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	<title>LRpol.fr &#187; NPA</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
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		<title>A Montlieu-la-Garde, la revanche du chef-lieu ?</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 10:55:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis près de 45 ans, le canton est détenu par le maire de la commune de Chevanceaux, toujours à droite. Pourtant, cela fait longtemps que ce canton est disputé entre droite et gauche lors de toutes les élections. Cette année pourrait voir la revanche du chef-lieu et de la gauche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1817" class="wp-caption alignright" style="width: 437px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/montlieu-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1817 " title="Thierry Jullien (PS) et Jean-Michel Rapiteau (UMP) à Montlieu-la-Garde." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/montlieu-face-a-face.png" alt="Thierry Jullien (PS) et Jean-Michel Rapiteau (UMP), les deux candidats qui devraient s'affronter au second tour à Montlieu-la-Garde. (photos : DR et Marie-Laure Gobin)" width="427" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Thierry Jullien (PS) et Jean-Michel Rapiteau (UMP), les deux candidats qui devraient s&#39;affronter au second tour à Montlieu-la-Garde. (photos : DR et Marie-Laure Gobin)</p></div>
<p><em><strong>Depuis près de 45 ans, le canton est détenu par le maire de la commune de Chevanceaux, toujours à droite. Pourtant, cela fait longtemps que ce canton est disputé entre droite et gauche lors de toutes les élections. Cette année pourrait voir la revanche du chef-lieu et de la gauche.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-montlieu-la-garde/" target="_blank">Canton de Montlieu-la-Garde : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #008000;">canton cible gagnable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 1<sup>er</sup> (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Une figure plane sur ce canton de l’extrême sud du département : Louis Joanne. Maire de Chevanceaux dès 1965, il est élu conseiller général du canton de Montlieu-la-Garde en 1967 (à moins que cela ne soit dès 1965 aussi, lors d’une partielle dont nous n’avons pas encore trouvé les résultats). Rien n’arrête ce « Républicain indépendant », du nom du parti parti de Valéry Giscard d’Estaing à l’époque, dans son ascension politique. Dès 1968, alors que Charles De Gaulle dissout l’assemblée après les « événements de mai », il est candidats à l’élection législative dans la quatrième circonscription qui comprenait à l’époque toute la Haute-Saintonge, comme aujourd’hui, mais aussi la Saintonge romane et l’agglomération de Saintes. Il est élu en faisant basculer ce siège radical grâce à la vague bleu qui passe sur la France en ce mois de juin 1968. Il est réélu facilement au second tour en 1973, il faut dire qu’il ne trouvait face à lui qu’un candidat communiste. En 1978, tout le monde s’attend à une victoire de la gauche au plan national et ce siège est donc clef. Pourtant, au premier tour, le ballotage est plutôt favorable à Louis Joanne. Au second tour, il est finalement battu par le socialiste Philippe Marchand. C’est la fin de la carrière nationale du conseiller général de Montlieu-la-Garde. Ce mandat, il le conserve jusqu’en 1998, deux ans après avoir laissé la mairie de Chevanceaux. A ces deux postes, son successeur est le même, Gilbert Festal. La division de la gauche lui permet une élection au second plus large que ne le laissait paraitre le rapport gauches-droites du premier tour. En 2004, à l’inverse, les gauches sont en recul au premier tour, pourtant au second, Gilbert Festal ne l’emporte que pour 110 voix, devant Thierry Jullien, le candidat socialiste.</p>
<h2>Un retour du vieux fond radical du sud ?</h2>
<p>Ce canton a donc un élu de droite depuis près de 45 ans, pourtant, il n’est pas aussi monolithique lors des autres scrutins. Des années 1970 à l’alternance de 1981, le canton est même nettement orienté vers les gauches. Dans la décennie suivante, les scrutins sont plus disputés.  D’ailleurs la courbe moyenne des droites ne passe devant celle des gauches qu’à la fin de la décennie 1980. Car dès 1989, les droites prennent un net avantage sur des gauches qui s’effondrent. Elles remontent très vigoureusement jusqu’à la législative de 1997, sans pour autant l’emporter, pour un petit point. Cela ne dure pas et au tournant du siècle elles retournent autour des 40 % des voix, ce qui n’est pas mauvais pour la Charente-Maritime, surtout dans cette zone. En attendant, les droites touchent leur plus haut à la législative de 2002, avec près de 62 % des voix. Elles perdent près de 20 points, jusqu’en 2010. 2010 qui marquent la première victoire des gauches dans le canton depuis 1988. Et quelle victoire : 12 points d’avance, après l’avoir raté de peu, d’un point une nouvelle fois, lors de l’européenne de 2009. Car les choses ont bougé à gauche dans le canton : Thierry Jullien, défait de peu lors du second tour de la cantonale de 2004, est devenu maire du chef-lieu de canton, plus grosse commune de celui-ci.</p>
<h2>Une fenêtre de tir pour la gauche.</h2>
<p>Forcément, cette place de maire aide, surtout, comme on vient de l’expliquer, dans un canton où les gauches partent de beaucoup moins loin qu’à Saint-Pierre-d’Oléron ou Marennes où la situation locale est comparable. Avantage à Thierry Jullien alors, surtout que le sortant, Gilbert Festal, a décidé de ne pas se représenter. Cela justifie sa position de canton le plus vulnérable de la droite. Mais attention, la droite ne s’avoue évidemment pas vaincue et contrairement à Marennes, ce n’est pas la panique. La « majorité départementale » est unie, derrière Jean-Michel Rapiteau. Il est maire d’Orignolles depuis 1995, qui ne représente que 9 % de la population du canton, mais cela lui offre une place, importante, de vice-président de la communauté de commune de Haute-Saintonge, présidée par Claude Belot. Et puis, il y a une vraie opposition de style entre les deux principaux candidats : Thierry Jullien est professeur des écoles et Jean-Michel Rapiteau est entrepreneur. En tout cas, une chose est certaine, l’élu ne sera pas de Chevanceaux, comme avec Festal et Joanne. A côté d’eux, on trouve d’autres candidats mais ils semblent destinés à faire la figuration : Marie-France Moquet pour le PCF et le Front de Gauche, Lino Piva pour le NPA, c’est d’ailleurs le seul candidat du parti lors de ces cantonales, et Jacques Raimond pour le Front National.</p>
<p>Nous pensons que, pour la première fois depuis longtemps ici, les conditions sont réunies pour le basculement du canton à gauche. C’est pour cela que, d’après nous, cette élection pourrait être pour la gauche, et le chef-lieu, une sorte de « revanche » sur la droite et Chevanceaux.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Thierry Jullien (PS-PRG) – BASCULEMENT A GAUCHE</span>.</strong></p>
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		<title>Faites vos jeux, rien ne va plus.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 13:37:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur les débris de cette campagne du premier tour de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il est temps de faire un bilan des différentes campagnes et aussi de faires quelques pronostics sur les résultats de dimanche soir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120-768x1024.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1121" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120.jpg"><img class="size-medium wp-image-1121" title="La fin du meeting de Poitiers de Ségolène Royal." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120-225x300.jpg" alt="La salle Lawson-Body, à Poitiers, jeudi soir après la fin du meeting de Ségolène Royal. (photo : Pierre Garrat)" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La salle Lawson-Body, à Poitiers, jeudi soir après la fin du meeting de Ségolène Royal. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p><em><strong>Sur les débris de cette campagne du premier tour de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il est temps de faire un bilan des différentes campagnes et aussi de faires quelques pronostics sur les résultats de dimanche soir.</strong></em></p>
