La gauche a quelques espoirs de reconquête dans ce canton perdu en 1998 et ce n’est pas injustifié vu les pertes considérables des droites depuis une dizaine d’année. Mais avec quatre candidats, la gauche est fortement divisée alors que la droite est unie derrière son sortant, Jean-Marie Roustit.
A La Rochelle-1, c’est l’Histoire des gauches.
Si la droite parait exclue de la compétition dans ce canton, l’enjeu n’en est pas moins considérable. A l’intérieur des gauches, c’est plus qu’un mandat de conseiller général qui est en jeu dans ce canton dont les résultats seront scrutés au bureau près.
A Royan-ouest, l’armée mexicaine de la droite ?
La vie de la droite à Royan est décidément complexe. Comme Dominique Bussereau a mis tout le monde d’accord à l’est, tous les challengers non investi par leurs partis respectifs se retrouvent à l’ouest, contre Michel Servit, élu depuis 1992 et doyen d’âge du conseil général. Résultat : 8 candidats, le record départemental.
A Saujon, battre le Ferchaud ?
Sur le papier, le canton de Saujon, du côté de Royan, est un canton à droite, voire très à droite. Et cela justifie son classement en canton cible pour la majorité départementale. Mais il est « difficile », car, dans les faits, on voit mal Pascal Ferchaud, maire PRG de Saujon, incontesté lors de la municipale de 2008, être battu par un Jacki Ragonneaud, déjà candidat en 2004, où il avait obtenu un piètre 8 %.
Ils sont 153.
Ils sont donc 153 à être candidat aux élections cantonales dans les 26 cantons renouvelables de la Charente-Maritime. Un chiffre en net retrait par rapport à 2004 (-16), intéressant à analyser dans le détail, tendance par tendance, et sur lequel on peut déjà tirer quelques conclusions.
A La Rochelle-3, duel au Fleuret.
Dans ce canton très hétéroclite la gauche est largement majoritaire et la sortante radicale, Marylise Fleuret-Pagnoux n’a que peu des soucis à se faire. Le défi pour la droite, incarnée par Aurélien Bon est de s’installer dans le quartier populaire de Mireuil…le même pour les écologistes, forts à Fétilly, quartier intermédiaire, mais bien moins dans l’autre partie du canton.
A Pons, Laurent à train de sénateur.
Sur ces anciennes terres radicales, le sénateur-maire UMP de Pons, Daniel Laurent, est solidement ancré. La tâche est difficile pour la radicale saintaise, Dominique Cotta.
A La Rochelle-5, Juin prend date. La droite aussi ?
La succession de Jack Proust semble tranquille pour le PRG dans ce canton que la droite classique avait délaissé il y a six ans, et où elle envoi cette année un jeune inconnu au combat face à Yann Juin, le maire d’Esnandes.
A Saint-Jean-d’Angély, le match retour de 2008.
Après l’euphorie du basculement à droite de Saint-Jean-d’Angély lors de la municipale de 2008, la majorité départementale semble plus que prudente avant la cantonale de mars. A tel point que, malgré sa division, la gauche, Jean-Yves Martin en tête, est bien partie pour l’emporter une quatrième fois de suite.
A Surgères, la gauche en appétit.
C’est ce canton qu’il manque à la gauche pour avoir dans son escarcelle la totalité des cantons aunisiens. Et ce canton est effectivement gagnable pour elle, même si celle-ci va se présenter divisée, avec au moins quatre candidats contre, pour l’instant, un seul à droite, le sortant et maire de Surgères, Philippe Guilloteau.
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