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	<title>LRpol.fr &#187; Poitou-Charentes</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
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		<title>20…11 questions.</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 16:25:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le début de l’année est toujours l’occasion de faire le point sur ce qui nous attend dans les douze mois qui suivent. LRpol n’échappe pas à la règle et pose 11 questions qui auront très certainement une réponse dans l’année.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/maison-de-du-17.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1584" class="wp-caption alignright" style="width: 426px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/maison-de-du-17.jpg"><img class="size-full wp-image-1584 " title="La maison de la Charente-Maritime." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/maison-de-du-17.jpg" alt="La maison de la Charente-Maritime. Objet de toutes les convoitises cette année. (photo : DR)" width="416" height="277" /></a><p class="wp-caption-text">La maison de la Charente-Maritime. Objet de toutes les convoitises cette année. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Le début de l’année est toujours l’occasion de faire le point sur ce qui nous attend dans les douze mois qui suivent. LRpol n’échappe pas à la règle et pose 11 questions qui auront très certainement une réponse dans l’année.</strong></em></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">1.Ségolène Royal sera-t-elle la candidate du Parti Socialiste pour la présidentielle de 2012 ?</span></h2>
<p>Ce n’est pas tout à fait de l’actualité locale, mais cela compte. La présidente de la région depuis près de 7 ans a annoncé, fin novembre, sa candidature à la primaire socialiste pour désigner le candidat du parti à la présidentielle de 2012. D’après nous, une nouvelle victoire de Ségolène Royal, après celle de 2006, parait très peu probable.</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">2.Année de la succession de Maxime Bono ?</span></h2>
<p>En 2011, le Parti Socialiste va désigner ses candidats aux élections législatives de 2012. Ce rendez-vous promet d’être particulièrement chaud puisque ce sera la première fois que la règle de non-cumul des mandats prendra effet. Dans une interview donnée à Sud-Ouest à la rentrée, Maxime Bono, député-maire PS de La Rochelle, annonçait vouloir se présenter à la fois à la législative de 2012 et à la municipale de 2014 (<a href="http://www.lrpol.fr/2010/09/22/droits-de-succession/" target="_blank">lire notre analyse</a>). Mais il va pourtant bien devoir choisir. Et s’il doit le faire, il dit préférer la mairie à l’Assemblée Nationale. Du coup, la question de la succession du leader socialiste local à la députation va se poser dès les prochains mois. Cet épisode, si les socialistes n’y prennent pas garde, pourrait bien ressembler à celui de la désignation des candidats pour la liste régionale en Charente-Maritime, en novembre 2009. Le débat prendra sa place dans l&#8217;agenda politique après les cantonales.</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">3.La majorité municipale va-t-elle sortir indemne de la campagne cantonale et de la désignation des candidats pour les législatives de 2012 ?</span></h2>
<p>Oui, c’est une vraie question. A La Rochelle, nous faisons le pari que la campagne cantonale ne sera pas facile pour la gauche. Non pas que la droite soit menaçante, et même loin de là, mais ce sont les dissensions en son sein que la menace. Plus particulièrement l’opposition entre PS-PRG et Europe-Ecologie – Les Verts. Celle-ci va être particulièrement éclatante durant les cantonales. Après l’échec des négociations en vue de présenter des candidatures communes dès le premier tour avec le PS et le PRG, EELV a décidé de présenter ses propres candidats dans la quasi-totalité des cantons. A La Rochelle, où le parti a fait de bons, voire de très bons scores aux européennes de 2009 et à la régionale de 2010, les écolos peut nourrir quelques espoirs. Le parti pourrait bien arriver au second tour dans un, deux voire trois cantons et pourquoi pas en remporter un, soit sur la droite, soit sur la gauche. Si tel devait être le cas, les conséquences pourraient être nombreuses, à commencer par le « don » de la circonscription de La Rochelle aux écologistes pour la législative de 2012. Nous aurons l’occasion de revenir et de développer plus longuement notre avis sur ce match dans le match qui s’annonce passionnant.</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">4.Vers un grand-chelem des cantons rochelais pour la gauche ?</span></h2>
<p>Depuis 2008, la gauche rochelaise détient 8 des 9 cantons de la ville. Seul le canton 4 (La Genette – Fétilly est – Centre-ville ouest), détenu par l’UMP Dominique Morvant, lui échappe. Il y a encore 15 ou 10 ans, la droite y était très largement majoritaire mais depuis quelques années, la gauche a largement entamée cette avance jusqu’à devancer la droite lors des européennes et des régionales. Une éventuelle victoire de la gauche dans le canton marquerait un moment historique dans l’histoire politique locale : pour la première fois depuis que La Rochelle est découpée en 9 cantons (depuis 1985) la gauche les détiendraient tous. Rien n’est gagné pourtant. En effet, il faut compter sur la prime au sortant, mais surtout, la majorité municipale a compromis ses chances de victoire en ne désignant pas un candidat commun écologiste, ni même radical de gauche, mais socialiste. Le label « PS » faisant encore un peu peur dans le quartier. Vu les résultats aux dernières élections, le candidat EELV ne pourrait-il pas devancer le candidat PS au premier tour ? C’est en tout cas le canton sur lequel notre attention va tout particulièrement se porter pendant cette campagne.</p>
<h2><span style="font-weight: normal;">5.Dominique Morvant va-t-elle rester leader de l’opposition municipale ?</span></h2>
<p>Conséquence d’un éventuel grand-chelem des cantons rochelais par la gauche, la défaite de Dominique Morvant dans La Rochelle-4. Sa légitimité en tant que leader de l’opposition, acquise en 2004 grâce à son élection dans le canton justement, risque d’être largement contestée. Derrière Dominique Morvant, personne ne s’impose dans la droite rochelaise et les divisions, spécialité locale, risquent de refaire leur apparition. Une compétition à suivre cette année…à moins que Dominique Morvant ne l’emporte en mars bien sûr !</p>
<h2>6.Vers l’émergence d’une nouvelle génération de la droite maritime ?</h2>
<p>Seulement 12 des 27 actuels conseillers généraux de droite ont été élus il y a plus de 10 ans. La droite s’est déjà pas mal renouvelée, en 2008 notamment. Cette année pourrait marquer une nouvelle étape. <a href="http://www.lrpol.fr/2010/12/14/bussereau-mise%E2%80%A6sur-le-gagnant/" target="_blank">On a déjà parlé</a> de Léon Gendre, à Saint-Martin-de-Ré, ou de Michel Servit à Royan-ouest, menacés par une nouvelle génération. Dans les cantons que la droite espère gagner sur la gauche, les regards vont se tourner vers Rochefort-nord où Sylvie Marcilly, en cas de victoire, est vue par certains comme la future remplaçante de Jean-Louis Léonard pour l’investiture UMP dans la circonscription de Rochefort. Peut-être dès 2012. A La Rochelle, en cas de vacance de la place de leader après une éventuelle défaire de Dominique Morvant à la cantonale, certains parlent d’une investiture UMP qui irait à Lionel Quillet. Le relativement jeune conseiller général d’Ars-en-Ré et président de la communauté de commune de l’Île-de-Ré depuis 2008, est très présent sur la scène politique locale actuellement. Enfin, à Saintes, les rumeurs parlent aussi d’une candidature jeune et inédite. Les investitures législatives de l’UMP devraient être dévoilées fin 2011.</p>
<h2>7.Quel redécoupage cantonal pour la Charente-Maritime ?</h2>
<p>La réforme territoriale a été définitivement adoptée par le Parlement fin 2010. Cette loi crée, notamment, le poste de « conseiller territorial » qui remplacera, en 2014, les conseillers généraux et les conseillers régionaux. Ils seront élus dans des « super-cantons ». Du coup, 2011 va voir apparaitre une nouvelle carte des cantons, qui vont passer de 51 à 41 en Charente-Maritime, d’après les préconisations de la loi. Ces nouveaux cantons devront compter autour de 15.000 habitants. Il y a moyen de créer un découpage « juste », et LRpol a commencé à étudier le sujet, nous vous ferons part de nos conclusions bientôt. Mais voilà, les contraintes imposées aux « redécoupeurs » sont telles qu’on a peu de chance de voir triompher l’équité de traitement entre les électeurs de notre département. En effet, les cantons devront respecter le carcan des circonscriptions législatives, elles-mêmes mal découpées. Pour exemple, la circonscription de La Rochelle compte 135.046 habitants contre 107.023 pour celle de Saintes. Le problème est, bien évidemment, d’avoir redécoupé les circonscriptions législatives (<a href="http://www.lrpol.fr/2009/08/01/decoupage-electoral-la-french-touch/" target="_blank">qui s’est traduit en Charente-Maritime pas un scandaleux statuquo</a>) avant d’avoir redécoupé les cantons…</p>
<h2>8.Quelle influence pour le MoDem départemental ?</h2>
