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	<title>LRpol.fr &#187; Front de Gauche</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
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		<title>Un dernier tour d’horizon avant le second tour…</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/26/un-dernier-tour-d%e2%80%99horizon-avant-le-second-tour%e2%80%a6/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Mar 2011 22:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
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		<description><![CDATA[25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes1.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1929" class="wp-caption alignright" style="width: 374px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes.png"><img class="size-full wp-image-1929  " title="Cantonales 2011 (communes)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes.png" alt="La carte des communes au premier tour des élections cantionales de 2011 en Charente-Maritime. (carte : LRpol)" width="364" height="452" /></a><p class="wp-caption-text">La carte des communes au premier tour des élections cantionales de 2011 en Charente-Maritime. (carte : LRpol)</p></div>
<p><strong><em>25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.</em></strong></p>
<h2>Canton à droite par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p>Pour le les six premières places (Marennes, La Rochelle-4, Surgères, Saint-Pierre-d’Oléron, Montlieu-la-Garde et Loulay), referez-vous à « <a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-faire-gagner-la-gauche/" target="_blank">Ces cantons qui peuvent faire gagner la gauche</a> ».</p>
<p><strong>7/Tonnay-Boutonne</strong> (passe de la 8<sup>ème</sup> à la 7<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : vous l’avez lu sur LRpol en premier le 26 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/26/a-tonnay-boutonne-rochet-doit-s%E2%80%99accrocher/" target="_blank">A Tonnay-Boutonne, Rochet doit s’accrocher</a>), le sortant Bernard Rochet (DVD, 48,22 %) a bien été mis en ballotage pour la première fois depuis 1985. Et la progression du FN (+3,33, à 10,00 %) ne suffit pas à expliquer seule la baisse de 5,21 points du conseiller général divers droite. L’alliance PS-PRG, avec Julien Gourraud (33,84 %), gagne 1,03 point et semble avoir gagné au change après le retrait de Philippe Partaud, d’abord investi (la droite est d’ailleurs en tête sur sa commune de Torxé). Les autres candidats de gauche réalisent des performances contrastés : les écologistes, avec Marie-Françoise Forey (EELV, 5,21 %) font un joli score dans ce canton rural, mais les communistes, s’ils résistent bien (-0,20), restent très bas avec Gérard Girouin (PCF, 2,74 %). Territorialement, notons enfin que la gauche réussi à être en tête dans 4 communes (sur 11) dont une avec la majorité absolue des suffrages (Puy-du-Lac, 52,8 % dont 10 % pour EELV) et qu’à Chevrette, le FN, avec Loïc Métivier, obtient 29,2 %. En tout cas, pas de problème pour Bernard Rochet qui devrait être réélu dimanche, pas de changement de pronostic donc.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Bernard Rochet (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Bernard Rochet (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>8/Royan-est</strong> (passe de la 12<sup>ème</sup> à la 8<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : comme prévu, Dominique Bussereau (UMP, 43,91 %) est mis en ballotage, pour la première fois, n’en déplaise au principal intéressé, depuis 1992, et encore, c’était face à un candidat divers droite. Ce résultat est très mauvais pour celui qui l’élu du canton depuis 26 ans. Une baisse de 7,56 points par rapport à 2004, vous avouerez en toute objectivité que ça fait beaucoup. Pour autant, la gauche n’en profite pas vraiment. Fabienne Dugas-Raveneau (PS-PRG, 21,62 %) perd 7,63 points en 7 ans, une fuite compensée largement par Jacques Boisset (EELV, 8,69 %), dont le parti était absent la dernière fois. Jacques Guiard (PCF, 5,09 %) perd lui un point, ce qui fait que la gauche fait du surplace, à 35,39 %. Et cette gauche qui fait du surplace a bien failli se faire exclure du second tour par le score canon de Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie (FN, 20,70 %), qui fait progresser son parti d’autant que Dominique Bussereau baisse. Certes, le royannais est la zone où le Front National est le plus fort dans le département, mais cela reste un record, le précédent avait été établi un certain 21 avril 2002 avec 18,42 % pour Jean-Marie Le Pen et Bruno Megret. Plus localement, à Saint-Georges-de-Didonne, il faut noter que Dominique Bussereau n’est plus majoritaire chez lui, il n’obtient « que » 43,9 % en baisse de plus de 12 points, c’est considérable ! Et ici, la gauche en profite un peu, en passant de 32,4 % à 35,7 %. Quoi qu’il en soit, Dominique Bussereau a tout de même un ballotage facile, mais son score sera scruté à la loupe après cette petite contre-performance du premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>9/Royan-ouest</strong> (passe de la 11<sup>ème</sup> à la 9<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : second tour entre Michel Servit (UMP, 23,43 %) et Laurent Lambrot (PRG-PS, 20,08 %), comme prévu. Le 2 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/02/a-royan-ouest-l%E2%80%99armee-mexicaine-de-la-droite/" target="_blank">A Royan-ouest, l’armée mexicaine de la droite ?</a>), nous nous sommes néanmoins trompé sur l’ordre, nous voyions le candidat radical légèrement devant le sortant et cela ne s’est pas joué autour de 23-25 % mais de 20-23 %. Cela dit, le « reflexe légitimiste » des électeurs de royannais de droite (redondance), dont nous parlions, a bien fonctionné : ils ont envoyé le candidat officiel au second tour. Martial de Villelume (DVD, 17,56 %) sauve l’honneur des candidats dissidents car les autres, Gérard Potennec (DVD, 4,76 %) et Jean-Bernard Prudencio (NC, 3,69 %), font des scores ridicules. Pour Laurent Lambrot, la qualification s’est jouée à peu de choses (73 voix), car il faut dire qu’il souffre de la présence de Jean-Claude Martin (EELV, 8,47 %), il perd autant de terrain que l’écologiste en gagne. Le problème de la gauche, c’est René Renaudet (PCF, 2,93 %), qui divise par deux le score communiste. Enfin, comme dans l’autre canton, ici c’est le Front National qui fait sensation, Philippe de Bretagne obtient 19,09 %. On a longtemps cru qu’il serait au second tour avec Michel Servit, car il est devant Laurent Lambrot dans deux communes dont la partie de Royan. Nous restons sur le pronostic d’avant premier tour d’une victoire de Michel Servit avec un score au moins équivalent à celui de 2004 (54,3 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Michel Servit (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Michel Servit (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>10/Saint-Genis-de-Saintonge</strong> (passe de la 9<sup>ème</sup> à la 10<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : Jacki Quesson (DVD, 44,47 %) est mis en ballotage et même assez nettement, ça, nous ne l’avions pas vu arriver le 11 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/11/a-saint-genis-c%E2%80%99est-rapp-e-pour-la-gauche/" target="_blank">A Saint-Genis, c’est Rapp-é pour la gauche</a>). La concurrence de Daniel Renoulleau (DLR, 7,92 %) a été plus forte que prévue et, donc, décisive. Il faut dire que le candidat « dupont-aigniste » gagne 126 de ses 214 voix à Saint-Fort-sur-Gironde, dont il a été le maire, les résultats sont souvent très mauvais ailleurs. Si on ajoute les scores de ces deux candidats de droite, on arrive seulement à 52,39 % des suffrages, soit, tenez-vous bien, 13,51 points de perdus depuis 2004. Or Guy Chevalier (FN, 13,03 %) ne gagne « que » 4,62 points. Une partie est sans doute allée vers Michel Amblard (MoDem, 8,22 %), un très beau score mais il est loin du second tour, comme certains le pronostiquaient. Il arrive en tête dans la commune du Bois (34 %), mieux, ni les candidats de gauche, ni les candidats de droite ne dépassent son score et donc c’est la seule commune du département où le MoDem obtient une majorité (relative) de suffrages. Ne doutons pas que dans les commentaires ce très bon score à Bois sera vite expliqué ! Enfin, la gauche aussi progresse, elle dépasse même le quart des exprimés (26,36 %), ce qui n’est pas arrivé depuis le passage de Jacques Rapp à droite. Jean-Marc Thomas (PS, 17,44 %), qui sera au second tour, est stable (+0,16) tandis que Fabrice Hauvuy (PG, 2,26 %) est en retrait de près d’un point par rapport au score communiste de 2004. Les progrès de la gauche (+5,90) sont surtout à mettre à l’actif de Gabrielle Joly (EELV, 6,66 %) qui réalise un excellent résultat dans ce canton qui a connu des scores des chasseurs extrêmement puissants il n&#8217;y a pas si longtemps.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au premier tour de Jacki Quesson (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Jacki Quesson (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>11/Saint-Martin-de-Ré</strong> (passe de la 10<sup>ème</sup> à la 11<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : forcément, il ne reste plus que deux candidats de droite au second tour, Saint-Martin prend naturellement la dernière place du classement de vulnérabilité ! L’affiche du second tour, nous l’annoncions, sans grande originalité, le 7 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/07/a-saint-martin-de-re-le-divorce-avec-gendre/" target="_blank">A Saint-Martin-de-Ré, le divorce avec Gendre ?</a>). Mais notre pronostic de victoire de Patrice Raffarin (DVD, 29,95 %), qui se base sur le scénario d’Ars en 2008 de changement de génération à la tête de l’île de Ré, a du plomb dans l’aile. Les obligés de Léon Gendre (UMP, 39,77 %) ont l’air encore nombreux sur le canton, où il est en tête dans toutes les communes, sauf Rivedoux-Plage, où Raffarin est maire. Cela dit nous maintenons notre pronostic : si une bonne partie du FN (8,15 %) va se reporter sur Gendre, les électeurs de gauche, qui ont déjà en partie voté utile au premier tour, pourraient bien avoir envie de « se payer » le sortant UMP. Et la gauche, parlons-en. Dans le canton sud de l’île de Ré, c’est EELV, avec Sophie Sury (9,84 %) qui est la première force de la gauche, 17 voix devant Pierre Malbosc (PRG-PS, 9,54 %). Enfin, Patrick Guedon (PCF, 2,76 %) perd 1,17 point. Ce sera un second tour serré entre les deux frères ennemis de la droite, mais, donc, nous maintenons notre pronostic d’avant premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Patrice Raffarin (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Patrice Raffarin (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Hors classement/Pons :</strong> Le conseiller général sortant, Daniel Laurent (UMP, 56,84 %), sénateur depuis 2008, a été réélu au premier tour, nous l’avions pronostiqué le 19 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/19/a-pons-laurent-a-train-de-senateur/" target="_blank">A Pons, Laurent à train de sénateur</a>). Cela dit, il perd beaucoup de terrain en sept ans, plus de 8 points. De ces pertes, tout ne va pas à Claude Rivas (FN, 13,07 %) qui ne gagne « que » 4,76 points. La gauche prend aussi au passage : Dominique Cotta (PRG, 18,34 %), Jean-Luc Guerbois (EELV, 6,64 %) et Antoine Rivera (PCF, 5,11 %) font passer la gauche juste au-dessus de la barre des 30 % des suffrages (+3,36 points). Territorialement, Daniel Laurent est au-dessus des 50 % dans 13 communes, obtient une majorité relative dans cinq autres et la gauche est en tête dans une commune, à Saint-Sever-de-Saintonge, comme par hasard la commune la plus proche de l’agglomération saintaise…</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au premier tour de Daniel Laurent (UMP)</span>.</strong></p>
<div id="attachment_1930" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/canto2.png"><img class="size-medium wp-image-1930" title="Tableau des candidats par cantons du second tour." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/canto2-300x163.png" alt="Tableau des candidats par cantons du second tour." width="300" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">Tableau des candidats par cantons du second tour.</p></div>
