, contrairement aux autres communes de son canton de Saintes-ouest, est-il la raison ?</p>
<p>Michel Doublet ne manquait pas d’humour, en mai dernier, lors de la présentation des propositions du préfet. Lui qui a longtemps été l’un des principaux opposants à une CdA à Saintes y annonçait qu’il n’était plus défavorable. À condition qu’elle soit de droite. Certes, il ne l’a pas dit comme ça. Mais sa proposition d’une CdA de Saintes qui engloberait, carrément, les CdC de Gémozac et Cœur-de-Saintonge, revient au même.</p>
<p>*Elle s’est d’abord appelée de 1993 à 1998 CdC du canton de Saint-Porchaire.</div><!--/.toggle-content-->
<input type="hidden" name="title_open" value="Le cas de Saint-Porchaire" /><input type="hidden" name="title_closed" value="Le cas de Saint-Porchaire" /></div><!--/.shortcode-toggle-->
<h2>D’autres échecs</h2>
<p>Mais aujourd’hui les « petits élus » ne sont plus le doigt sur la couture du pantalon. Les « grands élus » de la majorité ne peuvent plus imposer leurs choix aussi facilement. De même, la droite ne peut plus se permettre de présenter n’importe qui, avec l’étiquette UMP, pour n’importe quel poste.</p>
<p>Et ça commence à se voir. Déjà au printemps dernier <a href="http://www.sudouest.fr/2011/06/21/un-sage-a-surprise-431691-659.php" target="_blank">la droite maritime avait connu un échec surprenant au Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau</a> (SAGE) de la Charente****. L’ultra favori UMP, Robert Chatelier, maire de Soubise et conseiller général de Saint-Agnant, fut largement battu par Patrick Moquay, maire PS de Saint-Pierre-d’Oléron et président de la CdC de l’île.</p>
<p>Robert Chatelier s’était fait remarqué par ses déclarations sur la sécheresse du printemps dernier. « Je suis monté en haut de la tour de Broue et il y a de l’eau dans les marais. » Une manière comme une autre pour cet exploitant agricole de dire que la sécheresse n’est pas si grave…et donc que les agriculteurs peuvent irriguer, y’a pas de problème !</p>
<p>Alors le SAGE, où la gauche n’est pas particulièrement majoritaire, a renvoyé ce candidat, certes de droite, mais pas très sérieux. « On a beaucoup travaillé pour faire élire Patrick Moquay » ajoute quand même un des élus de gauche qui a participé au travail de lobbying.</p>
<h2>De la politique ?!</h2>
<p>Mais les électeurs aussi commencent à voir que, parfois, la droite les traite un peu par dessus la jambe. Nous en avons déjà parlé pour les cantonales, dans les secteurs où la majorité départementale se croit toute puissante.</p>
<p>À Saujon et surtout Marennes, le canton le plus à droite du département jusqu’à il y a peu, elle a laissé se présenter trois candidats… Tous éliminés dès le premier tour pour laisser PS-PRG et FN s’expliquer au second tour. Et le canton a basculé à gauche.</p>
<p>Le 19 décembre, après le rejet du projet de redécoupage intercommunal, les sénateurs et le président du département se sont indignés d’un « vote politique ». Mince ! Des élus locaux qui font de la politique ? Oui, comme nous le répétons depuis des mois, la vie locale est, aussi, politique. La droite départementale va-t-elle profiter de 2012 pour ouvrir des yeux ?</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><em>*Il faut noter qu’elle n’a été nommée en Charente-Maritime que cet été. C’est son prédécesseur, Henri Masse, qui avait dévoilé le projet « de base » de la préfecture, début mai 2011.</em></p>
<p><em>**Dominique Bussereau (UMP), président du conseil général et député de la circonscription de Royan-est – Haute-Saintonge avait quitté la réunion pendant le vote.</em></p>
<p><em>***Président du conseil général de 1982 jusqu’au basculement à droite, en 1985.</em></p>
<p><em>****Patrick Guilloton, définissait <a href="http://www.sudouest.fr/2011/06/21/un-sage-a-surprise-431691-659.php" target="_blank">dans Sud-Ouest en juin dernier le SAGE</a> : &laquo;&nbsp;Le SAGE de la Charente est le plus important de France et il regroupe les départements de Charente et de Charente-Maritime. Il est fort de 84 membres. Le collège des élus est le plus important avec 44 personnes, des maires, des conseillers généraux et régionaux. Les 40 autres participants représentent divers syndicats des eaux, mais aussi les usagers (cela va des irrigants en passant par les pêcheurs à la ligne et les amateurs de canoë) ainsi que les services de l&#8217;État.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Le compteur guéguerre</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/12/06/le-compteur-gueguerre/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 22:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription de La Rochelle-Ré]]></category>
		<category><![CDATA[François Drageon]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2012]]></category>
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		<description><![CDATA[SONDAGE // Depuis plus d’un mois, les médias locaux comptent les points entre « falornistes » et « ségolènistes » dans leur guerre interne. Pour régler les comptes et avoir des données plus tangibles que le doigt mouillé, Sud-Ouest et France Bleu La Rochelle ont eu la bonne idée de commander un sondage à l’IFOP sur la situation politique dans la circonscription de La Rochelle – Ré.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/12/Falorni-Royal-Bono-Dominique-Jullian1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_2155" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/12/Falorni-Royal-Bono-Dominique-Jullian.jpg"><img class="size-full wp-image-2155 " title="Falorni-Royal-Bono (Dominique Jullian)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/12/Falorni-Royal-Bono-Dominique-Jullian.jpg" alt="Olivier Falorni, Maxime Bono et Ségolène Royal...il y a longtemps. (photo : Dominique Jullian)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Falorni, Maxime Bono et Ségolène Royal...il y a longtemps. (photo : Dominique Jullian)</p></div>
<p><strong>SONDAGE //<em> Depuis plus d’un mois, les médias locaux comptent les points entre « falornistes » et « ségolènistes » dans leur guerre interne. Pour régler les comptes et avoir des données plus tangibles que le doigt mouillé, Sud-Ouest et France Bleu La Rochelle ont eu la bonne idée de commander un sondage à l’IFOP sur la situation politique dans la circonscription de La Rochelle – Ré. </em></strong></p>
<p>A qui profite la crise ? La crise politique rochelaise bien sûr. Depuis plus d’un mois les analyses des médias locaux se suivent et sont souvent vite dépassées par les évènements. D’ailleurs, à LRpol, nous avons le plus souvent été pris de cour, ce qui explique qu’aucun article n’a été publié recemment. Sous le feu des tous les partis qui essayent de profiter de la situation, difficile de se faire une idée sur celui qui profite le mieux de la situation. Alors, pas question de laisser passer ce sondage IFOP – Sud-Ouest – France Bleu La Rochelle. Il est si rare d’avoir un sondage politique local.</p>
<p>De celui-ci nous tirons sept enseignements et une conclusion, que nous ne faisons que répéter : le choix des électeurs est avant tout politique.</p>
<p><strong>Un succès ou un échec pour Ségolène Royal ?</strong></p>
<p>La présidente de région est en tête, mais ne creuse pas d’écart significatif et surtout est à un faible niveau personnel : 23,0 %. C’est une claque. Et les « falornistes » ont raison de dire que, quand on a la notoriété de Ségolène Royal, on doit être capable de creuser un écart plus large avec un socialiste peu connu.</p>
<p>Mais les « ségolènistes » répondent, non sans raison, qu’être en tête, quelque soit le niveau, donne une légitimité. Ils insistent aussi sur le fait que leur candidate s’est très peu exprimée, contrairement à Olivier Falorni.</p>
<p>Au second tour, face à l’UMP, Ségolène Royal rectifie le tir avec 58,0 %, soit exactement les voix de gauche du premier tour. C’est bien vu le contexte…mais on remarque qu’elle ne profite d’aucune dynamique, vu la division du premier tour.</p>
<p><strong>Une validation de la stratégie d’Olivier Falorni ?</strong></p>
<p>C’est le grand vainqueur de ce sondage. Olivier Falorni obtient un score de 18,0 % tout à fait considérable. Mieux encore, il devance l’UMP et prend la seconde place. Ce n’est pas lui faire offense que de dire qu’il est peu connu, lui même le reconnaît. Ce résultat apparaît comme encore plus méritoire.</p>
<p>Il ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat mais ce sondage peut lui donner des ailes. D’abord, parce qu’il n’est pas si loin de Ségolène Royal. Mais surtout, parce qu’il semble exclure la défaite de la gauche à cause de la division. Or, on peut penser que cela fait parti des hésitations du camp Falorni.</p>
<p>Il n’y a d’abord que très peu de risques de triangulaire Royal-Falorni-Chadjaa. Un cas de figure toujours risqué. Pour que le troisième candidat se maintienne au second tour, il lui faut recueillir 12,5 % des inscrits. Avec autour de 17,0 ou 18,0 % des exprimés, il faudrait moins de 30,0 % d’abstention pour se maintenir, alors qu’il y en a plus de 40,0 en 2007. Il apparaît donc qu’un duel est le plus probable, qu’un des deux candidats socialiste y sera forcément, et que si c’est Ségolène Royal, le mauvais report « falorniste » n’empêche pas sa victoire. Ensuite la division, si elle empêche de créer une dynamique à ce jour, n’entame pas le capital de voix socialistes.</p>
<p>La voie semble donc libre pour Olivier Falorni. On ne sait néanmoins pas si le sondage va avoir un effet sur sa stratégie.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img class="size-full wp-image-2153 aligncenter" title="gaucheIFOP" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/12/gaucheIFOP.png" alt="" width="584" height="386" /></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>La puissance des gauches</strong></p>
<p>Passons maintenant à ce qui a été peu, voire pas du tout commenté aujourd’hui. 58,0 % pour les gauches, sur cette circonscription ce serait un record à une élection législative depuis le redécoupage de 1986, soit cinq scrutins (avant 2012). Un résultat puissant et une progression considérable de 9,5 points.</p>
<p><strong>Les socialistes retrouvent leur score de 2007</strong></p>
<p>Depuis 1997, les socialistes et les radicaux de gauche sont d’une incroyable stabilité aux premiers tours des élections législatives. Un peu plus de 40,0 % à chaque fois. Si le sondage se confirme, ce serait, la 4<sup>ème</sup> fois consécutive. Ségolène Royal (23,0 %) et Olivier Falorni (18,0 %), les deux candidats qui se réclament du PS, se partagent en fait le score de Maxime Bono en 2007 (40,8 %).</p>
<p>Les socialistes peuvent, au delà des querelles de personnes, pousser un ouf de soulagement : leurs déchirements, les invectives voire les outrances des deux camps, n’ont pas d’effet sur le niveau global du parti dans La Rochelle – Ré.</p>
<p>Pas d’effet ? Pas tout à fait. Les écologistes et les communistes connaissent, eux, une forte inflation. Dans ce contexte très favorable à la gauche il apparaît évident que la division socialiste les empêche de déclencher une dynamique et de décoller de ces 41,0 %.</p>
<p>Néanmoins, après ce mois horrible au PS rochelais, maintenir le score socialiste de 2007 apparaît comme une grosse performance.</p>
<p><strong>Europe-Ecologie – Les Verts et Front de Gauche prennent leurs aises</strong></p>
<p>Là aussi des scores qui ont été très peu commenté et qui méritent pourtant qu’on s’y intéresse quelques minutes. D’après l’IFOP, les écologistes passeraient de 2,8 % à 9,0 % et le Front de Gauche de 2,3 % à 6,0 %. Les partenaires des socialistes et radicaux à la municipalité rochelaise prennent un poids important (15,0 %) inédit depuis plus de 20 ans à une législative*.</p>
<p>C’est une physionomie comparable à celle de 1997, mais avec un leadership écologiste. Ceux-là réaliseraient, à eux seuls, un score historique, au dessus de celui de 1993**. Les communistes enrailleraient, enfin, leur inexorable chute mais en ne dépassant pas les 7-8 % des années 1990.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2154" title="droiteIFOP" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/12/droiteIFOP.png" alt="" width="585" height="385" /></p>
<p><strong>Les droites au fond du trou et l’UMP en dessous de tout</strong></p>
<p>On imaginait bien que la campagne de Sally Chadjaa à La Rochelle, dans une circonscription de gauche et un contexte national potentiellement favorable à la gauche, serait difficile. Mais pas à ce point. Créditée de 17,0 % au premier tour, en troisième position et donc éliminée, elle réussit la performance de diviser par deux le score de Dominique Morvant au premier tour de 2007 (36,0 %). L’UMP rochelaise va finir par la regretter…qui l’eut cru !</p>
<p>Les 5,0 % de François Drageon (DVD), qui a à peine émis l’idée d’une candidature sous l’étiquette du Parti Radical, semblent être une grande menace pour sa qualification au second tour. On le sait, la droite départementale n’a rien à faire de la situation de son antenne rochelaise. Mais quand on semble arriver à un tel niveau, il devient urgent d’éviter le ridicule, de se mettre au travail et de se doter d’une stratégie qui manque cruellement à ce camp depuis près de 20 ans.</p>
<p>Il est profondément anormal dans ce contexte de division à gauche que l’UMP ne soit que troisième. Cela dit, on a, tout de même, du mal à imaginer que Sally Chadjaa soit si faible au soir du premier tour de la législative.</p>
<p>Rien de réconfortant dans le score global des droites. Jamais à une élection législative dans cette circonscription elles n’avaient été sous les 40,0 %. Là, elles s’effondreraient à 28,0 % des suffrages.</p>
<p><strong>Le Front National n’existe pas localement</strong></p>
<p>Donné à 5,0 % par l’IFOP, le Front National semble doubler son score extrêmement bas de 2007 (2,4 %). Mais on est loin de ce que pourrait espérer l’extrême-droite rochelaise vu les scores nationaux de Marine Le Pen dans les sondages.</p>
<p>Cela confirmerait que c’est la personnalité de la présidente du FN qui « surperforme » à la présidentielle. Aux législatives, le Front ne confirme pas sa percée locale des cantonales. En mars dernier, il dépassait allégrement les 10 % dans les cantons rochelais renouvelables.</p>
<p>Notez aussi une chose : au second tour, 74,0 % des sondés se déclarant proches du Front National choisissent…Ségolène Royal. L’institut de sondage précise que ces résultats sont à prendre avec précautions car cet échantillon particulier est très faible. Mais quand même, ça pose question.</p>
<p><strong>Un choix PO-LI-TI-QUE</strong></p>
<p>Nous le disons depuis longtemps et encore depuis le début de la polémique rochelaise fin-octobre. Tout cela ne change globalement rien au paysage politique local. Pourquoi ? Tout simplement parce que les électeurs font avant tout un choix politique.</p>
<p>Quand on voit qu’à l’addition des scores des deux candidats se réclamants du Parti Socialiste on retrouve, à peu de chose près, les scores du PS et du PRG aux trois dernières élections législatives, on en est certain. Une majorité d’électeurs, aujourd’hui, à quasiment toute les élections, sauf peut-être la présidentielle, choisissent d’abord le camp vers lequel ils veulent aller, ensuite vient le choix d’un parti. Et si jamais ils ont le choix entre plusieurs personnalités d’une même mouvance au premier tour, alors là, ils en profitent. La question de la personnalité ne vient qu’après.</p>