<p>3,7 %, c’est là où est tombé le MoDem de Charente-Maritime lors du premier tour de la régionale de 2010. Le parti de François Bayrou avait pourtant de bonnes bases dans le département : des élus municipaux dans les deux principales villes, deux candidats au second tour des cantonales de 2008, dont un victorieux. Mais voilà, le parti orange est tombé dans ses propres contradictions et a perdu beaucoup en crédibilité après l’épisode de la fronde d’Alexis Blanc en janvier dernier. Si l’on s’en tient à cela, les perspectives sont sombres pour 2011. Pourtant, le MoDem pourrait bien se retrouver en position d’arbitre en cas de scrutin serré. D’abord dans les cantons à enjeux, comme celui de La Rochelle-4, où le MoDem fait traditionnellement ses meilleurs scores, ou celui de Marans. Et puis, à l’issue des élections, il n’est pas impossible, et même assez probable, que la Charente-Maritime se retrouve avec un « hung parliament » comme disent nos ennemis (amis ?) anglais. En l’occurrence, un « conseil général suspendu » avec 25 conseillers généraux de gauche, autant de droite et, au milieu, le conseiller MoDem. Aujourd’hui, Jean-Mary Boisnier (Aulnay), élu face à un socialiste en 2008, vote avec la majorité. Qu’en sera-t-il demain ? Certains à gauche croient en un soutien de Boisnier à une éventuelle majorité de gauche. Le MoDem a une si faible place dans l’électorat aujourd’hui…qu’il pourrait bien avoir une importance décisive en mars.</p>
<h2>9.Les quatre conseils généraux de Poitou-Charentes présidés par un socialiste ?</h2>
<p>Il n’y a pas que des élections cantonales en Charente-Maritime en mars prochain, non. La moitié des conseils généraux de la Vienne, de la Charente et des Deux-Sèvres sont aussi en jeu. Le département où l’enjeu sera le moins fort est sans aucun doute la Charente où la majorité de gauche semble avoir trop d’avance pour être renversée en une fois (23 PS-DVG-PCF contre 12 UMP-DVD). De plus, c’est dans ce département que la gauche a réalisé son meilleur score lors de la régionale de mars dernier. Dans les Deux-Sèvres, qui ont basculé à gauche en 2008, la majorité est encore un peu « frêle » avec 18 élus (PS-DVG) contre 15 à l’opposition (UMP-DVD). La gauche va devoir confirmer les quelques gains qu’elle avait fait en 2004, lors du précédent renouvellement de cette série. Enfin, dans la Vienne, la gauche (18 élus PS-PCF) frappe à la porte de la présidence du département dont la majorité ne tient, là non plus, pas à grand-chose (20 élus UMP-DVD-NC). L’opposition est portée par le grand-chelem des cantons historique qu’elle a réalisée lors du second tour de la régionale de 2010. Alors, oui, il est bien possible que, pour la première fois de son histoire, les quatre départements du Poitou-Charentes soient présidés par des socialistes. C’est sans aucun doute en Charente-Maritime que le challenge est le plus difficile pour la gauche.</p>
<h2>10.Le conseil général de la Charente-Maritime va-t-il basculer ?</h2>
<p>Ah ! C’est la grande question, celle qui nous empêche de dormir depuis quelques mois. Pas vous ? Chez LRpol si en tout cas. Ce sera la grande affaire de ce début 2011 et le point clef de la vie politique départementale de cette année. Aujourd’hui, nous sommes incapables de faire un pronostic global. Mais promis, nous vous détaillerons nos sentiments dans chaque canton renouvelable, d’ici le premier tour. Vous en avez déjà un avant-goût dans notre  tableau des candidats par canton qui classe les cantons par ordre de vulnérabilité. Enfin, peu avant le premier tour, nous mouillerons notre chemise pour vous proposer une projection, qui n’aura d’autre légitimité d’une prédiction au doigt mouillé, mais qui vaudra ce qu’elle vaudra !</p>
<h2>11. ???</h2>
<p>Une année politique est toujours pleine d’imprévu. La 11<sup>ème</sup> question reste à inventer. LRpol vous présente ses meilleurs vœux pour cette année 2011.</p>
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		<title>Bussereau sorti, Poitou-Charentes aussi.</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 12:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme prévu, Dominique Bussereau était absent de la liste du gouvernement donnée par Claude Guéant, dimanche soir. C’est la première fois depuis huit ans. Par ailleurs, c’est la première fois depuis la nomination du gouvernement Balladur, en 1993, qu’il ne comporte aucun picto-charentais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1538" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/Bussereau-élysée.jpg"><img class="size-medium wp-image-1538" title="Dominique Bussereau, à la sortie du conseil des ministres." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/Bussereau-élysée-300x198.jpg" alt="Dominique Bussereau, à la sortie du conseil des ministres." width="300" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau, à la sortie du conseil des ministres, n&#39;est plus membre du gouvernement. (photo : Pascal Le Segretain)</p></div>
<p><em><strong>Comme prévu, Dominique Bussereau était absent de la liste du gouvernement donnée par Claude Guéant, dimanche soir. C’est la première fois depuis huit ans. Par ailleurs, c’est la première fois depuis la nomination du gouvernement Balladur, en 1993, qu’il ne comporte aucun picto-charentais.</strong></em></p>
<p>Il semblait l’attendre depuis longtemps, c’est maintenant fait, Dominique Bussereau n’est plus membre du gouvernement depuis ce week-end. Depuis huit ans et la réélection de Jacques Chirac, en 2002, il avait fait partie de tous les gouvernements : Raffarin, Villepin et donc Fillon. Depuis quelques mois, il avait laissé entendre qu’il ne souhaiter pas rester et en octobre, il avait même dit très officiellement dans la presse qu’il n’en serait pas. Il y a quelques temps, dans un double page que lui avait consacré <em>Sud-Ouest</em>, il disait vouloir se « re-ioder à mort », c&#8217;est-à-dire se rapprocher de la Charente-Maritime. Même si on peut comprendre qu’après huit années non-stop au gouvernement il ait envie de souffler un peu, il parait évident que ce retrait a à voir avec la campagne cantonale qui approche. Nous l’avons déjà dit, et nous le redirons encore, au moins jusqu’au premier tour, cette élection va être serrée et pleine de suspense. Dominique Bussereau a donc choisi de se consacrer à sa présidence de la Charente-Maritime pour tenter de « s’assurer » ce mandat, alors qu’un portefeuille ministériel est toujours précaire. Tâche pas impossible, bien sûr, mais difficile, elle mérite donc un temps plein.</p>
<h2>Bussereau, toujours très parisien.</h2>
<p>Néanmoins, la sur-communication de l’ancien secrétaire d’Etat au transport a fait tiquer l’opposition départementale. PS et PRG, par la voix de leurs principaux leaders, n’ont pas manqué de railler le comportement de Dominique Bussereau : « quand on ne maitrise pas les évènements, il faut feindre d’en être à l’origine ». Et puis, si on en croît <em>Sud-Ouest</em>, le président de la Charente-Maritime ne va pas être si présent que cela dans le département. Dans un mois, il va redevenir député de de Royan-est – Jonzac (la quatrième circonscription, qu’il détient depuis 1993) et puis il semble vouloir devenir avocat au barreau de…Paris. Aussi, il a fait une offre de services à Richard Descoings, directeur de Sciences Po. Pour donner des cours lors du second semestre…celui des élections cantonales. <a href="http://www.sudouest.fr/2010/11/16/l-ancien-ministre-pref-ere-la-robe-240300-659.php#xtor=RSS-10521769" target="_blank">Ce matin, le journal régional met même le doigt sur d’éventuels conflits d’intérêts pour Dominique Bussereau dans ses nouvelles activités.</a> Enfin, après s’être renforcé, comme il l’espère aux cantonales, il a déclaré de pas être hostile à un retour au gouvernement en 2012, en cas de réélection de Nicolas Sarkozy. La « re-iodification » semble donc être quelque chose d’assez simple, qui peut se pratiquer auprès de fleuves d’eau douce comme la Seine…</p>
<h2>En attendant le XIème…</h2>
<p>Par ailleurs, le départ de Dominique Bussereau du gouvernement marque un non-évènement : la disparition du Poitou-Charentes au sein du gouvernement de la République. « Fillon III » ne comporte, en effet, aucun élu de la région. Dominique Bussereau était le Xème membre picto-charentais du gouvernement, il n’y en a pour l’instant pas de XIème. Pourtant, la région était présente sans interruption depuis la nomination du gouvernement Juppé, en mai 1995, avec Jean-Pierre Raffarin, puis dans le gouvernement Jospin, avec Ségolène Royal. Edouard Balladur, en 1993, avait fait l’impasse, une première, à l’époque, depuis le premier gouvernement Barre, en 1976. Dans l’ordre chronologique, les 10 membres picto-charentais du gouvernement ont été d’abord Philippe Dechartre, en 1968 (député de La Rochelle la même année), un gaulliste de gauche puis Jean de Lipkowski, le royannais, sous De Gaulle et Pompidou. Est arrivé le temps de la Vienne sous Giscard, avec Pierre Abelin, maire de Châtellerault et René Monory, qui fut aussi ministre pendant la première cohabitation. Lors de l’alternance, Edith Cresson et Michel Crépeau font leur entrée au gouvernement. Philippe Marchand, le saintais, y arrive dans le gouvernement Cresson, premier gouvernement mené par une femme et un élu de la région. L’année suivante, en 1992, c’est Ségolène Royal qui offre un premier portefeuille aux Deux-Sèvres. En 1995 c’est donc Jean-Pierre Raffarin qui devient secrétaire d’Etat et en 2002, Dominique Bussereau. Sauf erreur, il n’y a eu, à ce jour, aucun ministre charentais.</p>
<p><strong>Mise à jour, 1er décembre 2010 (17h48) :</strong> Mes excuses à toutes les charentaises et à tout les charentais, le département a eu deux ministres dans les années 80. D&#8217;abord Georges Chavannes, ancien député-maire d&#8217;Angoulême, ministre du commerce dans le gouvernement Chirac de 1986 à 1988. Il est suivi par Jean-Michel Boucheron, ancien-député maire d&#8217;Angoulême mais cette fois socialiste. Il était secrétaire d&#8217;Etat aux collectivités territoriales dans les gouvernements de Michel Rocard en 1988. Merci à Yann Juin et à Jérôme Vilain !</p>
<p><strong>Mise à jour, 16 décembre 2010 (22:04) : </strong>Décidément, ce papier été truffé d&#8217;oubli. Cyril Chappet, conseiller général PS de Saint-Savinien de 1994 à 2008, nous rappelle que  Jacques Fouchier, député des Deux-Sèvres de 1958 à 1986, a été secrétaire d&#8217;Etat de 1978 à 1981, dans le gouvernement Barre.</p>