<h2>Cantons à gauche par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p>Pour les quatre premières places (Archiac, Marans, Rochefort-nord et Burie), referez-vous à &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-sauver-la-droite/" target="_blank">Ces cantons qui peuvent sauver la droite</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span style="font-weight: normal;"><strong>5/Rochefort-sud</strong> (passe de la 8<sup>ème</sup> à la 5<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérable) : Certes, le canton avance dans classement mais hors de question pour nous de considérer, comme la droite et une partie de presse, que le canton peut tomber. Si l’on compte Alexis Blanc comme un divers gauche et surtout si l’on prend en compte le fait qu’il appelle massivement à voter à gauche, celle-ci obtient 56,54 %, soit un progrès considérable de 15,25 points. Notons tout de même que la gauche doit sans doute récupérer les 6,61 points perdus par l’extrême gauche qui tombe à 1,31 %. Certes, Gérard Pons (UMP, 27,22 %) arrive en tête mais il perd 7,59 points par rapport au total des droites de 2004 et surtout Pierre Feydeau (PS-PRG, 25,91 %) est juste derrière. Plus loin, le FN progresse mais peu (+2,98, à 14,94 %), pour arriver dans la moyenne départementale. Ludovic Texier (EELV, 11,45 %) fait un excellent score, il double presque le résultat d’un certain Pierre Feydeau, candidat écologiste il y a 7 ans. Très bon score enfin pour Yves Eugène-dit-Ravet (PCF, 9,35 %), en hausse de près de deux points. Une erreur dans nos pronostics, Alexis Blanc (« Centristes humanistes », 9,83 %), fait plus que les « 5-7 % » dont nous parlions le 18 février dernier (A Rochefort-sud, Feydeau entre en scène) mais sans doute bien moins qu’il ne l’espérait. Pas de changement, évidement, pour notre pronostic.</span></p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>6/Saintes-ouest</strong> (passe de la 9<sup>ème</sup> à la 6<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Aucun problème pour Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG, 33,80 %). Elle arrive en tête et surtout limite ses pertes à 4 points alors que les écologistes, avec Jean-Sébastien Borde (EELV, 15,88 %), font un score tout à fait exceptionnel. Grace à ce résultat, ils sont devant le FN et deviennent la 3<sup>ème</sup> force politique du canton. Lui aussi double le score des Verts en 2004. Michelle Carmouse (PCF, 6,11 %) n’est pas en reste car elle gagne aussi 0,57 point. Du coup, la gauche recueille 55,79 % des suffrages, soit un progrès de près de 4 points. A droite, c’est la débandade. Christian Schmitt (UMP, 24,59 %) fait perdre à la droite 8,15 points. Il est en tête dans une seule commune (Nieul-lès-Saintes) mais est toujours dépassé par la gauche qui obtient une majorité absolue de suffrages dans les 8 autres communes ou partie de commune. Gros score aussi du Front National (15,53 %) soit une « belle » progression de 4,71 points. Le score de Pierre Maudoux (MoDem, 4,09 %) est lui décevant, bien moins qu’il pouvait l’espérer comme nous le notions le 25 février (A Saintes-ouest, un air de famille). Territorialement, notons les quelques belles pointes d’Europe-Ecologie – Les Verts : 17 % à Saint-Georges-des-Coteaux (grosse commune) et Nieul-les-Saintes, 18 % à Préguillac et enfin plus de 19 % à Pessines. Pas de changement de pronostic, la sortante va être largement réélue.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour d’Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour d’Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>7/La Rochelle-1</strong> (passe de la 12<sup>ème</sup> à la 7<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Encore une fois, ce n’est pas parce que ce canton avance de cinq places dans le classement des cantons vulnérables que nous le pensons vraiment plus en danger… Gilles Gautronneau (PRG-PS, 37,86 %) va être très largement réélu au second tour, surtout qu’il se retrouve finalement contre Alain Fourcade (UMP, 17,23 %). Le 5 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/05/a-la-rochelle-1-cest-lhistoire-des-gauches/" target="_blank">A La Rochelle-1, c’est l’Histoire des gauches</a>) nous parlions d’un premier tour très serré entre UMP et EELV qui tournerait de peu à l’avantage de ces derniers. Nous nous sommes trompés. De quatre voix. Car Brigitte Desveaux (EELV, 17,06 %), bien que 9,30 points au-dessus du score de 2004, est à un niveau décevant décevant. On a envie de dire « tout ça pour ça ? » Finalement, Gilles Gautronneau ne perd que 2,51 points, il n’est vraiment en retrait que les bureaux de Vaugouin – Basse-Bretagne (1) et de La Pallice (2) où il perd 12 et 6 points mais reste quand même à 42 % et 38 %&#8230;loin de devant les écolos qui gagnent certes 14 points dans ces deux bureaux mais restent à 19 % et 21 %. La droite, elle s’effondre, à 17 % donc, elle perd plus de 8 points dans ce canton où elle était déjà dramatiquement faible. Le FN fait un bon score (15,37 %), un bond de 5,5 points, il est même régulièrement devant l’UMP. Nous reviendrons un peu plus en détail sur les cas rochelais, à tête reposée après les élections. Pour demain, l’enjeu est de voir les reports de voix des écologistes, sans aucun doute très mauvais sur Gilles Gautronneau, même si toutes les voix vertes ne sont pas liées aux polémiques, nous y reviendrons. Le sortant pourra s’estimer heureux s’il réédite son score du second tour de 2004 (67,7 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Gilles Gautronneau (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Gilles Gautronneau (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>8/La Rochelle-5</strong> (passe de la 10<sup>ème</sup> à la 8<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : C’est vrai, la droite était absente en 2004, il n’empêche, le score de celle-ci (19,45 %) et de son principal candidat, Xavier de Bonnaventure (UMP, 16,68 %), sont tout simplement ridicule. La faute à une stratégie du dédain de ces élections cantonales de la part de la « majorité départementale ». La gauche perd mécaniquement du terrain puisque la droite « modérée » faisait son retour. Alors, Yann Juin (PRG-PS, 43,21 %) perd plus de 20 points par rapport au score de Jack Proust en 2004 mais ce n’est évidemment pas pertinent. Bénédicte Béconnier (EELV, 13,26 %) progresse un peu dans ce contexte de plus forte concurrence, tout comme Yvonne Gaborit (PCF, 9,66 %) qui réalise un très beau score, en progression de 2,16 points tout de même. Il faut bien entendu noter que le FN se maintient à un haut niveau (14,41 %), il ne faut d’ailleurs pas grand-chose pour qu’il passe devant l’UMP, alors qu’il semblait avoir déjà fait le plein en 2004, sans candidat UMP justement à l’époque. Au second tour, évidemment, aucun problème pour Yann Juin qui devrait l’emporter avec plus de 70 % des suffrages.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Yann Juin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Yann Juin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>9/La Rochelle-3</strong> (passe de la 13<sup>ème</sup> à la 9<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : comme prévu, Marilyse Fleuret-Pagnoux (PRG-PS, 45,15 %) a été mise en ballotage. Elle perd 11,17 points largement compensés par le très bon score de Dominique Steinkrietzer (EELV, 13,58 %). Brahim Jlalji (PCF, 5,94 %) perd un peu moins d’un point par rapport à son score d’il y a sept ans. Au final, la « gauche municipale » progresse légèrement de 1,51 point. Mais cette progression ne compense pas la chute de l’extrême gauche qui passe de 7,70 % à 1,94 %. A droite, le seul candidat non sortant à avoir vraiment mené campagne à La Rochelle, Aurélien Bon (UMP, 21,46 %) ne progresse que de 0,58 point. C’est dire. Quand elle ne fait pas campagne, la droite baisse ou s’effondre, quand elle fait campagne, elle stagne. Et encore, il baisse d’un ou deux points dans 4 bureaux sur 6, notamment à Mireuil. Sur cette zone, il est même dépassé par Maxime Polin (FN, 11,93 %). En effet, dans les bureaux 15 (Gaston Balande – Le Parco), 16 (Luxembourg – Jules Cheret) et 17 (Cours Dame-Hilaire), c&#8217;est-à-dire les bureaux mireuillais, la première force de droite, c’est le Front National. Dans les deux bureaux du côté de Fetilly ce n’est pas bien mieux pour la droite. Marylise Fleuret-Pagnoux sauve même ses 50 % dans le 19 (Bel-Air est – Franck Espoir) et Aurélien Bon n’est en tête que pour trois voix dans le 20 (Jericho – Tennis club). La gauche y est néanmoins largement majoritaire (56,76 %), notamment grâce aux 19 % d’EELV. Aucun problème pour la sortante qui devrait recueillir plus de 70 % des voix.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>10/Montendre </strong>(passe de la 11<sup>ème</sup> à la 10<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Le chef de file des socialistes au conseil général, Bernard Lalande (PS-PRG, 49,42 %) manque de très peu l’élection au premier tour. Il lui manque précisément 17 voix. A titre personnel, il engrange 3,80 points, mais comme Isabelle Maleplate (PCF, 3,62 %) perd près de 5 points (!), la gauche est en léger recul d’un peu plus d’un point. Notons que le PCF, qui n’avait perdu qu’un point en 2004, dans un contexte bien plus difficile pour lui sur le département, nous l’avions noté le 23 février (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/23/a-montendre-lalande-sur-ses-terres/" target="_blank">A Montendre, Lalande sur ses terres</a>), décroche vraiment cette année dans le canton. La droite, avec Marie Gruel (UMP, 28,80 %) et Jean-Guy Tillet (DVD, 6,14 %) n’en profite pas et fait du sur-place. C’est Patrick Debernard (FN, 12,02 %), qui gagne 1,17 point, qui en profite le plus. Notons que Berland Lalande fait ici un meilleur score que Dominique Bussereau dans son canton, alors que Montendre et moins facile pour la gauche que Royan-est pour la droite. Le sortant, maire de Montendre, devrait être confortablement réélu dimanche.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Bernard Lalande (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Bernard Lalande (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>11/Aigrefeuille-d’Aunis</strong> (passe de la 6<sup>ème</sup> à la 11<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : contrairement à ce qu’on a cru une bonne partie de la soirée de dimanche, il n’y aura pas de second tour entre le PS et le FN. Olivier Duquerroy (NC, 18,16 %) n’est que 12 voix devant Hélène de Crémiers (FN, 17,84 %), celle-ci le devance dans tout de même 5 communes sur 11. Ce score de l’extrême droite est très surprenant dans ce canton qui n’avait donné que 13 % à ce camp à son moment le plus fort : le 21 avril 2002. Par rapport à la dernière cantonale, c’est 8,5 points que le FN gagne. La droite, elle, s’effondre, malgré les 6,80 % du divers droite Bertrand Damy (qui aurait porté une grave responsabilité en cas de qualification du FN au second tour), elle perd 9,32 points. La gauche se porte très bien, Christian Brunier (PS-PRG, 49,34 %) frôle l’élection au premier tour, nous en parlions dès le 13 février (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/13/a-aigrefeuille-un-el-de-gauche-sinon-rien/" target="_blank">A Aigrefeuille, une élu de gauche sinon rien !</a>), même s’il perd un peu moins d’un point par rapport au total de la gauche non-communiste en 2004. Le PCF, parlons-en, il réalise un très beau résultat dans le canton (7,9 %), en progrès de 2,35 points, avec quelques sommets intéressants (13 % à Forges, 17 % à Virson). Bien sûr, Christian Brunier va largement l’emporter demain.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Christian Brunier (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Christian Brunier (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>12/Saujon</strong> (passe de la 6<sup>ème</sup> à la 12<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : razzia pour Pascal Ferchaud (PRG-PS, 50,50 %), seulement condamné à un second tour par la faible participation. Le 28 février (A Saujon, battre le Ferchaud), nous disions déjà que le candidat PRG-PS ferait autour de 50 %. Il est en tête partout et la gauche obtient une majorité absolue de suffrage partout, sauf à Luchat, où Jacky Ragonneaud (UMP, 17,01 %) sauve l’honneur. Car c’est bien l’honneur de la droite qui a été perdu lors cette campagne cantonale à Saujon. La piètre qualité du seul candidat de droite en lice fait qu’il est dépassé par Patrice Audibert (FN, 20,16 %). Le Front National devance l’UMP dans 9 des 13 communes du canton dont quelques très bon score : 23 % à Saint-Romain-de-Benet et Sablonceau, 25 % à Médis et 27 % à Nancras. La droite perd au total plus de 20 points, une catastrophe. Jean-Philippe Alix (EELV, 7,83 %) fait un score très honnête, et arrive même troisième devant l’UMP à Balanzac, et Nathalie Dallet (PCF, 4,50 %) perd 0,75 points. Cela fait que la gauche gagne près de 12 points en 7 ans et arrive à 62,83 %. Le défi pour Pascal Ferchaud est bien sûr de faire le plus haut score possible face au Front National.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pascal Ferchaud (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pascal Ferchaud (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>13/La Rochelle-6</strong> (passe de la 14<sup>ème</sup> à la 13<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : la gauche va évidemment garder ce canton puisqu’elle a réussi à en exclure la droite, comme nous nous l’annoncions dès le 8 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/08/a-la-rochelle-6-les-maux-de-la-gauche/" target="_blank">A La Rochelle-6, les maux de la gauche</a>). Il faut dire qu’aujourd’hui, la droite modéré dans le canton 6 de La Rochelle, c’est moins de 16 % (-7,9 points) des suffrages et pour qualifier ce piètre résultat, les mots manquent, il faut bien l’avouer. Loin derrière Denis Leroy (PS-PRG, 38,43 %) on trouve donc en deuxième position Jean-Marc Soubeste (EELV, 16,21 %), une cinquantaine de voix devant Gérard-François Bournet (UMP, 14,75 %). Arnaud Jaulin (MoDem, 6,82 %) fait un bon score, sans plus. Il faut noter la très belle performance de Jessica Dulauroy (PCF, 9,71 %) qui, avec un gain de 2,43 points, permet à son parti de tutoyer à nouveau les 10 %. Demain, il y a de l’enjeu, car, souvenez-vous, en 1999, lors de la partielle, une poignée de voix seulement avaient départagés les deux candidats de gauche du second tour. Bien sûr, cette fois, Jean-Marc Soubeste part avec bien plus de retard sur Denis Leroy que Juliette Libert (PCF) sur Joseph Mallet (PRG) à l’époque, mais le candidat écologiste pourrait bien accrocher les 40 % des voix. Cela dit, nous maintenons notre pronostic.