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	<title>LRpol.fr &#187; Europe Ecologie</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
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		<title>Ségolène Royal&#8230;et les autres.</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 00:42:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Avec 60,6 % et 39 sièges (sur 55) au conseil régional, Ségolène Royal accentue nettement sa majorité dans la région Poitou-Charentes et écrase littéralement son adversaire de droite. Avec ce score, la gauche amplifie le résultat déjà historique du premier tour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal.21mars.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1174" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal.21mars.jpg"><img class="size-medium wp-image-1174" title="Ségolène Royal à Blossac." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal.21mars-300x225.jpg" alt="Ségolène Royal à Poitiers, le soir du second tour des élections régionales, le 21 mars 2010. (photo : Sud-Ouest)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Ségolène Royal à Poitiers, le soir du second tour des élections régionales, le 21 mars 2010. (photo : Sud-Ouest)</p></div>
<p><em><strong>Avec 60,6 % et 39 sièges (sur 55) au conseil régional, Ségolène Royal accentue nettement sa majorité dans la région Poitou-Charentes et écrase littéralement son adversaire de droite. Avec ce score, la gauche amplifie le résultat déjà historique du premier tour.</strong></em></p>
<p>Une vrai razzia, du jamais vu dans l’histoire politique de notre région. Lors de ce second tour de l’élection régionale en Poitou-Charentes, la liste de gauche a réunie 60,6 % des suffrages exprimés. Un niveau jamais atteint en pourcentage, mais une récolte tout aussi inédite en termes de cantons. 148 des 158 cantons de la région ont donné la majorité absolue de leur voix à Ségolène Royal. Au passage, la présidente sortante réalise le grand chelem en Charente et, plus surprenant, dans le département de la Vienne. Même dans le « grand nord » de ce département, dans les très à droite cantons de Loudun (ancien fief de René Monory) ou des Trois-Moutiers, la coalition rose-verte arrive en tête. C’est un fait inédit comme le notait, dès dimanche soir, « <a href="http://lelecteur-poitevin.blogspot.com/" target="_blank">L’Electeur Poitevin</a> » sur son excellent blog. Nous aurons tout le temps de revenir, très en détail, sur les résultats des deux tours des régionales.</p>
<h2>Une campagne forte mais loin d’être parfaite.</h2>
<p>Ce large succès couronne une campagne menée tambour battant par le staff de Ségolène Royal. On a déjà eu l’occasion de dire ici que le PS a réussi à complètement asphyxier ses adversaires par un nombre de réunions publiques impressionnant. C’est ce que nous avions appelé la « tactique rochelaise », qui avait fait ses preuves lors de la municipale de 2008 dans la capitale de la Charente-Maritime. Une campagne tambour battant, mais pas pour autant menée de main de maitre. Depuis novembre, ce ne sont pas les polémiques qui ont manquées dans le camp Royal. C’est d’abord la composition des listes qui a souvent défrayé la chronique : au sein même du PS, puis avec l’appel au MoDem et encore une nouvelle fois dans l’entre-deux-tour.</p>
<p>Ensuite, ce sont les relations avec les autres composantes de la majorité sortante qui ont pris le devant de la scène. Moins avec le Front de Gauche, dont on savait, après l’échec de l’alliance avec le NPA, qu’il ne ferait que de la figuration, qu’avec Europe Ecologie. C’est Ségolène Royal qui a ouvert les hostilités en ouvrant sa liste à deux puis trois Verts, qui ont décidé de se mettre en marge de la « dynamique Europe Ecologie », comme le dirait Françoise Coutant. Logiquement, du côté de ceux restés dans la « dynamique », on a mal pris cette initiative et les trois ralliés ont été exclus, temporairement, du parti écologiste. Le contexte, déjà chaud, est devenu franchement brulant lors du meeting national d’Europe Ecologie organisé à La Rochelle, fin février. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, venue soutenir la tête de liste régionale, Françoise Coutant, avait alors clairement menacée Ségolène Royal d’une triangulaire au second tour. Il s’agissait de propos de fin de campagne et la fusion s’est finalement très bien passée. Il faut dire que la « dynamique » a fait 12 % au premier tour et a été confrontée aux 39 % de la liste PS-PRG, ça joue.</p>