<h2>Ségolène Royal ou de l’art de se compliquer les campagnes faciles.</h2>
<p>La présidente de région sortante aurait pu avoir une campagne d’une facilité extrême. Mais non. Elle pense sans doute qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire et c’est, bien entendue, son objectif. La candidate socialiste s’est elle-même mis trois gros bâtons dans les roues. La première &laquo;&nbsp;erreur&nbsp;&raquo; a été de concocter des listes déséquilibrées géographiquement et politiquement. Au PS de Charente-Maritime, on se serait bien passé de la meurtrière polémique du mois de novembre entre Olivier Falorni et Denis Leroy. De cela, au sein des socialistes rochelais, il en sera encore question pendant quelques mois voire quelques années car, en arrière-fond, il y a les prochaines municipales et elles ne sont &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; dans quatre ans. La seconde, c’est l’invitation du MoDem sur la liste. Bien sur, politiquement c’est un bon coup en vue de 2012 mais localement, c’est mal passé. Résultat, de nouveaux problèmes sont apparus au sein du PS (parfois avec les mêmes protagonistes), certains sont même partis au Front de Gauche et surtout, cela complique extraordinairement les fusions d’entre deux tours avec ce même Front de Gauche mais sans doute aussi avec Europe Ecologie. Et on arrive justement à la troisième erreur de Ségolène Royal, avoir pris des membres des Verts sur sa liste. Encore une fois, c’est vrai, il s’agit d’un joli coup politique et il montre qu’elle sait rassembler. Elle avait besoin de le faire. Cela n’en est pas moins, à mon sens, une erreur et peut-être même une faute politique grave si jamais la question des &laquo;&nbsp;ex-Verts&nbsp;&raquo; venait à créer les conditions d’un maintien de la liste Europe Ecologie au second tour, et on n’en est pas loin.</p>
<p>Néanmoins, on ne peut pas reprocher à la majorité sortante (enfin, ce qu’il en reste jusqu’aux résultats du premier tour) de s’être reposé sur ses lauriers pendant la campagne. Le PS a mené une campagne tambour bâtant, &laquo;&nbsp;à la rochelaise&nbsp;&raquo; pourrait-on dire. C&#8217;est-à-dire avec énormément de réunions jusqu’à en étouffer l’adversaire. Certains militants finissent cette campagne littéralement sur les rotules.</p>
<h2>Dominique Bussereau ou la campagne sans prise de risque.</h2>
<p>Il s’autoproclame, en privé, le &laquo;&nbsp;malgré-nous&nbsp;&raquo; de ces régionales. C’est dire l’enthousiasme dans lequel il est parti dans cette campagne. On s’en est suffisamment fait l’écho ici. Celui qui est président du conseil général de la Charente-Maritime et secrétaire d’Etat aux transports n’est en fait jamais sorti de ses deux rôles. C’était notamment marquant lors du duel organisé par France 3 Poitou-Charentes fin février. Le thème sur lequel il a été le plus à l’aise fut celui des transports et ses propositions étaient souvent des transpositions de politiques départementales déjà appliquées en Charente-Maritime. Il a voulu une campagne à minima et il l’à eu. Il y a eu des réunions publiques, c’est vrai, mais souvent dans des communes &laquo;&nbsp;sans risque&nbsp;&raquo;. Quand il s’agissait de faire campagne dans l’agglomération rochelaise, on allait faire meeting à Lagord, l’un des derniers bastions de la majorité présidentielle dans la zone. Et puis, bien sur, le passage de la tempête Xynthia sur son département n’a rien arrangé et l’à poussé à quasiment annulé son avant-dernière semaine de campagne avant de la reprendre, timidement, ces derniers jours.</p>
<p>Lui non plus n’a pas été épargné par les problèmes de compositions de listes. C’est vrai, cela n’a pas atteint, et de très loin, les proportions médiatiques de la polémique au sein du PS 17. Il faut tout de même noter les critiques, notamment du maire UMP de Chauvigny, dans la Vienne, d’abord pressenti pour être candidat et qui a finalement décliné l’offre. Il reproche à la majorité présidentielle d’avoir fait la part belle aux &laquo;&nbsp;fils et filles de&nbsp;&raquo;. Et c’est vrai que les listes de l’UMP ont un petit côté &laquo;&nbsp;princes et princesses&nbsp;&raquo; avec au moins trois enfants de personnalités de la droite locale. Enfin, deux dérapages ont émaillé la campagne de l’UMP, le premier avec la tête de liste elle-même (sur les harkis sur Europe 1) et le second avec Jean-François Douard qui avait qualifié, lors d’un meeting dans sa ville, Lagord, la gestion de la région par Ségolène Royal de &laquo;&nbsp;dictatoriale&nbsp;&raquo;, allant même jusqu’à la comparaison avec l’Allemagne nazi. Le truculent maire divers droite de cette commune de la banlieue rochelaise est connu pour son vocabulaire politique un peu daté. En 2008, après avoir perdu son siège de conseiller général de La Rochelle-9 aux profits du PS, il avait stigmatisé la victoire des &laquo;&nbsp;socialo-bolchéviques&nbsp;&raquo;.</p>
<h2>Françoise Coutant ou la vague européenne.</h2>
<p>Il faut reconnaitre à Europe Ecologie son originalité bienvenue dans la tenue des campagnes électorales. C’était déjà le cas lors des européennes, avec le succès que l’ont sait, ils sont resté sur la même lancée pour ces régionales. Cela réside dans des réunions thématiques disséminées sur tout le territoire. Néanmoins, on a parfois le sentiment qu’il s’agit d’enjeux bien extérieur à ceux de la région. Attention à l’éparpillement : on a suffisamment dit après les européennes que les électeurs avaient donné une prime à ceux qui avaient parlé d’Europe.</p>
<p>Avant même les résultats du premier tour, on peut sans doute dire que la campagne est réussie car Françoise Coutant à réussi à mettre Europe Ecologie constamment au centre des enjeux, que le débat soit programmatique ou strictement politicien. D’ailleurs, après le meeting national de La Rochelle, qui a pour le moins fait le buzz, où Cécile Duflot annonçait qu’il pourrait très bien y avoir une triangulaire en Poitou-Charentes au second tour, on a bien cru que la campagne allait se focaliser sur le duel à gauche. La tempête Xynthia en a décidé autrement. Mais il ne faut pas s’y tromper, le succès des écologistes résidera dans une plus grande place au sein du nouveau conseil régional. Serge Morin, tête de liste dans les Deux-Sèvres, le disait l’été dernier lors des journées d’été des Verts à Nîmes : « réussir les régionales, c’est avoir plus d’élus que dans la précédente assemblée ».</p>
<h2>Gisèle Jean ou la stratégie de la nationalisation (dans tout les sens su terme).</h2>
<p>Les trois sondages qui ont rythmé la campagne picto-charentaise donnent la liste du Front de Gauche entre 5,0 et 5,5 % des voix. Si cela venait à se confirmer, ce serait un succès pour le Parti Communiste (enfin, sauf pour celui de Charente-Maritime) et ses partenaires de coalition. Ce qui a marché, ce n’est pas la candidature de Gisèle Jean, à mon humble avis la moins convaincante, notamment lors du premier débat organisé par France 3 Poitou-Charentes. La bonne stratégie semble avoir été celle de la nationalisation du scrutin et le Front de Gauche en général, pas seulement en Poitou-Charentes, semble en profiter si on en croit les sondages. Néanmoins, s’il n’y avait pas fusion, les communistes disparaitraient du conseil régional pour la première fois de son histoire. Les bons scores ne remplacent pas la présence dans les institutions.</p>