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Hors classement/Saint-Jean-d’Angély :</strong> beaucoup vous disent que ce n’est pas une surprise, mais quand même. Une victoire aussi large de Jean-Yves Martin (PRG-PS, 57,45 %), dès le premier tour, c’est une très forte performance. Il y avait pourtant des « obstacles » à gauche avec Gabriel Délicourt (EELV, 5,97 %), qui fait tout de même un résultat loin d’être ridicule dans ce contexte, et Gérard Adam (PCF, 5,00 %), qui régresse un peu. Au total, la gauche obtient 68,43 %, soit 11,60 points de plus qu’en 2004 et c’est évidemment considérable. Elle obtient une majorité absolue de suffrages dans toute les communes du canton, y compris le chef-lieu, qui a basculé à droite en 2008. Et c’est là le principal échec. Après trois ans de gestion municipale de droite à Saint-Jean-d’Angély, celle-ci fait 18,18 % sur le canton avec Jacques Castagnet, soit une fuite considérable de près de 16 points en 7 ans. Sur le chef-lieu, l’UMP fait 21,9 % seulement et perd 12 points. Beau bilan pour Paul-Henri Denieuil, le maire depuis 2008. Ce sont bien des voix qui vont vers la gauche puisque le FN (13,39 %) ne gagne « que » 4 points. Ce franc succès met en orbite Jean-Yves Martin en vue de la municipale de 2014. Lui qui n’avait pas voulu mener de liste en 2008, tout en apportant un soutien distant à la liste du socialiste sortant Jean Combe va peut-être changer d’avis dans les trois ans à venir. Le 8 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/08/a-saint-jean-dangely-le-match-retour-de-2008/" target="_blank">A Saint-Jean-d’Angély, le match retour de 2008</a>), reconnaissons que nous nous sommes trompé en voyant le vainqueur mis en ballotage.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Jean-Yves Martin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
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		<title>A La Rochelle-4, la mère des batailles.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 18:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1870" class="wp-caption alignright" style="width: 381px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png"><img class="size-full wp-image-1870 " title="Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) dans La Rochelle-4." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png" alt="Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) : qui pour le second tour dans La Rochelle-4 ? (photos : DR)" width="371" height="406" /></a><p class="wp-caption-text">Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) : qui pour le second tour dans La Rochelle-4 ? (photos : DR)</p></div>
<p><em><strong>Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-la-rochelle-4/" target="_blank">Canton de La Rochelle-4 : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #008000;">canton cible gagnable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 2ème (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Ici, dans les quartiers de La Genette, de Fétilly – La Trompette et de l’ouest du centre-ville, vous êtes dans le temple de la droite rochelaise. Depuis la création du canton, en 1985, La Rochelle-4 a toujours élu un conseiller général de droite. D’abord, le RPR Jean Harel, opposant historique à Michel Crépeau, plusieurs fois candidat à la mairie (1983, 1989) et à la députation (1977, 1988) face à lui, il s’y est toujours cassé les dents. En 1982, il est élu pour la première fois dans l’ancien canton de La Rochelle-2, qui couvrait l’actuel canton 4 mais aussi Port-Neuf et Saint-Maurice. Le lendemain de sa victoire, il expliquait dans Sud-Ouest que cette élection était un signe que les rochelais lui avait envoyé et que ces même rochelais voulaient le voir à de plus haute fonction dans la ville l’année suivante…c&#8217;est-à-dire lors de la municipales de 1983. Espoirs déçus. Au fil du temps, Jean Harel connait des réélections toujours faciles, mais de moins en moins larges à chaque fois. Il est élu au premier tour en 1985, avec 58 %, tandis que les droites dans leur ensemble rassemblaient 70 % des suffrages. En 1992, il est mis en ballotage et est élu au second tour avec 65 %. Enfin, en 1998 il est élu au second tour avec « seulement » 57 % des voix. En 2004 vient l’heure de la succession et la droite modérée se divise avec pas moins de trois candidats au premier tour. D’abord François Drageon, qui a l’investiture de l’UMP, soutenu par Jean Harel. Il s’agit de préparer la prochaine municipale. Mais Pierre Sébastiani, ancien préfet, et Dominique Morvant, simple conseillère municipale depuis 2001, ne l’entendent pas de cette manière. Au premier tour, c’est la surprise, Dominique Morvant est très largement en tête de la primaire, avec 26 %, Drageon est très loin, à 13 % et enfin Pierre Sébastiani n’obtient que 9 %.</p>
<h2>La bonne analyse de la gauche.</h2>
<p>Les deux candidats devancés par Dominique Morvant se désistent immédiatement en sa faveur. Mais la candidate, à l’époque divers-droite, n’hérite pas d’une situation électorale aussi enviable que lors des différentes élections de Jean Harel. En effet, le rapport gauches-droites n’a jamais été aussi étroit en faveur de ces dernières : 53 % contre 47 % pour les gauches. Car les gauches ont bien joué le coup. Dès 1998, socialistes et radicaux décident de passer un accord avec les Verts et présentent un candidat écologiste commun, Alain Bucherie. Le calcul est simple : il s’agit d’éviter d’agiter la « peur du rouge » (ou du « rose », car pour certains dans ce quartier, c’est la même chose…). Ainsi, la « gauche plurielle » peut tenter de séduire des centristes mais aussi les nouvelles populations, plus jeunes, qui commencent à arriver dans le canton. Certes, son score du premier tour est loin d’être satisfaisant, le candidat PS de 1992 n’ayant pas accepté la décision de son parti, il s’est représenté. Mais au second tour, arriver au-dessus des 40 % fut une performance remarquée et surtout inédite ici. En 2004, la stratégie est la même et vu le résultat du premier tour, où Alain Bucherie est arrivé en tête et où le rapport gauches-droites est resserré, dans l’entre-deux-tour, tous les espoirs sont permis. Finalement, au second tour, même si elle ne réunit pas tout à fait toutes les voix de droite du premier tour, c’est bien Dominique Morvant qui l’emporte, par 51,4 % contre 48,6 % à Alain Bucherie, qui a donc bénéficié d’une plus forte mobilisation des électeurs de gauche.</p>
<p>Ces tendances, à la baisse des droites et à la hausse des gauches, se retrouvent parfaitement lors des autres scrutins. On peut même considérer que le canton de La Rochelle-4 est un cas d’école. En effet, depuis sa création, les droites sont tout le temps sur la pente descendante. Leur meilleur score historique est réalisée lors du premier scrutin qui y est organisé (outre élection cantonale), lors de la régionale de 1986 (qui a lieu le même jour que la législative) avec 66,14 %. Le moins bon score date de mars 2010, lors du premier tour de la régionale, avec 42,02 %. Entre temps, la baisse est constante et les nets regains sont rares et surtout sans suite (européenne de 1989, présidentielles de 1995 et de 2002, législative de 2007). Lors de cette législative de 2007, c’est Dominique Morvant qui est la candidate de l’UMP et dans son propre canton, au second tour, elle ne fait que 51,84 % sur son nom. A la municipale de 2008, où elle est tête de liste de l’UMP, elle est largement devancé par la liste de gauche qui fait 46,21 % contre 36,43 % à celle de droite. Pire, les gauches dans leur ensemble font 50,56 % des voix. Car effectivement, les gauches ne se contentent plus de progresser (depuis le début des années 1990 c’est le cas), elles gagnent. Elles connaissent un premier succès surprise à la législative de 1997, avec 49,72 % contre 48,83 % aux droites. Cela ne se confirme pas : dès le second tour, Françoise Clerc l’emporte sur Michel Crépeau avec 50,91 %. Mais les progrès continent, doucement. Il faut attendre l’européenne de 2009 pour une deuxième victoire, avec 46,48 % contre 42,29 % aux droites et surtout la régionale de 2010 pour une troisième victoire, bien plus probante, avec 53,58 % des voix.</p>
<h2>La stratégie de l’autruche.</h2>
<p>Alors, évidemment, devant cette nouvelle situation électorale, favorable aux gauches, quels sont les stratégies des diverses parties en présence ? A droite, Dominique Morvant est la seule candidate et semble pratiquer la politique de l’autruche. On l’a entendu ou lu plusieurs fois s’étonner de l’attention que tout le monde porte sur son canton. L’une de ses (dernières ?) proches, Sally Chadjaa, nous disait l’été dernier, dans une interview à LRpol, qu’elle n’envisageait absolument pas une défaite de la leader de l’opposition municipale, expliquant que « la prime au sortant » suffirait. Certes, c’est sa force, le fait qu’elle soit sortante, mais, on le sait bien, on ne peut pas baser toute sa campagne sur un bilan. En 2004, avant le second tour de la cantonale, Dominique Morvant disait qu’elle voulait être la « conseillère générale de droite d’un canton de droite ». Visiblement, elle n’a pas changé de position, mais en attendant, le canton, lui, a changé. A droite, comme à gauche, on a coutume de dire, pour expliquer la mutation sociologique et électorale du canton, que chaque veuve « de droite » qui décède est remplacée par un couple bobo « de gauche » ou « écolo ». Dominique Morvant joue ici son leadership de la droite locale, et cette élection ets loin d’être perdue pour elle, mais on peine à croire qu’elle nie autant l’évidence que le canton, c’est plus un canton de droite. C’est devenu, aujourd’hui, un canton tangent.</p>
<p>La gauche l’avait bien compris avant même que l’on utilise l’expression de bobo, en 1998 et 2004, en présentant comme candidat unique de la gauche un Vert. Mais depuis que les socialistes ont vu que le canton était vraiment gagnable, ils n’ont plus tellement envie de partager. Du coup ils présentent leur propre candidate, sous l’étendard PS-PRG. Il s’agit de Patricia Friou, conseillère municipale depuis 2001, ancienne secrétaire de section, qui pense au canton depuis quelques temps déjà. Mais sa difficulté, c’est d’être « socialiste ». Loin de critiquer la personnalité et les qualités de la candidate, il parait évident qu’un radical et gauche et encore à plus forte raison un écologiste a plus de chances de l’emporter au second tour dans un duel gauche-droite. Pourquoi ? A notre avis, deux phénomènes se conjuguent. D’abord, cette fameuse « peur du rouge », dont nous avons parlé plus haut. Même si Patricia Friou n’a rien d’une gauchiste échevelée, la seule vue de la rose au poing sur une affiche peut en effrayer plus d’un du côté de l’avenue Coligny ou du secteur de la Sécurité-Sociale, les deux bureaux qui votent le plus à droite. Cette peur est de plus en plus remplacée par un autre phénomène, le rejet du PS chez des électeurs du centre ou du centre-gauche, nombreux ici. Ceux-là ont voté Europe-Ecologie au premier tour et ont beaucoup de mal à se résoudre à voter socialiste au second, dans le cadre d’un accord de désistement républicain classique à gauche. Cela est confirmé par la régionale de 2010. Au premier tour, l’addition des listes de gauche donne, comme dit plus haut, 53,58 %. Mais au second tour, après fusion des listes PS-PRG et EE, on ne retrouve plus « que » 51,7 % sur la liste de gauche.</p>
<h2>Les grands espoirs écologistes et démocrates.</h2>
<p>Les écologistes jouent évidement le coup. Jean-Philippe Brothier a pour lui le fait qu’il est un peu moins inconnu sur le canton que les autres candidats d’Europe-Ecologie – Les Verts  à La Rochelle. Mais il est clair que le parti aurait maximisé ses chances en présentant un conseiller municipal, comme Patrice Joubert par exemple, un peu plus connu. La difficulté pour EELV est de devancer le PS au premier tour. C’est loin d’être impossible, on l’a vu lors de l’européenne de 2009 où la liste écologiste avait obtenu 25,42 % des voix contre seulement 13,65 % à la liste socialiste. Mais les choses ont changé à la régionale et le PS est repassé devant, à 26,93 % contre 20,18 % à EE. De ce combat à gauche, Bruno Léal, candidat du MoDem, espère bien en tirer profit. Sa théorie, qu’il a longuement expliqué dans une interview qu’il nous accordé, c’est que sa candidature peut siphonner (le terme est à la mode) une partie de l’électorat de Dominique Morvant, déçu. C’est possible, d’autant que cela explique sans doute la piètre performance de sa liste à la municipale de 2008 dans le canton, tandis que le MoDem faisait plus de 10 % dans certains bureaux. Ensuite, comme pour lui EELV et PS vont se neutraliser autour de 18-20 %, il pense pouvoir arriver autour de 20 % et accéder au second tour. Cette conjonction de phénomène, nous n’y croyons pas. A notre avis, à 10 %, c’est un très bon résultat pour le MoDem et à 15 % c’est un excellent résultat. Cela nous parait difficile d’aller plus haut.</p>