<h2>Désintérêt presque total.</h2>
<p>Même après ce résultat du premier tour qui mettait Ségolène Royal en position de force pour les négociations avec la liste de Françoise Coutant, des critiques sont venues du Parti Socialiste. Elles venaient d’Olivier Falorni, la tête de liste socialiste pour la Charente-Maritime. Il reprochait à la candidate d’avoir profité de la fusion pour mettre en position inéligible ses soutiens, notamment Thierry Lepesant. Finalement, ce candidat, placé en 13<sup>ème</sup> position de la liste dans ce département, a été élu, et surtout, on a pu s’apercevoir que toute les polémiques dans ce genre de la campagne n’ont eu aucune influence sur les électeurs picto-charentais. Rien n’a pris et même les reports de voix, de l’extrême-gauche à Europe Ecologie, se sont parfaitement fait, et même au delà des scores du premier tour. De même à droite, les mauvais scores de Dominique Bussereau, au premier comme au second tour, ne sont absolument pas imputables aux deux « dérapages » qui ont émaillés sa campagne. Les électeurs se fichent complètement de ce genre de polémiques de campagnes…encore plus que des élections régionales elles-mêmes.</p>
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		<title>Faites vos jeux, rien ne va plus.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 13:37:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Sur les débris de cette campagne du premier tour de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il est temps de faire un bilan des différentes campagnes et aussi de faires quelques pronostics sur les résultats de dimanche soir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120-768x1024.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1121" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120.jpg"><img class="size-medium wp-image-1121" title="La fin du meeting de Poitiers de Ségolène Royal." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/03/IMG_0120-225x300.jpg" alt="La salle Lawson-Body, à Poitiers, jeudi soir après la fin du meeting de Ségolène Royal. (photo : Pierre Garrat)" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La salle Lawson-Body, à Poitiers, jeudi soir après la fin du meeting de Ségolène Royal. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p><em><strong>Sur les débris de cette campagne du premier tour de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, il est temps de faire un bilan des différentes campagnes et aussi de faires quelques pronostics sur les résultats de dimanche soir.</strong></em></p>
<h2>Ségolène Royal ou de l’art de se compliquer les campagnes faciles.</h2>
<p>La présidente de région sortante aurait pu avoir une campagne d’une facilité extrême. Mais non. Elle pense sans doute qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire et c’est, bien entendue, son objectif. La candidate socialiste s’est elle-même mis trois gros bâtons dans les roues. La première &laquo;&nbsp;erreur&nbsp;&raquo; a été de concocter des listes déséquilibrées géographiquement et politiquement. Au PS de Charente-Maritime, on se serait bien passé de la meurtrière polémique du mois de novembre entre Olivier Falorni et Denis Leroy. De cela, au sein des socialistes rochelais, il en sera encore question pendant quelques mois voire quelques années car, en arrière-fond, il y a les