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		<title>Vieille politique et nouveaux enjeux.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2010/08/03/vieille-politique-et-nouveaux-enjeux/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 15:04:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique Bussereau a annoncé officiellement sa démission conseil régional ce mardi. Même si cette annonce était prévisible, elle remet en cause la crédibilité de la droite régionale et pose le problème de l’opposition entre « régionalistes » et « départementales », à quelques mois de la fusion de ses entités.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em><strong> </strong></em></p>
<div id="attachment_1306" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/08/bussereau1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1306" title="Dominique Bussereau" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/08/bussereau1-300x199.jpg" alt="Dominique Bussereau démissione, une nouvelle fois, du conseil régional. (photo : AFP)" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau démissione, une nouvelle fois, du conseil régional. (photo : AFP)</p></div>
<p><strong><em>Dominique Bussereau a annoncé officiellement sa démission conseil régional ce mardi. Même si cette annonce était prévisible, elle remet en cause la crédibilité de la droite régionale et pose le problème de l’opposition entre « régionalistes » et « départementales », à quelques mois de la fusion de ses entités.</em></strong></p>
<p>« La mission qui m&#8217;avait été confiée est aujourd&#8217;hui achevée », c’est ainsi que Dominique Bussereau, leader de l&#8217;UMP à l’occasion de l’élection régionale de mars 2010 en Poitou-Charentes, a annoncé qu’il renonçait à son siège de conseiller régional de Poitou-Charentes. Avec ses quelques 39 % des voix au soir su second tour et ses près de 22 points de retard sur Ségolène Royal, Dominique Bussereau estime donc qu’il a fait son travail. Evidement, ce n’est pas avec ses arguments là qu’il se justifie dans la lettre qu’il a envoyé à la présidente de région. Sa mission était, d’après lui, de mener le combat lors de l’élection, de créer un groupe d’opposition cohérent et de renouveler les élus régionaux de droite.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Il est donc loin le rêve d’une politique où après l’élection, le chef de file de la liste qui a gagné préside l’exécutif et celui de la liste qui a perdu mène l’opposition jusqu’à ce qu’il soit confirmé ou remplacé par un vote des élus de sa liste et/ou de ses militants. La France n’est pas encore une grande démocratie moderne. C’est donc toujours Henri de Richemont qui est porte-parole de l’opposition. Loin de nous l’idée de critiquer celui qui occupe le rôle trop peu visible de leader de l’opposition, place au combien difficile, notamment en France. Car, même si Dominique Bussereau se vante d’avoir mis sur les rails un groupe d’opposition cohérant, cette démission décrédibilise forcément, au moins pour un temps, la droite régionale. Mais ne soyons pas trop exigeants avec Dominique Bussereau qui, malheureusement, fait comme beaucoup en France depuis des décennies, dans toutes les régions du pays, à droite comme à gauche.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Parcours d’un « cumulard » ordinaire.</h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>On est néanmoins frappé par le dédain que cette personnalité politique a pour l’institution régionale. Dominique Bussereau a été à quatre reprises candidat au conseil régional : en 1986, 1992, 2004 et 2010. La première fois, lors de la toute première élection régionale au suffrage universel direct, il est le dissident. Depuis 1983 il était simple adjoint au maire de Royan mais en 1985, il est élu sur son nom dans le nouveau canton de Royan-Ouest. C’est donc une figure montante de la droite locale alors que la Charente-Maritime vient de basculer en sa faveur. Mais en 1986, peut-être parce qu’on ne lui a pas réservé de place éligible sur les listes des élections législatives et régionales du 16 mars, il part seul. Il constitue deux listes dissidentes dont il sera en tête aux côtés de celles de l’union de l’opposition UDF-RPR menées par François Blaizot pour la régionale et Jean-Noël de Lipkowski pour la législative. Au soir de ses deux élections, il est élu député et conseiller régional (sa liste gagne deux sièges). Mais sans grande surprise, il ne siège pas à Poitiers et préfère les bancs de l’Assemblée Nationale. En 1992, Dominique Bussereau n’est plus député car il a été battu par le socialiste Philippe Marchand dans la 4ème circonscription lors des élections anticipées de 1988 (le scrutin proportionnel pour les élections législatives a été supprimé par la nouvelle majorité de droite dès son arrivée au pouvoir en 1986). Néanmoins, il est toujours conseiller général et il est devenu, en 1989, maire de Saint-Georges-de-Didonne, l’autre commune de son canton. Il est une nouvelle fois élu conseiller régional (bien qu’il ne fût pas tête de liste) mais démissionne en mars 1993 lorsqu’il redevient député. En 2004, le Poitou-Charentes est sous le feu des projecteurs : c’est la région de Jean-Pierre Raffarin, le Premier-ministre, et Ségolène Royal, plusieurs fois ministre dans les gouvernements socialistes, mène la liste de l’ex-Gauche plurielle. Dominique Bussereau, rentre au gouvernement en 2002, grâce au nouveau chef du gouvernement mais aussi grâce à ses compétences dans le domaine des transports. Alors que Jean-Pierre Raffarin ne se présentera pas, Dominique Bussereau peut donc être un atout important pour Elisabeth Morin, la présidente UMP de la région, en difficulté. Il est tête de liste en Charente-Maritime, est élu, mais encore une fois, démissionne après quelques semaines à peine. Il permet alors l’entrée d’Elisabeth Delorme-Blaizot au conseil régional, fille de François Blaizot, qui rejoindra le MoDem en 2007.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>En 2010, Nicolas Sarkozy l’envoi contre son gré face à Ségolène Royal, qui garde toujours un œil sur elle depuis la présidentielle de 2007. Il fait campagne à reculons, s’autoproclamant en privé, avec Xavier Darcos, les « malgré-nous » des régionales. Il a tout sauf envie de quitter la présidence de la Charente-Maritime qu’il a obtenu en mars 2008. Néanmoins, on pouvait penser que sa place de chef de file régional allait changer les choses. Et d’ailleurs, il a, en début de campagne, démissionné de son poste d’adjoint au maire de Saint-Georges-de-Didonne (il a cédé son fauteuil de maire lorsqu’il est entré au gouvernement en 2002) pour se mettre en règle avec la loi limitant le cumul des mandats, en vue de son élection au conseil régional. Mais non. Cela pose toute de même un problème de crédibilité face aux électeurs. Surtout, la droite régionale souffre fortement de la comparaison avec la gauche régionale. En effet, lors de son élection à la tête de la région en 2004, Ségolène Royal avait annoncé qu’elle ne se représenterait à la députation en 2007. Ce fût fait et avec un certain courage politique puisque après avoir été la candidate du PS à la présidentielle, une place à l’Assemblée Nationale aurait fait d’elle une porte-parole naturelle de l’opposition qu’il aurait été plus difficile de déloger. La même année, la conseillère régionale PS, Catherine Quéré, est élue députée, elle a alors quitté automatiquement son mandat de vice-présidente à l’agriculture du conseil régional. Toute cette suffisance d’un « départementaliste » face à la région augure mal de la future fusion des deux entités, qui sera gouvernée par les élus de cantons et non plus des élus de listes.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Se concentrer sur la Charente-Maritime.</h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>Et justement, s’il quitte le conseil régional, c’est pour des raisons très « départementalistes ». En prenant la présidence de la Charente-Maritime en 2008, il pouvait légitimement penser être tranquille au moins jusqu’en 2014 et la mise en place de la réforme territoriale. En effet, et ce fût une surprise, la majorité départementale de droite a accentué son avantage, le portant à cinq sièges d’avance sur l’opposition de gauche. Alors que le prochain renouvellement va concerner les cantons renouvelé en 2004, où la gauche avait obtenu un résultat historique, sans pourvoir faire basculer le département pour autant, d’aucun pensaient que les socialistes, les radicaux et les écologistes auraient beaucoup de mal à rééditer l’exploit de 2004. Mais cela, c’était avant les résultats de la régionale de mars. Là gauche y a enregistré des résultats complètements inédits qui lui laissent à penser que la prise du conseil général en 2011 (qui passe par la prise de trois cantons) est encore possible. Or, Dominique Bussereau, que beaucoup d’observateurs voient sortir du gouvernement en octobre, aurait du mal se contenter d’un siège de député retrouvé et d’un mandat de simple conseiller général d’opposition. Le président du département a donc besoin de se concentrer sur celui-ci pour éviter son basculement. A plus long terme, il doit préparer la droite départementale au séisme que va être pour elle la réforme territoriale. En effet, celle-ci va se traduire par un redécoupage des cantons. Celui-ci, s’il est honnête (ce qui n’est pas gagné), va rééquilibrer les rapports de forces avec la gauche, alors que le découpage actuel favorise d’une façon outrancière la droite, forte dans les zones rurales, actuellement surreprésentées en termes de cantons. Dominique Bussereau a donc beaucoup de pain sur la planche.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Les militants et les nouveaux élus de droite au conseil régional, même s’ils défendent cette démission, comme <a href="http://www.lrpol.fr/2010/07/27/s-chadjaa-on-a-beaucoup-de-travail/" target="_blank">Sally Chadjaa dans l’interview qu’elle a accordée à LRpol il y a quelques jours</a>, doivent tout de même se sentir floué. En effet, la droite régionale a beau avoir le mérite de s’être renouvelée à l’occasion de l’élection régionale, cette « nouvelle » opposition, qui se veut jeune et novatrice est lancée par les méthodes politiques d’un Dominique Bussereau décidément vieux-jeu.</p>