<p>Autre preuve : 62,0 % des sondés désapprouvent la manière sont Ségolène Royal a été désignée. Et les socialistes sont très divisés (46,0 % contre, 45,0 % pour). Mais dans l’hypothèse d’un second tour PS-PRG/UMP, Ségolène Royal retrouve exactement le score des gauches du premier tour. C’est bien l’étiquette qui compte.</p>
<p><strong>Et à La Rochelle ?</strong></p>
<p>Ce sondage a été réalisé sur la circonscription toute entière et non La Rochelle seule. Mais essayons d’imaginer qu’elle est aujourd’hui la situation politique de la préfecture, intra-muros, à partir de ce sondage.</p>
<p>Les deux candidats socialistes sont probablement au dessus des 45,0 %. Mais surtout, on est peut imaginer une UMP autour de 12,0-14,0 %, seulement. Les écologistes pourraient bien être devant, autour de 14,0 %. Ce serait un coup de tonnerre : imaginez trois candidats de gauche devant le premier candidat de droite… Mais vu les résultats récents, notamment aux cantonales, on a sincèrement du mal à être surpris.</p>
<p>Au total, les gauches semblent être aujourd’hui à la Rochelle à 65,0 % et les droites à moins de 25,0 %. Du jamais vu.</p>
<p><strong>Quelques regrets</strong></p>
<p>On le sait, un sondage, ça coute très cher. Alors pour deux médias locaux, c’est encore plus difficile. Mais il était tentant de tester d’autres hypothèses de premiers tours (Royal seule et Falorni seul) et de seconds tours (duel Falorni-Chadjaa, duel Royal-Falorni, triangulaire). Les comparatifs auraient pu être très intéressants.</p>
<p><em>*Les Verts ne deviennent un partenaire de la gauche municipale qu’à partir de la municipale de 1995. C’est un an après leur choix de s’ancrer à gauche et d’en finir avec le « ni droite ni gauche ».</em></p>
<p><em>**8,5 % pour deux candidats écologistes « non-alignés » dans le cadre de l’accord Génération-Ecologie – Les Verts.</em></p>
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		<title>Chercher 2020 en 2012.</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 11:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélien Bon]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription de La Rochelle-Ré]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Morvant]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Quillet]]></category>
		<category><![CDATA[Sally Chadjaa]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[La droite n’a que de très très minces espoirs de l’emporter en juin 2012 dans la première circonscription de la Charente-Maritime. Mais lors de ce scrutin, c’est 2014, 2017 voire carrément 2020 qui se joueront déjà en partie pour elle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/07/Chadjaa-Bon-Quillet2.png" width="240" />
		</p><p><strong><em>La droite n’a que de très très minces espoirs de l’emporter en juin 2012 dans la première circonscription de la Charente-Maritime. Mais lors de ce scrutin, c’est 2014, 2017 voire carrément 2020 qui se joueront déjà en partie pour elle.</em></strong></p>
<p>Miser sur la victoire de l’UMP à La Rochelle lors de la législative de 2012, c’est un peu jeter son argent par les fenêtres. En effet, la zone n’a jamais été autant à gauche depuis très longtemps. Nous aurons l’occasion de revenir en détail dans les prochains mois sur ce contexte électoral, très défavorable à la droite ici mais faisons un rapide topo. Depuis quatre ans et la dernière législative, les déroutes succèdent aux défaites et le coup de grâce a été donné en mars dernier avec la perte de l’ultime canton de droite sur le continent. Il ne lui reste plus que les deux cantons rétais, faiblement peuplé au regard des neuf cantons de gauche de l’autre côté du pont. Mais la défaite de Dominique Morvant (UMP) dans La Rochelle-4, le bastion de la droite rochelaise, ouvre le champ à une nouvelle course au leadership. En fait, peu après les élections cantonales, ces collègues élus de l’UMP au conseil municipal de La Rochelle lui on retiré son statut informel de leader, sans vraiment désigner de successeur.</p>
<p>Après sept années passées plus ou moins sous la direction de Dominique Morvant, celle-ci laisse sa place, avec un bilan calamiteux. On l’a compris, l’enjeu n’est pas la victoire à la législative mais plutôt de commencer capitaliser de la notoriété et de la crédibilité (deux notions qui ont fuit la droite rochelaise au moins depuis la période Léonard) autour d’une nouvelle personnalité pour l’avenir. Pour la municipale de 2014 ? Peut-être. La législative de 2017 ? Surement. La municipale de 2020 ? Il serait temps ! Trois personnalités semblent se détacher pour ce gros challenge. D’abord deux jeunes élus rochelais, Sally Chadjaa et Aurélien Bon. Ils ont tout les deux émergé sur la scène rochelaise à lors des élections de 2008. Mais aussi l’élu rétais, Lionel Quillet.</p>
<h2>Jeunisme dans la droite rochelaise.</h2>
<div id="attachment_1532" class="wp-caption alignright" style="width: 189px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/chadjaa3.png"><img class="size-full wp-image-1532 " title="Sally Chadjaa, en séance du conseil régional." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/chadjaa3.png" alt="Sally Chadjaa, en séance du conseil régional." width="179" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Sally Chadjaa, en séance du conseil régional. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><strong>Sally Chadjaa</strong> est la première non élue sur la liste municipale de l’UMP en 2008. Elle ne rentre au conseil municipal qu’en décembre dernier, à la faveur d’une démission. La même année elle est candidat à la cantonale dans La Rochelle-2 (Laleu-Mireuil) où elle échoue, lourdement, en troisième position derrière le PS et les Verts, à moins de 10 %. Mais en 2010, Dominique Bussereau lui fait une place sur sa liste à l’élection régionale et elle est élue. Outre ses qualités propres, certaines personnalités de la droite locale, visiblement à l’humeur aigre-douce, estiment que son statut de femme la favorise. En effet, l’Etat-major de la droite départementale considère souvent la circonscription de La Rochelle-Ré comme étant la « circo. parité* » puisque très difficile. S’ajoute à cela le fait qu’elle représente une « minorité visible », alors pour certains, la coupe est pleine et c’est elle qui va décrocher le gros lot. Mais son gros point faible semble être la gestion de la section rochelaise du parti. A l’automne dernier, elle a été élue à la tête du groupe UMP de la circonscription et depui certains lui reproche sa « non gestion » du parti localement. Enfin, quand on demande à l’intéressée son avis sur la législative et sur son éventuelle envie d’y aller, pas de réponse. Mais en privée, elle aurait déjà fait connaître son souhait de concourir.</p>
<div id="attachment_1578" class="wp-caption alignright" style="width: 309px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/aurelien-bon.png"><img class="size-full wp-image-1578 " title="Aurélien Bon" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/aurelien-bon.png" alt="Aurélien Bon, conseiller municipal d'opposition à La Rochelle. (photo : Xavier Léoty)" width="299" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Aurélien Bon, conseiller municipal d&#39;opposition à La Rochelle. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><strong>Aurélien Bon</strong>, lui, a été élu dès 2008 au conseil municipal. Il est aussi candidat sur la liste Bussereau à la régionale, mais assez loin, il n’est donc pas élu, même si avec les deux démissions qui ont déjà eu lieu sur la liste, ça se rapproche. En 2011, pour la première fois il se présente à une élection uninominale, lors de la cantonale de La Rochelle-3 (Mireuil-Fétilly). Son score au premier tour, un peu plus de 20 %, est décevant. Mais au milieu du naufrage des autres candidats UMP « challengers » à La Rochelle, il surnage. Au second tour, son score de 32 % reste dramatiquement faible mais est plutôt dans la fourchette haute de ce qui était attendu pour lui. Au soir du second tour de ces cantonales, lors de la soirée organisée au conseil général, Dominique Bussereau lui aurait dit, devant témoins, qu’il avait maintenant les clefs de la droite rochelaise. Un soutien de poids.  Mais Aurélien Bon a un gros point faible, il n’est pas à La Rochelle à temps plein, pour raisons professionnelles. Enfin, le jeune élu est un peu plus disert quand on lui parle de la campagne législative et dit laisser « toutes les options ouvertes ».</p>
<h2>La possibilité d’un candidat de l’île ?</h2>
<div id="attachment_2041" class="wp-caption alignright" style="width: 293px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/07/Quillet-Lionel-Dominique-Jullian.jpg"><img class="size-full wp-image-2041  " title="Lionel Quillet" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/07/Quillet-Lionel-Dominique-Jullian.jpg" alt="Lionel Quillet, maire de Loix, conseiller général d'Ars-en-Ré, président e la communauté de commune de l'île de Ré. (photo : Dominique Jullian)" width="283" height="260" /></a><p class="wp-caption-text">Lionel Quillet, maire de Loix, conseiller général d&#39;Ars-en-Ré, président e la communauté de commune de l&#39;île de Ré. (photo : Dominique Jullian)</p></div>
<p>Enfin, la troisième possibilité est plus surprenante car elle vient de l’île de Ré. On dit, depuis longtemps, que le maire UMP de Loix, <strong>Lionel Quillet</strong>, s’intéresse à l’élection législative. Maire de Loix depuis 1995 (il n’avait alors que 31 ans), il est le suppléant de Catherine Normandin, candidate UMP à la législative de 2002. A l’époque de nombreux observateur avaient remarqué qu’il prenait une bonne partie de la campagne à son compte, y compris, et même surtout, sur le continent. Depuis, il a pris de l’importance sur la scène politique locale. En 2008, il est réélu maire de Loix mais il devient aussi conseiller général d’Ars-en-Ré, contre le candidat officiel de la « majorité départementale », qui plus est maire de la plus grosse commune du canton alors que Loix est la plus petite. De même, il devient président de la Communauté de commune de l’île de Ré. Même s’il approche des 50 ans, il peut tout de même incarner une certaine nouvelle génération. Et puis, en cas de bon score, pourquoi ne pas franchir le pont en vue de la municipale de 2014 ? Pour l’UMP locale, il a un grand avantage : il n’est pas rochelais. En effet, la confiance de la droite départementale en la droite rochelaise est plus qu’entamée. Mais si cette dernière a fait la preuve de toute son incapacité à vraiment s’organiser, l’Etat-major départemental ne lui a jamais vraiment laissé une chance non plus. Mais Lionel Quillet a aussi un gros défaut : il n’est pas rochelais. L’île de Ré dans la circonscription, cela reste secondaire (15,7 % des inscrits de la circonscription en 2007). Sur le continent, la gauche pourrait même peut-être mobiliser devant ce mini-parachutage. Et puis, enfin, ce serait mettre la droite rochelaise dans un marasme encore plus grave qu’aujourd’hui. Alors clairement, Lionel Quillet, bien que présent, est la grosse côte de cette pré-campagne à droite.</p>
<p>A quand la décision ? Il y a peu on parlait d’une primaire à l’automne mais les choses semblent aller plus vite et dès la fin de l’été on devrait avoir une vision assez claire du visage de la droite lors de la prochaine législative dans La Rochelle-Ré. D’ici là, le mot d’ordre dans l’opposition municipale est « bouche cousue ».</p>
<p><em>*Depuis 1997, soit depuis trois élections législatives, l’alliance RPR-UDF puis l’UMP n’ont présenté que des femmes. La circonscription de La Rochelle-Ré est d’ailleurs la seule du département où le principal candidat de droite ne fut jamais une femme.</em></p>
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		<title>La dé-prime au sortant.</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 11:16:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Léal]]></category>
		<category><![CDATA[Canton de La Rochelle-4]]></category>
		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Morvant]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Harel]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Brothier]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
		<category><![CDATA[Patricia Friou]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[Le grand-chelem de la gauche à La Rochelle est une nouvelle occasion de constater l’incroyable effondrement de la droite dans la ville. Parmi les multiples raisons à ce phénomène, déjà ancien, il y a le leadership de Dominique Morvant, battue, et même archi-battue puisque qu’on peut parler dans son cas d’une « dé-prime » à la sortante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Morvant-Dominique-Dominique-Jullian1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1996" class="wp-caption alignright" style="width: 369px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Morvant-Dominique-Dominique-Jullian.jpg"><img class="size-full wp-image-1996   " title="Dominique Morvant" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Morvant-Dominique-Dominique-Jullian.jpg" alt="Dominique Morvant, ex-conseillère générale de La Rochelle-4, (ex-)leader de la droite rochelaise ? (photo : Dominique Jullian)" width="359" height="229" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Morvant, ex-conseillère générale de La Rochelle-4, (ex-)leader de la droite rochelaise ? (photo : Dominique Jullian)</p></div>
<p><em><strong>Le grand-chelem de la gauche à La Rochelle est une nouvelle occasion de constater l’incroyable effondrement de la droite dans la ville, même dans son bastion historique. Parmi les multiples raisons à ce phénomène, déjà ancien, il y a le leadership de Dominique Morvant, battue, et même archi-battue puisque qu’on peut parler dans son cas d’une « dé-prime » à la sortante qui a joué à plein, contre elle, dans le canton 4.</strong></em></p>
<div id="attachment_2001" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Carte-de-référence.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2001" title="Carte de référence" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Carte-de-référence-150x150.png" alt="Carte de référence des bureaux du canton." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de référence des bureaux du canton.</p></div>
<p>La gauche a donc réalisé le grand chelem des neuf cantons rochelais, en faisant basculer le 27 mars dernier, 40 ans jour pour jour après la première élection de Michel Crépeau en tant que maire, le canton 4, celui de La Genette, du Parc Charruyer, du Mail, de la Place de Verdun, de la Préfecture, de l’Oratoire, de Notre-Dame, d’une partie de Fétilly&#8230; Un scénario inimaginable il y a encore une dizaine d’année, tant ce canton apparaissait comme le bastion imprenable de la droite locale. Elle bénéficiait d’une large avance devant la gauche et puis d’un élu, Jean Harel, en phase avec le quartier. Opposant historique de Michel Crépeau contre qui il s’est battu deux fois comme tête de liste aux municipales (1983 et 1989) et aux législatives (1978 et 1988). Il représentait bien cette population qui formait<em> feu</em> l’électorat de droite à La Rochelle : une certaine bourgeoisie (La Genette, et La Rochelle en général, a préféré Balladur à Chirac en 1995), très anti-communiste, exaspéré par bien des facettes du style Crépeau. On a oublié que, longtemps, certains quartiers de La Rochelle sont restés farouchement anti-Crépeau. Derrière les 67 % de la liste Crépeau à la municipale de 1977, avec les radicaux de gauche, les socialistes…mais aussi les communistes, se cachent un très net rejet dans le centre et à La Genette, où la droite réalise parfois des scores aussi important.</p>