prochaines municipales et elles ne sont &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; dans quatre ans. La seconde, c’est l’invitation du MoDem sur la liste. Bien sur, politiquement c’est un bon coup en vue de 2012 mais localement, c’est mal passé. Résultat, de nouveaux problèmes sont apparus au sein du PS (parfois avec les mêmes protagonistes), certains sont même partis au Front de Gauche et surtout, cela complique extraordinairement les fusions d’entre deux tours avec ce même Front de Gauche mais sans doute aussi avec Europe Ecologie. Et on arrive justement à la troisième erreur de Ségolène Royal, avoir pris des membres des Verts sur sa liste. Encore une fois, c’est vrai, il s’agit d’un joli coup politique et il montre qu’elle sait rassembler. Elle avait besoin de le faire. Cela n’en est pas moins, à mon sens, une erreur et peut-être même une faute politique grave si jamais la question des &laquo;&nbsp;ex-Verts&nbsp;&raquo; venait à créer les conditions d’un maintien de la liste Europe Ecologie au second tour, et on n’en est pas loin.</p>
<p>Néanmoins, on ne peut pas reprocher à la majorité sortante (enfin, ce qu’il en reste jusqu’aux résultats du premier tour) de s’être reposé sur ses lauriers pendant la campagne. Le PS a mené une campagne tambour bâtant, &laquo;&nbsp;à la rochelaise&nbsp;&raquo; pourrait-on dire. C&#8217;est-à-dire avec énormément de réunions jusqu’à en étouffer l’adversaire. Certains militants finissent cette campagne littéralement sur les rotules.</p>
<h2>Dominique Bussereau ou la campagne sans prise de risque.</h2>
<p>Il s’autoproclame, en privé, le &laquo;&nbsp;malgré-nous&nbsp;&raquo; de ces régionales. C’est dire l’enthousiasme dans lequel il est parti dans cette campagne. On s’en est suffisamment fait l’écho ici. Celui qui est président du conseil général de la Charente-Maritime et secrétaire d’Etat aux transports n’est en fait jamais sorti de ses deux rôles. C’était notamment marquant lors du duel organisé par France 3 Poitou-Charentes fin février. Le thème sur lequel il a été le plus à l’aise fut celui des transports et ses propositions étaient souvent des transpositions de politiques départementales déjà appliquées en Charente-Maritime. Il a voulu une campagne à minima et il l’à eu. Il y a eu des réunions publiques, c’est vrai, mais souvent dans des communes &laquo;&nbsp;sans risque&nbsp;&raquo;. Quand il s’agissait de faire campagne dans l’agglomération rochelaise, on allait faire meeting à Lagord, l’un des derniers bastions de la majorité présidentielle dans la zone. Et puis, bien sur, le passage de la tempête Xynthia sur son département n’a rien arrangé et l’à poussé à quasiment annulé son avant-dernière semaine de campagne avant de la reprendre, timidement, ces derniers jours.</p>
<p>Lui non plus n’a pas été épargné par les problèmes de compositions de listes. C’est vrai, cela n’a pas atteint, et de très loin, les proportions médiatiques de la polémique au sein du PS 17. Il faut tout de même noter les critiques, notamment du maire UMP de Chauvigny, dans la Vienne, d’abord pressenti pour être candidat et qui a finalement décliné l’offre. Il reproche à la majorité présidentielle d’avoir fait la part belle aux &laquo;&nbsp;fils et filles de&nbsp;&raquo;. Et c’est vrai que les listes de l’UMP ont un petit côté &laquo;&nbsp;princes et princesses&nbsp;&raquo; avec au moins trois enfants de personnalités de la droite locale. Enfin, deux dérapages ont émaillé la campagne de l’UMP, le premier avec la tête de liste elle-même (sur les harkis sur Europe 1) et le second avec Jean-François Douard qui avait qualifié, lors d’un meeting dans sa ville, Lagord, la gestion de la région par Ségolène Royal de &laquo;&nbsp;dictatoriale&nbsp;&raquo;, allant même jusqu’à la comparaison avec l’Allemagne nazi. Le truculent maire divers droite de cette commune de la banlieue rochelaise est connu pour son vocabulaire politique un peu daté. En 2008, après avoir perdu son siège de conseiller général de La Rochelle-9 aux profits du PS, il avait stigmatisé la victoire des &laquo;&nbsp;socialo-bolchéviques&nbsp;&raquo;.</p>