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		<title>M.Simoné : &#171;&#160;être élu, c&#8217;est une charge&#160;&#187;.</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 18:43:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
		<category><![CDATA[Maryline Simoné]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charentes]]></category>
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		<description><![CDATA[[AUDIO] Quatre mois après l'élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, Maryline Simoné (PS), devenue vice-présidente du conseil régional à cette occasion, revient pour LRpol sur un début de mandature déjà riches en évènements.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/simone1.jpg" width="240" />
		</p><p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<div id="attachment_1268" class="wp-caption alignright" style="width: 251px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/simone.jpg"><img class="size-full wp-image-1268 " title="Maryline Simoné." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/simone.jpg" alt="Maryline Simoné (PS), vice-présidente du conseil régional du Poitou-Charentes et vice-présidente de la CdA de La Rochelle." width="241" height="362" /></a><p class="wp-caption-text">Maryline Simoné (PS), vice-présidente du conseil régional du Poitou-Charentes et vice-présidente de la CdA de La Rochelle.</p></div>
<p><em><strong>[AUDIO] Quatre mois après l&#8217;élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, Maryline Simoné (PS), devenue vice-présidente du conseil régional à cette occasion, revient pour LRpol sur un début de mandature déjà riches en évènements.</strong></em></p>
<p>Depuis 2001, quand elle a été élue pour la première fois conseillère municipale de La Rochelle, Maryline Simoné a fait du chemin jusqu&#8217;à devenir l&#8217;une des principales personnalités du PS rochelais. En 2004, quand son collègue Denis Leroy est devenu conseiller général (canton de La Rochelle-6), elle est devenu, à sa place, adjointe à la sécurité. En 2008, après la municipale, c&#8217;est à la CdA qu&#8217;elle est envoyée, elle y devient vice chargée du développement économique. Fidèle soutien de Ségolène Royal dans la région, cette dernière l&#8217;appelle donc en mars dernier auprès d&#8217;elle à la région. Avec elle, LRpol a, notamment, souhaité faire un premier point sur le début de la mandature régionale.</p>
<p>Le débat sur le cumul des mandats :</p>
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<p>La reprise d&#8217;Heuliez et les relations dans la majorité entre socialistes, écologistes et centristes :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-2-Heuliez-majorite.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-2-Heuliez-majorite.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-2-Heuliez-majorite.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-2-Heuliez-majorite.mp3</a></p>
<p>La futur démission de Dominique Bussereau de son mandat de conseiller régional :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-3-Bussereau.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-3-Bussereau.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-3-Bussereau.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-3-Bussereau.mp3</a></p>
<p>La désignation des « représentants de la présidente de région dans les territoires » et l&#8217;attitude de l&#8217;opposition :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-4-Opposition.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-4-Opposition.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-4-Opposition.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-4-Opposition.mp3</a></p>
<p>La situation au PS rochelais :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-5-PSLR.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-5-PSLR.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-5-PSLR.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-5-PSLR.mp3</a></p>
<p>Les ambitions de Ségolène Royal et le climat national :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-6-National.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-6-National.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-6-National.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Simone-6-National.mp3</a></p>
<p>Entretien enregistré à La Rochelle, le 13 juillet 2010. Notez que prochainement, nous réaliserons une interview d&#8217;une élue de l&#8217;opposition régionale.</p>
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		<title>Ségolène Royal&#8230;et les autres.</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 00:42:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Coutant]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Falorni]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charentes]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec 60,6 % et 39 sièges (sur 55) au conseil régional, Ségolène Royal accentue nettement sa majorité dans la région Poitou-Charentes et écrase littéralement son adversaire de droite. Avec ce score, la gauche amplifie le résultat déjà historique du premier tour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1174" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal.21mars.jpg"><img class="size-medium wp-image-1174" title="Ségolène Royal à Blossac." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal.21mars-300x225.jpg" alt="Ségolène Royal à Poitiers, le soir du second tour des élections régionales, le 21 mars 2010. (photo : Sud-Ouest)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Ségolène Royal à Poitiers, le soir du second tour des élections régionales, le 21 mars 2010. (photo : Sud-Ouest)</p></div>
<p><em><strong>Avec 60,6 % et 39 sièges (sur 55) au conseil régional, Ségolène Royal accentue nettement sa majorité dans la région Poitou-Charentes et écrase littéralement son adversaire de droite. Avec ce score, la gauche amplifie le résultat déjà historique du premier tour.</strong></em></p>
<p>Une vrai razzia, du jamais vu dans l’histoire politique de notre région. Lors de ce second tour de l’élection régionale en Poitou-Charentes, la liste de gauche a réunie 60,6 % des suffrages exprimés. Un niveau jamais atteint en pourcentage, mais une récolte tout aussi inédite en termes de cantons. 148 des 158 cantons de la région ont donné la majorité absolue de leur voix à Ségolène Royal. Au passage, la présidente sortante réalise le grand chelem en Charente et, plus surprenant, dans le département de la Vienne. Même dans le « grand nord » de ce département, dans les très à droite cantons de Loudun (ancien fief de René Monory) ou des Trois-Moutiers, la coalition rose-verte arrive en tête. C’est un fait inédit comme le notait, dès dimanche soir, « <a href="http://lelecteur-poitevin.blogspot.com/" target="_blank">L’Electeur Poitevin</a> » sur son excellent blog. Nous aurons tout le temps de revenir, très en détail, sur les résultats des deux tours des régionales.</p>
<h2>Une campagne forte mais loin d’être parfaite.</h2>
<p>Ce large succès couronne une campagne menée tambour battant par le staff de Ségolène Royal. On a déjà eu l’occasion de dire ici que le PS a réussi à complètement asphyxier ses adversaires par un nombre de réunions publiques impressionnant. C’est ce que nous avions appelé la « tactique rochelaise », qui avait fait ses preuves lors de la municipale de 2008 dans la capitale de la Charente-Maritime. Une campagne tambour battant, mais pas pour autant menée de main de maitre. Depuis novembre, ce ne sont pas les polémiques qui ont manquées dans le camp Royal. C’est d’abord la composition des listes qui a souvent défrayé la chronique : au sein même du PS, puis avec l’appel au MoDem et encore une nouvelle fois dans l’entre-deux-tour.</p>
<p>Ensuite, ce sont les relations avec les autres composantes de la majorité sortante qui ont pris le devant de la scène. Moins avec le Front de Gauche, dont on savait, après l’échec de l’alliance avec le NPA, qu’il ne ferait que de la figuration, qu’avec Europe Ecologie. C’est Ségolène Royal qui a ouvert les hostilités en ouvrant sa liste à deux puis trois Verts, qui ont décidé de se mettre en marge de la « dynamique Europe Ecologie », comme le dirait Françoise Coutant. Logiquement, du côté de ceux restés dans la « dynamique », on a mal pris cette initiative et les trois ralliés ont été exclus, temporairement, du parti écologiste. Le contexte, déjà chaud, est devenu franchement brulant lors du meeting national d’Europe Ecologie organisé à La Rochelle, fin février. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, venue soutenir la tête de liste régionale, Françoise Coutant, avait alors clairement menacée Ségolène Royal d’une triangulaire au second tour. Il s’agissait de propos de fin de campagne et la fusion s’est finalement très bien passée. Il faut dire que la « dynamique » a fait 12 % au premier tour et a été confrontée aux 39 % de la liste PS-PRG, ça joue.</p>
<h2>Désintérêt presque total.</h2>
<p>Même après ce résultat du premier tour qui mettait Ségolène Royal en position de force pour les négociations avec la liste de Françoise Coutant, des critiques sont venues du Parti Socialiste. Elles venaient d’Olivier Falorni, la tête de liste socialiste pour la Charente-Maritime. Il reprochait à la candidate d’avoir profité de la fusion pour mettre en position inéligible ses soutiens, notamment Thierry Lepesant. Finalement, ce candidat, placé en 13<sup>ème</sup> position de la liste dans ce département, a été élu, et surtout, on a pu s’apercevoir que toute les polémiques dans ce genre de la campagne n’ont eu aucune influence sur les électeurs picto-charentais. Rien n’a pris et même les reports de voix, de l’extrême-gauche à Europe Ecologie, se sont parfaitement fait, et même au delà des scores du premier tour. De même à droite, les mauvais scores de Dominique Bussereau, au premier comme au second tour, ne sont absolument pas imputables aux deux « dérapages » qui ont émaillés sa campagne. Les électeurs se fichent complètement de ce genre de polémiques de campagnes…encore plus que des élections régionales elles-mêmes.</p>