<h2>Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie ou la campagne à l’économie.</h2>
<p>C’est le site rochelais Ubacto qui le notait il y a quelques jours : le Front National n’a tout simplement pas fait campagne en Poitou-Charentes. Pourtant, il est donné à 7,0 ou 8,0 % dans les sondages, un niveau étrangement élevé alors que nationalement, le FN est donné à 8,0 ou 9,0 %. Pour mémoire, en 2004, le parti de Jean-Marie Le Pen faisait 16,0 % au niveau national et seulement 10,5 % en Poitou-Charentes.</p>
<h2>Pascal Monier ou la vie après Alexis Blanc.</h2>
<p>Si on a beaucoup parlé du MoDem en début de campagne, c’est surtout grâce à Alexis Blanc, chef du parti en Charente-Maritime et candidat sur la liste…Royal. Visiblement, le Mouvement Démocrate a eu beaucoup de mal à se remettre des très fortes tensions internes qu’il a connu en décembre et janvier. Les militants tentent de se rassurer avec l’alliance avec Génération Ecologie et se raccrochent aux 4 % que la liste d’Eva Roy avait enregistrés dans notre région aux européennes. Si on en croit les sondages, cela n’a pas tellement pris et &laquo;&nbsp;l’effet GE&nbsp;&raquo; se fait encore attendre. Peut-être arrivera-t-il dimanche, c’est de toute façon le seul résultat qui compte. Paradoxalement, Pascal Monier est sans doute l’une des personnalités qui s’est révélée pendant la campagne et je l’ai, personnellement, trouvé particulièrement percutant et à l’aise lors du débat sur France 3 Poitou-Charentes. Si le parti de François Bayrou ne se casse pas définitivement la figure dimanche, on pourrait réentendre parler de cet homme.</p>
<h2>L’extrême-gauche ou…ou quoi ?</h2>
<p>Que dire de l’extrême-gauche dans cette campagne ? Finalement, c’est bien Ségolène Royal qui l’empêchent de jouer un rôle qui aurait pu, potentiellement, être dévastateur. Si elle n’avait pas invité sur la liste des membres du MoDem, la liste commune Front de Gauche-NPA se serait peut-être constituée et aurait pu frôler les 10 % et ainsi réclamer sa place sur la liste Royal au second tour. Cela ne s’est pas fait, en partie pour cette raison. En tout cas, et c’est un constat qui est fait un peu partout en France, l’enfermement du NPA ne devrait pas lui réussir et le cavalier solitaire de Lutte Ouvrière non plus.</p>
<h2>Mes pronostiques.</h2>
<p>Evidement, je suis très influencé par les sondages que nous avons eus pendant la campagne. Néanmoins, des choses ont changé pendant la dernière partie de campagne, notamment avec le passage de Xynthia, qui, à mon avis, peut favoriser surtout les deux principaux candidats, qui ont été en première ligne, et marginaliser encore plus les autres listes. Je mets donc en tête Ségolène Royal avec autour de 35,0 %. Dominique Bussereau devrait être en mesure de dépasser les 30,0 %, alors que les trois sondages le donne à 29,0 %. Il sera même sans doute devant la présidente sortante en Charente-Maritime, où il fera le plein. En toute honnêteté, avant les sondages, je donnais les deux candidats à égalisé autour de 35 %. La liste Europe Ecologie pourrait, elle aussi, profiter de la tempête, mais dans une moindre mesure peut-être. François Coutant devrait accrocher les 15 %. Derrière, je ne pourrais pas m’expliquer que le Front National soit au dessus de 6 %. Le MoDem, lui aussi, aura beaucoup de difficultés à dépasser cette barre. Je ne vois pas le Front de Gauche au dessus les 5,0 % et le total de l’extrême-gauche (LO+NPA) ne devrait pas dépasser le total de 2004, soit un peu plus de 4,0 %.</p>
<p>Vous aussi, n&#8217;hésitez pas à faire vos pronos dans les commentaires !</p>
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		<title>Chronique d&#8217;une victoire annoncée ?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 22:36:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce matin La Nouvelle-République et Centre-Presse ont révélé le premier sondage public sur l’élection régionale en Poitou-Charentes, réalisé par l’IFOP. Ségolène Royal est donnée largement gagnante mais il y a bien d’autres enseignements à tirer des résultats de cette étude.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sondage1.png"><img class="alignright size-full wp-image-1013" title="sondage1" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sondage1.png" alt="" width="317" height="280" /></a><strong>Ce matin La Nouvelle-République et Centre-Presse ont révélé le premier sondage public sur l’élection régionale en Poitou-Charentes, réalisé par l’IFOP. Ségolène Royal est donnée largement gagnante mais il y a bien d’autres enseignements à tirer des résultats de cette étude.</strong></em></p>
<p>La présidente sortante du conseil régional peut, a priori, dormir tranquille. Avec 57 % au second tour elle semble jouir d’une confortable marge de manœuvre face à Dominique Bussereau. Ni l’issue ni même l’ampleur ne sont vraiment surprenants. Ce sont les résultats du sondage de premier tour qui sont plus instructifs et, pour le coup, surprenants. Dans le détail, Ségolène Royal arrive en tête avec 33 %, Dominique Bussereau n’est que deuxième avec 29 %. Que la socialiste arrive en tête alors que sa majorité part au premier tour sur trois listes différentes, c’est plus qu’une surprise, c’est un véritable tour de force permis par l’extraordinaire faiblesse de la droite, nous y reviendrons. En troisième position on retrouve Europe Ecologie avec 14 %. La deuxième surprise, c’est que le bon score de Ségolène Royal n’empêche pas la liste écologiste d’en faire un aussi. Avec ce chiffre, Europe Ecologie conserverait son score des européennes de juin mais avec bien plus de voix derrières, compte tenu de l’abstention lors du scrutin européen. Si le résultat venait à se confirmer, Poitou-Charentes serait l’une des seules régions où les écologistes maintiendraient en pourcentage leur score des européennes. Quatrième, le Front National avec 7 %. Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie serait en retrait de 3,5 points par rapport à Jean-Romée Charbonneau en 2004, ce qui l’empêcherait de se maintenir au second tour. Néanmoins, le score du parti d’extrême droite n’est pas mauvais, il pouvait s’attendre à bien pire après les 3 % enregistrés en moyenne sur les 17 circonscriptions du Poitou-Charentes lors du premier tour des législatives de 2007. Ces 7 %, dans une région souvent bien en dessous la moyenne nationale du parti (contrairement à ce que disait la tête de liste, samedi dernier, sur France 3 Poitou-Charentes) est tout de même une petite surprise. Cinquièmes ex-æquo le MoDem et le Front de Gauche avec 5 %. Pour le premier, c’est une catastrophe. Un score normal pour le parti orange se situerait à 7 ou 8 %, au moins. On est aussi très loin d’un éventuel maintien au second tour. Il ne fait presque aucun doute que l’alliance avec Génération Ecologie ne père rien dans la situation électorale de Pascal Monier. Pire pour le Mouvement Démocrate, ce sondage donne raison à Alexis Blanc. Pour la seconde liste ce 5 % est encourageant car il maintient le score des européennes. Mais le suspense demeure, à 4,9 % l’élection sera ratée alors qu’à 5,1 %, elle sera réussie. Aux trois dernières places on trouve le NPA à 4 % et LO à 1 %, ce qui donne, à peu de choses près, le même score que la liste LO-LCR de 2004 (4,5 %), puis DLR à 1 %.</p>