<p>L’hypothèse d’une triangulaire ? Même si ce n’est pas le grand amour en ce moment entre socialistes et écologistes, il parait exclu que les deux se maintiennent alors que ce canton est gagnable. La situation est différente dans le premier et le sixième canton, qui sont imperdable pour la gauche. Et une triangulaire avec le MoDem ? Il faut réunir 12,5 % des inscrits, alors que l’on attend un très fort taux d’abstention, il faudrait une très grosse performance à Bruno Léal pour se maintenir.</p>
<h2>Les clefs du premier tour.</h2>
<p>Nous ne donnons pas de pronostic, car la situation est trop indécise aujourd’hui. Mais voici quelques clefs. Pour espérer l’emporter au second tour, Dominique Morvant doit être, au moins, au-dessus des 40 %. En dessous, cela deviendrait très complexe. Entre socialistes et écologistes, nous ne faisons pas de pronostics sur qui l’emportera, mais cela devrait se jouer entre 20 et 25 %. Il faudra bien sur regarder le total des gauches (Dominique Hebert est le troisième candidat de gauche, pour le Front de Gauche, il aura du mal à faire 5 %) : s’il est sous celui de 2004, ce sera sans doute perdu. Comme on l’a dit, nous voyons mal le MoDem au-dessus de 15 %, ce qui serait déjà une très forte performance. Enfin, le FN ne devrait pas pouvoir dépasser les 10 % dans ce canton qui lui est d’habitude le moins favorable à La Rochelle.</p>
<p><strong><strong>Pronostic LRpol : Pas de pronostic, résultat trop indecis, <em>« too close to call » comme diraient nos amis anglais</em>.</strong></strong></p>
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		<title>A Rochefort-nord, contradictions, paradoxes et indécision.</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 23:12:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce canton très indécis, comme le dit Sud-Ouest, bien malin est celui qui peut aujourd’hui dire qui va l’emporter. Seule certitude ici, se retrouveront au second tour le sortant socialiste, André Bonnin, et la maire UMP de Fouras, Sylvie Marcilly, dans un duel qui promet d’être serré.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/rochefort-nord-face-a-face-2.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1867" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/rochefort-nord-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1867 " title="André Bonnin (PS) et Sylvie Marcilly (UMP) à Rochefort-nord." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/rochefort-nord-face-a-face.png" alt="André Bonnin (PS) et Sylvie Marcilly (UMP), les deux candidats d'un duel indécis à Rochefort-nord. (photo : Marie-Claude Aristégui)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">André Bonnin (PS) et Sylvie Marcilly (UMP), les deux candidats d&#39;un duel indécis à Rochefort-nord. (photo : Marie-Claude Aristégui)</p></div>
<p><em><strong>Dans ce canton très indécis, comme le dit Sud-Ouest, bien malin est celui qui peut aujourd’hui dire qui va l’emporter. Seule certitude ici, se retrouveront au second tour le sortant socialiste, André Bonnin, et la maire UMP de Fouras, Sylvie Marcilly, dans un duel qui promet d’être serré.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-rochefort-nord/" target="_blank">Canton de Rochefort-nord : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #ff0000;">canton à gauche</span>, <span style="color: #008000;">canton cible gagnable pour la droite</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 2ème (sur 14 cantons à gauche).</strong></p>
<p>Quatre élections cantonales dans l’histoire de ce canton crée en 1985, deux victoires de la droite (Michel Tessier, élu RPR de 1985 à 1998) et deux victoire de la gauche (André Bonnin, élu PS depuis 1998). Comment mieux résumer l’indécision qui règne dans le canton ? De plus, les deux dernières élections ont été très indécises. A chaque fois, le premier tour a été favorable à la droite avant de voir la victoire du socialiste André Bonnin au second tour. En 2004, il fallait noter une dichotomie entre la façade maritime (Fouras, Yves, Île-d’Aix), favorable à l’UMP, et l’intérieur des terres (Breuil-Magné, Vergeroux, Rochefort, Loire-les-Marais et même Saint-Laurent-de-la-Prée), favorable au PS.</p>
<h2>Le paradoxe d’une situation très favorable aux gauches.</h2>
<p>Globalement, depuis sa création, le canton de Rochefort-nord est un canton de droite. Les résultats de celles-ci sont extrêmement stables jusqu’aux années 2000, le plus souvent entre 55 et 60 % des suffrages. Contrairement à Rochefort-sud, où la baisse des droites commence dès 1993, ici c’est à partir du sommet de 2002 que la baisse commence. Elle est un peu inférieur à la moyenne départementale mais reste forte : 17 points de perdus en 8 ans. Les gauches, elles, ont lentement mais surement progressé. La courbe de moyenne le montre très clairement. Ces deux tendances se conjuguant, pour la première fois dans l’histoire du canton, les gauches ont remporté un scrutin, à l’occasion du premier tour de l’élection régionale de 2010. Et ce ne fut pas une légère victoire : près de 10 points d’avance sur les droites. Nous sommes donc là devant un canton qui n’a jamais été autant à gauche, c’est une situation inédite.</p>
<p>En 2011, le canton est très disputé, avec pas moins de 7 candidats en lice. C’est assez rare pour le signaler, on trouve une égalité de candidats de gauche et de droite, trois chacun. Au milieu, on trouve un « centriste humaniste », Didier Lesquelen, mais qui devrait encore moins compter qu’Alexis Blanc dans le canton sud… Mais bien sûr, deux candidats se partagent la vedette : le sortant socialiste, André Bonnin, et sa challenger de l’UMP, Sylvie Marcilly. Cette dernière a pour elle la dynamique sur laquelle elle est depuis son élection à la mairie de Fouras en 2008. Mais on a tort de la considérer comme « la Mickaël Vallet de l’UMP ». Car, certes, elle a fait basculer la mairie de Fouras à droite, mais ce n’était quand même pas la mer à boire, quand on sait que la ville vote le plus souvent à droite et même souvent largement. Elue au premier tour, sa victoire ne fut surprenante pour personne, alors qu’elle tapait du pied sur le perron de la mairie depuis son échec de 2001. Pire, comme on l’a dit plus haut, les résultats de la droite n’ont jamais été aussi mauvais ici que depuis 2008, l’exact inverse de la situation de la gauche à Marennes.</p>
<h2>Contradictions des candidats.</h2>
<p>Sylvie Marcilly peut jouer sur les hésitations du sortant, qui avait annoncé son retrait de la vie politique après sa législative perdue en 2007. Il avait même choisi la dernière position sur la liste de Bernard Grasset à la municipale de 2008. Enfin, la maire de Fouras (les-Bains, parait-il), a bénéficié d’une très bonne exposition médiatique, elle a été beaucoup mise en avant par l’UMP et était très en vue après le passage de Xynthia. Mais certains lui reproche d’avoir tiré la couverture à elle les mois suivants. Au titre des critiques, on lui reproche aussi sa dispersion : candidate à l’européenne de 2009 dans le « grand ouest », candidate à la régionale en 2010 et même élue…et on l’accuse aussi de regarder du côté de la législative de 2012 voire même de la municipale de 2014 à Rochefort. André Bonnin, lui, n’a plus qu’un mandat, celui de conseiller général, et promet qu’il ne sera pas candidat à la législative de 2012…mais il ne parle pas de la municipale rochefortaise.</p>
<p>Bref, vous le voyez, les deux candidats ont de réelles chances d’y croire. André Bonnin parce que le canton n’a jamais été autant à gauche et qu’il s’est sorti de situations plus difficiles et Sylvie Marcilly parce qu’elle est maire de Fouras, la plus grosse commune du canton, et que le fond du canton est tout de même plutôt à droite. Ces deux-là se retrouveront au second tour, n’en doutons pas, mais, aujourd’hui, à la veille du premier tour, nous ne nous risquons pas à un pronostic pour ce canton, le résultat est trop indécis.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : Pas de pronostic, résultat trop indecis, <em>« too close to call »</em> comme diraient nos amis anglais.</strong></p>
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		<title>A Burie, la gauche dans le Brouard.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/17/a-burie-la-gauche-dans-le-brouard/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 10:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce canton rural, sans doute le plus à gauche du département, le Parti Socialiste est en difficulté après que le sortant, Sylvain Brouard, élu il y a 7 ans, ait laissé tomber le canton en cours de mandat. La droite, qui a manqué son coup en 2004, pensait avoir trouvé la solution miracle : investir un ancien radical de gauche, déçu de ne pas avoir obtenu le soutien de l’alliance PRG-PS. Mais voilà, de ce côté-là non plus, rien n’est simple et la droite part divisée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1843" class="wp-caption alignright" style="width: 369px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/burie-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1843  " title="Fabrice Barusseau (PS), Alain Seris (Maj. départementale) et Michel Nadaud (DVD) à Burie." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/burie-face-a-face.png" alt="Fabrice Barusseau (PS), Alain Seris (Maj. départementale) et Michel Nadaud (DVD) : qui pour le second tour à Burie ? (photos : DR)" width="359" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">Fabrice Barusseau (PS), Alain Seris (Maj. départementale) et Michel Nadaud (DVD) : qui pour le second tour à Burie ? (photos : DR)</p></div>
<p><strong>Dans ce canton rural, sans doute le plus à gauche du département, le Parti Socialiste est en difficulté après que le sortant, Sylvain Brouard, élu il y a 7 ans, ait laissé tomber le canton en cours de mandat. La droite, qui a manqué son coup en 2004, pensait avoir trouvé la solution miracle : investir un ancien radical de gauche, déçu de ne pas avoir obtenu le soutien de l’alliance PRG-PS. Mais voilà, de ce côté-là non plus, rien n’est simple et la droite part divisée.</strong></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-burie/" target="_blank">Canton de Burie : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #ff0000;">canton à gauche</span>, <span style="color: #339966;">canton cible jouable pour la droite</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 3ème (sur 14 cantons à droite).</strong></p>
<p>Burie, c’est une terre rouge. Après deux mandats passés sous le haut patronage d’un élu gaulliste, Georges Vinet, à partir de 1967 la gauche monopolise le siège de conseiller général du canton. Cette année-là, c’est même un communiste qui est élu : René Boucher. Le PCF mise beaucoup de chose sur lui : candidat à la législative de 1973 dans la troisième circonscription de l’époque (Saint-Jean-d’Angély – Vals-de-Saintonges), il arrive au second tour mais y est largement battu par le sortant, André Brugerolle (CNIP), élu depuis 1958 et conseiller général de Matha. En 1985, il ne se représente pas et la vague bleue ne touche pas, ou si peu, le canton puisque c’est un socialiste, Michel Cheneau, qui l’emporte. Les choses se corsent pour la gauche en 2004 au moment de régler la succession de Cheneau. Le PS présente le jeune secrétaire de la section de Saintes, hors du canton, Sylvain Brouard. Il a le soutien du sortant mais ce mini-parachutage ne plait pas à tout le monde et Bernard Vachon se présente en divers-gauche. La droite sent venir le bon coup mais se divise : trois candidats s’en réclame, sans compter le Front National. Au premier tour, coup de tonnerre : les droites sont très largement en tête avec près de 58 % contre 42 % aux différents candidats de gauche. Le ballotage est donc très défavorable pour Sylvain Brouard. Le dimanche suivant, c’est la surprise puisque le socialiste l’emporte finalement avec plus de 53 % des suffrages, profitant de la vague rose du second tour de la régionale organisé le même jour et peut-être des divisions de la droite. Quoi s’il en soit, on ne peut pas parler, comme Sud-Ouest ce matin, « d’élection facile ».</p>
<p>A gauche lors des scrutins cantonaux, c’est aussi le cas lors des autres élections. Avant la fin des années 1980, les droites n’ont quasiment pas voix au chapitre. Au tournant des années 1990, elles prennent effectivement l’avantage mais avec une avance sur les gauches bien plus faible qu’ailleurs. Même si les droites progressent, très lentement et surtout pas aussi haut qu’ailleurs, jusqu’en 2002, et que les gauches stagnes dans ces années-là, cela fait de Burie sans doute le canton rural le plus à gauche du département. D’ailleurs, les gauches, quand elles stagnent, reste à un haut niveau par rapports aux autres cantons ruraux du département : toujours au-dessus de la barre des 40 %. A partir de 2002, les droites commencent à baisser, dans la moyenne de la baisse départementale, c&#8217;est-à-dire 20 points de perdus jusqu’en 2010. Les gauches en profitent pour remporter trois des six derniers scrutins, de l’inédit depuis les années 1980.</p>
<h2>La déception de Brouard.</h2>