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		<title>Les 7 questions du premier tour.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2010/03/18/les-7-questions-du-premier-tour/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 10:11:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charentes]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

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		<description><![CDATA[LRpol inaugure ce jeudi toute une série d’analyses de ce premier tour de scrutin en Poitou-Charentes. Cela commence par un balayage rapide de tous les résultats, partis par partis et des commentaires qui en ont été fait.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/estimation-sofres.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1168" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/estimation-sofres.png"><img class="size-medium wp-image-1168" title="estimation sofres" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/estimation-sofres-300x234.png" alt="Dimanche soir, 20h, les estimations TNS-Sofrès sont apparues sur les écrans de France Télévisions. (photo : France 2)" width="300" height="234" /></a><p class="wp-caption-text">Dimanche soir, 20h, les estimations TNS-Sofrès sont apparues sur les écrans de France Télévisions. (photo : France 2)</p></div>
<p><em><strong>LRpol inaugure ce jeudi toute une série d’analyses de ce premier tour de scrutin en Poitou-Charentes. Cela commence par un balayage rapide de tous les résultats, partis par partis et des commentaires qui en ont été fait.</strong></em></p>
<p><strong>Quand Jean-Pierre Raffarin ou Dominique Bussereau disent que le score de Ségolène Royal est mauvais, car 7 points en dessous de celui de 2004, ont-ils raison </strong>?</p>
<p>Non ! C’est sans doute la plus grande des inepties que l’on a pu entendre dimanche soir. Et pour tout vous dire, pendant que Florian Ringuedé était en train d’interroger la tête de liste de l’UMP, avec le politologue Dominique Breillat, on n’en revenait pas. La liste PS-PRG recueille donc 38,98 % des voix contre 46,29 % en 2004 pour une liste PS-PRG…PCF-Verts ! Les deux principaux leaders de la droite ont la mémoire bien courte. La vraie comparaison pour la gauche, c’est en additionnant les résultats des listes Royal (PS-PRG), Coutant (EE) et Jean (FdG) qu’on l’obtient. Ces trois là recueillent, tenez-vous bien, 55,56 % soit un gain de près de 10 points en six ans pour les trois anciennes composantes de la majorité. Alors, bien sur, cela ne veux pas dire qu’une liste unique aurait fait ce même score. Néanmoins, ces électeurs là on bien donné leur voix, et leur soutiens, à ceux qui ont dirigé la région pendant le dernier mandat.</p>
<p><strong>Dominique Bussereau a-t-il raison quand il dit que son 29,46 % est un bon résultat pour l’UMP dans une « région difficile » ?</strong></p>
<p>Non, et sur les deux parties de l’affirmation. Comment passer de 38,7 % en 2004 (UMP+CPNT) à 29,46 % en 2010 (où CPNT est intégré à la liste UMP) peut être considéré comme un bon résultat ? Perdre 9 points, ce n’est pas seulement un mauvais score, c’est un effondrement. Un effondrement en termes de pourcentage, mais aussi dans l’analyse géographique. Dimanche, sur les 157 cantons du Poitou-Charentes, les droites (UMP+FN) ne sont arrivées devant les gauches (PS+EE+FdG+NPA+LO) que dans 11 cantons, dont 5 seulement avec une majorité absolue de suffrages, tous en Charente-Maritime. Elles sont même complètement noyées par un grand chelem des gauches en Charente et dans la Vienne, où c’est une vraie surprise, notamment dans le nord du département. Or, comment dire que le Poitou-Charentes est une région difficile alors que la majorité présidentielle détient toujours deux des quatre conseils généraux ? Nicolas Sarkozy a, le 6 mai 2007, certes perdu dans notre région mais a recueilli le score très honorable de 48,7 %. La droite a dirigé cette région pendant 18 ans, on oubli bien vite à droite qu’en 2004, tout les militants disaient qu’il s’agissait d’une parenthèse, d’un accident électoral.</p>
<p><strong>Peut-on raisonnablement faire des analyses sur un scrutin qui a vu 53 % des électeurs rester chez eux ?</strong></p>
<p>Oui, parce que les résultats des élections sont calculés sur ceux qui se sont exprimés. Les absents ont toujours tort. Alors, bien entendu, il faut relativiser les résultats, mais on ne saurait jeter à la poubelle les résultats de cette élection car, de toute façon, elle fera foi. Avoir plus de 50 % d’abstention à une élection, ça fait très peur, c’est même révoltant et cela doit tous nous interroger. Néanmoins, si le problème démocratique est un débat qui mérite qu’on s’y intéresse de très près, il ne rentre pas, où très peu, dans l’analyse des résultats. Comment peut-on supporter d’entendre que si les résultats sont ceux là, c’est parce que ce ne sont pas les bons électeurs qui se sont déplacés ?</p>
<p><strong>Les 11,9 % d’Europe Ecologie sont-ils décevants ?</strong></p>
<p>Non, dans le sens où les écologistes conservent, à 3.000 voix près, leurs électeurs de juin dernier lors des élections européennes. Oui, dans le sens où il n’y a pas eu la dynamique annoncée. Néanmoins, avec plus de 10 % à deux élections de suite, le bilan est quand même globalement positif. Europe Ecologie, dans l’hypothèse, fort probable, d’une victoire de la liste Royal au second tour, aura 9 sièges, et même 11 en ajoutant les deux ex-verts déjà présents sur la liste PS-PRG au premier tour. Dans le prochain conseil régional, les écologistes représenteront près de 20 % des élus et sans doute une part très importante de l’exécutif. Election réussie.</p>
<p><strong>A 4,7 %, le Front de Gauche doit-il être déçu de son résultat ?</strong></p>
<p>Forcément, à quelques voix des 5 % qui lui auraient permis de fusionner avec le reste de la gauche, il a de quoi être enragé. Néanmoins, l’alliance du Parti Communiste et du Parti de Gauche réalise le score qu’il devait réaliser. La sensibilité communiste dans la région représente moins de 5 %, cela fait un moment qu’on le sait, et nous avons eu dimanche dernier une simple confirmation. Les rêves fous nés des européennes, basés, il faut quand même le rappeler, sur un gain de 0,4 point entre 2004 et 2009, mettent le PCF dans une situation financière encore plus délicate qu’elle ne l’était déjà. A moins de 5 %, il faut rembourser une ardoise de 120.000 euros. Cet échec est normal et était prévisible.</p>
<p><strong>Et le MoDem à 4,4 %, c’est fini ?</strong></p>
<p>Non, bien sur que ce n’est pas fini, mais enfin ça sent sacrément le sapin. C’est d’autant plus décevant pour le Mouvement Démocrate que, même si les sondages le laissaient entendre ces derniers jours, là, on ne peut pas dire comme pour le Front de Gauche qu’on le savait depuis longtemps : le FdG perd 0,3 point par rapport aux européennes, le MoDem, lui, en perd 2,88 points. Mais pour être tout à fait honnête, et faire plaisir aux démocrates si fiers de leur union avec l’Alliance Ecologiste Indépendante, il faut additionner le score du MoDem de juin 2009 à celui de l’AEI, soit 11,33 %. Pascal Monier perd donc près de 7 points. Le plus embêtant pour le MoDem, c’est qu’il se retrouve marginalisé, loin de toutes les convoitises de certains socialistes. Car même après son échec des européennes, ceux-là voyaient bien qu’un MoDem à 8 % restait essentiel à la construction d’une majorité face à l’UMP. Là, à 4 %, comme de nombreux éditorialistes l’ont dit, le parti de François Bayrou est menacé d’inutilité politique. Du coup, et bien chez les démocrates, on perd un peu son sang froid, il suffit, pour s’en persuader, d’aller lire quelques billets sur la blogosphère orange, comme sur le blog deux-sévrien, Orange sanguine. Dans notre région, il sera intéressant de voir quelle sera la suite. Car les démocrates auront bien des élus, 3 au sein du nouveau conseil régional en cas de victoire de la présidente sortante. Ils pourraient être bien utiles dans un MoDem en perdition. Même à Poitiers, où le parti avait percé lors des municipales de 2008, il n’y a pas eu de sursaut. C’est dans le nord de la Vienne que le MoDem arrive tout juste à respirer avec parfois plus de 10 %.</p>
<p><strong>Que veut dire la donne résistance du Front National dans notre région, à 7,7 % des voix ?</strong></p>
<p>Les 7 ou 8 % que donnaient les sondages dans notre région au FN étaient surprenant car très proche de la moyenne national que ces même sondages donnaient au parti des Le Pen. Avec une extrême-droite à 12 % au niveau national contre 7 % dans notre région, la surprise est déjà moins grande. Le Front National réalise l’un de ses plus mauvais scores chez nous, sans pour autant qu’on l’on puisse dire qu’il est totalement mauvais car il illustre une remontée du parti après des législatives et des européennes calamiteuses. Néanmoins, cela ne lui permettra pas d’avoir des élus, il perd donc, pour la première fois de son histoire, sa représentation au sein du conseil régional. Dominique Breillat le notait dès dimanche soir sur le plateau de France 3 Poitou-Charentes, l’électorat du Front National a changé. Il est devenu, plus qu’avant, rural. Il dépasse les 10 % dans les cantons du nord-Vienne de Loudun, Moncontour, Les Trois-Moutiers et obtient même 12 % à Lencloître. Pareil pour les cantons très ruraux du sud de la Charente-Maritime (Cozes, Montguyon, Mirambeau, Saint-Porchaire, Montlieu-la-Garde). On trouve quelques exceptions à cette règle dans les régions urbaines de Royan-Marennes-Oléron en Charente-Maritime et de Châtellerault dans la Vienne.</p>