<div id="attachment_1999" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-PS-PRG.png"><img class="size-thumbnail wp-image-1999" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - PS-PRG)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-PS-PRG-150x150.png" alt="Les scores de Patricia Friou (PS-PRG) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Patricia Friou (PS-PRG) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Au fil des années, l’avance des droites sur les gauches s’est rétrécie. Tout simplement parce que la population du quartier à commencer à changer. En fait, l’histoire des droites dans le canton de La Rochelle-4 est celle d’une longue agonie, comme le montre la courbe. Depuis la création du canton, à l’occasion des élections cantonales de 1985, elles n’ont jamais retrouvé leur plus haut historique qui date de…1986. <a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/" target="_blank">A la veille du premier tour de la cantonale de 2011 dans le canton, nous expliquions</a> déjà cette métamorphose, bien analysée par la gauche municipale dès la fin des années 1990 : <em>« Car les gauches ont bien joué le coup. Dès 1998, socialistes et radicaux décident de passer un accord avec les Verts et présentent un candidat écologiste commun, Alain Bucherie. Le calcul est simple : il s’agit d’éviter d’agiter la « peur du rouge », ou du « rose », car pour certains dans ce quartier, c’est la même chose… Ainsi, la « gauche plurielle » peut tenter de séduire des centristes mais aussi les nouvelles populations, plus jeunes, qui commencent à arriver dans le canton. […] A droite, comme à gauche, on a coutume de dire, pour expliquer la mutation sociologique et électorale du canton, que chaque veuve « de droite » qui décède est remplacée par un couple bobo « de gauche » ou « écolo ».»</em> Socialistes, radicaux et écologistes ont fait la bonne analyse, les centristes aussi, ce qui explique leurs bons scores ici depuis 2007.</p>
<h2>Femme des années 70.</h2>
<div id="attachment_2000" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-EELV.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2000" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - EELV)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-EELV-150x150.png" alt="Les scores de Jean-Philippe Brothier (EELV) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Jean-Philippe Brothier (EELV) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Mais, comme nous le disions dans « <em><a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/" target="_blank">A La Rochelle-4, la mère des batailles</a></em> », Dominique Morvant a suivie, comme souvent, la stratégie de l’autruche, ne comprenant pas pourquoi son canton était considéré comme fragile. En fait, la sortante aurait été une excellente candidate de droite pour le quartier…en 1975. Il ne s’agit évidemment pas là de parler de l’âge de la candidate, nous ne le connaissons même pas, et il est sans doute assez similaire à l’âge des autres concurrents. Il s’agit de stigmatiser la stratégie de Dominique Morvant depuis sept ans dans son canton, comme sur la ville et la circonscription, basée sur une vision de son électorat figée dans les années 1970. C’est même une caricature de cette droite décrite un peu plus haut. Pour le prouver, écoutez la réaction de l’ex-conseillère générale au soir du premier tour, sur France Bleu La Rochelle.</p>
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<div id="attachment_2002" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-MoDem.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2002" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - MoDem)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-MoDem-150x150.png" alt="Scores de Bruno Léal (MoDem) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Scores de Bruno Léal (MoDem) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>C’est un cas d’école. On y retrouve, en deux temps, ce à quoi devaient ressembler les « éléments de langage » de la droite lors des soirées électorales perdues de la fin des années 70 ! D’abord, la diabolisation du Parti Communiste. Dans un canton où la « menace rouge » s’élève à 3,7 %, on se demande pourquoi Dominique Morvant s’y attarde. Sur le fond, elle critique le fait que la « seule » réserve de Patricia Friou pour le second tour est celle du candidat communiste, elle le dit même sur un ton un peu désolé, du genre « j’ai beau creuser, je vois pas comment elle peut gagner »… Ensuite, elle parle de ses propres réserves, évidement considérables. Elle parle notamment des 11 % du MoDem de Bruno Léal, comme s’il allait lui apporter ses voix sur un plateau, tels un petit candidat de droite classique. Cela relève de l’ancienne règle électorale comme quoi le centre penche toujours à droite. Or, on le voit aujourd’hui, même le centre-droit rechigne à signer un chèque en blanc à Nicolas Sarkozy dans les sondages de second tour pour la présidentielle. Dominique Morvant n’en est pas au niveau d’impopularité du Président de la République, mais elle a elle aussi un problème avec son électorat, vu les scores qu’elle a réalisé sur son nom aux dernières élections législative et municipale. Ajoutons à cela un argumentaire un peu plus moderne, datant de la fin des années 80, début des années 90, quand les écologistes et leur électorat n’était pas encore « aligné » à gauche… Au total, l’expression « à côté de la plaque » n’est pas suffisante pour qualifier l’attitude de la candidate UMP.</p>
<h2>Le réduit de La Genette.</h2>
<div id="attachment_1997" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-Comparaison-UMP.png"><img class="size-thumbnail wp-image-1997" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - Comparaison UMP)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-Comparaison-UMP-150x150.png" alt="Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale de 2001, comparé à celui de la droite en 2004." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale de 2011, comparé à celui de la droite en 2004.</p></div>
<p>Partant donc d’une mauvaise analyse de ce qu’est le canton de La Rochelle-4 en 2011, la stratégie devait forcément être bancale, plus encore qu’en 2008, lors de sa campagne municipale. Loin de se retrousser les manches et d’aller au front dans les zones où la gauche a attaqué la forteresse ces dernières années (Place du Curé-Crampette [26], Oratoire – Notre-Dame [29] et même Parc Charruyer – Piscine [27] voire Eglise de La Genette [21] et Vieux-Port ouest – Préfecture [25]), elle choisit la stratégie du « réduit de La Genette ». Elle axe sa campagne dans les bureaux de ce quartier (notamment Le Mail [22], Coligny [23] et Sécurité-Sociale [24], les bureaux les plus à droite de la ville), délaissant les marges. Résultat : la droite modérée, qu’elle représente cette fois seule contrairement à 2004, perd plus de 16 points, près de 20 dans les bureaux 21, 23 et 27. Dans les bureaux 25 et 29, elle perd 10 points, c’est pourtant là qu’elle « résiste » le mieux. 32 %, quand on est la seule candidate de droite modérée, sortante, c’est de toute façon déjà un échec cinglant. Les scores sont mauvais dans les bureaux de droite et tout simplement ridicules dans ceux de passés à gauche : 20 à 22 % dans les bureaux 26 et 29, des scores dignes de « bons bureaux » pour la droite à Mireuil.</p>
<div id="attachment_1998" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-UMP.png"><img class="size-thumbnail wp-image-1998" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - UMP)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-UMP-150x150.png" alt="Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Après tout ce que l’on vient de dire, on pourrait finalement penser que Dominique Morvant est arrivée au mauvais endroit au mauvais moment. Pas seulement, car dans ce résultat, au-delà de la faillite d’analyse et de la faillite stratégique, il y a une faillite personnelle. Il est très clair dans les chiffres que la baisse de la droite, sur la ville et sur le canton, s’accélère depuis quelques années. En tant que leader de la droite locale, Dominique Morvant a dilapidé le petit capital dont elle disposait. Elle a exaspéré ce nouvel électorat de droite qui a fui vers le MoDem voire parfois carrément vers Europe-Ecologie. On peut donc considérer qu’il a eu dans cette élection une « dé-prime » à la sortante, véritable repoussoir. Contrairement à Jean Harel, elle, est déphasé par rapport à son ex-canton. Pour elle, et son staff, qui ont basé leurs espoirs sur son statut de sortante, le coup doit être dur.</p>
<h2>Rendez-vous le 2 mai.</h2>
<div id="attachment_2003" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-FN.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2003" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - FN)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-FN-150x150.png" alt="Scores de Béatrice Favreau (FN) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Scores de Béatrice Favreau (FN) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Du coup, est-elle encore légitime à la tête de la droite rochelaise ? Si on en croit Aurélien Bon dans l’interview qu’il nous a accordé en janvier, non, puisqu’elle est personnellement désavouée. Pour nous non plus, de toute façon l’UMP locale n’a pas de quoi la regretter. 32 % pour elle, entre 14, 17 et 21 % pour les autres candidats à ces cantonales, dont un battu dès le premier tour et deux autres qui frôle le même sort…quel bilan. D’habitude, les résultats de la droite à La Rochelle sont au-dessus de celui des municipales, toujours plus difficiles. Et bien la droite sous Morvant a réussi à s’aligner sur ces scores-là, les plus bas. 25 % à la municipale de 2008, 25 % à l’européenne de 2009, 25 % à la régionale de 2010. Si on organisait des élections municipales aujourd’hui, parions que la liste de droite aurait du mal à être au-dessus des 20 %, les électeurs fuyant vers le MoDem et le Front National, et se retrouvant sous la menace d’une liste écologiste indépendance, sans doute pas loin de cette barre des 20 %. Dominique Morvant était absente lors du conseil municipal, le lendemain de sa défaite, où Maxime Bono a eu un mot pour elle. Une coïncidence ? Par sur…on est en droit de se demander si elle sera là le 2 mai, lors de la prochaine réunion du conseil. Nous sommes peut-être à la veille d’un changement de leadership de la droite rochelaise.</p>
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		<title>L&#8217;élection du président du département, en direct.</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 22:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après les élections des deux derniers week-end dans 26 des 51 cantons de la Charente-Maritime, suivez en direct la première réunion du nouveau conseil général qui devrait voir, sans surprise, la réélection de Dominique Bussereau (UMP) à la tête du département]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/conseilgeneral1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1975" class="wp-caption alignright" style="width: 430px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/conseilgeneral1.jpg"><img class="size-full wp-image-1975 " title="Session du Conseil général du 4 avril 2008" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/conseilgeneral1.jpg" alt="La salle du conseil général, à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle. (photo : DR)" width="420" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">La salle du conseil général, à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Après les élections des deux derniers week-end dans 26 des 51 cantons de la Charente-Maritime, suivez en direct la première réunion du nouveau conseil général qui devrait voir, sans surprise, la réélection de Dominique Bussereau (UMP) à la tête du département.</strong></em></p>
<p>Après chaque renouvellement, partiel ou complet, dans toute les assemblées (du conseil municipal à l&#8217;Assemblée Nationale) on assiste à une séance d&#8217;installation, sous la présidence du doyen d&#8217;âge des élus. Alors, après les élections des 20 et 27 mars dernier visant à renouveler 26 des 51 sièges que compte le conseil général de la Charente-Maritime, celui-ci se réuni pour la première fois ce jeudi pour élire, notamment, son président pour les trous prochaines années. Puisque la droite a conservé la majorité (en terme de sièges), pas de surprise, Dominique Bussereau (UMP) devrait être réélu. A la suite, les vice-présidents ( &laquo;&nbsp;les ministres&nbsp;&raquo;), qui forment l’exécutif départemental (&laquo;&nbsp;le gouvernement&nbsp;&raquo;) sont eux-aussi élus.</p>
<p>Sur les 51 élus du conseil général, la majorité de droite compte 27 sièges (14 UMP, 11 divers droite, 1 Nouveau Centre et 1 MoDem) et l&#8217;opposition de gauche 24 (16 PS, 8 PRG). 10 nouveaux élus font leur entrée demain : Patricia Friou (PS, La Rochelle-4), Chantal Guimberteau (DVD, Archiac), Sylvie Marcilly (UMP, Rochefort-nord), Marie-Pierre Brunet (PRG, Surgères), Fabrice Barusseau (PS, Burie), Mickaël Vallet (PS, Marennes), Yann Juin (PRG, La Rochelle-5), Pierre Feydeau (PS, Rochefort-sud), Patrick Blanchard (DVD, Marans) et Thierry Jullien (PS, Montlieu-la-Garde). Plus globalement, 30 des 51 élus l&#8217;ont été il y a moins de 10 ans et seulement 6 il y a plus de 25 ans. Le doyen de l&#8217;assemblée est Jean-Louis Frot (UMP, Rochefort-centre), 78 ans, et c&#8217;est aussi celui qui a été élu conseiller général il y a le plus longtemps, en 1976. Le benjamin est le socialiste Mickaël Vallet, élu cette année à Marennes, il n&#8217;a que 31 ans. Enfin, il faut noter que pour la première fois 7 femmes siègent, contre 4 dans la précédente assemblée, c&#8217;est bien évidement un record.</p>
<p><iframe src="http://www.coveritlive.com/index2.php/option=com_altcaster/task=viewaltcast/altcast_code=2195bc32c1/height=550/width=470" scrolling="no" height="550px" width="470px" frameBorder="0" allowTransparency="true"  ><a href="http://www.coveritlive.com/mobile.php?option=com_mobile&#038;task=viewaltcast&#038;altcast_code=2195bc32c1" >L&#8217;Ã©lection du prÃ©sident du dÃ©partement, en direct.</a></iframe></p>
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		<title>Et à la fin, c’est toujours la droite qui gagne.</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 15:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Lalande]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est la règle de scrutin majoritaire, malgré deux larges défaites en voix au premier et au second tour, la droite conserve la majorité au conseil général de la Charente-Maritime, avec 27 sièges. La gauche, avec 24 élus, se console en grappillant un siège et en réalisant un grand chelem historique à La Rochelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Bussereau-Dominique-resultats-Ronan-Cherel1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1971" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Bussereau-Dominique-resultats-Ronan-Cherel.jpg"><img class="size-full wp-image-1971  " title="Bussereau Dominique resultats (Ronan Cherel)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Bussereau-Dominique-resultats-Ronan-Cherel.jpg" alt="Dominique Bussereau, dans son bureau de Saint-Georges-de-Didonne. (photo : Ronan Chérel)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau, dans son bureau de Saint-Georges-de-Didonne. (photo : Ronan Chérel)</p></div>
