25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.
A La Rochelle-4, la mère des batailles.
Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.
A Rochefort-nord, contradictions, paradoxes et indécision.
Dans ce canton très indécis, comme le dit Sud-Ouest, bien malin est celui qui peut aujourd’hui dire qui va l’emporter. Seule certitude ici, se retrouveront au second tour le sortant socialiste, André Bonnin, et la maire UMP de Fouras, Sylvie Marcilly, dans un duel qui promet d’être serré.
A Burie, la gauche dans le Brouard.
Dans ce canton rural, sans doute le plus à gauche du département, le Parti Socialiste est en difficulté après que le sortant, Sylvain Brouard, élu il y a 7 ans, ait laissé tomber le canton en cours de mandat. La droite, qui a manqué son coup en 2004, pensait avoir trouvé la solution miracle : investir un ancien radical de gauche, déçu de ne pas avoir obtenu le soutien de l’alliance PRG-PS. Mais voilà, de ce côté-là non plus, rien n’est simple et la droite part divisée.
A Loulay, un coup de Fouet pour Roustit ?
La gauche a quelques espoirs de reconquête dans ce canton perdu en 1998 et ce n’est pas injustifié vu les pertes considérables des droites depuis une dizaine d’année. Mais avec quatre candidats, la gauche est fortement divisée alors que la droite est unie derrière son sortant, Jean-Marie Roustit.
M.Polin : « Faire 10 % sur La Rochelle »
Le Front National est présent dans les 26 cantons renouvelables lors des prochaines cantonales dans le département et nous voulions en savoir plus sur le programme départemental du parti et sur les répercutions locales de la forte popularité actuelle de Marine Le Pen. Maxime Polin, responsable régional des jeunes du FN a accepté de répondre à nos questions.
A Marennes, un nouveau parrain ?
C’est l’histoire de l’un des cantons les plus à droite du département ces 30 dernières années qui pourrait basculer, deux ans après la victoire surprise de la liste de gauche à la municipale à Marennes. A droite, pour « contrer » (c’est l’expression à la mode) Mickaël Vallet, c’est un peu la panique.
A Montlieu-la-Garde, la revanche du chef-lieu ?
Depuis près de 45 ans, le canton est détenu par le maire de la commune de Chevanceaux, toujours à droite. Pourtant, cela fait longtemps que ce canton est disputé entre droite et gauche lors de toutes les élections. Cette année pourrait voir la revanche du chef-lieu et de la gauche.
A Archiac, Lachaize éjectable ?
Dans ce canton conquis à la surprise générale par le PS en 2004, grâce à une triangulaire au second tour, la droite a du mal à cacher ses ambitions. Elle compte même sur un basculement dès le premier tour qui lui donnerait un semblant de dynamique en vue du second tour dans le reste du département.
A Saint-Pierre, les clefs du Fort Peyry à la gauche ?
Après son très beau score lors du second tour de la cantonale de 2004 (près de 48 % pour le candidat socialiste), la gauche s’est encore renforcée en prenant le chef-lieu de canton lors de la municipale de 2008, grâce à Patrick Moquay et malgré les divisions. Cette année, le PS espère capitaliser sur ce succès mais aussi sur l’usure et la passivité du sortant, Jean-Paul Peyry.
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