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		<title>En direct, le fil de la journée du 1er tour.</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 07:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inclassables]]></category>
		<category><![CDATA[live-tweet]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charentes]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

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		<description><![CDATA[Suivez ici, en direct, cette journée du premier tour de l’élection régionale en Poitou-Charentes. Dès 20.00, retrouvez l’estimation TNS Sofrès-Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde pour notre région sur LRpol.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/bulletin.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1147" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/bulletin.jpg"><img class="size-medium wp-image-1147" title="Bulletin" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/bulletin-300x200.jpg" alt="(photo : DR)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">(photo : DR)</p></div>
<p>Suivez ici, en direct, cette journée du premier tour de la Vème élection régionale en Poitou-Charentes. Au cours de cette journée de vote, nous seront à La Rochelle et à Poitiers, sur le plateau de France 3 Poitou-Charentes pour vous faire vivre, au plus près, ce grand rendez-vous démocratique. Grace à cette page et à Twitter (@lrpol), suivez la time-line de la journée et participez au débat.</p>
<h1>La time-line de la journée :</h1>
<p>-<strong>8 .00</strong> : Ça y est, les bureaux de vote sont ouverts partout en France métropolitaine. En Poitou-Charentes, ils fermeront tous à 18.00, que vous soyez électeur à La Rochelle ou Pouzioux-La Jarrie !</p>
<p>-<strong>10.15</strong> : Passage au bureau 14 de La Rochelle (Mireuil, Parc Kennedy) pour mon propre vote. Cela commence à se bousculer au portillon. 10 % de participation à cette heure là, pour un bureau populaire, en toute objectivité, c&#8217;est un bon chiffre. Il y avait eu 55 % de participation dans ce bureau au premier tour en 2004. J&#8217;ai croisé ma voisine qui faisait des battons &laquo;&nbsp;on commence par là&nbsp;&raquo; me dit-elle.</p>
<p>-<strong>10.30</strong> : Passage à la salle Emile Combe, dans le quartier de La Genette, traditionnellement le plus à droite et le plus civique, je dois y voter pour un ami. La participation varie entre 10 et 15 % selon le bureau (il y en a quatre), ce qui n&#8217;est pas extraordinaire. En 2004, au premier tour, près de 70 % des électeurs du quartier s&#8217;étaient déplacés. Dominique Morvant, la leader de l&#8217;UMP rochelaise, fait le garde et discute avec les électeurs du coin. Ce n&#8217;est pas la mine des grands jours.</p>
<p>-<strong>12.26</strong> : Le ministère de l&#8217;intérieur indique que le taux de participation national a 12.00 était de 16,07 % soit deux points et demi de moins qu&#8217;il a 6 ans.</p>
<p>-<strong>13.09</strong> : Le taux de participation à la mi-journée en Poitou-Charentes était de trois points supérieur à celui de 2004 à la même heure. Pas de chiffres plus précis.</p>
<p>-<strong>14.34</strong> : Ségolène Royal, présidente de région sortante et tête de socialiste pour la régionale assiste au match de rugby de ProD2 entre La Rochelle et Grenoble.</p>
<p>-<strong>17.30</strong> : 46 % de participation en Poitou-Charentes.</p>
<p>-<strong>18.08</strong> : Estimation TNS Sofrès-Logica de l&#8217;abstention donne 52,5 %.</p>
<p><em>Très bientôt :</em></p>
<p><em>-20.00 : estimation TNS Sofrès-Logica pour la région Poitou-Charentes.</em></p>
<p><em>-20.10/21.30 : premier décrochage régional sur France 3 Poitou-Charentes, avec LRpol.</em></p>
<p><em>-22.30/23.15 : second décrochage régional sur France 3 Poitou-Charentes, avec LRpol.</em></p>
<p><strong>Les photos de la journée :</strong></p>
<p><em><a href="http://twitpic.com/photos/lrpol">http://twitpic.com/photos/lrpol</a></em></p>
<p><strong>Le direct sur Twitter :</strong></p>
<p>Utilisez le hashtag (mot-clef) «#F3Poitiers » pour participer au débat en direct sur France 3 Poitou-Charentes, via Twitter.</p>
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// ]]&gt;</script></p>
<h2>Le direct sur France Télévisions :</h2>
<p><a href="http://video-direct.france2.fr/player.php?id=738" target="_blank">La soirée électorale de France 2.</a> (de 19.30 à 21.30)</p>
<p><a href="http://video-direct.france3.fr/player.php?id=746" target="_blank">La soirée électorale de France 3 national.</a> (de 19.30 à 20.10, de 21.30 à 22.30 et de 23.15 à 0.00)</p>
<p><a href="http://video-direct.france3.fr/player.php?id=755" target="_blank">La soirée électorale de France 3 Poitou-Charentes.</a> (de 20.10 à 21.30 et de 22.30 à 23.15)</p>
<h2>Les résultats :</h2>
<p><a href="http://www.elections.ville-larochelle.fr/regionales2010/bureaux/" target="_blank">Le site élection de la ville de La Rochelle (résultats bureaux pas bureaux).</a></p>
<p><a href="http://elections.interieur.gouv.fr/" target="_blank">Le site du ministère de l’Intérieur (résultats communes par communes).</a></p>
<h2>Comparez :</h2>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/resultats-electoraux/regionales-2004/" target="_blank">Les résultats des régionales de 2004 à La Rochelle et en Charente-Maritime.</a></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/resultats-electoraux/europeennes-2009/" target="_blank">Les résultats des européennes de 2009 à La Rochelle et en Charente-Maritime.</a></p>
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		<title>LRpol dans les soirées électorales de France 3 Poitou-Charentes.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 21:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inclassables]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Ringuedé]]></category>
		<category><![CDATA[France 3 Poitou-Charentes]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Vilain]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles de LRpol]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Garrat]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charentes]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[Demain soir et dimanche prochain, France 3 Poitou-Charentes propose deux soirées électorales pour suivre les résultats de la régionale 2010 dans la région. LRpol en sera.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/fr3reg.png"><img class="alignright size-full wp-image-1155" title="France 3 Régionales 2010" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/fr3reg.png" alt="" width="392" height="257" /></a><em><strong>Demain soir et dimanche prochain, France 3 Poitou-Charentes propose deux soirées électorales pour suivre les résultats de la régionale 2010 dans la région. LRpol en sera.</strong></em></p>
<p>Lors des deux soirs des deux journées de scrutin pour les régionales, Florian Ringuedé et Jérôme Vilain présenteront les soirées électorale de France 3 Poitou-Charentes. Florian Ringuedé sera en plateau entouré de Sophie Goux, pour les résultats détaillés, de Dominique Breillat, politologue, pour les analyses et commentaires et de Pierre Garrat, créateur de LRpol.fr, pour les réactions sur internet. Jérôme Vilain sera, quant à lui, entouré des principales personnalités politiques régionales en direct du TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers). Les journalistes de France 3 seront présents un peu partout dans la région avec notamment quatre points de direct à La Rochelle, Poitiers, Niort et Angoulême.</p>
<p>Pendant les deux soirées, vous pourrez intervenir via Twitter. Grace au hastag « #F3Poitiers », participez au débat, posez des questions aux invités. Je me ferais votre porte-parole pendant la soirée.</p>
<p>Rendez-vous à 20.10 puis et à 22.30 pour les deux décrochages régionaux de la soirée.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Faites vos jeux, rien ne va plus.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2010/03/13/faites-vos-jeux-rien-ne-va-plus/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 13:37:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Coutant]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Gisèle Jean]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie]]></category>
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		<category><![CDATA[Régionales 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>
		<category><![CDATA[Verts]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur les débris de cette campagne du premier tour de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il est temps de faire un bilan des différentes campagnes et aussi de faires quelques pronostics sur les résultats de dimanche soir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120-768x1024.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1121" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120.jpg"><img class="size-medium wp-image-1121" title="La fin du meeting de Poitiers de Ségolène Royal." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120-225x300.jpg" alt="La salle Lawson-Body, à Poitiers, jeudi soir après la fin du meeting de Ségolène Royal. (photo : Pierre Garrat)" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La salle Lawson-Body, à Poitiers, jeudi soir après la fin du meeting de Ségolène Royal. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p><em><strong>Sur les débris de cette campagne du premier tour de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il est temps de faire un bilan des différentes campagnes et aussi de faires quelques pronostics sur les résultats de dimanche soir.</strong></em></p>
<h2>Ségolène Royal ou de l’art de se compliquer les campagnes faciles.</h2>