<p><em><strong>C’est la règle de scrutin majoritaire, malgré deux larges défaites en voix au premier et au second tour, la droite conserve la majorité au conseil général de la Charente-Maritime, avec 27 sièges. La gauche, avec 24 élus, se console en grappillant un siège et en réalisant un grand chelem historique à La Rochelle.</strong></em></p>
<p>La soirée fut incertaine pendant un petit moment, mais dès 20h26 nous l’annoncions à l’antenne de France Bleu La Rochelle, la droite a donc sauvé sa majorité au conseil général. La gauche a « trop perdu » de cantons (Marans, Rochefort-nord et Archiac) par rapport à ce qu’elle a gagné (La Rochelle-4, Montlieu-la-Garde, Marennes et Surgères). La gauche a, en revanche, réussi à conserver largement Burie, où Fabrice Barusseau (PS-PRG) fait un score nettement supérieur à celui de Sylvain Brouard il y a sept ans (57,1 %). La droite, elle, conserve Loulay où le score de Jean-Marie Roustit est en retrait de plus de 8 points par rapport à 2004 mais, cerise sur le gâteau, il l’emporte sur la commune de Frédéric Boutin. Plus surprenante est la victoire de Jean-Paul Peyry (UMP) à Saint-Pierre-d’Oléron où la gauche, qui avait une belle avance au premier tour, paye ses divisions dans le chef-lieu où les électeurs de Jean-Louis Vigner (DVG) ont préféré déchirer le bulletin de Patrick Moquay (PS-PRG).</p>
<h2>Des cantonales définitivement politiques.</h2>
<p>Finalement, passé les émotions de la soirée électorale, les résultats de ces élections cantonales de 2011 en Charente-Maritime comptent assez peu de surprises. Peu de surprises si on veut bien considérer que ces élections sont politiques, dans les zones urbaines comme dans les zones rurales, comme nous le clamons depuis des semaines, si ce n’est des mois. Si vous avez lu quelque uns des 26 profils cantonaux que nous avons publié dans le mois et demi précédant le premier tour, vous avez bien compris, sans nier les contextes locaux, que la tendance est la même partout : forte baisse de la droite et stagnation ou légers progrès de la gauche. De ce point de vue, l’analyse des résultats en voix au premier comme au second est limpide : les cantonales sont dans cette ligne et ne se distinguent donc plus des autres élections. Les cantons qui basculent à gauche sont bien ces cantons qui tendaient vers celle-ci depuis plusieurs années et la droite récupère des cantons où, le plus souvent, elle domine encore, même en nette baisse. Comme en 2008, ces élections apparaissent comme des scrutins de « régularisation » : de moins en moins de cantons ont un conseiller général d’un bord opposé à leurs votes « habituels ».</p>
<p>Et donc après ces succès larges au premier comme au second tour, et bien le conseil général reste à droite. Seul bémol, la majorité est un peu plus étroite pour Dominique Bussereau : 27/24 contre 28/23 dans la précédente assemblée. N’y allons pas par quatre chemins, la droite s’en sort très très bien aujourd’hui, en restant majoritaire, pour deux raisons. D’abord quand on regarde les rapports de forces en voix, au premier tour bien sûr, mais surtout au second tour, hier, où la gauche devance de 10.000 voix la droite, majorité sortante. Mais ce n’est pas le meilleur indicateur, car, sur les seuls 24 cantons en jeu hier, et bien la gauche en remporte effectivement 14. La deuxième raison est plus parlante et surtout plus objective : la minorité de gauche au conseil général de gauche, avec ses 24 élus, représente 321.823 habitants et la majorité de droite, avec ses 27 élus, 289.891 habitant. Un différentiel incroyable de plus de 30.000 charentais maritimes ! Dans l’assemblée sortante, la minorité de gauche représentait déjà une majorité (sic) d’habitants, mais c’était beaucoup plus serré : 300 habitants seulement. L’écart a donc été multiplié par 100 ! Bien sûr, Thomas Brosset a raison ce matin dans Sud-Ouest, il n’y a pas de point de bonus offensif en politique, mais quand même…30.000 habitants de représenté en plus, on ne peut s’empêcher de penser que ça mérite un peu plus que ce lot de consolation d’avoir gagné un siège de plus. La droite l’emporte au contraire d’un souffle, grâce aux trois cantons qu’elle fait basculer : 110 voix à Rochefort-nord, 115 voix à Archiac et seulement 58 voix à Marans alors que la gauche l’emporte évidement largement à Marennes et plus nettement que prévu à La Rochelle-4 (183 voix) et Surgères (220 voix). Seule exception Montlieu-la-Garde, qui bascule pour un peu plus de 20 voix.</p>
<h2>Gauche : ne pas se reposer sur les lauriers électoraux rochelais.</h2>
<div id="attachment_1972" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/friou-victoire-olivier-blanchet.jpg"><img class="size-full wp-image-1972 " title="friou victoire (olivier blanchet)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/friou-victoire-olivier-blanchet.jpg" alt="Patricia Friou et la gauche célèbre son grand chelem à La Rochelle, hier soir. (photo : Olivier Blanchet)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Patricia Friou et la gauche célèbre son grand chelem à La Rochelle, hier soir. (photo : Olivier Blanchet)</p></div>
<p>Alors, bien évidemment, de prime abord, ce résultat pose question à la gauche. Depuis vingt-six ans, et encore pour au moins pour trois années supplémentaires, elle est dans l’opposition. Depuis treize ans même, la gauche campe dans l’antichambre du bureau de la présidence du département, c&#8217;est-à-dire, au pire, à 3 sièges de la majorité. Elle est passée partout : 23 élus (1998, 2001, 2008), 25 élus (2006), 26 élus même (2004) mais jamais 24, c’est pour cette année. Mais si la gauche reste au stade de se lamenter, même à juste titre, sur le découpage, elle est perdue. C’est pour cela qu’elle doit d’abord continuer de s’implanter dans des zones a priori difficiles pour elle : Pascal Ferchaud, Mickaël Vallet, Thierry Jullien sont des symboles de cette gauche municipale qui réussit. C’est la stratégie des « jalons » dont parle le maire-conseiller général PS de Marennes dans l’interview qu’il nous a accordé pendant la campagne. Elle doit s’atteler à un travail de longue haleine dans ces terres de missions, sans mettre un mouchoir sur l’étiquette. Bien sûr, elle ne gagnera pas les élections à tous les coups, et Marans et dans une moindre mesure Saint-Pierre-d’Oléron sont là pour lui rappeler. Mais elle gagnera en clarté (le nouveau mode de scrutin municipal à partir de 2014 lui en donne l’occasion) devant cette droite départementale toujours prompt à se dire « sans étiquette ». Ce flou, on le reproche aussi à Bernard Lalande, en étant à la fois chef de l’opposition au conseil général et vice-président de Claude Belot (UMP) à la communauté de commune de Haute-Saintonge. On en vient au second choix stratégique que doit faire la gauche : la question de son leadership. Bernard Lalande n’a pas incarné l’alternative à Dominique Bussereau parce qu’il ne le voulait pas, pour des raisons de culture politique de gauche tout à fait louables, mais aussi parce qu’il ne le pouvait pas vraiment, à cause des raisons précédemment énoncées. Ce nouveau leader de la gauche n’est pas simple à trouver parmi les 24 élus de gauche, dont 7 nouveaux. Il doit sans doute être socialiste, première force de gauche, ça réduit déjà la liste à 16 noms, relativement jeune ou du moins « neuf » sur la scène politique (sans pour autant commettre les fautes de la droite rochelaise bien entendu…) et enfin, sans contentieux notable avec les radicaux et alors là on trouve vraiment plus grand monde ! Quoi qu’il en soit, ce leader ne devra pas émerger à trois mois des territoriales de 2014 et surtout il devra être reconnu sans ambiguïtés par les deux partis de l’opposition départementale. Car c’est bien lui qui devra mener la mue de celle-ci pour qu’elle fasse une juste place à Europe-Ecologie – Les Verts, en terme de programme et de candidats, dès le premier tour des prochaines élections.</p>
<h2>Droite : trois basculements ne font pas le printemps.</h2>
<p>Enfin, ce succès de façade règle temporairement les questions à droite. Pourtant, les problèmes structurels que nous avions décelés avant le scrutin se sont bien confirmé les 20 et 27 mars. A savoir un effondrement des voix de droite. La « majorité départementale » est temporairement sauvée par le découpage électoral et par le fait que seule la moitié des cantons étaient renouvelés cette année. Mais qu’en sera-t-il en 2014 ? Les cantons vont être redécoupés et, on l’espère, seront un peu plus égaux qu’aujourd’hui et La Rochelle va peut-être enfin être justement représenté au conseil général. La stratégie de Dominique Bussereau du dédain de la préfecture va alors trouver ses limites. A force de creuser depuis 40 ans, la droite locale a enfin réussi à touché le fond hier en perdant le dernier canton qu’elle y détenait encore, La Rochelle-4. Certains veulent croire au rebond, pensant que la sortie de piste de Dominique Morvant peut-être une bonne chose. Et après tout, pourquoi pas ? Mais, sous réserve que la droite rochelaise se dote d’une vraie stratégie et s’y tienne, le chemin durera bien plus de trois ans. La droite va devoir aussi se soucier d’un gros problème : la porosité qu’il existe entre les électeurs du Front National et les siens. La droite peut sourire devant l’absence de Front Républicain à Marennes et Saujon puisque le FN passe, respectivement de 17 % et 20 % au premier tour à 30 % au second tour. Mais ce sera différent, le jour où une liste FN se maintiendra au second tour de la municipale à Royan en faisant 20 %&#8230;ou pire, si un candidat lepéniste provoque une triangulaire en juin 2012, lors de la législative dans la 5<sup>ème</sup> circonscription. Enfin, tout cela ne se posera pas si la droite locale passe un accord avec le Front National…ce qu’on comprendrait tout de même assez mal ici, en Charente-Maritime, vous savez, ce département si « modéré »…</p>
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		<title>Un dernier tour d’horizon avant le second tour…</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Mar 2011 22:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes1.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1929" class="wp-caption alignright" style="width: 374px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes.png"><img class="size-full wp-image-1929  " title="Cantonales 2011 (communes)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes.png" alt="La carte des communes au premier tour des élections cantionales de 2011 en Charente-Maritime. (carte : LRpol)" width="364" height="452" /></a><p class="wp-caption-text">La carte des communes au premier tour des élections cantionales de 2011 en Charente-Maritime. (carte : LRpol)</p></div>
<p><strong><em>25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.</em></strong></p>
<h2>Canton à droite par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p>Pour le les six premières places (Marennes, La Rochelle-4, Surgères, Saint-Pierre-d’Oléron, Montlieu-la-Garde et Loulay), referez-vous à « <a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-faire-gagner-la-gauche/" target="_blank">Ces cantons qui peuvent faire gagner la gauche</a> ».</p>
<p><strong>7/Tonnay-Boutonne</strong> (passe de la 8<sup>ème</sup> à la 7<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : vous l’avez lu sur LRpol en premier le 26 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/26/a-tonnay-boutonne-rochet-doit-s%E2%80%99accrocher/" target="_blank">A Tonnay-Boutonne, Rochet doit s’accrocher</a>), le sortant Bernard Rochet (DVD, 48,22 %) a bien été mis en ballotage pour la première fois depuis 1985. Et la progression du FN (+3,33, à 10,00 %) ne suffit pas à expliquer seule la baisse de 5,21 points du conseiller général divers droite. L’alliance PS-PRG, avec Julien Gourraud (33,84 %), gagne 1,03 point et semble avoir gagné au change après le retrait de Philippe Partaud, d’abord investi (la droite est d’ailleurs en tête sur sa commune de Torxé). Les autres candidats de gauche réalisent des performances contrastés : les écologistes, avec Marie-Françoise Forey (EELV, 5,21 %) font un joli score dans ce canton rural, mais les communistes, s’ils résistent bien (-0,20), restent très bas avec Gérard Girouin (PCF, 2,74 %). Territorialement, notons enfin que la gauche réussi à être en tête dans 4 communes (sur 11) dont une avec la majorité absolue des suffrages (Puy-du-Lac, 52,8 % dont 10 % pour EELV) et qu’à Chevrette, le FN, avec Loïc Métivier, obtient 29,2 %. En tout cas, pas de problème pour Bernard Rochet qui devrait être réélu dimanche, pas de changement de pronostic donc.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Bernard Rochet (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Bernard Rochet (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>8/Royan-est</strong> (passe de la 12<sup>ème</sup> à la 8<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : comme prévu, Dominique Bussereau (UMP, 43,91 %) est mis en ballotage, pour la première fois, n’en déplaise au principal intéressé, depuis 1992, et encore, c’était face à un candidat divers droite. Ce résultat est très mauvais pour celui qui l’élu du canton depuis 26 ans. Une baisse de 7,56 points par rapport à 2004, vous avouerez en toute objectivité que ça fait beaucoup. Pour autant, la gauche n’en profite pas vraiment. Fabienne Dugas-Raveneau (PS-PRG, 21,62 %) perd 7,63 points en 7 ans, une fuite compensée largement par Jacques Boisset (EELV, 8,69 %), dont le parti était absent la dernière fois. Jacques Guiard (PCF, 5,09 %) perd lui un point, ce qui fait que la gauche fait du surplace, à 35,39 %. Et cette gauche qui fait du surplace a bien failli se faire exclure du second tour par le score canon de Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie (FN, 20,70 %), qui fait progresser son parti d’autant que Dominique Bussereau baisse. Certes, le royannais est la zone où le Front National est le plus fort dans le département, mais cela reste un record, le précédent avait été établi un certain 21 avril 2002 avec 18,42 % pour Jean-Marie Le Pen et Bruno Megret. Plus localement, à Saint-Georges-de-Didonne, il faut noter que Dominique Bussereau n’est plus majoritaire chez lui, il n’obtient « que » 43,9 % en baisse de plus de 12 points, c’est considérable ! Et ici, la gauche en profite un peu, en passant de 32,4 % à 35,7 %. Quoi qu’il en soit, Dominique Bussereau a tout de même un ballotage facile, mais son score sera scruté à la loupe après cette petite contre-performance du premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>9/Royan-ouest</strong> (passe de la 11<sup>ème</sup> à la 9<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : second tour entre Michel Servit (UMP, 23,43 %) et Laurent Lambrot (PRG-PS, 20,08 %), comme prévu. Le 2 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/02/a-royan-ouest-l%E2%80%99armee-mexicaine-de-la-droite/" target="_blank">A Royan-ouest, l’armée mexicaine de la droite ?