<h2>Le bonus à la division, le malus à l’union.</h2>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifgauche.png"><img class="alignright size-full wp-image-1010" title="sond.comparatifgauche" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifgauche.png" alt="" width="327" height="289" /></a>Dans la configuration d’éparpillement de la gauche qui est celle du Poitou-Charentes cette année (cinq listes contre deux en 2004), il faut se prêter au jeu des additions pour avoir une bonne vision des choses par rapport à la précédente élection. Prenons d’abord la gauche au sens large du terme, de l’extrême gauche au PS et EE. Cela donne 57 %, c’est considérable et c’est près de 7 points de mieux qu’en 2004, un progrès non moins considérable. Au sens restreint du terme, c&#8217;est-à-dire seulement les trois forces de la majorité sortante, le résultat est là aussi très bon. Unies en 2004, elles avaient réalisées 46,3 % au premier tour. Cette année, d’après le sondage de l’IFOP, divisées, elles obtiennent 52 %, soit un progrès de 6 points, la majorité sortante engrange donc la quasi-totalité des progrès des gauches. Bien entendue, quand on voit ce chiffre, on se dit, comme l’éditorialiste de Centre-Presse, Philippe Rivière, que si l’union avait été faite, l’élection aurait été acquise au premier tour pour Ségolène Royal. C’est aller un peu vite en besogne mais on en aurait sans doute pas été loin. Ce résultat n’est que la traduction en intentions de vote de la bonne perception du travail de la majorité sortante.</p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifdroite.png"><img class="alignright size-full wp-image-1011" title="sond.comparatifdroite" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifdroite.png" alt="" width="331" height="289" /></a>A droite, les choses sont cette année plus simple avec deux seulement deux listes, le CPNT ayant fait alliance avec l’UMP dès le premier tour cette année. Si les progrès de la gauche sont forts, les pertes de la droite sont cataclysmiques, et je pèse mes mots. Entre 2004 et 2010, les droites, dans leur ensemble, de l’UMP au FN, pourraient perdre près de 13 points. Si ce 37 % se confirmait, ce serait, ni plus ni moins, que le pire score des droites en Poitou-Charentes depuis un quart de siècle et sans doute plus (je n’ai de données précises que jusqu’en 1984, et la région n’était pas connue pour son côté rouge auparavant… Bref, on a peu de chance de tromper si on dit que cela serait son pire score historique). C’est la majorité présidentielle qui souffre le plus en valeur absolue car elle absorbe 10 des 13 points perdus pour tomber sous les 30 %. L’unité de la majorité présidentielle ne change rien. On n’ose imaginer quel serait les scores dans les quatre préfectures de la région, largement plus à gauche que la moyenne nationale et régionale. A La Rochelle, on pourrait retrouver un score comparable à celui de la municipale de 2008, déjà catastrophique.</p>
<h2>Surréaliste.</h2>
<p>Avant de conclure, il faut revenir sur les réactions suscitées par ce sondage. Chez les soutiens de la liste PS on est bien entendu ravi. Gisèle Jean, tête de liste du Front de Gauche, semble assez encouragée. Les pontes du MoDem jouent la méthode Coué. Chez Europe Ecologie, c’est déjà plus complexe. D’un côté on a la tête de liste, Françoise Coutant, qui réaffirme encore une fois que si sa liste dépasse les 10 %, ce qui semble devoir être le cas, la coalition verte se posera sérieusement la question du maintien, ruinant bien entendu les chances de victoire de cette gauche pourtant ultra-majoritaire. Mais Centre-Presse et La Nouvelle-République ont aussi interrogé Eric Poisson, candidat écologiste dans la Vienne qui commente presque plus le score de Ségolène Royal que celui de Françoise Coutant, faisant de l’alliance au second tour une simple formalité, ce que sa tête de liste se tue à dénoncer depuis des mois, si ce n’est des années dans sa carrière politique. Mais sans conteste, la réaction la plus surprenante est venue de l’UMP. Les deux journaux locaux précisent qu’aucune personnalité, telle Jean-Pierre Raffarin, Élisabeth Morin ou Olivier Chartier n’a souhaité réagir sauf…Dominique Bussereau. Pour le « malgré-nous » de l’UMP, le résultat du sondage est « très réaliste ». Oui, vous avez bien lu, Dominique Bussereau considère que le résultat est « très réaliste ». Sa lourde défaite, l’effondrement de la droite etc. sont « très réaliste ». Certes, il dit aussi qu’il a une grande marge de progression…mais jamais on avait entendu un candidat à une élection dire après un très mauvais sondage que son résultat est « très réaliste ». Il y a quelques semaines on saluait l’entrée en campagne du secrétaire d’Etat aux transports. Il avait trouvé son identité. Aujourd’hui, il semble déjà sorti de la campagne, au sens propre comme au sens figuré.</p>
<p>Enfin, le plus grand enseignement de ce sondage IFOP d’intentions de vote pour le Poitou-Charentes c’est que les gens se fichent complètement des polémiques qui ont pu agiter le monde politico-médiatique picto-charentais. Des Verts sur la liste Royal ? Rien à faire, Europe Ecologie est en passe de réaliser un très bon score. Des MoDem sur la liste Royal et des remous au PS ? La plupart des électeurs de gauche, même extrême, ne semble pas en faire un casus belli. Une présidence trop autoritaire ? Royal réunie un électeur sur trois dès le premier tour. L’intox jouée par Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau au sujet de leurs « amis » socialistes qui viendraient en cachette les soutenir ? Cela ne prend pas une seconde pour les électeurs…la liste est longue. Certes, on pourrait se dire que le faible score du MoDem est une conséquence des problèmes du parti ses deux derniers mois. C’est sans doute en partie le cas mais il ne faut pas oublié le contexte national qui semble très défavorable au Mouvement Démocrate actuellement. Sans doute est-il trop tôt pour dire que l’élection est jouée car les deux jours qui vont se passer entre les résultats du premier tour et le dépôt des listes pour le second vont être tendus mais deux tendances nettes se dégagent. La première c’est que le bilan de la majorité est salué et la seconde c’est que le Poitou-Charentes est maintenant une région nettement plus à gauche que la moyenne nationale. Un politologue d’il y a 10 ou 15 ans n’y aurait pas cru.</p>
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		<title>Anticapitalistes, écologistes et féministes.</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 19:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le NPA, la FASE et les Alternatifs ont claqué la porte des discussions pour la constitution d’une liste de « Front de Gauche élargi » pour la régionale picto-charentaise. Samedi, ils présentaient leurs ambitions dans une conférence de presse à l’ambiance bon enfant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_999" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_0084.jpg"><img class="size-medium wp-image-999 " title="Les candidats du NPA et des Alternatifs." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_0084-225x300.jpg" alt="Myriam Rossignol et ses colistiers sous les flashs des journalistes locaux. (photo : Pierre Garrat)" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Myriam Rossignol (en rouge) et ses colistiers sous les flashs des journalistes locaux. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p><em><strong>Le NPA, la FASE et les Alternatifs ont claqué la porte des discussions pour la constitution d’une liste de « Front de Gauche élargi » pour la régionale picto-charentaise. Samedi, ils présentaient leurs ambitions dans une conférence de presse à l’ambiance bon enfant.</strong></em></p>
<p>Cette fois-ci, le divorce est consommé entre les deux principales tendances de la « gauche de la gauche ». Il y a un peu plus d’une semaine, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et les Alternatifs ont décidé de former leur propre liste. Les négociations avec les formations du Front de Gauche, le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche, pour la formation d’une liste unique s’étaient enlisées depuis près de deux mois. L’intervention de Gisèle Jean, dans « La Voix est Libre », l’émission politique de France 3 Poitou-Charentes, samedi 23 janvier, a été la goute d’eau. La tête de liste du Front de Gauche tentait d’y ménager « la chèvre et le choux », en plein milieu de négociations très tendues.</p>