<p>Alors, avec ce tableau favorable, on pourrait ce dire que le canton est « imperdable » pour le Parti Socialiste. Pourtant, ce n’est pas le cas, bien au contraire. Sylvain Brouard, élu en 2004, comptait sur ce siège de conseiller général pour s’en faire un tremplin vers la députation. Mais voilà, en 2007, l’investiture socialiste dans la troisième circonscription (Saint-Jean-d’Angély – Saintes) est donnée à Catherine Quéré, alors vice-présidente du conseil régional. Après cela, Brouard, tout en continuant à siéger au conseil général et à suivre les dossiers du canton, comme le soulignait Sud-Ouest ce matin, a déserté le canton. Le nouveau candidat socialiste, Fabrice Barusseau, issu du canton, ne cache pas que cette situation complique sa campagne. Du coup la droite y croit dur comme fer et a donné son investiture à Alain Seris. Le maire de Saint-Sauvant, classé à gauche, avait adhéré récemment au PRG pour essayer d’obtenir l’investiture du parti et le soutien du PS. Cela ne s’est pas fait et Dominique Bussereau en a profité. Tout cela justifie la position de canton cible « jouable » pour la droite de Burie. Mais à droite, la situation n’est pas simple non plus. Michel Nadaud s’est déclaré comme candidat divers-droite, en se réclamant de Dominique Bussereau. Ce dernier, à la demande d’Alain Seris, a réaffirmé que la « majorité départementale » n’avait qu’un seul candidat à Burie…tout en soulignant son amitié avec Michel Nadaud. Un autre candidat, Joël Joanny, candidat divers-gauche en 2008 dans Saintes-est, s’est déclaré. Mais cette année, il semble avoir le soutien du Parti Radical (Valoisien) de Jean-Louis Borloo, composante de l’UMP. Bref, la situation n’est pas claire à droite et la valse-hésitation de Seris y est aussi pour quelque chose.</p>
<h2>Flou artistique, à droite et à gauche.</h2>
<p>Le pronostic est difficile. A droite, on ne peut vraiment pas dire qui de Alain Seris ou de Michel Nadaud, lui aussi très connu dans le secteur, sera au second tour. Joël Joanny, de Saintes, nous parait un peu plus en retrait. A gauche, certains parlent d’un éventuel bon score de la candidate d’Europe-Ecologie – Les Verts et la voient même au second tour, certains électeurs de gauche voulant faire « payer » au PS le manque de travail de terrain de Sylvain Brouard. Mais la base écologiste ici, souvent sous la moyenne départementale, rend peu probable un dépassement du PS par EELV. A gauche on trouve aussi un candidat du Front de Gauche, et même du Parti de Gauche, Jean-Yves Boiffier. Mais le PCF était tombé sous les 5 % en 2004… Enfin, il y a un candidat du Front National, Michel Dubroca, et le FN avait fait plus de 10 % il y a sept ans. Beaucoup d’incertitudes donc. Mais voilà, du point de vue électoral, la situation de la gauche est paradoxalement plus favorable qu’en 2004. Les divisions de la droite aidant, nous voyons mal ce canton échapper au PS, même si la bataille sera rude et le résultat serré.  Si ce pronostic se confirme, ce sera la preuve que les élections cantonales, sont bien des élections politiques.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Fabrice Barusseau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
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		<title>A Loulay, un coup de Fouet pour Roustit ?</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/16/a-loulay-un-coup-de-fouet-pour-roustit/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 15:21:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La gauche a quelques espoirs de reconquête dans ce canton perdu en 1998 et ce n’est pas injustifié vu les pertes considérables des droites depuis une dizaine d’année. Mais avec quatre candidats, la gauche est fortement divisée alors que la droite est unie derrière son sortant, Jean-Marie Roustit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1839" class="wp-caption alignright" style="width: 383px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/loulay-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1839 " title="Jean-Michel Fouet (PRG) et Jean-Marie Roustit (Maj. départementale) à Loulay." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/loulay-face-a-face.png" alt="Jean-Michel Fouet (PRG) et Jean-Marie Roustit (DVD-Maj. départementale), pour un second tour à Loulay ? (photos : DR)" width="373" height="275" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Michel Fouet (PRG) et Jean-Marie Roustit (DVD-Maj. départementale), pour un second tour à Loulay ? (photos : DR)</p></div>
<p><strong><em>La gauche a quelques espoirs de reconquête dans ce canton perdu en 1998 et ce n’est pas injustifié vu les pertes considérables des droites depuis une dizaine d’année. Mais avec quatre candidats, la gauche est fortement divisée alors que la droite est unie derrière son sortant, Jean-Marie Roustit.</em></strong></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-loulay/" target="_blank">Canton de Loulay : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #99cc00;">canton cible difficile pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 6ème (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Le canton de Loulay fait partie du secteur des Vals de Saintonge et il en suit les tendances politiques. La gauche l’emporte régulièrement aux cantonales ici. D’abord grâce aux radicaux, avec Rémi Malvaux, de la Libération à 1973, puis avec des socialistes comme Roland Coussot, en 1979, puis Camille Frugier à partir de 1985. Quand Lucette Bouchard, pour le mouvement gaulliste, l’emporte en 1973, Loulay ne fait que suivre la tendance droitière des Vals de Saintonge : Aulnay et Saint-Savinien basculent à droite dans cette période et la gauche ne conserve plus que Saint-Hilaire-de-Villefranche et Tonnay-Boutonne. En 1979, quand le canton bascule à nouveau à gauche, celle-ci réalise le grand chelem et les 7 cantons des Vals de Saintonge ont un conseiller général de gauche. 6 d’entre-eux sont même socialistes. La gauche connait ensuite des pertes, mais reste majoritaire dans le secteur. Quand Loulay bascule à droite en 1998, avec l’élection du divers-droite Jean-Marie Roustit, qui a basé une bonne partie de sa campagne sur l’usure du sortant socialiste, la droite détient 3 cantons : Loulay, donc, mais aussi Aulnay (qui a basculé en 1994, en même temps que Saint-Savinien revenait à gauche) et Tonnay-Boutonne, resté à droite depuis 1985. Loulay précède cette fois la tendance. Car c’est dix ans plus tard que la gauche s’effondre dans le secteur, perdant d’un coup Matha, Saint-Savinien et Saint-Hilaire-de-Villefranche. La gauche ne conserve que Saint-Jean-d’Angély, non renouvelable cette année-là.</p>
<h2>Un électorat volatile.</h2>
<p>Les gauches ont dominé la vie politique du canton pendant longtemps avant de perdre du terrain au profit des droites. Loulay est même l’un des cantons où les courbes de tendance des droites et des gauches se croisent le plus tard, à la fin des années 1980. Car jusque-là, les gauches sont peu contestées. Avant son effondrement, en 1989, elle n’ont connu qu’une fois la défaite, en 1984. A partir de l’européenne de 1989, les temps deviennent donc durs pour elles, mais elles restent à un niveau tout à fait respectable, le plus souvent au-dessus des 40 %. Même si la tendance est à une progression des droites jusqu’en 2002, le corps électoral à Loulay est volatile. Sans que la gauche ne remporte le scrutin, les électeurs du canton font preuve d’une grande loyauté envers le socialiste Roland Beix lors de la législative de 1993. Avec plus de 43 %, les gauches réalisent un score bien au-dessus de nombreux cantons. Surtout, les droites connaissent un trou d’air à l’occasion de cette élection, et c’est tout à fait inédit dans le département. Nouveau décrochage des droites en 1997, mais cette fois la poussée des gauches est suffisante pour qu’elles puissent l’emporter, au-dessus de la barre des 50 %. Après cela, les gauches ne confirment pas et les droites continuent leurs progressions. Le tournant pour ces dernières arrive en 2002, avec leur record, au-dessus des 60 %, pour la première fois. Depuis cette date, le canton de Loulay est à ranger dans la catégorie des pires gadins des droites maritimes : 25 points de perdus. Mais encore une fois, cette baisse, quoi que nette et visible, reste très volatile. De l’autre côté, les gauches, à part lors de la régionale de 2004, profitent peu de cette baisse, jusqu’en 2010, où, à plus de 58 %, elles réalisent un score que même les droites n’ont pas souvent atteint ici.</p>
<h2>Candidature dissidente à gauche.</h2>
<p>Tout cela justifie le classement du canton en « cible » de la gauche. Mais nous considérons que son basculement sera difficile à atteindre. D’abord du fait du sortant, Jean-Marie Roustit, très bien implanté et qui a connu une réélection facile en 2004. On peut aussi arguer que la volatilité de la baisse des droites dans le canton pourra sauver le sortant, seul candidat de droite, outre la présence du Front National avec Philippe Etien. Surtout qu’en face, les gauches n’ont pas réussi à bien s’organiser. On trouve des candidats communiste (Bruno Toussaint), écologiste (Yvette Bouchet) et le candidat de l’alliance PRG-PS, le radical Jean-Michel Fouet, maire de Bernay-Saint-Martin. Mais cette physionomie à gauche est commune, là où cela se complique, c’est avec la candidature de Frédéric Boutin, ex-socialiste, qui a décidé de passer outre l’investiture de son parti. Cette candidature est-elle en mesure de profondément gêner Jean-Michel Fouet ? Difficile à dire, bien sûr, mais ce dernier est maire d’une commune presque aussi peuplée que le chef-lieu (14 % de la population) alors que Boutin, n’est maire d’une commune, Vergné, qui ne représente « que » 3 % du canton. Dans l’interview qui nous a accordé, Bernard Lalande, le leader du groupe PS au conseil général, estime que cette double candidature peut créer une dynamique en vue du second tour. Faudrait-il qu’il y en  ait un. Jean-Marie-Roustit avait frôlé la réélection dès le premier tour en 2004, alors qu’il avait à ces côté un candidat CPNT à plus de 10 %. Les droites ont baissé depuis, et nous pensons que le sortant va de nouveau frôler la réélection au premier tour, sans l’obtenir. Au second, très certainement face à Jean-Michel Fouet, Jean-Marie Roustit devrait pouvoir l’emporter.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #0000ff;">Victoire au second tour de Jean-Marie-Roustit (DVD-Majorité départementale)</span>.</strong></p>
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		<item>
		<title>A Marennes, un nouveau parrain ?</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/14/a-marennes-un-nouveau-parrain/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 15:33:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est l’histoire de l’un des cantons les plus à droite du département ces 30 dernières années qui pourrait basculer, deux ans après la victoire surprise de la liste de gauche à la municipale à Marennes. A droite, pour « contrer » (c’est l’expression à la mode) Mickaël Vallet, c’est un peu la panique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1819" class="wp-caption alignright" style="width: 431px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/marennes-face-a-face-2.png"><img class="size-full wp-image-1819 " title="Mickaël Vallet (PS) et Marc Pellacoeur (UMP) à Marennes." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/marennes-face-a-face-2.png" alt="Mickaël Vallet (PS) et Marc Pellacoeur (UMP), les deux candidats qui devraient se retrouver au second tour de la cantonale, à Marennes. (photos : DR)" width="421" height="330" /></a><p class="wp-caption-text">Mickaël Vallet (PS) et Marc Pellacoeur (UMP), les deux candidats qui devraient se retrouver au second tour de la cantonale, à Marennes. (photos : DR)</p></div>
<p><em><strong>C’est l’histoire de l’un des cantons les plus à droite du département ces 30 dernières années qui pourrait basculer, deux ans après la victoire surprise de la liste de gauche à la municipale à Marennes. A droite, pour « contrer » (c’est l’expression à la mode) Mickaël Vallet, c’est un peu la panique.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-marennes/" target="_blank">Canton de Marennes : les données par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #339966;">canton cible jouable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 4ème (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Dans le canton de Marennes, le fort, c’est le Fort Louvois, à Bourcefranc-le-Chapus. Mais pendant 30 ans, l’homme fort du canton, c’était Boyard, Marcel Boyard, de Saint-Just-Luzac, un conseiller général radical de gauche. Issu d’une commune plus petite que les deux principales (Marennes et Bourcefranc), il se paie le luxe de battre le maire du chef-lieu en 1979, Roger Hattabe, par 58 % au second tour. Son mandat est écourté car il décède en 1983 et c’est un élu de droite qui prend la place, Pierre-Jean Hay, un marennais, dont le père avait été conseiller général dans l’entre-deux-guerres. C’est « justice » du point de vue électoral, nous le verrons un peu plus tard. Les droites sont largement majoritaires et s’y déchirent sans grands risques de perdre le canton. En 1985, Hattabe se présente contre Hay, mais celui-ci est largement en tête au premier tour. Le maire de Marennes, quoi que second, se retire et le duel du second tour est un classique « gauche-droite » qui voit la réélection du sortant. En 1992, même topo, mais l’écart entre les deux concurrents de la droite marennaise se resserre. Comme le candidat de gauche n’est pas qualifié pour le second tour, avec à peine 10 % des voix, il y a cette fois bien un duel à droite. Pierre-Jean Hay vient à bout de Roger Hattabe avec un peu plus de 54 % des voix dans un second tour bien moins mobilisateur que le premier.</p>