</a>), nous nous sommes néanmoins trompé sur l’ordre, nous voyions le candidat radical légèrement devant le sortant et cela ne s’est pas joué autour de 23-25 % mais de 20-23 %. Cela dit, le « reflexe légitimiste » des électeurs de royannais de droite (redondance), dont nous parlions, a bien fonctionné : ils ont envoyé le candidat officiel au second tour. Martial de Villelume (DVD, 17,56 %) sauve l’honneur des candidats dissidents car les autres, Gérard Potennec (DVD, 4,76 %) et Jean-Bernard Prudencio (NC, 3,69 %), font des scores ridicules. Pour Laurent Lambrot, la qualification s’est jouée à peu de choses (73 voix), car il faut dire qu’il souffre de la présence de Jean-Claude Martin (EELV, 8,47 %), il perd autant de terrain que l’écologiste en gagne. Le problème de la gauche, c’est René Renaudet (PCF, 2,93 %), qui divise par deux le score communiste. Enfin, comme dans l’autre canton, ici c’est le Front National qui fait sensation, Philippe de Bretagne obtient 19,09 %. On a longtemps cru qu’il serait au second tour avec Michel Servit, car il est devant Laurent Lambrot dans deux communes dont la partie de Royan. Nous restons sur le pronostic d’avant premier tour d’une victoire de Michel Servit avec un score au moins équivalent à celui de 2004 (54,3 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Michel Servit (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Michel Servit (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>10/Saint-Genis-de-Saintonge</strong> (passe de la 9<sup>ème</sup> à la 10<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : Jacki Quesson (DVD, 44,47 %) est mis en ballotage et même assez nettement, ça, nous ne l’avions pas vu arriver le 11 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/11/a-saint-genis-c%E2%80%99est-rapp-e-pour-la-gauche/" target="_blank">A Saint-Genis, c’est Rapp-é pour la gauche</a>). La concurrence de Daniel Renoulleau (DLR, 7,92 %) a été plus forte que prévue et, donc, décisive. Il faut dire que le candidat « dupont-aigniste » gagne 126 de ses 214 voix à Saint-Fort-sur-Gironde, dont il a été le maire, les résultats sont souvent très mauvais ailleurs. Si on ajoute les scores de ces deux candidats de droite, on arrive seulement à 52,39 % des suffrages, soit, tenez-vous bien, 13,51 points de perdus depuis 2004. Or Guy Chevalier (FN, 13,03 %) ne gagne « que » 4,62 points. Une partie est sans doute allée vers Michel Amblard (MoDem, 8,22 %), un très beau score mais il est loin du second tour, comme certains le pronostiquaient. Il arrive en tête dans la commune du Bois (34 %), mieux, ni les candidats de gauche, ni les candidats de droite ne dépassent son score et donc c’est la seule commune du département où le MoDem obtient une majorité (relative) de suffrages. Ne doutons pas que dans les commentaires ce très bon score à Bois sera vite expliqué ! Enfin, la gauche aussi progresse, elle dépasse même le quart des exprimés (26,36 %), ce qui n’est pas arrivé depuis le passage de Jacques Rapp à droite. Jean-Marc Thomas (PS, 17,44 %), qui sera au second tour, est stable (+0,16) tandis que Fabrice Hauvuy (PG, 2,26 %) est en retrait de près d’un point par rapport au score communiste de 2004. Les progrès de la gauche (+5,90) sont surtout à mettre à l’actif de Gabrielle Joly (EELV, 6,66 %) qui réalise un excellent résultat dans ce canton qui a connu des scores des chasseurs extrêmement puissants il n&#8217;y a pas si longtemps.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au premier tour de Jacki Quesson (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Jacki Quesson (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>11/Saint-Martin-de-Ré</strong> (passe de la 10<sup>ème</sup> à la 11<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : forcément, il ne reste plus que deux candidats de droite au second tour, Saint-Martin prend naturellement la dernière place du classement de vulnérabilité ! L’affiche du second tour, nous l’annoncions, sans grande originalité, le 7 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/07/a-saint-martin-de-re-le-divorce-avec-gendre/" target="_blank">A Saint-Martin-de-Ré, le divorce avec Gendre ?</a>). Mais notre pronostic de victoire de Patrice Raffarin (DVD, 29,95 %), qui se base sur le scénario d’Ars en 2008 de changement de génération à la tête de l’île de Ré, a du plomb dans l’aile. Les obligés de Léon Gendre (UMP, 39,77 %) ont l’air encore nombreux sur le canton, où il est en tête dans toutes les communes, sauf Rivedoux-Plage, où Raffarin est maire. Cela dit nous maintenons notre pronostic : si une bonne partie du FN (8,15 %) va se reporter sur Gendre, les électeurs de gauche, qui ont déjà en partie voté utile au premier tour, pourraient bien avoir envie de « se payer » le sortant UMP. Et la gauche, parlons-en. Dans le canton sud de l’île de Ré, c’est EELV, avec Sophie Sury (9,84 %) qui est la première force de la gauche, 17 voix devant Pierre Malbosc (PRG-PS, 9,54 %). Enfin, Patrick Guedon (PCF, 2,76 %) perd 1,17 point. Ce sera un second tour serré entre les deux frères ennemis de la droite, mais, donc, nous maintenons notre pronostic d’avant premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Patrice Raffarin (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Patrice Raffarin (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Hors classement/Pons :</strong> Le conseiller général sortant, Daniel Laurent (UMP, 56,84 %), sénateur depuis 2008, a été réélu au premier tour, nous l’avions pronostiqué le 19 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/19/a-pons-laurent-a-train-de-senateur/" target="_blank">A Pons, Laurent à train de sénateur</a>). Cela dit, il perd beaucoup de terrain en sept ans, plus de 8 points. De ces pertes, tout ne va pas à Claude Rivas (FN, 13,07 %) qui ne gagne « que » 4,76 points. La gauche prend aussi au passage : Dominique Cotta (PRG, 18,34 %), Jean-Luc Guerbois (EELV, 6,64 %) et Antoine Rivera (PCF, 5,11 %) font passer la gauche juste au-dessus de la barre des 30 % des suffrages (+3,36 points). Territorialement, Daniel Laurent est au-dessus des 50 % dans 13 communes, obtient une majorité relative dans cinq autres et la gauche est en tête dans une commune, à Saint-Sever-de-Saintonge, comme par hasard la commune la plus proche de l’agglomération saintaise…</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au premier tour de Daniel Laurent (UMP)</span>.</strong></p>
<div id="attachment_1930" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/canto2.png"><img class="size-medium wp-image-1930" title="Tableau des candidats par cantons du second tour." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/canto2-300x163.png" alt="Tableau des candidats par cantons du second tour." width="300" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">Tableau des candidats par cantons du second tour.</p></div>
<h2>Cantons à gauche par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p>Pour les quatre premières places (Archiac, Marans, Rochefort-nord et Burie), referez-vous à &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-sauver-la-droite/" target="_blank">Ces cantons qui peuvent sauver la droite</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span style="font-weight: normal;"><strong>5/Rochefort-sud</strong> (passe de la 8<sup>ème</sup> à la 5<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérable) : Certes, le canton avance dans classement mais hors de question pour nous de considérer, comme la droite et une partie de presse, que le canton peut tomber. Si l’on compte Alexis Blanc comme un divers gauche et surtout si l’on prend en compte le fait qu’il appelle massivement à voter à gauche, celle-ci obtient 56,54 %, soit un progrès considérable de 15,25 points. Notons tout de même que la gauche doit sans doute récupérer les 6,61 points perdus par l’extrême gauche qui tombe à 1,31 %. Certes, Gérard Pons (UMP, 27,22 %) arrive en tête mais il perd 7,59 points par rapport au total des droites de 2004 et surtout Pierre Feydeau (PS-PRG, 25,91 %) est juste derrière. Plus loin, le FN progresse mais peu (+2,98, à 14,94 %), pour arriver dans la moyenne départementale. Ludovic Texier (EELV, 11,45 %) fait un excellent score, il double presque le résultat d’un certain Pierre Feydeau, candidat écologiste il y a 7 ans. Très bon score enfin pour Yves Eugène-dit-Ravet (PCF, 9,35 %), en hausse de près de deux points. Une erreur dans nos pronostics, Alexis Blanc (« Centristes humanistes », 9,83 %), fait plus que les « 5-7 % » dont nous parlions le 18 février dernier (A Rochefort-sud, Feydeau entre en scène) mais sans doute bien moins qu’il ne l’espérait. Pas de changement, évidement, pour notre pronostic.</span></p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>6/Saintes-ouest</strong> (passe de la 9<sup>ème</sup> à la 6<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Aucun problème pour Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG, 33,80 %). Elle arrive en tête et surtout limite ses pertes à 4 points alors que les écologistes, avec Jean-Sébastien Borde (EELV, 15,88 %), font un score tout à fait exceptionnel. Grace à ce résultat, ils sont devant le FN et deviennent la 3<sup>ème</sup> force politique du canton. Lui aussi double le score des Verts en 2004. Michelle Carmouse (PCF, 6,11 %) n’est pas en reste car elle gagne aussi 0,57 point. Du coup, la gauche recueille 55,79 % des suffrages, soit un progrès de près de 4 points. A droite, c’est la débandade. Christian Schmitt (UMP, 24,59 %) fait perdre à la droite 8,15 points. Il est en tête dans une seule commune (Nieul-lès-Saintes) mais est toujours dépassé par la gauche qui obtient une majorité absolue de suffrages dans les 8 autres communes ou partie de commune. Gros score aussi du Front National (15,53 %) soit une « belle » progression de 4,71 points. Le score de Pierre Maudoux (MoDem, 4,09 %) est lui décevant, bien moins qu’il pouvait l’espérer comme nous le notions le 25 février (A Saintes-ouest, un air de famille). Territorialement, notons les quelques belles pointes d’Europe-Ecologie – Les Verts : 17 % à Saint-Georges-des-Coteaux (grosse commune) et Nieul-les-Saintes, 18 % à Préguillac et enfin plus de 19 % à Pessines. Pas de changement de pronostic, la sortante va être largement réélue.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour d’Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour d’Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>7/La Rochelle-1</strong> (passe de la 12<sup>ème</sup> à la 7<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Encore une fois, ce n’est pas parce que ce canton avance de cinq places dans le classement des cantons vulnérables que nous le pensons vraiment plus en danger… Gilles Gautronneau (PRG-PS, 37,86 %) va être très largement réélu au second tour, surtout qu’il se retrouve finalement contre Alain Fourcade (UMP, 17,23 %). Le 5 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/05/a-la-rochelle-1-cest-lhistoire-des-gauches/" target="_blank">A La Rochelle-1, c’est l’Histoire des gauches</a>) nous parlions d’un premier tour très serré entre UMP et EELV qui tournerait de peu à l’avantage de ces derniers. Nous nous sommes trompés. De quatre voix. Car Brigitte Desveaux (EELV, 17,06 %), bien que 9,30 points au-dessus du score de 2004, est à un niveau décevant décevant. On a envie de dire « tout ça pour ça ? » Finalement, Gilles Gautronneau ne perd que 2,51 points, il n’est vraiment en retrait que les bureaux de Vaugouin – Basse-Bretagne (1) et de La Pallice (2) où il perd 12 et 6 points mais reste quand même à 42 % et 38 %&#8230;loin de devant les écolos qui gagnent certes 14 points dans ces deux bureaux mais restent à 19 % et 21 %. La droite, elle s’effondre, à 17 % donc, elle perd plus de 8 points dans ce canton où elle était déjà dramatiquement faible. Le FN fait un bon score (15,37 %), un bond de 5,5 points, il est même régulièrement devant l’UMP. Nous reviendrons un peu plus en détail sur les cas rochelais, à tête reposée après les élections. Pour demain, l’enjeu est de voir les reports de voix des écologistes, sans aucun doute très mauvais sur Gilles Gautronneau, même si toutes les voix vertes ne sont pas liées aux polémiques, nous y reviendrons. Le sortant pourra s’estimer heureux s’il réédite son score du second tour de 2004 (67,7 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Gilles Gautronneau (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Gilles Gautronneau (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>8/La Rochelle-5</strong> (passe de la 10<sup>ème</sup> à la 8<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : C’est vrai, la droite était absente en 2004, il n’empêche, le score de celle-ci (19,45 %) et de son principal candidat, Xavier de Bonnaventure (UMP, 16,68 %), sont tout simplement ridicule. La faute à une stratégie du dédain de ces élections cantonales de la part de la « majorité départementale ». La gauche perd mécaniquement du terrain puisque la droite « modérée » faisait son retour. Alors, Yann Juin (PRG-PS, 43,21 %) perd plus de 20 points par rapport au score de Jack Proust en 2004 mais ce n’est évidemment pas pertinent. Bénédicte Béconnier (EELV, 13,26 %) progresse un peu dans ce contexte de plus forte concurrence, tout comme Yvonne Gaborit (PCF, 9,66 %) qui réalise un très beau score, en progression de 2,16 points tout de même. Il faut bien entendu noter que le FN se maintient à un haut niveau (14,41 %), il ne faut d’ailleurs pas grand-chose pour qu’il passe devant l’UMP, alors qu’il semblait avoir déjà fait le plein en 2004, sans candidat UMP justement à l’époque. Au second tour, évidemment, aucun problème pour Yann Juin qui devrait l’emporter avec plus de 70 % des suffrages.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Yann Juin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Yann Juin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>9/La Rochelle-3</strong> (passe de la 13<sup>ème</sup> à la 9<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : comme prévu, Marilyse Fleuret-Pagnoux (PRG-PS, 45,15 %) a été mise en ballotage. Elle perd 11,17 points largement compensés par le très bon score de Dominique Steinkrietzer (EELV, 13,58 %). Brahim Jlalji (PCF, 5,94 %) perd un peu moins d’un point par rapport à son score d’il y a sept ans. Au final, la « gauche municipale » progresse légèrement de 1,51 point. Mais cette progression ne compense pas la chute de l’extrême gauche qui passe de 7,70 % à 1,94 %. A droite, le seul candidat non sortant à avoir vraiment mené campagne à La Rochelle, Aurélien Bon (UMP, 21,46 %) ne progresse que de 0,58 point. C’est dire. Quand elle ne fait pas campagne, la droite baisse ou s’effondre, quand elle fait campagne, elle stagne. Et encore, il baisse d’un ou deux points dans 4 bureaux sur 6, notamment à Mireuil. Sur cette zone, il est même dépassé par Maxime Polin (FN, 11,93 %). En effet, dans les bureaux 15 (Gaston Balande – Le Parco), 16 (Luxembourg – Jules Cheret) et 17 (Cours Dame-Hilaire), c&#8217;est-à-dire les bureaux mireuillais, la première force de droite, c’est le Front National. Dans les deux bureaux du côté de Fetilly ce n’est pas bien mieux pour la droite. Marylise Fleuret-Pagnoux sauve même ses 50 % dans le 19 (Bel-Air est – Franck Espoir) et Aurélien Bon n’est en tête que pour trois voix dans le 20 (Jericho – Tennis club). La gauche y est néanmoins largement majoritaire (56,76 %), notamment grâce aux 19 % d’EELV. Aucun problème pour la sortante qui devrait recueillir plus de 70 % des voix.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>10/Montendre </strong>(passe de la 11<sup>ème</sup> à la 10<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Le chef de file des socialistes au conseil général, Bernard Lalande (PS-PRG, 49,42 %) manque de très peu l’élection au premier tour. Il lui manque précisément 17 voix. A titre personnel, il engrange 3,80 points, mais comme Isabelle Maleplate (PCF, 3,62 %) perd près de 5 points (!), la gauche est en léger recul d’un peu plus d’un point. Notons que le PCF, qui n’avait perdu qu’un point en 2004, dans un contexte bien plus difficile pour lui sur le département, nous l’avions noté le 23 février (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/23/a-montendre-lalande-sur-ses-terres/" target="_blank">A Montendre, Lalande sur ses terres</a>), décroche vraiment cette année dans le canton. La droite, avec Marie Gruel (UMP, 28,80 %) et Jean-Guy Tillet (DVD, 6,14 %) n’en profite pas et fait du sur-place. C’est Patrick Debernard (FN, 12,02 %), qui gagne 1,17 point, qui en profite le plus. Notons que Berland Lalande fait ici un meilleur score que Dominique Bussereau dans son canton, alors que Montendre et moins facile pour la gauche que Royan-est pour la droite. Le sortant, maire de Montendre, devrait être confortablement réélu dimanche.