<h2>L&#8217;exercice du pouvoir.</h2>
<p>De l’aveu même des candidats de la liste de « l’autre gauche », samedi, lors de leur conférence de presse, « il n’y a aucune divergences entre le PCF, le PG et nous sur le programme ». Le problème est en effet ailleurs, c’est celui de « l’exercice du pouvoir ». Pendant toute les négociations, les communistes ont refusé d’avoir une réponse claire sur l’alliance au second tour. Les communistes, enfin par tout à fait, une partie seulement, ceux qui voulaient rejoindre Ségolène Royal dès le premier tour. D’après le NPA et les Alternatifs, ceux là, notamment la fédération de Charente-Maritime, n’aurait jamais joué le jeu de l’unité. D’un côté, le NPA ne voulait ni fusionner avec une liste de la présidente sortante comprenant « des personnalités de droite » (comprendre « du MoDem »), ni s’effacer devant elle et donc se maintenir si la liste avait atteint cette fameuse barre des 10 %. Les communistes proches de Ségolène Royal, hésitants sur une alliance avec des membres du MoDem, voulaient, en tout cas, ne pas favoriser une victoire de la droite en se maintenant. Vu de l’extérieur, on a quand même le sentiment que les négociations ont achoppée sur une question qu’ils n’auraient sans doute même pas eu à ce poser au soir du premier tour. Certes, aux européennes, l’addition les scores des listes NPA et Front de Gauche donnait 10,19 % dans notre région. Mais des régionales sont totalement différentes d’élections européennes, où les listes du genre du Front de Gauche et du NPA ont tendance à être « surreprésentées » et la mobilisation beaucoup plus faible.</p>
<h2>Bussereau/Royal, même combat.</h2>
<p>Samedi, lors de la conférence du presse, dans une ville de Poitiers sous la neige, les candidats NPA et Alternatifs ont voulu, effectivement, mettre les points sur les « i » à propos de l’échec des négociations mais ils ont aussi voulu exposer leur vision d’une politique régionale « vraiment à gauche », qui les différencie, d’après eux, de la gestion socialiste des six dernières années. La tête de liste régionale, Myriam Rossignol, issue du NPA, n’est pas tendre avec le bilan de la majorité sortante. D’après elle, Ségolène Royal ne s&#8217;est pas suffisamment distingué d’une gestion de droite. De plus, la stratégie des « chèques », types « chèques contraception » ou « chèque livre » est stigmatisée pour son côté trop individualiste. Plus surprenant, les candidats ont aussi critiqué la gestion de la crise Heuliez par le conseil régional. Pour eux, une gestion sociale et écologiquement responsable ne passe pas par la remise sur pied de l’industrie automobile, même électrique, une niche trop peu porteuse selon eux. C’est bien là que se distingue la liste « pour une autre gauche, anticapitaliste, écologiste et féministe ». Le chef des Alternatifs le dit : « on va beaucoup entendre le mot « écologie » lors de cette campagne mais peu vont défendre une vrai gestion écologiquement responsable ». Il s’explique aussi sur le mot « féministe », présent dans le sous titre de la liste : « c’est sur, ce mot sera moins utilisé, mais pour nous, la région à un rôle à jouer sur la question de l’égalité des sexes. »</p>
<p>Le tout dans une ambiance sympathique, bon enfant : « vous allez bien rester boire un verre avec nous ». Une ambiance limite rêveuse puisque la liste a toujours l’objectif de se maintenir au second tour et donc d’être au dessus des 10 % au premier. Pour Myriam Rossignol, c’est tout naturel puisque la liste NPA/Alternatifs sera la seule liste de gauche. Elle précise sa position dans une interview qu’elle nous a accordée à la fin de la conférence de presse.<br />
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		<title>Classe contre classe.</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 16:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Florian Ringuedé]]></category>
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		<description><![CDATA[Gisèle Jean, la tête de liste régionale du Front de Gauche, était, hier, l’invitée de « La Voix est Libre ». Cette intervention était attendue tant le brouillard est épais autour de la composition de la liste et de la stratégie qu’elle va adopter. (Vidéos)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_953" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/01/jean.lvel_.jpg"><img class="size-medium wp-image-953" title="Gisèle Jean dans &quot;La Voix est Libre&quot;" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/01/jean.lvel_-300x182.jpg" alt="Gisèle Jean dans &quot;La Voix est Libre&quot; sur France 3 Poitou-Charente, le 23 janvier 2010. (photo : France 3)" width="300" height="182" /></a><p class="wp-caption-text">Gisèle Jean dans &quot;La Voix est Libre&quot; sur France 3 Poitou-Charente, le 23 janvier 2010. (photo : France 3)</p></div>
<p><em><strong>Gisèle Jean, la tête de liste régionale du Front de Gauche, était, hier, l’invitée de « La Voix est Libre ». Cette intervention était attendue tant le brouillard est épais autour de la composition de la liste et de la stratégie qu’elle va adopter. Les vidéos de l&#8217;émission sont en bas de page.</strong></em></p>
<p>Celle qui a été choisie pour son « passé » syndical et, surtout, parce qu’elle n’est issue ni du Parti Communiste (PCF), ni du Parti de Gauche (PG), a visiblement fort à faire. « Tout à l’air bien compliqué en Poitou-Charentes» a-t-elle déclarée sur le plateau de France 3. Il faut dire que la composition des listes semble être un vrai casse tête pour les différentes parties prenantes. Gisèle Jean s’est justifié en rappelant que la gauche de la gauche avait fait le choix de l’unité, forcément plus complexe à mettre en œuvre. Elle précise aussi qu’un tel rassemblement a été finalisé dans deux régions voisines, les Pays de la Loire et le Limousin. Une façon de dire que ce n’est pas une entreprise impossible.</p>
<h2>Exigences de &laquo;&nbsp;petits bourgeois&nbsp;&raquo; ?</h2>
<p>D’après les informations qui ressortent des négociations, les différents mouvements de la « gauche alternative » ont beaucoup d’exigences : chacune veut ses plages « éligibles » (sic). Evidement, du côté du PCF, on ne l’entend pas de cette oreille, surtout chez les cadres du parti. En votant pour l’option du Front de Gauche « élargi », à l’automne dernier, pour ces régionales, les communistes espéraient tout de même s’octroyer la part du lion. La confrontation a été, et est toujours, rude, avec ses hypothétiques partenaires. Certains, au sein du PCF, sentent que la situation leur échappe et le mode politico-médiatique picto-charentais bruisse de rumeurs : après des écologistes, après des centristes, des communistes pourraient rallier Ségolène Royal dès le premier tour. Mais Gisèle Jean est confiante, elle utilise la méthode Coué. Après les réactions de responsables du NPA et des Alternatifs, pour le moins critiques sur le chemin que prennent les négociations, elle s’est dit pleine d’optimisme à trois semaines de la date limite pour le dépôt des listes. Pendant toute l’émission, Florian Ringuedé a bien tenté de faire sortir des informations sur la situation particulaire des négociations en Poitou-Charentes, mais Gisèle Jean s’est toujours réfugiée derrière les déclarations nationales des différents partis.</p>