<p>En 1998, c’est l’heure du maire de Marennes. Le sortant ne se représente pas et donc la voie semble ouverte. Mais à droite, ici, c’est décidément très complexe. Contre Roger Hattabe on trouve trois candidats de droite : Marc Pellacoeur (sans étiquette mais…), Jacques Lévy et Jean-Luc Rousseau, maire de Bourcefranc-le-Chapus. Mais le premier tour est difficile pour le favori : seulement 25 % des voix contre 15 % au candidat socialiste et aux trois autres candidats de droite. Roland Garraud (PS), arrivé pour quelques voix devant Pellacoeur et les autres candidats de droite, est le seul à aller face à Roger Hattabe au second tour. Il fait un énorme bond de 30 points et réalise un très beau 45 % le second dimanche. Preuve, s’il en fallait une, des profondes divisions des droites locale. En 2004, rebelote. Hattabe perd encore du terrain, à seulement 21 % des suffrages. Surtout, Pellacoeur progresse à 18 %. La gauche est exclu du second tour. Le dimanche suivant, alors que Marc Pellacoeur, en froid polaire avec Roger Hattabe, s’est maintenu en annonçant plus ou moins qu’il ne votera pas pour la majorité sortante au conseil général en cas de victoire, est élu, et largement. Certes, il est de Marennes, mais voir Roger Hattabe battu dans sa propre commune, ce fut une vraie surprise. Finalement, le nouvel élu a bien voté comme son prédécesseur et a permis à Claude Belot de rester président du conseil général. Depuis, la gauche locale parle de trahison.</p>
<h2>Un avant et un après 2008.</h2>
<p>Les droites ont les moyens de jouer à ce petit jeu car ici elles sont largement devant. C’est l’un des cantons les plus à droite du département, même du temps de Marcel Boyard. Les sommets départementaux de la gauche dans l’histoire électorale ne sont ici que les petits soubresauts : j’en veux pour preuve les résultats des législatives de 1988 et 1997 qui se voient à peine ici alors qu’ailleurs, ce sont de vraies percées pour les gauches. En revanche, l’effondrement de la fin des années 1980-début des années 1990 est bien présent. Elles tombent sous les 17 % lors de la régionale de 1992. Elles remontent lentement, mais même si l’on faisait abstraction des deux derniers résultats, la tendance serait plutôt bonne. Bonne, mais très éloignée des droites. Sur 15 des 22 scrutins organisés entre 1978 et 2007, les droites sont au-dessus des 60 %, jamais en dessus des 50 %, ce qui veut dire qu’elles ont tout gagné. Les choses changent radicalement en 2008, à partir de l’élection municipale à Marennes.</p>
<p>L’arrivée de Mickaël Vallet, inconnu au bataillon, jeune diplomate encarté au Parti Socialiste, qui a une partie de sa famille dans le secteur et qui, en cela, connait un peu la région, va changer la donne en faisant tout simplement revenir sur le devant de la scène marennaise un acteur : la gauche. Les sections socialistes et radicales locales étaient un peu en léthargie, épuisées par avance par la difficulté d’une campagne municipale dans une commune qui leur est si peu favorable. Mickaël Vallet, avec une bonne connaissance de l’histoire électorale du coin, a réussi à gagner la confiance des militants. Il fait une campagne offensive et arrive en tête du premier tour, avec 29 %, devant les trois listes de droite. Il n’a, a priori, aucunes réserves de voix et Marc Pellacoeur et Jacky Grandillon fusionnent leurs listes qui ont rassemblées toutes les deux près de 42 %. Au second tout pourtant, c’est bien la liste de gauche (ou, « de progrès ») qui arrive en tête avec 42 % des voix et l’emporte donc. La fusion entre les listes Pellacoeur (anti-Hattabe assez ancien) et Grandillon (anciens adjoints du maire, anti-Hattabe de fraiche date) n’a absolument pas pris : ils échouent à un peu plus de 30 %. Roger Hattabe, lui, maire depuis 37 ans, est archi-battu, il perd même du terrain entre les deux tours pour finir troisième autour de 28 %. Depuis, les résultats des gauches sont sans commune mesure avec la période précédente. Dès l’élection européenne de 2009, le canton de Marennes est l’un des seuls en Charente-Maritime où les gauches progressent, c’est même ici que les progrès sont les plus forts. L’écart gauches-droite est réduit à un peu plus de 7 points, du jamais vu depuis près de 30 ans. En 2010, les courbes des gauches et des droites se croisent pour la première fois depuis…des temps immémoriaux. Enfin, une période antérieur à 1978 en tout cas puisqu’il s’agit de la première victoire (et quelle victoire, près de 52 % au premier tour et près 54 % au second) pour les gauches sur les 32 dernières années. Les droites, elles, s’effondrent bien plus qu’ailleurs : 25 points de perdus en 8 ans. Incontestablement, les tendances à la hausse des gauches et à la baisse des droites sont, ici, beaucoup plus prononcées que dans d’autres parties du département. Un « effet Vallet » ? Cela reste évidemment difficile à dire, lui le récuse et considère que l’élection de sa liste est une conséquence de la tendance, et non l’inverse.</p>
<h2>Une droite déboussolée.</h2>
<p>Alors devant l’offensive de la gauche, on aurait pu croire que la droite fasse l’union derrière son sortant. Pas du tout. A l’inverse, la multiplication des candidatures montre plutôt la panique qui la traverse. Il y a d’abord cette « primaire officielle » voulue par Dominique Bussereau entre Marc Pellacoeur et le maire de Bourcefranc, Jean-Luc Rousseau. Le chef de la majorité se justifie dans l’interview qu’il a accordée à LRpol en expliquant qu’il y a une rivalité aussi forte entre les deux principales communes du canton qu’en Tours et Orléans dans la région Centre. On peine à ne pas sourire. C’est vrai, il y a une rivalité historique entre les deux communes et d’ailleurs Bourcefranc s’est détaché en 1908 de Marennes. Mais en quoi est-ce que cela joue, encore aujourd’hui, dans le résultat des élections cantonales ? Depuis la Libération, aucun conseiller général n’est issu de la commune de Bourcefranc et depuis 28 ans il vient même du chef-lieu. Enfin, notons que Jean-Luc Rousseau, maire de Bourcefranc-le-Chapus depuis 1995, a déjà été candidat à deux reprises : 15 % en 1998 et 13,8 % en 2004. Dans sa propre commune, il recueille 36 % en 1998 et 35 % en 2004. De beaux scores, mais faibles comparés à ce que peut légitimement espérer un maire réélu deux fois. Et surtout, des scores loin de pouvoir compenser les résultats ridicules réalisés dans les autres communes comme ce 4,7 %  sur la commune de Marennes il y a sept ans. L’Etat-major de la droite départementale a-t-il réalisé que Jean-Luc Rousseau a été réélu maire aussi par faute de concurrence de gauche dans cette commune à tradition communiste et radicale ? Cette primaire, c’est aussi un formidable désaveu pour le sortant, Marc Pallacoeur, critiqué à gauche comme à droite, qui aurait pu espérer un soutien un peu plus franc de la part de la majorité qu’il a contribué à sauver en 2004. A cela s’ajoute la candidature de Francine Baudin, maire DVD de Saint-Sornin, la commune la moins peuplée du canton, qui ne manque pas de semer un peu plus la zizanie. Le fondement de sa candidature est simple : elle veut « contrer Mickaël Vallet ».</p>
<h2>Mickaël Vallet : les défauts de ses qualités, et inversement ?</h2>
<p>A côté de cette division de la droite, à laquelle il faut ajouter le candidat Front National, Didier Fontaine, la gauche est relativement unie : Mickaël Vallet bénéficie de l’investiture du PS et du PRG. Il y a bien un candidat PCF-Front de Gauche, Yves Letranchant, mais il n’y a pas de candidat d’Europe-Ecologie – Les Verts. Il est donc probable que le maire de Marennes fasse un score canon dès le premier tour : le double, voire même sans doute le triple du score de Jacques Baron en 2004 (14,2 %). Mais tout n’est évidemment pas rose sur le chemin du diplomate. D’abord, s’il semble bénéficier de son bilan municipal, au-delà même des limites de sa commune, et d’une bonne image, il déclenche aussi le rejet, ne serait-ce que par son étiquette. Le canton de Marennes reste une terre de mission pour les gauches. La droite, Dominique Bussereau en tête, tombe sur le candidat socialiste au sujet de son âge (« moi aussi, j’ai eu 25 ans » dit le président du département quand il décrit les attitudes du maire de…31 ans) et de ses ambitions soi-disant dévorantes. Enfin, la récente polémique autour du projet de parc national des marais de Brouage peut, même s’il s’y est fermement opposé, réveiller un vote chasseur, fort ici, qui lui serait sans aucun doute défavorable. Enfin, on remarque, aux cantonales de 1998 ou de 1985, que lors des duels gauche-droite au second tour,  le candidat socialiste ou radical dépassait nettement le total des gauches du premier tour, bénéficiant du report d’une partie des voix des candidats de droite éliminés au premier tour. Alors qu’il y a un réel danger de basculement cette année, trouvera-t-on le même phénomène le 27 mars ?</p>
<p>Notre pronostic, c’est que Mickaël Vallet sera largement en tête au premier tour. Probablement au-dessus des 40 % des suffrages, ce qui serait un coup de tonnerre pour la droite. C’est Marc Pellacoeur qui devrait le suivre pour le duel du second tour. Vous avez compris que nous ne croyons pas un seul instant à la réussite de Jean-Luc Rousseau, qui va avoir du mal à dépasser les 15 %. Au second tour, cela ne se jouera pas à grand-chose, car, encore une fois, cette terre reste difficile pour les gauches, mais nous pronostiquons une victoire de Mickaël Vallet. Dans ce cas de figure, la droite paierait sa mauvaise connaissance du terrain électoral et le fait qu’elle n’a pas su se remettre en question après la défaite municipale de 2008. La droite se berce d’illusions et de fausses excuses sur ses mauvais résultats, et pas seulement ici. En fait, la droite ne semble pas savoir quoi faire quand, dans ces bastions, la gauche se met vraiment à travailler et à y croire. Bien sûr, Mickaël Vallet n’est pas assuré de la victoire, mais la vraie surprise, ici, ce serait de voir la droite gagner largement au second tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Mickael Vallet (PS-PRG) – BASCULEMENT A GAUCHE</span>.</strong></p>
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		<title>A Montlieu-la-Garde, la revanche du chef-lieu ?</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/13/a-montlieu-la-garde-la-revanche-du-chef-lieu/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 10:55:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis près de 45 ans, le canton est détenu par le maire de la commune de Chevanceaux, toujours à droite. Pourtant, cela fait longtemps que ce canton est disputé entre droite et gauche lors de toutes les élections. Cette année pourrait voir la revanche du chef-lieu et de la gauche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1817" class="wp-caption alignright" style="width: 437px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/montlieu-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1817 " title="Thierry Jullien (PS) et Jean-Michel Rapiteau (UMP) à Montlieu-la-Garde." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/montlieu-face-a-face.png" alt="Thierry Jullien (PS) et Jean-Michel Rapiteau (UMP), les deux candidats qui devraient s'affronter au second tour à Montlieu-la-Garde. (photos : DR et Marie-Laure Gobin)" width="427" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Thierry Jullien (PS) et Jean-Michel Rapiteau (UMP), les deux candidats qui devraient s&#39;affronter au second tour à Montlieu-la-Garde. (photos : DR et Marie-Laure Gobin)</p></div>
<p><em><strong>Depuis près de 45 ans, le canton est détenu par le maire de la commune de Chevanceaux, toujours à droite. Pourtant, cela fait longtemps que ce canton est disputé entre droite et gauche lors de toutes les élections. Cette année pourrait voir la revanche du chef-lieu et de la gauche.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-montlieu-la-garde/" target="_blank">Canton de Montlieu-la-Garde : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #008000;">canton cible gagnable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 1<sup>er</sup> (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Une figure plane sur ce canton de l’extrême sud du département : Louis Joanne. Maire de Chevanceaux dès 1965, il est élu conseiller général du canton de Montlieu-la-Garde en 1967 (à moins que cela ne soit dès 1965 aussi, lors d’une partielle dont nous n’avons pas encore trouvé les résultats). Rien n’arrête ce « Républicain indépendant », du nom du parti parti de Valéry Giscard d’Estaing à l’époque, dans son ascension politique. Dès 1968, alors que Charles De Gaulle dissout l’assemblée après les « événements de mai », il est candidats à l’élection législative dans la quatrième circonscription qui comprenait à l’époque toute la Haute-Saintonge, comme aujourd’hui, mais aussi la Saintonge romane et l’agglomération de Saintes. Il est élu en faisant basculer ce siège radical grâce à la vague bleu qui passe sur la France en ce mois de juin 1968. Il est réélu facilement au second tour en 1973, il faut dire qu’il ne trouvait face à lui qu’un candidat communiste. En 1978, tout le monde s’attend à une victoire de la gauche au plan national et ce siège est donc clef. Pourtant, au premier tour, le ballotage est plutôt favorable à Louis Joanne. Au second tour, il est finalement battu par le socialiste Philippe Marchand. C’est la fin de la carrière nationale du conseiller général de Montlieu-la-Garde. Ce mandat, il le conserve jusqu’en 1998, deux ans après avoir laissé la mairie de Chevanceaux. A ces deux postes, son successeur est le même, Gilbert Festal. La division de la gauche lui permet une élection au second plus large que ne le laissait paraitre le rapport gauches-droites du premier tour. En 2004, à l’inverse, les gauches sont en recul au premier tour, pourtant au second, Gilbert Festal ne l’emporte que pour 110 voix, devant Thierry Jullien, le candidat socialiste.</p>