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Bernard Lalande (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Bernard Lalande (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>11/Aigrefeuille-d’Aunis</strong> (passe de la 6<sup>ème</sup> à la 11<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : contrairement à ce qu’on a cru une bonne partie de la soirée de dimanche, il n’y aura pas de second tour entre le PS et le FN. Olivier Duquerroy (NC, 18,16 %) n’est que 12 voix devant Hélène de Crémiers (FN, 17,84 %), celle-ci le devance dans tout de même 5 communes sur 11. Ce score de l’extrême droite est très surprenant dans ce canton qui n’avait donné que 13 % à ce camp à son moment le plus fort : le 21 avril 2002. Par rapport à la dernière cantonale, c’est 8,5 points que le FN gagne. La droite, elle, s’effondre, malgré les 6,80 % du divers droite Bertrand Damy (qui aurait porté une grave responsabilité en cas de qualification du FN au second tour), elle perd 9,32 points. La gauche se porte très bien, Christian Brunier (PS-PRG, 49,34 %) frôle l’élection au premier tour, nous en parlions dès le 13 février (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/13/a-aigrefeuille-un-el-de-gauche-sinon-rien/" target="_blank">A Aigrefeuille, une élu de gauche sinon rien !</a>), même s’il perd un peu moins d’un point par rapport au total de la gauche non-communiste en 2004. Le PCF, parlons-en, il réalise un très beau résultat dans le canton (7,9 %), en progrès de 2,35 points, avec quelques sommets intéressants (13 % à Forges, 17 % à Virson). Bien sûr, Christian Brunier va largement l’emporter demain.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Christian Brunier (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Christian Brunier (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>12/Saujon</strong> (passe de la 6<sup>ème</sup> à la 12<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : razzia pour Pascal Ferchaud (PRG-PS, 50,50 %), seulement condamné à un second tour par la faible participation. Le 28 février (A Saujon, battre le Ferchaud), nous disions déjà que le candidat PRG-PS ferait autour de 50 %. Il est en tête partout et la gauche obtient une majorité absolue de suffrage partout, sauf à Luchat, où Jacky Ragonneaud (UMP, 17,01 %) sauve l’honneur. Car c’est bien l’honneur de la droite qui a été perdu lors cette campagne cantonale à Saujon. La piètre qualité du seul candidat de droite en lice fait qu’il est dépassé par Patrice Audibert (FN, 20,16 %). Le Front National devance l’UMP dans 9 des 13 communes du canton dont quelques très bon score : 23 % à Saint-Romain-de-Benet et Sablonceau, 25 % à Médis et 27 % à Nancras. La droite perd au total plus de 20 points, une catastrophe. Jean-Philippe Alix (EELV, 7,83 %) fait un score très honnête, et arrive même troisième devant l’UMP à Balanzac, et Nathalie Dallet (PCF, 4,50 %) perd 0,75 points. Cela fait que la gauche gagne près de 12 points en 7 ans et arrive à 62,83 %. Le défi pour Pascal Ferchaud est bien sûr de faire le plus haut score possible face au Front National.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pascal Ferchaud (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pascal Ferchaud (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>13/La Rochelle-6</strong> (passe de la 14<sup>ème</sup> à la 13<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : la gauche va évidemment garder ce canton puisqu’elle a réussi à en exclure la droite, comme nous nous l’annoncions dès le 8 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/08/a-la-rochelle-6-les-maux-de-la-gauche/" target="_blank">A La Rochelle-6, les maux de la gauche</a>). Il faut dire qu’aujourd’hui, la droite modéré dans le canton 6 de La Rochelle, c’est moins de 16 % (-7,9 points) des suffrages et pour qualifier ce piètre résultat, les mots manquent, il faut bien l’avouer. Loin derrière Denis Leroy (PS-PRG, 38,43 %) on trouve donc en deuxième position Jean-Marc Soubeste (EELV, 16,21 %), une cinquantaine de voix devant Gérard-François Bournet (UMP, 14,75 %). Arnaud Jaulin (MoDem, 6,82 %) fait un bon score, sans plus. Il faut noter la très belle performance de Jessica Dulauroy (PCF, 9,71 %) qui, avec un gain de 2,43 points, permet à son parti de tutoyer à nouveau les 10 %. Demain, il y a de l’enjeu, car, souvenez-vous, en 1999, lors de la partielle, une poignée de voix seulement avaient départagés les deux candidats de gauche du second tour. Bien sûr, cette fois, Jean-Marc Soubeste part avec bien plus de retard sur Denis Leroy que Juliette Libert (PCF) sur Joseph Mallet (PRG) à l’époque, mais le candidat écologiste pourrait bien accrocher les 40 % des voix. Cela dit, nous maintenons notre pronostic.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Hors classement/Saint-Jean-d’Angély :</strong> beaucoup vous disent que ce n’est pas une surprise, mais quand même. Une victoire aussi large de Jean-Yves Martin (PRG-PS, 57,45 %), dès le premier tour, c’est une très forte performance. Il y avait pourtant des « obstacles » à gauche avec Gabriel Délicourt (EELV, 5,97 %), qui fait tout de même un résultat loin d’être ridicule dans ce contexte, et Gérard Adam (PCF, 5,00 %), qui régresse un peu. Au total, la gauche obtient 68,43 %, soit 11,60 points de plus qu’en 2004 et c’est évidemment considérable. Elle obtient une majorité absolue de suffrages dans toute les communes du canton, y compris le chef-lieu, qui a basculé à droite en 2008. Et c’est là le principal échec. Après trois ans de gestion municipale de droite à Saint-Jean-d’Angély, celle-ci fait 18,18 % sur le canton avec Jacques Castagnet, soit une fuite considérable de près de 16 points en 7 ans. Sur le chef-lieu, l’UMP fait 21,9 % seulement et perd 12 points. Beau bilan pour Paul-Henri Denieuil, le maire depuis 2008. Ce sont bien des voix qui vont vers la gauche puisque le FN (13,39 %) ne gagne « que » 4 points. Ce franc succès met en orbite Jean-Yves Martin en vue de la municipale de 2014. Lui qui n’avait pas voulu mener de liste en 2008, tout en apportant un soutien distant à la liste du socialiste sortant Jean Combe va peut-être changer d’avis dans les trois ans à venir. Le 8 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/08/a-saint-jean-dangely-le-match-retour-de-2008/" target="_blank">A Saint-Jean-d’Angély, le match retour de 2008</a>), reconnaissons que nous nous sommes trompé en voyant le vainqueur mis en ballotage.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Jean-Yves Martin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
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		<title>Ces cantons qui peuvent sauver la droite.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-sauver-la-droite/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 22:07:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[canton d'Archiac]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Burie]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Marans]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Rochefort-nord]]></category>
		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Charente-Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Marcilly]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme nous le disions dès lundi, la tendance est favorable à la gauche mais attention…la droite, qui détient le département depuis 26 ans et qui s’est déjà sorti de situations complexes, n’a pas dit son dernier mot. Focus donc aujourd’hui sur les cantons qui peuvent sauver la majorité de Dominique Bussereau.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Marcilly-Sylvie-DR-3.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1922" class="wp-caption alignright" style="width: 383px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Marcilly-Sylvie-DR-3.png"><img class="size-full wp-image-1922  " title="Marcilly Sylvie (DR) 3" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Marcilly-Sylvie-DR-3.png" alt="Sylvie Marcilly. A Rochefort-nord, &quot;l'effet Marcilly&quot; se fait encore attendre. (photo : DR)" width="373" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Sylvie Marcilly. A Rochefort-nord, &quot;l&#39;effet Marcilly&quot; se fait encore attendre. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Comme nous le disions dès lundi, la tendance est favorable à la gauche mais attention…la droite, qui détient le département depuis 26 ans et qui s’est déjà sorti de situations complexes, n’a pas dit son dernier mot. Focus donc aujourd’hui sur les cantons qui peuvent sauver la majorité de Dominique Bussereau.</strong></em></p>
<h2>Canton à gauche, cibles de la droite, par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p><strong>1/Archiac (canton cible gagnable pour la droite) :</strong> pas de changement par rapport à avant le premier tour. Même à Archiac la poussée de la gauche est forte : 9,66 points de gagnés pour le seul candidat de l’opposition départementale, le sortant Michel Lachaize, par rapport au total des gauches de 2004. Il réalise un excellent score, mais, comme prévu, absolument pas suffisant pour garder l’espoir en vue du second tour.</p>
<p>Le 12 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/12/a-archiac-lachaize-ejectable/" target="_blank">A Archiac, Lachaize éjectable ?</a>), nous annoncions une élection au premier tour de Chantal Guimberteau (DVD, 47,61 %) et nous nous sommes trompés, pour une grosse centaine de voix. Cela marque bien la poussée de la gauche qui a eu lieu dans certains cantons. Car en perdant 13,87 points par rapport au total des trois candidats de droite de 2004, la « majorité départementale », même si elle est assurée de l’emporter au second tour, connait un petit échec. La droite ne fait pas de la place qu’à Michel Lachaize (PS-PRG, 38,77 %), qui fait un très bon score dans ce canton difficile, mais aussi au Front National de Bernard Roy qui sera l&#8217;arbitre du second tour avec ses 13,62 %. Mais l’avance de Chantal Guimberteau est suffisante pour être sereine en vue de dimanche. Michel Lachaize peut se consoler en voyant qu’il est en tête dans 4 des 16 communes du canton, dont 2 avec la majorité absolue des suffrages.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au premier tour de Chantal Guimberteau (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Chantal Guimberteau (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>2/Marans (canton cible jouable pour la droite) </strong>: par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « difficile » à « jouable » pour la droite et de la 4<sup>ème</sup> à la 2<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables. Les chiffres ont parfois des apparences trompeuses et c’est particulièrement le cas pour les résultats du premier tour dans ce canton de Marans. Effectivement, Bernard Ferrier, lui seul, double son score du premier tour d’il y a sept ans mais à y regarder de plus près, son score est en retrait de 1,76 point par rapport à son score de 2004, additionné à celui du candidat divers gauche de l’époque, Gilles Plaire, qui avait fait 16,5 %. Le ballotage de Bernard Ferrier parait donc encore plus difficile qu’en 2004…mais dans le même temps la droite, avec Patrick Blanchard et Robert Arcouet, est elle aussi en retrait, de 4,18 points. Au final, la droite rassemble 39,42 % et la gauche 36,79 %. Les électeurs arbitres sont très nombreux.</p>
<p>Le 9 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/09/a-marans-ferrier-ne-doit-pas-chomer/" target="_blank">A Marans, Ferrier ne doit pas chômer</a>), nous ne nous sommes pas trompé sur le fait que Bernard Ferrier (EELV-PS-PRG, 31,32 %) serait en tête du premier tour, n’ayant la concurrence à gauche de de Daniel Boutet (PCF, 5,47 %, stable). Pas très loin derrière on retrouve bien Patrick Blanchard (UMP, 27,40 %) qui a effectivement été handicapé par le score de Robert Arcouet (DVD, 12,02 %). Celui-ci a laissé planer le doute sur ses intentions en vue du second tour avant, logiquement, d’appeler à voter pour le candidat officiel de la « majorité départementale ». Le second tour va être extrêmement serré, nous l’avions déjà dit, et son issue réside dans l’attitude au second tour des électeurs de Françoise Rabouant (FN, 14,08 %) et de Michel Maitrehut (MoDem, 9,72 %), dont nous avions annoncé l’étiage. Pour les électeurs de Front National, le constat est à peu près le même d’ailleurs, il parait évident que tous ne se reporteront pas sur l’UMP au second tour, seule une partie le fera. Dans notre analyse du 9 mars, nous disions que les électeurs de Michel Maitrehut avaient permis les victoires au second tour de Bernard Ferrier à la cantonale de 2004 et la municipale de 2008. Or, après quelques années au pouvoir, on constate que le score du maire du chef-lieu est mauvais sur sa propre commune (28,9 %), est-ce le début d’un désaveu ? Est-ce que les électeurs centristes seront intéressés par le revirement de la droite maritime sur la question du contournement routier de Marans ou est-ce que, justement, cette volte-face leur paraitra un peu trop soudaine ? Ce sont les questions qui se posent en vue du second tour et qui nous poussent à retirer notre pronostic d’avant premier tour, la situation est devenue trop incertaine.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #008000;">Victoire au second tour de Bernard Ferrier (EELV)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>3/Rochefort-nord (canton cible difficile pour la droite) :</strong> par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « gagnable » à « difficile » et de la 2<sup>ème</sup> à la 3<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables. Cela n’a été que très peu, voire pas du tout remarqué, mais les faits sont là : « l’effet Marcilly » se fait encore attendre au regard des résultats du premier tour de la cantonale à Rochefort-nord. La droite n’obtient que 42,33 %, dont tout de même 6,07 % pour le candidat dissident, Dominique Droin (sa présence étant déjà un symptôme du non-effet Marcilly à ce premier tour), soit 2,22 points de moins qu’il y a sept ans. Sylvie Marcilly n’est décidément pas la « Mickaël Vallet de l’UMP » car sur sa propre commune, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne fait pas le plein : 47 %, c’est évidemment très bien dans l’absolu, mais c’est tout juste le même score que tous les candidats de droite au premier tour en 2004. La droite ne progresse à Fouras que grâce aux 5,9 % du divers droite. 52,9 % pour la droite sur la commune, certes, c’est finalement un score proche de celui de la gauche à Marennes, sauf que Fouras, c’est une ville de droite et Marennes, historiquement, l’est aussi. Au final, ce maigre score (relatif) dans la plus grosse commune du canton, qui était censé être le point fort de l’UMP, se ressent dans le résultat.</p>