<p>L’autre point sur lequel la tête de liste du Front de Gauche était attendue, c’était sur la question des alliances. Au début de l’émission, elle explique d’abord qu’elle a été membre du Parti Communiste à une époque. Elle avait adhéré grâce à l’espoir engendré par l’Union de la gauche, à la fin des années 1970. Elle dit avoir rendu sa carte en 1984, l’année où les communistes ont quitté le gouvernement, ce qui marquait la fin définitive de la formule d’Union de la gauche. On ne sait pas si ce départ et la conséquence du sien, mais quand on l’écoute, elle dit s’être engagé dans ses régionales justement parce qu’elle a le sentiment qu’une nouvelle Union de la gauche est possible. On se dit qu’elle est favorable à une alliance avec le PS et Europe-Ecologie au second tour. Il fallait attendre. Plus tard, quand Florian Ringuedé l’interroge sur les alliances, elle a cette phrase clef : « Ségolène Royal n’est plus en capacité de dire qu’elle représente la gauche. » Dans son esprit, la nouvelle Union de la gauche ne semble pas aller « à la droite » du PCF et du PG, les socialistes et les écologistes en seraient donc exclus.</p>
<h2>Deux gauches.</h2>
<p>Alors, Gisèle Jean se défend de se tromper d’adversaire dans cette campagne. Elle précise bien que son seul adversaire est la droite. Mais quand elle dit que Ségolène Royal « n’est plus en capacité de dire qu’elle représente la gauche », ne la renvoi-t-elle pas dans le camp de ses ennemis ? Le plus surprenant arrive quand on lui demande de s’exprimer sur le bilan de la majorité sortante. Pour elle, Ségolène Royal n’utilise pas la bonne méthode, trop de « coup par coup »… Trop de coups ? Tiens donc, mais n’est-ce pas l’un des principaux arguments de l’UMP contre la présidente sortante ? Avec cette déclaration, la tête de liste joue clairement contre Ségolène Royal mais aussi contre son camp. En critiquant le bilan de la majorité sortante de cette façon, elle critique aussi le bilan des communistes, qui en sont co-auteurs. Pas certains qu’ils apprécient, surtout que, comme on l’a expliqué plus haut, il sont déjà échaudés par la tournure que prennent les évènements.</p>
<p>Après la désignation de la liste Royal comme étant « le camp adverse » par Europe-Ecologie, et la phrase de Gisèle Jean renvoyant la présidente sortante « au centre droit », on se dit qu’avec des amis comme ça, le Parti Socialiste picto-charentais n’a pas besoin d’ennemis. Quant à la gauche de la gauche, elle retrouve, ici, les accents de la stratégie classe contre classe adoptée par le PCF en…1920. Une stratégie qui faisait des socialistes l’égal de la droite et qui a mené les communistes à de nombreux échec électoraux, jusqu’à ce que Moscou (qui était l’origine de toute les décisions) décide de changer son fusil d’épaule et autorise les alliances avec les autres partis de gauche. Cela avait permis la victoire d’un autre front de gauche, le Front Populaire.</p>
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		<title>Gauche : divisions à tous les étages !</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 19:23:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Bucherie]]></category>
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		<category><![CDATA[Serge Morin]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais que se passe-t-il dans les trois principales forces de gauche à quatre mois des élections régionales ? Chez les socialistes, les communistes mais aussi chez les écologistes, la composition des listes est complexe. Les divisions qui traversent les partis de la majorité régionale sont étalées au grand jour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em><strong>Mais que se passe-t-il dans les trois principales forces de gauche à quatre mois des élections régionales ? Chez les socialistes, les communistes mais aussi chez les écologistes, la composition des listes est complexe. Les divisions qui traversent les partis de la majorité régionale sont étalées au grand jour</strong></em><strong>.</strong></p>
<p>Depuis deux semaines maintenant, la gauche régionale est en surchauffe et tout commence au Parti Communiste Français(PCF). On attend depuis des semaines la décision du parti pour le premier tour des régionales : Parti Socialiste (PS) ou Front de Gauche (FdG) ? Les délégués régionaux ont donné récemment leur réponse. Ils privilégient l’alliance avec le PS. Mais voilà, on est loin de l’unanimité. Seul les délégués des militants de la Charente-Maritime on soutenu l’union avec la présidente de Région sortante dès le premier tour. Or, au « conseil régional » du PCF, la Charente-Maritime représente, à elle seule, plus de délégués que les trois autres départements réunis (le nombre de délégués est proportionnel au nombre d’encartés). Depuis cette décision, de nombreux militants ont fait savoir qu’ils ne soutiendraient pas une liste PS/PCF au premier tour. Ils se tourneraient alors vers une éventuelle liste du Parti de Gauche (PdG), peut-être allié pour l’occasion avec le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Le PdG ne cesse pas ses appels du pied aux militants communistes qui doivent se prononcer ce week-end. Quelle que soit leur réponse, la suite sera difficile pour le PCF. Soit les militants ratifient la décision de leurs délégués, et alors nombreux sont ceux qui risquent de quitter le navire, soit ils refusent, et la direction locale du Parti Communiste est totalement délégitimée.</p>
<h2>Le cocktail écolo.</h2>
<p>Dans la mouvance écologiste, après les 98 % donnés à la stratégie autonomiste par les militants au mois d’octobre, on pouvait penser que tout roulait. L’autonomie ne fait pas que des heureux. Depuis plusieurs jours, on savait que Ségolène Royal cherchait à « débaucher » des écologistes pour ses listes, dès le premier tour. La rumeur parlait d’abord de la poitevine et conseillère verte sortante, Marie Legrand, mais c’est le nom d’Alain Bucherie qui a été officialisé. Il est conseiller municipal Verts à La Rochelle depuis 1995 et aujourd’hui adjoint. On ne sait pas encore s’il fera des émules, ni si’il sera sanctionné par son parti.</p>
<p>Mais le principal problème c’est que l’attelage Europe-Ecologie (EE) est fragile. C’est un savant équilibre entre membres du parti des Verts et membres des différents mouvements qui participent à la coalition EE. Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, à récemment réaffirmé que les listes devaient être composées à 50 % de Verts et à 50 % de « non-Verts ». Il faut ajouter à cela la parité homme-femme, la place des sortants et la juste représentation de tous les territoires. Un vrai casse-tête. Samedi dernier, les Verts et les non-Verts étaient réunis à Poitiers pour désigner leurs chefs de file dans les départements et au niveau régional. Pour les non initiés, c’est le brouillard, car les deux entités ont, à chaque fois, désigné des « couples », sans préciser les ordres. Au niveau régional, si Françoise Coutant (adjointe au maire d’Angoulême) l’a largement emporté face à Serge Morin (vice-président de la Région sortant), rien n’est fini ! Il faudra attendre la toute fin du mois que les choix, et surtout les ordres sur les différentes listes, soient définitivement fixés sur les différentes listes.</p>
<h2>La guerre des deux roses.</h2>
<p>Mais le casse-tête est surtout du côté du Parti Socialiste. Visiblement, novembre n’est pas son mois préféré. On jouait « <em>Back to Reims</em> » lundi soir à Saintes, à l&#8217;occasion du conseil fédéral (CF) du parti, sorte de « parlement départemental ». Un an après le sanglant congrès dont les cicatrices ne sont visiblement pas refermées, les dirigeants locaux ont décidé d’imiter leurs alter-ego nationaux. Revenons quelques jours en arrière. Il y a deux semaines, Ségolène Royal, désignée début octobre par les militants pour mener la liste socialiste, a fait ses propositions. En Charente-Maritime, c’est le duo Denis Leroy/Françoise Mesnard qui avait sa préférence. Certains militants ont tiqué au nom de Denis Leroy, déjà conseiller municipal de La Rochelle, vice-président de la Communauté d’Agglomération (CdA) et conseiller général. Au même moment, Olivier Falorni, le secrétaire fédéral du parti, exprimait l’envie de mener également la liste dans le département.</p>