<p>La présidente de région sortante aurait pu avoir une campagne d’une facilité extrême. Mais non. Elle pense sans doute qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire et c’est, bien entendue, son objectif. La candidate socialiste s’est elle-même mis trois gros bâtons dans les roues. La première &laquo;&nbsp;erreur&nbsp;&raquo; a été de concocter des listes déséquilibrées géographiquement et politiquement. Au PS de Charente-Maritime, on se serait bien passé de la meurtrière polémique du mois de novembre entre Olivier Falorni et Denis Leroy. De cela, au sein des socialistes rochelais, il en sera encore question pendant quelques mois voire quelques années car, en arrière-fond, il y a les prochaines municipales et elles ne sont &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; dans quatre ans. La seconde, c’est l’invitation du MoDem sur la liste. Bien sur, politiquement c’est un bon coup en vue de 2012 mais localement, c’est mal passé. Résultat, de nouveaux problèmes sont apparus au sein du PS (parfois avec les mêmes protagonistes), certains sont même partis au Front de Gauche et surtout, cela complique extraordinairement les fusions d’entre deux tours avec ce même Front de Gauche mais sans doute aussi avec Europe Ecologie. Et on arrive justement à la troisième erreur de Ségolène Royal, avoir pris des membres des Verts sur sa liste. Encore une fois, c’est vrai, il s’agit d’un joli coup politique et il montre qu’elle sait rassembler. Elle avait besoin de le faire. Cela n’en est pas moins, à mon sens, une erreur et peut-être même une faute politique grave si jamais la question des &laquo;&nbsp;ex-Verts&nbsp;&raquo; venait à créer les conditions d’un maintien de la liste Europe Ecologie au second tour, et on n’en est pas loin.</p>
<p>Néanmoins, on ne peut pas reprocher à la majorité sortante (enfin, ce qu’il en reste jusqu’aux résultats du premier tour) de s’être reposé sur ses lauriers pendant la campagne. Le PS a mené une campagne tambour bâtant, &laquo;&nbsp;à la rochelaise&nbsp;&raquo; pourrait-on dire. C&#8217;est-à-dire avec énormément de réunions jusqu’à en étouffer l’adversaire. Certains militants finissent cette campagne littéralement sur les rotules.</p>
<h2>Dominique Bussereau ou la campagne sans prise de risque.</h2>
<p>Il s’autoproclame, en privé, le &laquo;&nbsp;malgré-nous&nbsp;&raquo; de ces régionales. C’est dire l’enthousiasme dans lequel il est parti dans cette campagne. On s’en est suffisamment fait l’écho ici. Celui qui est président du conseil général de la Charente-Maritime et secrétaire d’Etat aux transports n’est en fait jamais sorti de ses deux rôles. C’était notamment marquant lors du duel organisé par France 3 Poitou-Charentes fin février. Le thème sur lequel il a été le plus à l’aise fut celui des transports et ses propositions étaient souvent des transpositions de politiques départementales déjà appliquées en Charente-Maritime. Il a voulu une campagne à minima et il l’à eu. Il y a eu des réunions publiques, c’est vrai, mais souvent dans des communes &laquo;&nbsp;sans risque&nbsp;&raquo;. Quand il s’agissait de faire campagne dans l’agglomération rochelaise, on allait faire meeting à Lagord, l’un des derniers bastions de la majorité présidentielle dans la zone. Et puis, bien sur, le passage de la tempête Xynthia sur son département n’a rien arrangé et l’à poussé à quasiment annulé son avant-dernière semaine de campagne avant de la reprendre, timidement, ces derniers jours.</p>
<p>Lui non plus n’a pas été épargné par les problèmes de compositions de listes. C’est vrai, cela n’a pas atteint, et de très loin, les proportions médiatiques de la polémique au sein du PS 17. Il faut tout de même noter les critiques, notamment du maire UMP de Chauvigny, dans la Vienne, d’abord pressenti pour être candidat et qui a finalement décliné l’offre. Il reproche à la majorité présidentielle d’avoir fait la part belle aux &laquo;&nbsp;fils et filles de&nbsp;&raquo;. Et c’est vrai que les listes de l’UMP ont un petit côté &laquo;&nbsp;princes et princesses&nbsp;&raquo; avec au moins trois enfants de personnalités de la droite locale. Enfin, deux dérapages ont émaillé la campagne de l’UMP, le premier avec la tête de liste elle-même (sur les harkis sur Europe 1) et le second avec Jean-François Douard qui avait qualifié, lors d’un meeting dans sa ville, Lagord, la gestion de la région par Ségolène Royal de &laquo;&nbsp;dictatoriale&nbsp;&raquo;, allant même jusqu’à la comparaison avec l’Allemagne nazi. Le truculent maire divers droite de cette commune de la banlieue rochelaise est connu pour son vocabulaire politique un peu daté. En 2008, après avoir perdu son siège de conseiller général de La Rochelle-9 aux profits du PS, il avait stigmatisé la victoire des &laquo;&nbsp;socialo-bolchéviques&nbsp;&raquo;.</p>
<h2>Françoise Coutant ou la vague européenne.</h2>
<p>Il faut reconnaitre à Europe Ecologie son originalité bienvenue dans la tenue des campagnes électorales. C’était déjà le cas lors des européennes, avec le succès que l’ont sait, ils sont resté sur la même lancée pour ces régionales. Cela réside dans des réunions thématiques disséminées sur tout le territoire. Néanmoins, on a parfois le sentiment qu’il s’agit d’enjeux bien extérieur à ceux de la région. Attention à l’éparpillement : on a suffisamment dit après les européennes que les électeurs avaient donné une prime à ceux qui avaient parlé d’Europe.</p>
<p>Avant même les résultats du premier tour, on peut sans doute dire que la campagne est réussie car Françoise Coutant à réussi à mettre Europe Ecologie constamment au centre des enjeux, que le débat soit programmatique ou strictement politicien. D’ailleurs, après le meeting national de La Rochelle, qui a pour le moins fait le buzz, où Cécile Duflot annonçait qu’il pourrait très bien y avoir une triangulaire en Poitou-Charentes au second tour, on a bien cru que la campagne allait se focaliser sur le duel à gauche. La tempête Xynthia en a décidé autrement. Mais il ne faut pas s’y tromper, le succès des écologistes résidera dans une plus grande place au sein du nouveau conseil régional. Serge Morin, tête de liste dans les Deux-Sèvres, le disait l’été dernier lors des journées d’été des Verts à Nîmes : « réussir les régionales, c’est avoir plus d’élus que dans la précédente assemblée ».</p>
<h2>Gisèle Jean ou la stratégie de la nationalisation (dans tout les sens su terme).</h2>
<p>Les trois sondages qui ont rythmé la campagne picto-charentaise donnent la liste du Front de Gauche entre 5,0 et 5,5 % des voix. Si cela venait à se confirmer, ce serait un succès pour le Parti Communiste (enfin, sauf pour celui de Charente-Maritime) et ses partenaires de coalition. Ce qui a marché, ce n’est pas la candidature de Gisèle Jean, à mon humble avis la moins convaincante, notamment lors du premier débat organisé par France 3 Poitou-Charentes. La bonne stratégie semble avoir été celle de la nationalisation du scrutin et le Front de Gauche en général, pas seulement en Poitou-Charentes, semble en profiter si on en croit les sondages. Néanmoins, s’il n’y avait pas fusion, les communistes disparaitraient du conseil régional pour la première fois de son histoire. Les bons scores ne remplacent pas la présence dans les institutions.</p>
<h2>Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie ou la campagne à l’économie.</h2>
<p>C’est le site rochelais Ubacto qui le notait il y a quelques jours : le Front National n’a tout simplement pas fait campagne en Poitou-Charentes. Pourtant, il est donné à 7,0 ou 8,0 % dans les sondages, un niveau étrangement élevé alors que nationalement, le FN est donné à 8,0 ou 9,0 %. Pour mémoire, en 2004, le parti de Jean-Marie Le Pen faisait 16,0 % au niveau national et seulement 10,5 % en Poitou-Charentes.</p>
<h2>Pascal Monier ou la vie après Alexis Blanc.</h2>
<p>Si on a beaucoup parlé du MoDem en début de campagne, c’est surtout grâce à Alexis Blanc, chef du parti en Charente-Maritime et candidat sur la liste…Royal. Visiblement, le Mouvement Démocrate a eu beaucoup de mal à se remettre des très fortes tensions internes qu’il a connu en décembre et janvier. Les militants tentent de se rassurer avec l’alliance avec Génération Ecologie et se raccrochent aux 4 % que la liste d’Eva Roy avait enregistrés dans notre région aux européennes. Si on en croit les sondages, cela n’a pas tellement pris et &laquo;&nbsp;l’effet GE&nbsp;&raquo; se fait encore attendre. Peut-être arrivera-t-il dimanche, c’est de toute façon le seul résultat qui compte. Paradoxalement, Pascal Monier est sans doute l’une des personnalités qui s’est révélée pendant la campagne et je l’ai, personnellement, trouvé particulièrement percutant et à l’aise lors du débat sur France 3 Poitou-Charentes. Si le parti de François Bayrou ne se casse pas définitivement la figure dimanche, on pourrait réentendre parler de cet homme.</p>
<h2>L’extrême-gauche ou…ou quoi ?</h2>
<p>Que dire de l’extrême-gauche dans cette campagne ? Finalement, c’est bien Ségolène Royal qui l’empêchent de jouer un rôle qui aurait pu, potentiellement, être dévastateur. Si elle n’avait pas invité sur la liste des membres du MoDem, la liste commune Front de Gauche-NPA se serait peut-être constituée et aurait pu frôler les 10 % et ainsi réclamer sa place sur la liste Royal au second tour. Cela ne s’est pas fait, en partie pour cette raison. En tout cas, et c’est un constat qui est fait un peu partout en France, l’enfermement du NPA ne devrait pas lui réussir et le cavalier solitaire de Lutte Ouvrière non plus.</p>
<h2>Mes pronostiques.</h2>
<p>Evidement, je suis très influencé par les sondages que nous avons eus pendant la campagne. Néanmoins, des choses ont changé pendant la dernière partie de campagne, notamment avec le passage de Xynthia, qui, à mon avis, peut favoriser surtout les deux principaux candidats, qui ont été en première ligne, et marginaliser encore plus les autres listes. Je mets donc en tête Ségolène Royal avec autour de 35,0 %. Dominique Bussereau devrait être en mesure de dépasser les 30,0 %, alors que les trois sondages le donne à 29,0 %. Il sera même sans doute devant la présidente sortante en Charente-Maritime, où il fera le plein. En toute honnêteté, avant les sondages, je donnais les deux candidats à égalisé autour de 35 %. La liste Europe Ecologie pourrait, elle aussi, profiter de la tempête, mais dans une moindre mesure peut-être. François Coutant devrait accrocher les 15 %. Derrière, je ne pourrais pas m’expliquer que le Front National soit au dessus de 6 %. Le MoDem, lui aussi, aura beaucoup de difficultés à dépasser cette barre. Je ne vois pas le Front de Gauche au dessus les 5,0 % et le total de l’extrême-gauche (LO+NPA) ne devrait pas dépasser le total de 2004, soit un peu plus de 4,0 %.</p>