<p>Le 19 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-rochefort-nord-contradictions-paradoxes-et-indecision/" target="_blank">A Rochefort-nord, contradictions, paradoxes et indécision</a>), nous annoncions que la situation pour la gauche n’avait jamais été aussi bonne et effectivement elle a progressé. André Bonnin (PS-PRG, 32,19 %) perd moins que ce que gagne Gérard Garder (EELV, 7,86 %), qui soutenait la candidature socialiste en 2004. Céline David (PCF, 3,26 %) résiste très bien et progresse même légèrement de 0,09 point (ils ne sont pas si nombreux les cantons où les communistes progressent) et Didier Lesquelen (« Centriste humaniste », 1,59 %) a appelé a voté massivement pour la gauche. Celle-ci réunie donc 44,9 % et si le ballotage d’André Bonnin reste complexe, il est paradoxalement plus « facile » qu’en 2004. Le socialiste a marqué des points, mais pas suffisamment pour que nous changions notre pronostic en sa faveur. Nous restons dans l’indécision, l’élection va se jouer, comme ailleurs, sur le report des voix frontistes et sur une éventuelle plus grande mobilisation des électeurs populaires dans les quartiers de Rochefort concernés.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>4/Burie (canton cible difficile pour la droite) </strong>: par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « jouable » à « difficile » et de la 3<sup>ème</sup> à la 4<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables. La gauche peut crier « ouf », enfin pas tout à fait, il faudra bien sur attendre dimanche soir. Mais le plus difficile semble fait à Burie, canton que le Parti Socialiste devrait conserver. Certes, le score de Fabrice Barusseau est très en en retrait par rapport aux scores des deux candidats PS et divers gauche de 2004 (-8,58 points), mais c’est largement compensé par les autres partis de gauche. La droite, elle, recule de plus de 10 points (si on ne compte pas Joël Joanny avec, ce qui suscite débat), et perd quasiment tout espoirs de l’emporter. Mais méfiance, car le FN réalise aussi ici un gros score (13,5 %).</p>
<p>Le 17 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/17/a-burie-la-gauche-dans-le-brouard/" target="_blank">A Burie, la gauche dans le Brouard</a>), nous disions que Fabrice Barusseau (PS-PRG, 29,18 %) serait largement devant, une vraie réussite pour ce candidat que l’on disait moins bien implanté que les autres. Mais nous ne donnions pas de pronostic sur qui le suivrait au second tour. Et effectivement se fut serré entre Alain Seris (DVD, 19,30 %) et Michel Nadaud (DVD, 17,87 %), un peu plus de 30 voix séparent les deux hommes. Il faut noter les excellents scores de Jean-Yves Boiffier (PG, 5,15 %), qui augmente de 0,72 point le score du PCF en 2004, et surtout de Laurence Henry (EELV, 11,64 %). La candidate écologiste, qui connait quelques ratés dans certaines communes, connait aussi de très bons scores à Ecoyeux et Dompierre-sur-Charente (15 %), Saint-Sauvant (16 %), Saint-Césaire (17 %) et enfin Saint-Bris-des-Bois (22 %). Un exemple d’implantation écologiste dans une zone rurale qui manquait lors des bons résultats des élections européenne et régionale dans le département. Bien sûr, devant ce ballotage bien plus favorable que nous le pensions en faveur de Fabrice Barusseau, nous maintenons notre pronostic d’avant premier tour. Alors pourquoi laisser le canton en cible de la droite ? Simplement parce que même si la gauche progresse nettement, elle reste relativement éloignée des 50 % (près de 46 %, si on ne compte pas Joël Joanny), c’est donc une précaution.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Fabrice Barusseau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Fabrice Barusseau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
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		<title>Ces cantons qui peuvent faire gagner la gauche.</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 23:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[Canton de La Rochelle-4]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Loulay]]></category>
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		<description><![CDATA[Entrons dans le détail de l’analyse du premier tour des cantonales de 2011 en Charente-Maritime avec aujourd’hui ces six cantons qui peuvent faire passer le département à gauche, les même six cantons que nous avions désigné comme cible de la gauche avant le premier tour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Vallet-Mickael-DR-2.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1918" class="wp-caption alignright" style="width: 338px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Vallet-Mickael-DR-2.jpg"><img class="size-full wp-image-1918   " title="Vallet Mickael (DR) 2" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Vallet-Mickael-DR-2.jpg" alt="Vallet Mickael (DR) 2" width="328" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">Mickaël Vallet, candidat PS-PRG à Marennes, confronté au FN au second tour, est assuré de l&#39;emporter et donc de faire basculer le canton à gauche... (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Entrons dans le détail de l’analyse du premier tour des cantonales de 2011 en Charente-Maritime avec aujourd’hui ces six cantons qui peuvent faire passer le département à gauche, les même six cantons que nous avions désigné comme cible de la gauche avant le premier tour.</strong></em></p>
<h2>Canton à droite, cibles de la gauche, par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p><strong>1/Marennes (cible gagnable par la gauche) :</strong> par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « jouable » à « gagnable » pour la gauche et de la 4<sup>ème</sup> à la 1<sup>er</sup> place des cantons de droite vulnérable. C’est un fait inédit en Charente-Maritime, d’abord le FN accède au second tour d’une cantonale et le camp qui détenait le canton est éliminé dès le premier tour. Alors, dans ce duel entre le maire socialiste de Marennes, Mickaël Vallet, et le frontiste Didier Fontaine, le premier devrait largement l’emporter. La droite va encore dire que Mickaël Vallet gagne grâce à ses propres divisions. Oui, mais elle cherche. Si la droite est dans cette situation, c’est par la faute d’une stratégie tout simplement pas sérieuse. Qu’elle fasse attention à ne pas trop considérer avec légèreté la situation de ses (anciens ?) bastions : après trois ans de gestion de gauche, celle-ci est maintenant majoritaire sur la commune de Marennes&#8230; Et puis, surtout, sur le canton, les trois candidats de la droite classique perdent 30 points ! À ce niveau là, ce n’est même plus un effondrement, les mots manquent.</p>
<p>Le 14 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/14/a-marennes-un-nouveau-parrain/" target="_blank">A Marennes, un nouveau parrain ?</a>), nous avions pronostiqué un Mickaël Vallet (PS) largement en tête « au-dessus de 40 % », il fait 42,46 %. Nous nous sommes trompé sur le nom du deuxième, le Didier Fontaine (FN) donc. Nous avons surestimé Marc Pellacoeur (UMP), seulement 4<sup>ème</sup>. En revanche,  nous disions que Jean-Luc Rousseau (UMP) aurait « du mal à dépasser les 15 % » et il fait 15,55 %. Sur sa commune de Bourcefranc-le-Chapus, il fait 35,2 %, or nous avions bien dit que le soutien de sa commune n’était pas suffisant. Il fait presque exactement le même score qu’en 1998 et 2004. Quel échec, il manque même de peu d’être deuxième dans sa commune, il n’est que 12 voix devant Vallet. Quel échec aussi pour celui qui est président de la CdC du canton…de ne faire que 15 % sur ce territoire.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Mickaël Vallet (PS-PRG).</span></strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Mickaël Vallet (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>2/La Rochelle-4 (cible gagnable par la gauche) :</strong> pas de changement de statut par rapport à avant le premier tour. Nous ne pouvons que nous incliner devant la performance de ce grand stratège politique qu’est Dominique Morvant. Trois élections sur son nom depuis qu’elle est leader de la droite rochelaise, trois échecs personnels où la droite, au mieux baisse et au pire s’effondre littéralement. Dimanche, nous étions dans le pire. Avec un peu moins de 32 % des voix, soit un score de la droite modérée en chute libre de plus de 16 points par rapport à 2004, Dominique Morvant invente la « dé-prime au sortant ». Un concept que nous nous proposons d’expliquer en détail un peu plus tard. Elle est attaquée par le MoDem, qui, même loin des espoirs publics de Bruno Léal, fait un très bon score à plus de 11 %, par le FN, qui gagne quelques points et bien sûr par la gauche qui progresse d’un peu plus de 3 points.</p>
<p>Le 19 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/" target="_blank">A La Rochelle-4, la mère des batailles</a>), nous disions que dans la primaire PS-EELV, les choses se joueraient entre 20 et 25 %. Pas manqué, Patricia Friou (PS), qui l’emporte, fait 25,18 % et Jean-Philippe Brothier (EELV), battu, fait 20,51 %. Nous disions aussi que Dominique Morvant (UMP) devait « être, au moins, au-dessus des 40 %. En dessous, cela deviendrait très complexe. » Comme souvent, nous l’avons surestimée. Alors, vous imaginez bien qu’à 31,94 %, la situation est très très difficile pour la sortante. Surtout que le total des droites est ridiculement bas, sous les 40 % alors qu’il était de plus de 53 % la dernière fois. Nous pensions que gauche et droite seraient au coude à coude autour de 45 %, avec un MoDem au milieu à 10 % (il fait 11,10 %). Avec un tel ballotage, où la gauche frôle les 50 %, il faut à Dominique Morvant que se reportent sur elle toute les voix centristes, toutes les voix d’extrême droite et une petite partie des écologistes. Une conjonction d’évènement très improbable. Certes, il n’y a pas d’appel explicite d’EELV à voter PS, mais cela ne devrait pas changer grand-chose. Bruno Léal a, à notre avis, une très bonne analyse quand il dit qu’environ 7 points de ces 11 % iront sur l’UMP et 4 sur le PS. C’est sans doute ce qu’il va se produire.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patricia Friou (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>3/Surgères (cible gagnable par la gauche) : </strong>pas de changement de statut par rapport à avant le premier tour. La gauche est en tête à ce premier tour, pour la première fois lors d’une cantonale depuis 1973. Les cinq candidats de gauche obtiennent 51,60 % des voix, soit 10 points de plus qu’en 2004. A l’inverse, la droite connait une sévère chute de…10 points. La gauche était divisée entre le PRG-PS, EELV et le Front de Gauche, certes, mais aussi avec un candidat d’extrême-gauche et un dissident socialiste. Finalement, c’est bien la candidate officielle, Marie-Pierre Brunet, qui sera au second tour, elle fait un score double de celui du dissident Thierry Blazsézyk. Cela permet à Philippe Guilloteau d’être nettement en tête, mais c’est une illusion.</p>
<p>Le 5 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/05/a-surgeres-la-gauche-en-appetit/" target="_blank">A Surgères, la gauche en appétit</a>), nous disions que la situation de Surgères nous rappelais celle de Courçon en 2008, qui avait basculé à gauche cette année-là. C’est effectivement ce qui est en train de se passer. Le dissident, Thierry Blaszézyk (DVG, 11,55 %) est battu au premier tour très nettement, lui n’appelle pas à voter pour Marie-Pierre Brunet (PRG-PS, 22,55 %), mais ce sont des conflits d’appareils qui n’ont, à notre avis, qu’un effet minime sur l’électorat. Le sortant, Philippe Guilloteau (UMP, 35,55 %) réalise un mauvais score, même sur sa propre commune il est plutôt bas (38,8 %). Son problème est qu’il n’a pas ou peu de réserves. Bien sûr, il y a les 12,9 % du Front National mais il est déjà peu probable qu’il obtienne toute ces voix alors surpassé cette réserve… Notons enfin la nette baisse du PCF (-2,57 %), maintenant sous les 5 % dans ce canton qu’il a autrefois détenu et l’excellent score d’EELV (11,87 %) qui double son capital de 2004.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marie-Pierre Brunet (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marie-Pierre Brunet (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>4/Saint-Pierre-d’Oléron (cible gagnable par la gauche) :</strong> par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « jouable » à « gagnable » pour la gauche et de la 5<sup>ème</sup> à la 4<span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px;">ème</span> place des cantons de droite vulnérable. La gauche passe un cap à Saint-Pierre-d’Oléron, elle devient majoritaire dès le premier tour de la cantonale après avoir frôlé l’élection au second tour en 2004. En additionnant les scores des quatre candidats, on s’aperçoit de la performance : plus de 10 points de gagnés en sept ans. La majorité départementale est très en retrait, le score est même catastrophique pour le sortant Jean-Paul Peyry, Saint-Pierre-d’Oléron est l’un des 10 cantons où la droite modérée est sous les 30 %.</p>
<p>Le 10 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/10/a-saint-pierre-les-clefs-du-fort-peyry-a-la-gauche/" target="_blank">A Saint-Pierre-d’Oléron, les clefs du Fort Peyry à la gauche ?</a>), nous pronostiquions, à cause de la division de la gauche, que Jean-Paul Peyry (UMP, 28,79 %) serait en tête. C’est le cas, mais avec une très faible marge sur Patrick Moquay (PS-PRG, 26,88 %), un excellent score dans un contexte de forte concurrence, le PS seul progresse même de plus de 6 points. Cela ne porte pas tellement préjudice au reste de la gauche car Jean-Louis Vigner (DVG, 16,40 %), ne perd que 0,80 point et les écologistes, avec Philippe Coindet (EELV, 6,43 %), absents en 2004, réalisent un score très correct. Seule Eliane Dayet (PCF, 4,65 %) souffre un peu plus (-1,82 point). Alors, certes, Jean-Louis Vigner, dans l’opposition à Patrick Moquay à Saint-Pierre-d’Oléron, n’appelle pas à voter pour le candidat socialiste, mais, encore une fois, cela ne devrait pas avoir un grave effet, surtout que la gauche dans son ensemble (54,36 %) a de la marge.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patrick Moquay (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patrick Moquay (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>5/Montlieu-la-Garde (cible jouable pour la gauche) : </strong>par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « gagnable » à « jouable » et de la 1<sup>ère</sup> à la 5<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables. La tendance est favorable à la gauche mais, bien moins que dans les quatre précédents cantons, et donc il est logique de rétrograder le canton dans notre classement. Car la gauche progresse ici, elle a même lors de ce premier tour une majorité relative. En termes de communes, c’est amusant, la gauche obtient une majorité absolue dans trois communes (dont le chef-lieu), relative dans trois autres et la droite la même chose. Là où est la déception pour la gauche c’est sans doute qu’elle ne progresse pas autant qu’espéré (+2,11 points).</p>