<div id="attachment_649" class="wp-caption alignright" style="width: 410px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/leroy.simone.jpg"><img class="size-full wp-image-649" title="Maryline Simoné et Denis Leroy" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/leroy.simone.jpg" alt="Denis Leroy laisse sa place de tête de liste à Maryline Simoné. (photo : Sud-Ouest)" width="400" height="271" /></a><p class="wp-caption-text">Denis Leroy laisse sa place de tête de liste à Maryline Simoné. (photo : Sud-Ouest)</p></div>
<p>C’est maintenant que, pour les non-initiés, les choses deviennent compliqué à comprendre.  Les évènements ont pris une tournure « grave » au sein du PS quand Olivier Falorni a présenté sa propre liste en voulant la soumettre à l’approbation du CF. A la liste Leroy/Mesnard, on reproche la trop grande place faite aux membres de « Désir d’Avenir », le club de réflexion de Ségolène Royal, et la présence de « multi-cumulards ». La liste Falorni est critiquée parce que c’est elle qui crée la division, on stigmatise l’initiative personnelle de l’adjoint aux finances de La Rochelle. On a d’ailleurs senti Maxime Bono, le maire de La Rochelle, a visiblement été agacé par la longue intervention de son adjoint, lors du conseil municipal de lundi, qui précédait de peu le conseil fédéral du PS. Ce fameux conseil est composé des délégués issus des motions du congrès. Dans le département, c’est la motion Royal qui a raflé 55 % des sièges en novembre 2008. Mais, lors de l’élection du secrétaire fédéral, les militants ont choisi le sortant Olivier Falorni, qui n’avait soutenu aucune motion dans la campagne interne. Il battait le candidat « ségoléniste », David Baudon. Les cartes au sein du CF ont été complètement rebattues lundi soir et c’est la liste Falorni qui a été désignée comme « officielle » par 53 % des délégués. Incroyable ! En toute logique, il y a donc des élus de la motion Royal qui sont passés dans le « camp Falorni ». Mais d’après nos informations, ce n’est pas aussi simple : des élus d’autres motions seraient passés dans le « camp Royal » pour faire blocage à l’initiative du secrétaire fédéral. En vain donc.</p>
<p>On n’était pourtant pas au bout de nos surprises. Denis Leroy, en effet, a décidé de maintenir sa liste pour le vote des militants. Mais, pour déminer le terrain, il a laissé sa place de tête de liste à Maryline Simonet, elle aussi vice-présidente de la CdA. De cette façon, aucun des membres éligibles de la liste n’est en position d’infraction à la loi actuelle sur le cumul des mandats. Impossible de dire ce que sera le résultat de la primaire. Une chose est sûre, la droite, elle, partira unie au premier tour et sera en ordre de marche dès la 6 décembre, seulement trois jours après le vote des militants socialistes.</p>
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		<title>Militants contre élus au PCF.</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 18:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’approche des élections régionales, le débat sur les alliances bat son plein à gauche et plus précisément au Parti Communiste Français. Depuis son idylle européenne avec le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, le PCF s’interroge sur la suite à donner au « Front de Gauche ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/PCF-P-C-depuis-1993.png" width="240" />
		</p><p><em><strong>A l’approche des élections régionales, le débat sur les alliances bat son plein à gauche et plus précisément au Parti Communiste Français. Depuis son idylle européenne avec le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, le PCF s’interroge sur la suite à donner au « Front de Gauche ».</strong></em></p>
<p>Le Parti Communiste est tiraillé entre deux nécessités. D’un côté il cherche à prolonger le Front de Gauche et s’émanciper un peu plus du PS. De l’autre, il veut conserver ses conseillers régionaux sortants et continuer à diriger des régions avec le reste de la gauche (18 sur les 20 que détient la gauche en France métropolitaine). Il ne veut pas non plus porter la responsabilité de l’éventuelle perte de régions par l’opposition. Ces deux exigences ne sont pas forcément antithétiques. Le PCF pourrait très bien partir avec le Front de Gauche au premier tour et faire alliance avec le PS et Europe-Ecologie au second. Mais voilà, ce n’est pas aussi simple.</p>
<p>En Poitou-Charentes, les problèmes sont les même que partout en France. Le Parti de Gauche ne veut pas entendre parler de participation à l’exécutif régional avec Ségolène Royal, dans l’éventualité de sa réélection. Le NPA, lui, était prêt à partir au premier tour dans une liste du Front de Gauche élargi, mais là aussi, le problème de la gouvernance avec le PS et Europe-Ecologie en a révulsé plus d’un. Mais avant de penser a des alliances d’entre-deux-tour, il faut atteindre, au premier, la barre fatidique des 5 %, qui autorise les fusions. Et dans notre région, tous les communistes ont en tête le score de la liste du Front de Gauche aux européennes : 4,91 %. Vu le résultat, partir en autonome au premier tour n’est plus seulement une façon de s’affirmer vis-à vis du Parti Socialiste, c’est aussi une opération suicide pour les six élus sortants. Ceux-là l’ont très bien compris et freinent des quatre fers contre la volonté de la base militante de reconduire le Front de Gauche.</p>
<div id="attachment_601" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/PCF-P-C-depuis-1993.png"><img class="size-medium wp-image-601" title="Les scores du PCF en Poitou-Charentes depuis 1993" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/PCF-P-C-depuis-1993-300x223.png" alt="Les scores du PCF en Poitou-Charentes depuis 1993" width="300" height="223" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores du PCF en Poitou-Charentes depuis 1993 aux élections législatives (en orange), européennes (en bleu) et présidentielle (en vert). </p></div>
<p>Alors c’est un peu le brouillard. Le « parlement » du PCF, après avoir voté l’autonomie comme doctrine nationale, le week-end dernier, a aussi donné toute latitude aux instances régionales pour évaluer les situations locales. Les militants réclament un vote que les élus, qui sont sur de le perdre, refusent pour l’instant, quitte à s’opposer aux décisions nationales du parti. Tout les éventuels partenaires attendent et s’impatientent. D’une part le PS, qui a laisser jusqu’à la fin novembre aux communistes pour engager des discutions sur la composition d’une liste commune. De l’autre le PdG, prêt à partir avec le NPA, au cas où le PCF déciderait de ne pas tenter le diable (pour ses élus).</p>
<p>La chute nationale des scores du PCF depuis plus de 30 ans se traduit aussi en Poitou-Charentes. Le parti n’a plus dépassé les fameux 5 % (à une élection nationale) depuis 10 ans. Aux législatives et aux présidentielles, la chute est brutale et continue depuis 1995/97. Seules les européennes font, effectivement, surnager les listes communistes. Mais, quand il s’agit de ses élections, il faut toujours avoir à l’esprit les forts taux d’abstentions. Le graphique montre bien qu’après les élections de 1999 et de 2004, il n’y a pas eu de stabilisation autour des 5 %, mais bien la continuation du glissement.</p>
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		<title>1936-2009 : Même combat ? Même alliance ?</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 21:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