<p>Vous aussi, n&#8217;hésitez pas à faire vos pronos dans les commentaires !</p>
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		<title>L&#8217;envolée de la gauche.</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 09:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lors de l’élection régionale de 2004, la gauche a frappé un grand coup dans la région Poitou-Charentes et à littéralement écrasé la concurrence dans ses bastions traditionnels, notamment à La Rochelle. Lors du second tour, Ségolène Royal a réalisé l’un des meilleurs scores de l’histoire de la gauche dans la ville. Analyse du scrutin dans la préfecture de la Charente-Maritime.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1098" class="wp-caption alignright" style="width: 338px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/Garuche-Droite-reg04LR.png"><img class="size-full wp-image-1098" title="Graphique gauche-droite (Régionales 04 LR)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/Garuche-Droite-reg04LR.png" alt="Les scores des blocs de gauche et de droite à La Rochelle lors du premier tour de la régionale de 2004." width="328" height="293" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores des blocs de gauche et de droite à La Rochelle lors du premier tour de la régionale de 2004.</p></div>
<p><em><strong>Lors de l’élection régionale de 2004, la gauche a frappé un grand coup dans la région Poitou-Charentes et à littéralement écrasé la concurrence dans ses bastions traditionnels, notamment à La Rochelle. Lors du second tour, Ségolène Royal a réalisé l’un des meilleurs scores de l’histoire de la gauche dans la ville. Analyse du scrutin dans la préfecture de la Charente-Maritime.</strong></em></p>
<h2>L&#8217;envolée du premier tour.</h2>
<p>Après des élections régionales de 1992 et 1998 assez difficiles pour la majorité municipale, 2004 a été l’occasion pour la gauche de creuser l’écart. Avec 54,54 % dès le premier tour, la liste de Ségolène Royal (PS-PCF-Verts-PRG) était largement au dessus de son score régional (46 %) et en progrès par rapport au résultat de la liste de Philippe Marchand en 1998 (52,22 %). La gauche était renforcée, lors de ce premier tour, par la liste LO-LCR, absente six ans au paravent. Mais La Rochelle n’est pas une ville qui donne beaucoup de voix aux extrêmes et Claude Quémar, la tête de liste, n’a pas vraiment percé avec 4,51 %, soit un score quasi-identique à moyenne régionale. Au total, les gauches, dans leur ensemble, ont capitalisées lors de ce premier tour de scrutin 59,06 % des voix, 9 points de plus qu’au niveau régional et près de 7 points de mieux qu’en 1998.</p>
<p>La droite, à l’inverse, perd ces même 7 points avec 40,94 %. Dans le détail, la liste UMP-UDF d’Elisabeth Morin n’a pas dépassé les 30 % avec seulement 29,9 %. C’est un peu moins que le score régional (32,93 %) et que le score de Françoise Clerc en 1998 (33,82 %). Le Front National, lui, passe sous la barre les 10 points, avec 8,41 %, soit deux de moins par rapport au précédent scrutin régional et au score de Jean-Romé Charbonneau lors de ce premier tour au niveau régional. Enfin, la liste CPNT, de Gérard Fontenay perd un demi-point avec 2,63 %. C’est presque trois fois moins que la moyenne régionale. Il faut dire que les chasseurs font des scores très impressionnants dans les campagnes de Charente-Maritime.</p>
<p>Enfin, au sujet de l’abstention, le premier tour des élections régionales a été l’occasion d’un bond de la participation sur tout le territoire. A La Rochelle, la tendance est largement accentuée avec un taux d’abstention qui est passé de 47,60 % en 1998 à 40,35 %. Un taux plutôt bon dans cette ville où l’abstention est souvent plus forte que la moyenne. Néanmoins, on est bien au dessus du taux national et même régional, le Poitou-Charentes étant, au contraire, en moyenne plus civique que le reste du pays. Un demi-point de plus pour les bulletins blancs et nuls à 2,22 %.</p>
<p>D’un point de vue territorial, la liste Royal arrive en tête dans 48 des 52 bureaux de vote de la commune dont 40 avec la majorité absolue des suffrages. Le maximum, 67,54 %, est atteint dans le bureau 36 de &laquo;&nbsp;Lavoisier – 14-juillet&nbsp;&raquo;, à Villeneuve. Le minimum, à La Genette, dans &laquo;&nbsp;Coligny&nbsp;&raquo; (bureau 24) avec 32,69 %, ce qui n’est pas un mauvais score pour l’ex-gauche plurielle dans ce bureau régulièrement le plus à droite de la ville. La liste de l’UMP menée par Elisabeth Morin n’arrive en tête que dans 4 bureaux, tous à La Genette : &laquo;&nbsp;Eglise de La Genette&nbsp;&raquo; (21), &laquo;&nbsp;Le Mail&nbsp;&raquo; (22), &laquo;&nbsp;Sécurité-Sociale&nbsp;&raquo; (23) et &laquo;&nbsp;Coligny&nbsp;&raquo; (24). Dans ces trois derniers bureaux, elle remporte même plus de 50 % des voix. C’est néanmoins à Coligny que le maximum est atteint, avec 58,74 %. Non loin de là, à Port-Neuf, à moins de 800 mètres, on trouve le bureau minimum de l’UMP avec les 12,2 % que lui accorde les électeurs du 6<sup>ème</sup> bureau, la Place du marché du quartier. Notons qu’il y a tout de même 12 bureaux où la principale liste de droite ne voit pas le jour, sous les 20 %. La carte du FN ressemble à celle de la gauche, les meilleurs scores sont faits dans les quartiers populaires. Dans &laquo;&nbsp;Parc Kennedy&nbsp;&raquo; (14), à Mireuil, la liste de Jean-Romé Charbonneau pointe à 16,31 % tandis que dans &laquo;&nbsp;Sécurité-Sociale&nbsp;&raquo; (23), à La Genette, le FN ne recueille que 3,55 % des voix. Carte là aussi presque semblable pour la liste LO-LCR : dans le bureau 9, &laquo;&nbsp;Château de Laleu&nbsp;&raquo;, l’extrême gauche perce à 8,33 %. Loin des 1,18 % accordés par les électeurs de &laquo;&nbsp;Sécurité-Sociale&nbsp;&raquo; (23). Enfin, et c’est là bien plus surprenant, la liste CPNT réalise, elle aussi, ses meilleurs scores dans les quartiers les plus défavorisés. La pointe est atteinte dans &laquo;&nbsp;Bongraine&nbsp;&raquo; (39) avec pas moins de 7,89 %, et c’est à La Genette qu’on est le moins enclin à défendre la ruralité et/ou que l’on chasse le moins. Dans &laquo;&nbsp;Parc Charruyer – Piscine&nbsp;&raquo; (27), Gérard Fontenay, la tête de liste, ne rassemble que 0,58 % des électeurs qui se sont déplacés.</p>
<p>Dans les blocs, la gauche, c&#8217;est-à-dire les listes LO-LCR et PS-PCF-Verts-PRG, atteint son maximum à &laquo;&nbsp;Lavoisier – 14-juillet&nbsp;&raquo; (36) avec 72,46 % des voix. Symétriquement, c’est là que la droite atteint son plus bas (27,54 %). A l’inverse, la droite caracole en tête dans &laquo;&nbsp;Coligny&nbsp;&raquo; (24) avec 65,05 %, les listes de gauche n’obtenant que 34,95 %.</p>
<h2>Mobilisation pour un score historique de la gauche au second tour.</h2>
<p>Au second tour, la liste de Ségolène Royal l’emporte largement avec 61,44 %. Elle relègue loin la liste UMP de la présidente sortante qui décolle à peine par rapport à son score du premier tour avec 31,63 %. Enfin le Front National arrive bon dernier avec 6,93 %. La petite surprise c’est que la liste de gauche ne connait pas un bon aussi fort par rapport à son score de premier tour que partout en France et précisément en Poitou-Charentes. Entre les deux tours, par rapport au total de toutes les listes de gauche, Ségolène Royal ne gagne que 2,38 points, comme si elle avait fait le plein dès le premier tour (la gauche gagne 5 points au plan national et régional). Il n’y a que six bureaux où la gauche baisse, au maximum de 1,03 point. Ce petit gain, à mettre sur le compte de la plus forte mobilisation (l’abstention passe de 40,35 % à 36,89 % entre le premier et le second tour), permet néanmoins à la gauche de réaliser l’un de ses tout meilleurs scores historiques dans la ville. La liste d’Elisabeth Morin, en voix, n’engrange que les pertes du FN (il perd 1,48 point) et celles, esseulées, de la liste CPNT.</p>
<p>Géographiquement, la gauche, uniquement représentée par la liste Royal lors de ce second tour, obtient toujours son meilleur score à &laquo;&nbsp;Lavoisier – 14-juillet&nbsp;&raquo; (36) avec cette fois-ci 76,96 %. Les deux droites n’obtiennent que 23,04 %. Le meilleurs score de ces deux listes est acquis, là aussi toujours, dans &laquo;&nbsp;Coligny&nbsp;&raquo; (24) avec 63,66 %, soit près d’un point et demi de moins qu’au premier tour. Dans le détail du bloc de droite, la liste de l’UMP réalise son meilleur résultat dans ce même bureau, s’octroyant la part du lion dans les voix de droite avec 59,39 %. A l’inverse, la liste de la majorité touchait le fond avec moins de 15 % (14,93 %) dans &laquo;&nbsp;Collège Fabre-d’Eglantine&nbsp;&raquo; (50). La liste du Front National connaissait un pic à 14,71 % des suffrages dans le bureau 52 &laquo;&nbsp;Bibliothèque de Laleu&nbsp;&raquo;. Le moins bon score était enregistré au cœur du centre-ville, à &laquo;&nbsp;Place du marché – Porte-Royale&nbsp;&raquo; (33) avec 3,58 %. Quand on prend les trois listes en course, la liste de gauche arrivait en tête dans 48 bureaux contre 4 à la liste UMP. Quand on prend les deux blocs, c&#8217;est-à-dire que l’on additionne les résultats du FN et de la droite parlementaire, les droites arrivent en tête dans un bureau de plus, aux dépends de la gauche. Il s’agit des 4 bureaux du quartier de La Genette et d&#8217;un du centre-ville &laquo;&nbsp;Vieux-port ouest&nbsp;&raquo; (25).</p>
<p>Retrouvez les tableaux de résultats et les cartes<a href="http://www.lrpol.fr/resultats-electoraux/regionales-2004/" target="_blank"> ici</a>.</p>
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