<h2>Un retour du vieux fond radical du sud ?</h2>
<p>Ce canton a donc un élu de droite depuis près de 45 ans, pourtant, il n’est pas aussi monolithique lors des autres scrutins. Des années 1970 à l’alternance de 1981, le canton est même nettement orienté vers les gauches. Dans la décennie suivante, les scrutins sont plus disputés.  D’ailleurs la courbe moyenne des droites ne passe devant celle des gauches qu’à la fin de la décennie 1980. Car dès 1989, les droites prennent un net avantage sur des gauches qui s’effondrent. Elles remontent très vigoureusement jusqu’à la législative de 1997, sans pour autant l’emporter, pour un petit point. Cela ne dure pas et au tournant du siècle elles retournent autour des 40 % des voix, ce qui n’est pas mauvais pour la Charente-Maritime, surtout dans cette zone. En attendant, les droites touchent leur plus haut à la législative de 2002, avec près de 62 % des voix. Elles perdent près de 20 points, jusqu’en 2010. 2010 qui marquent la première victoire des gauches dans le canton depuis 1988. Et quelle victoire : 12 points d’avance, après l’avoir raté de peu, d’un point une nouvelle fois, lors de l’européenne de 2009. Car les choses ont bougé à gauche dans le canton : Thierry Jullien, défait de peu lors du second tour de la cantonale de 2004, est devenu maire du chef-lieu de canton, plus grosse commune de celui-ci.</p>
<h2>Une fenêtre de tir pour la gauche.</h2>
<p>Forcément, cette place de maire aide, surtout, comme on vient de l’expliquer, dans un canton où les gauches partent de beaucoup moins loin qu’à Saint-Pierre-d’Oléron ou Marennes où la situation locale est comparable. Avantage à Thierry Jullien alors, surtout que le sortant, Gilbert Festal, a décidé de ne pas se représenter. Cela justifie sa position de canton le plus vulnérable de la droite. Mais attention, la droite ne s’avoue évidemment pas vaincue et contrairement à Marennes, ce n’est pas la panique. La « majorité départementale » est unie, derrière Jean-Michel Rapiteau. Il est maire d’Orignolles depuis 1995, qui ne représente que 9 % de la population du canton, mais cela lui offre une place, importante, de vice-président de la communauté de commune de Haute-Saintonge, présidée par Claude Belot. Et puis, il y a une vraie opposition de style entre les deux principaux candidats : Thierry Jullien est professeur des écoles et Jean-Michel Rapiteau est entrepreneur. En tout cas, une chose est certaine, l’élu ne sera pas de Chevanceaux, comme avec Festal et Joanne. A côté d’eux, on trouve d’autres candidats mais ils semblent destinés à faire la figuration : Marie-France Moquet pour le PCF et le Front de Gauche, Lino Piva pour le NPA, c’est d’ailleurs le seul candidat du parti lors de ces cantonales, et Jacques Raimond pour le Front National.</p>
<p>Nous pensons que, pour la première fois depuis longtemps ici, les conditions sont réunies pour le basculement du canton à gauche. C’est pour cela que, d’après nous, cette élection pourrait être pour la gauche, et le chef-lieu, une sorte de « revanche » sur la droite et Chevanceaux.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Thierry Jullien (PS-PRG) – BASCULEMENT A GAUCHE</span>.</strong></p>
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		<title>A Saint-Pierre, les clefs du Fort Peyry à la gauche ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 16:48:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après son très beau score lors du second tour de la cantonale de 2004 (près de 48 % pour le candidat socialiste), la gauche s’est encore renforcée en prenant le chef-lieu de canton lors de la municipale de 2008, grâce à Patrick Moquay et malgré les divisions. Cette année, le PS espère capitaliser sur ce succès mais aussi sur l’usure et la passivité du sortant, Jean-Paul Peyry.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1808" class="wp-caption alignright" style="width: 322px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/moquay.png"><img class="size-full wp-image-1808 " title="Patrick Moquay (PS) à Saint-Pierre-d'Oléron." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/moquay.png" alt="Patrick Moquay (PS), candidat à Saint-Pierre-d'Oléron. (photo : DR)" width="312" height="391" /></a><p class="wp-caption-text">Patrick Moquay (PS), candidat à Saint-Pierre-d&#39;Oléron. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Après son très beau score lors du second tour de la cantonale de 2004 (près de 48 % pour le candidat socialiste), la gauche s’est encore renforcée en prenant le chef-lieu de canton lors de la municipale de 2008, grâce à Patrick Moquay et malgré les divisions. Cette année, le PS espère capitaliser sur ce succès mais aussi sur l’usure et la passivité du sortant, Jean-Paul Peyry.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-saint-pierre-d%E2%80%99oleron/" target="_blank">Canton de Saint-Pierre-d&#8217;Oléron : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #339966;">canton cible jouable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 5ème (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>A Saint-Pierre-d’Oléron, on est plutôt dans un canton de droite. Les zones insulaires sont rarement favorables aux gauches. Pourtant, alors que l’après-guerre est en grande partie trustée par des conseillers généraux de droite, le PS l’emporte à l’occasion d’une partielle en 1972, avec Henri Chailloleau. Il est réélu en 1973 et 1979 lors de deux renouvellements particulièrement favorables aux socialistes. En 1985, le sortant ne se représente pas et c’est un autre Moquay, l&#8217;oncle de l’actuel maire de Saint-Pierre, qui est le candidat socialiste. Il est battu par Jean-Paul Peyry (DVD) au second tour, porté par la vague bleu départementale et le retournement politique du canton : aux progrès des gauches pendant les années 1970 ont succédé de lourds revers après 1981. En 1992 le sortant est réélu au premier tour et en 1998, alors qu’il n’y a pas de concurrent socialiste ou radical de gauche, il est mis en ballotage par la communiste Eliane Dayet. Cependant, il obtient les deux tiers des voix au second tour. En 2004, Jean-Paul Peyry est en ballotage difficile au premier tour, avec à peine 28 % des voix alors que Philippe Raynal (PS) obtient 20 % et Jean-Louis Vigner (DVG) 17 %. Celui-ci se désiste et si, au second tour, le sortant bénéficie d’un bon report des voix du FN et des deux candidats sans-étiquette, qui lui permet d’être réélu, le score du PS est très bon : près de 48 %.</p>
<h2>Une terre de droite.</h2>
<p>Car si ce n’est pas le canton le plus à droite de l’île d’Oléron, les droites ont tout de même connu de hauts sommets, jusqu’à 67 % au premier tour de la législative de 2002. Leur progression est assez régulière à partir des années 1980. Leur baisse, à partir du sommet de 2002, l’est aussi, à l’exception de la législative de 2007. Là encore, les droites ont perdu 20 points en 8 ans, c’est énorme. Les gauches ont connu des bas, comme partout, au début des années 1990. Cela dit, ces bas sont un peu moins catastrophiques que dans les autres cantons de la circonscription. En fait, les gauches subissent moins les scores des divers partis écologistes entre 1989 et 1993, moins hauts ici. C’est peut-être aussi l’effet du maire PS de Saint-Pierre-d’Oléron jusqu’en 1995 qui est toujours Patrick Moquay. Les gauches regagnent ensuite lentement du terrain avant la très forte remontée de la fin de la dernière décennie, après l’élection de Patrick Moquay neveu à la mairie du chef-lieu, en 2008. Un effet Moquay, sachant qu’il aussi prit la présidence de la Communauté des communes d’Oléron ? Difficile à dire bien sûr, mais en tout cas la progression des gauches est tout à fait remarquable.</p>
<h2>Une gauche divisée.</h2>
<p>Jean-Paul Peyry, qui a succédé à Moquay oncle en 1995 à la mairie de Saint-Pierre (plus de 50 % de la population du canton, quand même), ne s’est pas représenté en 2008. Un pas vers la sortie de la vie politique ? On pouvait le penser jusqu’à l’annonce de sa candidature pour la cantonale de cette année. On dit beaucoup que Dominique Bussereau a très longuement insisté pour que le sortant se représente afin de faire barrage à Patrick Moquay. Il a finalement dit oui mais ne semble pas extrêmement motivé pour faire campagne, il semble même presque s’en désintéresser, si l’on en croit les quelques articles de la presse locale à ce sujet. Dans ce contexte favorable, la route vers le conseil général n’est pas si simple pour le candidat de l’alliance PS-PRG. D’abord, on l’a dit, parce que même si la tendance est bonne pour les gauches, cela reste un canton plutôt à droite. Ensuite, parce qu’il a un premier tour difficile avec une candidate communiste (Eliane Dayet), un candidat écologiste (Philippe Coindet) mais aussi un divers gauche, Jean-Louis Vigner, comme en 2004. Il était aussi à la tête d’une liste lors de la municipale de 2008, il avait obtenu 21 % au premier tour puis 26 % au second, alors que la liste Moquay obtenait 26 % puis 39 %. Il s’était retiré sans trop de problèmes en 2004 alors qu’il n’était pas très loin derrière le candidat socialiste et les reports se sont visiblement bien fait, mais qu’en sera-t-il cette fois ? Du coup, on peut penser que, même si il y a une candidate FN (Elise Somprou), c’est bien le sortant qui sera en tête du premier tour. Patrick Moquay ne pourra pas bénéficier d’un score de premier tour dynamique à lui seul, il devra rassembler. S’il y arrive, il devrait être élu conseiller général, c’est en tout cas notre pronostic.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patrick Moquay (PS-PRG) – BASCULEMENT A  GAUCHE</span>.</strong></p>
<p><em><strong>Note : </strong>Nous n&#8217;avons, une nouvelle fois, pas trouvé de photo utilisable du candidat UMP. Si vous en avez une&#8230;</em></p>
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		<item>
		<title>A Marans, Ferrier ne doit pas chômer.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/09/a-marans-ferrier-ne-doit-pas-chomer/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 14:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
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		<description><![CDATA[A la surprise générale, c’est le candidat écologiste, Bernard Ferrier, qui l’avait emporté il y a 7 ans. Certes depuis il a confirmé son implantation en prenant la mairie de Marans en 2008 mais il aura tout de même fort à faire dans ce canton pas fondamentalement à gauche et face Pascal Blanchard, président de la communauté de commune.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/ferrier1.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1804" class="wp-caption alignright" style="width: 355px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/ferrier.png"><img class="size-full wp-image-1804" title="Bernard Ferrier à Marans." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/ferrier.png" alt="Bernard Ferrier, conseiller général EELV sortant de Marans. (photo : DR)" width="345" height="377" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard Ferrier, conseiller général EELV sortant de Marans. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>A la surprise générale, c’est le candidat écologiste, Bernard Ferrier, qui l’avait emporté il y a 7 ans. Certes depuis il a confirmé son implantation en prenant la mairie de Marans en 2008 mais il aura tout de même fort à faire dans ce canton pas fondamentalement à gauche et face Patrick Blanchard, président de la communauté de commune.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-marans/" target="_blank">Canton de Marans : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #ff0000;">canton à gauche</span>, <span style="color: #00ff00;">canton cible difficile pour la droite</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 4ème (sur 14 cantons à gauche).</strong></p>
<p>Bernard Bouchereau n’y avait pas cru en 2004, dédaignant un peu la campagne, et pourtant, c’est bien le candidat des Verts, soutenu par le PS et le PRG, Bernard Ferrier, implanté depuis longtemps dans le secteur, qui est devenu le conseiller général de Marans. Pendant près de 40 ans ce canton avait été à gauche, grâce au radical Roland Le Bigot. Il ne se représente pas en 1985 et la vague bleu permet l’élection de Bernard Bouchereau. En 1992, malgré un premier tour un peu difficile où les droites ne réunissent que 46 %, l’émiettement des gauches (4 candidats sur 7) permet, au second tour, une réélection facile du sortant. En 1998, il frôle l’élection dès le premier tour et dépasse les 62 % au second. Enfin, en 2004, le maire de Marans parait être dans une position plutôt facile car les droites réunissent 52 % au premier tour et les gauches sont bien plus loin et très divisés. Pourtant, au second tour la surprise est totale quand Bernard Ferrier, déjà candidat en 1992 et 1998, est élu. Il a profité de la vague rose (et verte, donc) amplifiée du second tour des régionales mais aussi, sans aucun doute, d’un très bon report des voix du candidat sans-étiquette, Michel Maitrehut, 10 % au premier tour.</p>