<p>Le 13 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/13/a-montlieu-la-garde-la-revanche-du-chef-lieu/" target="_blank">A Montlieu-la-Garde, la revanche du chef-lieu ?</a>), nous disions que la conquête de la mairie de Montlieu-la-Garde par Thierry Jullien (PS-PRG, 38,07 %) était un point important, pas manqué. Dans sa commune, il passe, en sept ans, de 47 % à 57 %. Jean-Michel Rapiteau (UMP, 42,90 %), en baisse, de près de trois points et demi, paye chère de ne pas être issu de la grosse commune de droite du canton : Chevanceau. Dans cette ville, la majorité départementale perd 20 points. Alors, certes, à Orignolles, dont il est maire, Rapiteau surclasse de 25 points le score de Festal en 2004…mais la commune ne représente que 9 % du canton contre 15 % à Chevanceau. Son score à Orignolles (70 %) limite ses pertes à 3,43 points, c’est bien ce qui le sauve car dans la plupart des communes du canton, la chute est très sévère. C’est à notre avis cela qui le condamne. Cela et puis aussi les reports du Front National qui, comme ailleurs auront du mal à se faire en masse vers le candidat de droite au second tour. Ce sera serrée, n’en doutons pas, mais nous maintenons notre pronostic. Notons, pour être complet, l’effondrement du Parti Communiste (de 5,77 % à 2,24 %) qui souffre de la présence de Lino Piva (NPA, 2,98 %), et le léger progrès du FN (de 12,5 % à 13,8 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Thierry Jullien (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Thierry Jullien (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>6/Loulay (canton cible difficile pour la gauche) : </strong>pas de changement de statut par rapport à avant le premier tour. Double surprise dans le canton. D’abord la gauche dans son ensemble fait exactement jeu égal avec le seul candidat de droite. Une performance exceptionnelle car elle progresse, tenez-vous bien, de 11,86 points ! Jean-Marie Roustit fait moins qu’en 2004 alors qu’il n’y avait pas de candidat CPNT cette année, si on additionne ces deux scores, la parte s’élève à 15,14 points pour la droite, c’est considérable.</p>
<p>Le 16 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/16/a-loulay-un-coup-de-fouet-pour-roustit/" target="_blank">A Loulay, un coup de Fouet pour Roustit ?</a>) nous nous sommes trompé sur l’affiche du second tour, nous pensions que le candidat officiel, Jean-Michel Fouet (PRG-PS, 14,86 %) serait devant dissident socialiste, Frédéric Boutin (DVG, 21,91 %) or ce dernier a devancé le premier. Comme l’avait dit Bernard Lalande dans l’interview qu’il nous avait accordée, cette compétition au premier tour pouvait créer une dynamique à gauche et effectivement, il y a eu émulation : a eux deux, les candidats PRG et DVG font 8,77 points de plus que le candidat PS en 2004. Ajoutez à cela le score d’Yvette Bouchet (EELV, 5,51 %), qui se fait une petite place dans le paysage politique local alors que les écolos étaient absents en 2004, et vous aurez une gauche dynamique. Le problème vient du Front de Gauche, avec Bruno Toussaint (PCF, 3,02 %), en baisse de deux points et demi. Devant deux blocs gauche-droite à égalité parfaite, ce sont les électeurs du Front National (9,4 %) qui détiennent la clef d’un scrutin très incertain, à tel point que nous retirons notre pronostic d’avant premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Jean-Marie Roustit (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : trop incertain.</strong></p>
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		<title>A La Rochelle-4, la mère des batailles.</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 18:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1870" class="wp-caption alignright" style="width: 381px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png"><img class="size-full wp-image-1870 " title="Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) dans La Rochelle-4." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png" alt="Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) : qui pour le second tour dans La Rochelle-4 ? (photos : DR)" width="371" height="406" /></a><p class="wp-caption-text">Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) : qui pour le second tour dans La Rochelle-4 ? (photos : DR)</p></div>
<p><em><strong>Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-la-rochelle-4/" target="_blank">Canton de La Rochelle-4 : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #008000;">canton cible gagnable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 2ème (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Ici, dans les quartiers de La Genette, de Fétilly – La Trompette et de l’ouest du centre-ville, vous êtes dans le temple de la droite rochelaise. Depuis la création du canton, en 1985, La Rochelle-4 a toujours élu un conseiller général de droite. D’abord, le RPR Jean Harel, opposant historique à Michel Crépeau, plusieurs fois candidat à la mairie (1983, 1989) et à la députation (1977, 1988) face à lui, il s’y est toujours cassé les dents. En 1982, il est élu pour la première fois dans l’ancien canton de La Rochelle-2, qui couvrait l’actuel canton 4 mais aussi Port-Neuf et Saint-Maurice. Le lendemain de sa victoire, il expliquait dans Sud-Ouest que cette élection était un signe que les rochelais lui avait envoyé et que ces même rochelais voulaient le voir à de plus haute fonction dans la ville l’année suivante…c&#8217;est-à-dire lors de la municipales de 1983. Espoirs déçus. Au fil du temps, Jean Harel connait des réélections toujours faciles, mais de moins en moins larges à chaque fois. Il est élu au premier tour en 1985, avec 58 %, tandis que les droites dans leur ensemble rassemblaient 70 % des suffrages. En 1992, il est mis en ballotage et est élu au second tour avec 65 %. Enfin, en 1998 il est élu au second tour avec « seulement » 57 % des voix. En 2004 vient l’heure de la succession et la droite modérée se divise avec pas moins de trois candidats au premier tour. D’abord François Drageon, qui a l’investiture de l’UMP, soutenu par Jean Harel. Il s’agit de préparer la prochaine municipale. Mais Pierre Sébastiani, ancien préfet, et Dominique Morvant, simple conseillère municipale depuis 2001, ne l’entendent pas de cette manière. Au premier tour, c’est la surprise, Dominique Morvant est très largement en tête de la primaire, avec 26 %, Drageon est très loin, à 13 % et enfin Pierre Sébastiani n’obtient que 9 %.</p>
<h2>La bonne analyse de la gauche.</h2>
<p>Les deux candidats devancés par Dominique Morvant se désistent immédiatement en sa faveur. Mais la candidate, à l’époque divers-droite, n’hérite pas d’une situation électorale aussi enviable que lors des différentes élections de Jean Harel. En effet, le rapport gauches-droites n’a jamais été aussi étroit en faveur de ces dernières : 53 % contre 47 % pour les gauches. Car les gauches ont bien joué le coup. Dès 1998, socialistes et radicaux décident de passer un accord avec les Verts et présentent un candidat écologiste commun, Alain Bucherie. Le calcul est simple : il s’agit d’éviter d’agiter la « peur du rouge » (ou du « rose », car pour certains dans ce quartier, c’est la même chose…). Ainsi, la « gauche plurielle » peut tenter de séduire des centristes mais aussi les nouvelles populations, plus jeunes, qui commencent à arriver dans le canton. Certes, son score du premier tour est loin d’être satisfaisant, le candidat PS de 1992 n’ayant pas accepté la décision de son parti, il s’est représenté. Mais au second tour, arriver au-dessus des 40 % fut une performance remarquée et surtout inédite ici. En 2004, la stratégie est la même et vu le résultat du premier tour, où Alain Bucherie est arrivé en tête et où le rapport gauches-droites est resserré, dans l’entre-deux-tour, tous les espoirs sont permis. Finalement, au second tour, même si elle ne réunit pas tout à fait toutes les voix de droite du premier tour, c’est bien Dominique Morvant qui l’emporte, par 51,4 % contre 48,6 % à Alain Bucherie, qui a donc bénéficié d’une plus forte mobilisation des électeurs de gauche.</p>
<p>Ces tendances, à la baisse des droites et à la hausse des gauches, se retrouvent parfaitement lors des autres scrutins. On peut même considérer que le canton de La Rochelle-4 est un cas d’école. En effet, depuis sa création, les droites sont tout le temps sur la pente descendante. Leur meilleur score historique est réalisée lors du premier scrutin qui y est organisé (outre élection cantonale), lors de la régionale de 1986 (qui a lieu le même jour que la législative) avec 66,14 %. Le moins bon score date de mars 2010, lors du premier tour de la régionale, avec 42,02 %. Entre temps, la baisse est constante et les nets regains sont rares et surtout sans suite (européenne de 1989, présidentielles de 1995 et de 2002, législative de 2007). Lors de cette législative de 2007, c’est Dominique Morvant qui est la candidate de l’UMP et dans son propre canton, au second tour, elle ne fait que 51,84 % sur son nom. A la municipale de 2008, où elle est tête de liste de l’UMP, elle est largement devancé par la liste de gauche qui fait 46,21 % contre 36,43 % à celle de droite. Pire, les gauches dans leur ensemble font 50,56 % des voix. Car effectivement, les gauches ne se contentent plus de progresser (depuis le début des années 1990 c’est le cas), elles gagnent. Elles connaissent un premier succès surprise à la législative de 1997, avec 49,72 % contre 48,83 % aux droites. Cela ne se confirme pas : dès le second tour, Françoise Clerc l’emporte sur Michel Crépeau avec 50,91 %. Mais les progrès continent, doucement. Il faut attendre l’européenne de 2009 pour une deuxième victoire, avec 46,48 % contre 42,29 % aux droites et surtout la régionale de 2010 pour une troisième victoire, bien plus probante, avec 53,58 % des voix.</p>
<h2>La stratégie de l’autruche.</h2>
<p>Alors, évidemment, devant cette nouvelle situation électorale, favorable aux gauches, quels sont les stratégies des diverses parties en présence ? A droite, Dominique Morvant est la seule candidate et semble pratiquer la politique de l’autruche. On l’a entendu ou lu plusieurs fois s’étonner de l’attention que tout le monde porte sur son canton. L’une de ses (dernières ?) proches, Sally Chadjaa, nous disait l’été dernier, dans une interview à LRpol, qu’elle n’envisageait absolument pas une défaite de la leader de l’opposition municipale, expliquant que « la prime au sortant » suffirait. Certes, c’est sa force, le fait qu’elle soit sortante, mais, on le sait bien, on ne peut pas baser toute sa campagne sur un bilan. En 2004, avant le second tour de la cantonale, Dominique Morvant disait qu’elle voulait être la « conseillère générale de droite d’un canton de droite ». Visiblement, elle n’a pas changé de position, mais en attendant, le canton, lui, a changé. A droite, comme à gauche, on a coutume de dire, pour expliquer la mutation sociologique et électorale du canton, que chaque veuve « de droite » qui décède est remplacée par un couple bobo « de gauche » ou « écolo ». Dominique Morvant joue ici son leadership de la droite locale, et cette élection ets loin d’être perdue pour elle, mais on peine à croire qu’elle nie autant l’évidence que le canton, c’est plus un canton de droite. C’est devenu, aujourd’hui, un canton tangent.</p>
<p>La gauche l’avait bien compris avant même que l’on utilise l’expression de bobo, en 1998 et 2004, en présentant comme candidat unique de la gauche un Vert. Mais depuis que les socialistes ont vu que le canton était vraiment gagnable, ils n’ont plus tellement envie de partager. Du coup ils présentent leur propre candidate, sous l’étendard PS-PRG. Il s’agit de Patricia Friou, conseillère municipale depuis 2001, ancienne secrétaire de section, qui pense au canton depuis quelques temps déjà. Mais sa difficulté, c’est d’être « socialiste ». Loin de critiquer la personnalité et les qualités de la candidate, il parait évident qu’un radical et gauche et encore à plus forte raison un écologiste a plus de chances de l’emporter au second tour dans un duel gauche-droite. Pourquoi ? A notre avis, deux phénomènes se conjuguent. D’abord, cette fameuse « peur du rouge », dont nous avons parlé plus haut. Même si Patricia Friou n’a rien d’une gauchiste échevelée, la seule vue de la rose au poing sur une affiche peut en effrayer plus d’un du côté de l’avenue Coligny ou du secteur de la Sécurité-Sociale, les deux bureaux qui votent le plus à droite. Cette peur est de plus en plus remplacée par un autre phénomène, le rejet du PS chez des électeurs du centre ou du centre-gauche, nombreux ici. Ceux-là ont voté Europe-Ecologie au premier tour et ont beaucoup de mal à se résoudre à voter socialiste au second, dans le cadre d’un accord de désistement républicain classique à gauche. Cela est confirmé par la régionale de 2010. Au premier tour, l’addition des listes de gauche donne, comme dit plus haut, 53,58 %. Mais au second tour, après fusion des listes PS-PRG et EE, on ne retrouve plus « que » 51,7 % sur la liste de gauche.</p>
<h2>Les grands espoirs écologistes et démocrates.</h2>
<p>Les écologistes jouent évidement le coup. Jean-Philippe Brothier a pour lui le fait qu’il est un peu moins inconnu sur le canton que les autres candidats d’Europe-Ecologie – Les Verts  à La Rochelle. Mais il est clair que le parti aurait maximisé ses chances en présentant un conseiller municipal, comme Patrice Joubert par exemple, un peu plus connu. La difficulté pour EELV est de devancer le PS au premier tour. C’est loin d’être impossible, on l’a vu lors de l’européenne de 2009 où la liste écologiste avait obtenu 25,42 % des voix contre seulement 13,65 % à la liste socialiste. Mais les choses ont changé à la régionale et le PS est repassé devant, à 26,93 % contre 20,18 % à EE. De ce combat à gauche, Bruno Léal, candidat du MoDem, espère bien en tirer profit. Sa théorie, qu’il a longuement expliqué dans une interview qu’il nous accordé, c’est que sa candidature peut siphonner (le terme est à la mode) une partie de l’électorat de Dominique Morvant, déçu. C’est possible, d’autant que cela explique sans doute la piètre performance de sa liste à la municipale de 2008 dans le canton, tandis que le MoDem faisait plus de 10 % dans certains bureaux. Ensuite, comme pour lui EELV et PS vont se neutraliser autour de 18-20 %, il pense pouvoir arriver autour de 20 % et accéder au second tour. Cette conjonction de phénomène, nous n’y croyons pas. A notre avis, à 10 %, c’est un très bon résultat pour le MoDem et à 15 % c’est un excellent résultat. Cela nous parait difficile d’aller plus haut.</p>
<p>L’hypothèse d’une triangulaire ? Même si ce n’est pas le grand amour en ce moment entre socialistes et écologistes, il parait exclu que les deux se maintiennent alors que ce canton est gagnable. La situation est différente dans le premier et le sixième canton, qui sont imperdable pour la gauche. Et une triangulaire avec le MoDem ? Il faut réunir 12,5 % des inscrits, alors que l’on attend un très fort taux d’abstention, il faudrait une très grosse performance à Bruno Léal pour se maintenir.</p>
<h2>Les clefs du premier tour.</h2>
<p>Nous ne donnons pas de pronostic, car la situation est trop indécise aujourd’hui. Mais voici quelques clefs. Pour espérer l’emporter au second tour, Dominique Morvant doit être, au moins, au-dessus des 40 %. En dessous, cela deviendrait très complexe. Entre socialistes et écologistes, nous ne faisons pas de pronostics sur qui l’emportera, mais cela devrait se jouer entre 20 et 25 %. Il faudra bien sur regarder le total des gauches (Dominique Hebert est le troisième candidat de gauche, pour le Front de Gauche, il aura du mal à faire 5 %) : s’il est sous celui de 2004, ce sera sans doute perdu. Comme on l’a dit, nous voyons mal le MoDem au-dessus de 15 %, ce qui serait déjà une très forte performance. Enfin, le FN ne devrait pas pouvoir dépasser les 10 % dans ce canton qui lui est d’habitude le moins favorable à La Rochelle.</p>
<p><strong><strong>Pronostic LRpol : Pas de pronostic, résultat trop indecis, <em>« too close to call » comme diraient nos amis anglais</em>.</strong></strong></p>
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