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		<description><![CDATA[La mobilisation en faveur des jeunes emprisonnés suite aux manifestations violentes du 10 octobre n’a pas faibli. Après le succès de la manifestation silencieuse et apolitique du samedi 17, une manifestation, politisée, cette fois-ci, avait lieu le lundi 19. Au-delà du motif, interrogeons-nous sur l'hétérogénéité personnes qui se sont rassemblées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/frontpopulaire.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_583" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/frontpopulaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-583" title="Photo de la manifestation du 14 juillet 1935." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/frontpopulaire-300x163.jpg" alt="Photo de la manifestation du 14 juillet 1935 avec les principaux politique du Front Populaire : Léon Blum, leader socialiste (levant le bras à gauche) ; Maurice Thorez, leader communiste (levant le bras à droite) ; Edouard Daladier, leader radical (entre les deux pérécédents, roulant une cigarette) et Roger Salengros, futur ministre de l'intérieur socialiste (à droite, les bars croisés)." width="300" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de la manifestation du 14 juillet 1935 avec les principaux chefs du Front Populaire : Léon Blum, leader socialiste (levant le bras à gauche) ; Maurice Thorez, leader communiste (levant le bras à droite) ; Edouard Daladier, leader radical (entre les deux pérécédents, roulant une cigarette) et Roger Salengros, futur ministre de l&#39;intérieur socialiste (à droite, les bars croisés). (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>La mobilisation en faveur des jeunes emprisonnés suite aux manifestations violentes du 10 octobre n’a pas, ou peu, faibli. Après le succès de la manifestation silencieuse et apolitique du samedi 17, une manifestation, politisée, cette fois-ci, avait lieu le lundi suivant. Près d’un millier de personne encore une fois, d’après France 3 Poitou-Charentes, ont défilées entre la place d’arme et la place du marché. Depuis, les deux étudiants, autour desquels s’était cristallisée la mobilisation, ont été libéré, sous condition, en attendant le procès en appel.</strong></em></p>
<p>Au-delà du motif de la manifestation, interrogeons-nous sur les personnes qui se sont rassemblées lundi 19 octobre. A l’origine, l’appel à manifester avait été lancé par le collectif poitevin contre la répression des mouvements sociaux, dont font notamment parti le NPA, le PCF, le PdG (Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon) et les Verts. Mais ce soir là, le Parti Socialiste et le MoDem s’étaient joint à la manifestation. Mieux encore, une déclaration commune des représentants des élus communistes, verts, socialistes, démocrates et de la « gauche alternative » du Conseil municipal de Poitiers a été distribuée. Cette mobilisation et cette union sont, bien sur, symboliques, mais les symboles, c’est important. Par déformation « professionnelle » (et sans doute pour moi, partisane aussi), l’historien voit là un « Front Populaire ». Moment mythifié dans l’histoire de France et surtout celle de la gauche française.</p>
<h2>La gauche &laquo;&nbsp;arc en ciel&nbsp;&raquo;.</h2>
<p>Avant les élections de 1936, le « grand moment » de cette coalition, ce fut, déjà, une manifestation. C’est la manifestation du 14 juillet 1935 à Paris. C’est ce qui marque le début du commencement de la formation du Front Populaire et la fin de l’évolution des trois partis politique qui en font parti : le Parti Radical, le Parti Socialiste (la SFIO à l’époque) et le Parti Communiste Français. Aujourd’hui, les partis de gauche, et plus largement, les partis en opposition à la politique du gouvernement, semblent majoritaires. Aux dernières élections européennes, la gauche, dans tout ses tendances, à obtenu 45,32 % contre 41,3 % à la droite. Le MoDem, au centre, mais clairement dans l’opposition au niveau national, rassemblait 8,46 %. Un éventuel Front Populaire « moderne », comme le réclame, plus ou moins ouvertement, des personnalités comme Vincent Peillon (PS), Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), Marielle de Sarnez (MoDem) ou même Robert Hue (PCF), serait donc majoritaire en France.</p>
<p>Mais voilà, la gauche est face à un problème fondamental : sa division. Comme on pouvait s’y attendre, le NPA ne veut absolument pas faire parti de l’attelage d’une gauche de gouvernement, et Maryse Desbourdes, la seule élue NPA du Conseil municipal, a eu la désobligeance de le faire remarquer, quand elle a pris la parole, à la fin de la manifestation unitaire, renvoyant le PS à droite, tel le PCF des années 20. En revanche, les désirs d’autonomie des écologistes et des communistes, même s’ils se limitent au premier tour, surprennent plus. D’un côté, les Verts, au sein d’Europe-Ecologie, paraissent grisés par le succès de leur liste aux européennes. De l’autre, les communistes, se sentent une nouvelle jeunesse grâce à l’illusion d’une renaissance à ces même européennes (le Front de Gauche a réalisé 6,48 % en juin 2009 et le PCF seul, 5,88 % en juin 2004…). N’en déplaise aux « autonomistes », qui jurent que l’union se fera entre les deux tours, l’opposition va parler à trois voix contre une pour la majorité pendant toute la campagne des régionales.</p>
<h2>Aux grands maux, les grands remèdes ?</h2>
<div id="attachment_586" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/Communiqué-commun0001.jpg"><img class="size-medium wp-image-586" title="La déclaration solennelle du 19 octobre 2009" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/Communiqué-commun0001-218x300.jpg" alt="Texte intégral de la déclaration solennelle distribuée lors de la manifestation du 19 octobre 2008, signé par cinq des six partis représentés au Conseil municipal de Poitiers (PS, PCF, Verts, MoDem, NPA)." width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Texte intégral de la déclaration solennelle distribuée lors de la manifestation du 19 octobre 2008, signée par cinq des six partis représentés au Conseil municipal de Poitiers (PS, PCF, Verts, MoDem, NPA).</p></div>
<p>Et puis la question de l’ouverture au Mouvement Démocrate se pose aussi. Surtout s’il s’agit de faire cohabiter ceux-là avec le PCF. Mais de futurs exécutifs régionaux, ouvert à toute ces forces politiques pourrait être un galop d’essai pour les prochaines élections nationales. La question n’est pas simple et l’ancienne « gauche plurielle », qui dirige la plupart des régions, pourrait, pour ne pas avoir à régler trop de conflits internes, laisser le MoDem à la porte. Quoi qu’il arrive, il apparait aujourd’hui qu’à la prochaine présidentielle, il est évident que de candidat de l’opposition, quel s’il soit, pour recueillir plus de 50 % des suffrages au second tour, devra rassembler les voix qui se seront portées, au premier tour, sur les candidats de gauche, d’extrême-gauche et du centre.</p>
<p>En 1936, la gauche s’était rassemblée en réaction à ce qu’elle considérait comme une attaque violente contre la République, la manifestation des ligues d’extrême-droite du 6 février 1934, place de la Concorde à Paris, face à la Chambre des Députés. Depuis 2007, la gauche n’a de cesse de d’invoquer les valeurs de la République pour s’opposer à la politique du gouvernement, et cette manifestation unitaire, contre la repression des mouvements sociaux, contre une justice dénoncée comme dépendante du pouvoir, bref, une manifestation de défense républicaine, en est un bon exemple. Si elle ne veut pas que ces attaques apparaissent, dans la campagne de 2012, comme galvaudés, elle ne devra pas parler à trois, quatre, ou cinq voix, mais s’unir, pour montrer que le moment est grave et le choix fondamental.</p>
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