<h2>Un effondrement rapide des droites.</h2>
<p>Si dans les années 1970 c’était un canton de gauche et dans les années 1980 un canton plutôt tangent, le canton de Marans est passé nettement à droite dans les années 1990. Les droites ont enfin cueilli les fruits de progrès quasiment ininterrompu depuis plusieurs années et ont profité d’un effondrement des gauches au tournant des décennies 80 et 90. Les droites ne connaissent leur sommet dans le canton assez tard, en 2002, avec près de 64 % des voix au premier tour de la législative. Mais la chute est extrêmement sévère depuis. En 8 ans, les droites ont perdu 25 points, l’un des plus lourds gadins de la droite dans le département. Les gauches, elles, progressent lentement et de manière assez erratique. Cela dit, la tendance est bien là et elles arrivent à remporter la régionale de 2010, leur première victoire depuis 22 ans.</p>
<h2>Deux challengers que tout oppose.</h2>
<div id="attachment_1805" class="wp-caption alignright" style="width: 276px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/maitrehut.png"><img class="size-full wp-image-1805" title="Michel Maitrehut à Marans." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/maitrehut.png" alt="Michel Maitrehut, candidat du MoDem à Marans. (photo : Frédéric Aitsiali)" width="266" height="304" /></a><p class="wp-caption-text">Michel Maitrehut, candidat du MoDem à Marans. (photo : Frédéric Aitsiali)</p></div>
<p>Bernard Ferrier est le favori de ce scrutin, sans aucun doute, mais il a du pain sur la planche. Car même si les gauches progressent dans le canton et que les droites n’y ont pas été aussi faible depuis 30 ans, les gauches restent bloquées autour de 40 % au premier tour, lors des cantonales. Le sortant peut compter sur son implantation, encore affermie depuis 2004 grâce à la victoire de sa liste à la municipale de 2008 dans le chef-lieu. Mais son étiquette est parfois encore un repoussoir dans un canton où le candidat CPNT faisait encore 10 % il y a 7 ans. Certaines polémiques, notamment à Villedoux avec « Méthadoux », peuvent lui faire perdre quelques voix. Et puis il trouve sur son chemin un candidat difficile, Patrick Blanchard, président du la communauté de commune locale. Les deux s’opposent sur à peu près tous les sujets d’importance pour le canton. Mais pas facile pour le maire de la plus petite commune du canton, Longèves, de mettre au tapis le maire du chef-lieu. De plus, le candidat officiel de la majorité départementale est handicapé par Robert Arcouet, candidat divers-droite. A l’inverse, Bernard Ferrier n’a, sur sa gauche, qu’un candidat communiste, le PS ayant décidé de ne pas présenter de candidat face au sortant. Enfin, outre Françoise Rabouant, candidat FN, un homme se place au centre du débat, Michel Maitrehut, soutenu par le MoDem. Lui aussi est là depuis un petit moment et trouble le jeu politique dans le canton. 10 % à la cantonale en 2004 et 20 % à la municipale en 2008 à Marans, c’est loin d’être négligeable. A chaque fois, au second tour, ses électeurs se sont plutôt reportés sur Bernard Ferrier. C’est tout à fait notable quand, lors de la municipale, sa liste est passée de 38 à 53 %. Mais sur le canton, on le voit mal dépasser de beaucoup son étiage de 2004.</p>
<p>Au final, Bernard Ferrier devrait se retrouver en tête du premier tour et Patrick Blanchard devrait le suivre. Au second tour, le scrutin sera, à n’en pas douter, serré, mais le sortant devrait pouvoir l’emporter. Il pourra s’estimer très heureux s’il dépassé son score de 2004 dans ce canton loin d’être simple. L’hypothèse d’une triangulaire avec Michel Maitrehut parait exclue car, à cause de la forte abstention il faudrait, au bas mot, recueillir 20 % des voix pour obtenir les 12,5 % des inscrits nécessaires.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #008000;">Victoire au second tour de Bernard Ferrier (EELV)</span>.</strong></p>
<p><em>Note : Nous n&#8217;avons pas trouvé de photo de Patrick Blanchard !</em></p>
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		<title>A La Rochelle-6, les maux de la gauche.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/08/a-la-rochelle-6-les-maux-de-la-gauche/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 15:57:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce canton sans danger pour la gauche, où elle est suffisamment forte pour se créer ses propres problèmes, le second tour pourrait voir s’opposer le socialiste Denis Leroy à l’écologiste Jean-Marc Soubeste. Une exclusion de la droite du tour décisif ne serait pas inédite dans ce canton, terrain des déchirements de la gauche depuis 1999.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr6-face-a-face-2.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1801" class="wp-caption alignright" style="width: 384px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr6-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1801 " title="Denis Leroy (PS) et Jean-Marc Soubeste (EELV) dans La Rochelle-6." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr6-face-a-face.png" alt="Denis Leroy (PS) et Jean-Marc Soubeste (EELV), probable affiche du second tour dans La Rochelle-6. (photo : Pascal Couillaud et EELV)" width="374" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Denis Leroy (PS) et Jean-Marc Soubeste (EELV), probable affiche du second tour dans La Rochelle-6. (photo : Pascal Couillaud et EELV)</p></div>
<p><strong><em>Dans ce canton sans danger pour la gauche, où elle est suffisamment forte pour se créer ses propres problèmes, le second tour pourrait voir s’opposer le socialiste Denis Leroy à l’écologiste Jean-Marc Soubeste. Une exclusion de la droite du tour décisif ne serait pas inédite dans ce canton, terrain des déchirements de la gauche depuis 1999.</em></strong></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-la-rochelle-6/" target="_blank">Canton de La Rochelle-6 : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #ff0000;">canton à gauche</span>, <span style="color: #800000;">non vulnérable</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 14ème (sur 14 cantons à gauche).</strong></p>
<p>Et encore un canton découpé n’importe comment par et pour la gauche et qui a échoué dans les mains d’un conseiller général RPR, Pierre Garang, à sa création en 1985. Cela ne durera pas très longtemps puisque dès 1992 c’est un certain Maxime Bono qui remportait le canton. En 1998, il frôle la réélection dès le premier tour avec plus de 49 % des voix. Il faut dire que la candidate communiste, Juliette Libert, réunissait sur son nom plus de 16 % des suffrages. Les reports de voix se font mieux que bien au second tour et le futur maire de La Rochelle l’emporte avec 69 %. Maire de La Rochelle, il le devient en avril 1999, après le décès de Michel Crépeau. Comme il devient en même temps député, il est obligé de laisser son mandat de conseiller général pour se mettre en règle avec la loi sur le cumul des mandats. Une cantonale partielle est alors organisée fin juin 1999.</p>
<p>Sur la ligne de départ, on retrouve, comme en 1998, Dominique Priollaud pour la droite, Juliette Libert pour le PCF et Gilles Brédillot pour l’extrême droite. Alain Bucherie se présente pour les Verts, absents en 1998, et Joseph Mallet pour le PRG. Un accord avec le PS offre la mairie à Maxime Bono et son siège de conseiller général à un radical. L’élection, très peu mobilisatrice comme souvent pour une partielle, est pleine de surprises. En effet, au premier tour, Joseph Mallet est en tête mais avec « seulement » 35,31 %. Il est talonné, avec ses 31,44 %, par Juliette Libert, la candidate communiste. Elle est loin devant Dominique Priollaud, qui n’obtient que 17,65 %, la droite est donc éliminée. Alain Bucherie dépasse les 11 % tandis Grilles Brédillot fait moins de 4 %. Le second tour, au moins du point de vue des observateurs, et à la fois haletant et tendu. Car la majorité municipale du jeune maire est sur le point de se déchirer : non seulement Juliette Libert ne se désiste pas, mais Alain Bucherie appelle à voter pour elle « pour qu’il y ait au moins une élue d’opposition au conseil général »…ambiance. Avec une telle affiche, le second tour est encore moins mobilisateur mais la droite locale a bien compris quels bénéfices elle pouvait tirer d’un affaiblissement du nouveau maire avec l’élection de Juliette Libert. A l’Oratoire, le soir du second tour, les militants de droite sont bien présents pour soutenir la charismatique candidate communiste. Ils crient « Juliette ! Juliette ! Juliette ! » pendant que les écrans égrènent les résultats, bureau par bureau. Finalement, Joseph Mallet est élu avec 14 petites voix d’avance.</p>
<h2>Nouvelle guerre fratricide en 2004.</h2>
<p>Cet élu d’Aytré ne se représente pas en 2004 et le Parti Socialiste profite de cette succession pour considérer comme caduc l’accord de 1999. Alors, pour la première fois depuis bien longtemps en Charente-Maritime et particulièrement à La Rochelle, il y a une primaire entre un radical de gauche, René Bénéteau, le premier adjoint de Maxime Bono depuis 1999, et le socialiste Denis Leroy, fortement soutenu par le maire. Ce dernier est largement en tête du premier tour, avec 35 % contre 20 % au candidat radical, un peu dépité mais surtout très lucide au soir de son échec «j’ai bien compris le choix de Maxime Bono, mais j’aurais préféré que le soutien du maire à Denis Leroy soit moins visible. » La droite frôle une nouvelle fois l’exclusion du second tour car Gilles Raveau n’obtient que 21 %, soit 61 voix de plus que René Bénéteau. Au second tour, aucun problème pour le candidat socialiste qui ne fait qu’une bouchée du candidat de l’opposition municipale : 67 % contre 33 %.</p>
<div id="attachment_1802" class="wp-caption alignright" style="width: 242px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/IMG_0726.jpg"><img class="size-full wp-image-1802    " title="Affiche Gérard-François Bournet." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/IMG_0726.jpg" alt="Affiche du candidat UMP dans le canton, Gérard-François Bournet. (photo : Pierre Garrat)" width="232" height="309" /></a><p class="wp-caption-text">Affiche du candidat UMP dans le canton, Gérard-François Bournet. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p>Vous l’avez compris, les gauches ont pris l’habitude de se déchirer ici, il faut dire qu’elle y est très forte. Depuis la fin des années 1980 et son « trou d’air » électoral, elle ne cesse de progresser. Seul le premier tour de l’élection présidentielle de 2007 l’oblige à passer sur la barre des 50 %, avant de reprendre son ascension dès le scrutin suivant. Au final, en 2010, lors du premier tour de la régionale, elles réalisent leur meilleur score historique, avec plus de 65 % des voix. La courbe des droites est, quant à elle, uniquement orientée à la baisse. Pour trouver leur meilleur score, il faut remonter à la création du canton où elles obtiennent 49,23 % des voix à la régionale de 1986 (organisée le même jour que la législative). Quand elles arrivent à remporter deux scrutins coup sur coup : l’européenne de 1989 et la régionale de 1992, elles sont déjà sur la mauvaise pente. La baisse est encore plus nette depuis le début des années 2000 : près de 13 points de perdus en 8 ans pour tomber à un peu plus de 31 % au soir du premier tour de la régionale de 2010.</p>
<h2>Vers une nouveau second tour 100 % à gauche.</h2>
<p>Tout cela nous pousse à penser que Gérard-François Bournet (UMP) ne sera que troisième, derrière Denis Leroy (PS) et Jean-Marc Soubeste (EELV) au soir du premier tour et sera donc exclu du second tour. A ces mauvais scores, il faut ajouter que le candidat UMP est un élu d’Aytré, hors du canton, et qu’il est handicapé par les candidatures de Fabrice Restier (DLR) et de Béatrice Riche (FN). Le candidat du MoDem, Arnaud Jaulin, va aussi sans aucun doute lui prendre quelques précieuses voix le 20 mars. Enfin, sa candidature fait débat au sein même de la droite rochelaise qui avait voté pour un autre candidat cet automne. N’en jetez plus. Nous pensons que les progrès des écologistes dans ce canton, qui ne datent pas d’hier, conjugué à la situation délicate du candidat UMP, peuvent amener Jean-Marc Soubeste au second tour. Dans ce canton où l’agrandissement du port de plaisance fait débat, ce ne serait pas vraiment une surprise. Notons enfin la présence d’une jeune candidate communiste, Jessica Dulauroy mais elle devrait être loin des beaux scores de Juliette Libert. Déjà en 2004, le PCF était sous les 8 %. Au second tour, dans cette hypothèse de duel PS-EELV, Denis Leroy devrait l’emporter mais sans doute pas d’une manière aussi magistrale que contre l’UMP en 2004.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
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