<h2>Françoise Coutant ou la vague européenne.</h2>
<p>Il faut reconnaitre à Europe Ecologie son originalité bienvenue dans la tenue des campagnes électorales. C’était déjà le cas lors des européennes, avec le succès que l’ont sait, ils sont resté sur la même lancée pour ces régionales. Cela réside dans des réunions thématiques disséminées sur tout le territoire. Néanmoins, on a parfois le sentiment qu’il s’agit d’enjeux bien extérieur à ceux de la région. Attention à l’éparpillement : on a suffisamment dit après les européennes que les électeurs avaient donné une prime à ceux qui avaient parlé d’Europe.</p>
<p>Avant même les résultats du premier tour, on peut sans doute dire que la campagne est réussie car Françoise Coutant à réussi à mettre Europe Ecologie constamment au centre des enjeux, que le débat soit programmatique ou strictement politicien. D’ailleurs, après le meeting national de La Rochelle, qui a pour le moins fait le buzz, où Cécile Duflot annonçait qu’il pourrait très bien y avoir une triangulaire en Poitou-Charentes au second tour, on a bien cru que la campagne allait se focaliser sur le duel à gauche. La tempête Xynthia en a décidé autrement. Mais il ne faut pas s’y tromper, le succès des écologistes résidera dans une plus grande place au sein du nouveau conseil régional. Serge Morin, tête de liste dans les Deux-Sèvres, le disait l’été dernier lors des journées d’été des Verts à Nîmes : « réussir les régionales, c’est avoir plus d’élus que dans la précédente assemblée ».</p>
<h2>Gisèle Jean ou la stratégie de la nationalisation (dans tout les sens su terme).</h2>
<p>Les trois sondages qui ont rythmé la campagne picto-charentaise donnent la liste du Front de Gauche entre 5,0 et 5,5 % des voix. Si cela venait à se confirmer, ce serait un succès pour le Parti Communiste (enfin, sauf pour celui de Charente-Maritime) et ses partenaires de coalition. Ce qui a marché, ce n’est pas la candidature de Gisèle Jean, à mon humble avis la moins convaincante, notamment lors du premier débat organisé par France 3 Poitou-Charentes. La bonne stratégie semble avoir été celle de la nationalisation du scrutin et le Front de Gauche en général, pas seulement en Poitou-Charentes, semble en profiter si on en croit les sondages. Néanmoins, s’il n’y avait pas fusion, les communistes disparaitraient du conseil régional pour la première fois de son histoire. Les bons scores ne remplacent pas la présence dans les institutions.</p>
<h2>Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie ou la campagne à l’économie.</h2>
<p>C’est le site rochelais Ubacto qui le notait il y a quelques jours : le Front National n’a tout simplement pas fait campagne en Poitou-Charentes. Pourtant, il est donné à 7,0 ou 8,0 % dans les sondages, un niveau étrangement élevé alors que nationalement, le FN est donné à 8,0 ou 9,0 %. Pour mémoire, en 2004, le parti de Jean-Marie Le Pen faisait 16,0 % au niveau national et seulement 10,5 % en Poitou-Charentes.</p>
<h2>Pascal Monier ou la vie après Alexis Blanc.</h2>
<p>Si on a beaucoup parlé du MoDem en début de campagne, c’est surtout grâce à Alexis Blanc, chef du parti en Charente-Maritime et candidat sur la liste…Royal. Visiblement, le Mouvement Démocrate a eu beaucoup de mal à se remettre des très fortes tensions internes qu’il a connu en décembre et janvier. Les militants tentent de se rassurer avec l’alliance avec Génération Ecologie et se raccrochent aux 4 % que la liste d’Eva Roy avait enregistrés dans notre région aux européennes. Si on en croit les sondages, cela n’a pas tellement pris et &laquo;&nbsp;l’effet GE&nbsp;&raquo; se fait encore attendre. Peut-être arrivera-t-il dimanche, c’est de toute façon le seul résultat qui compte. Paradoxalement, Pascal Monier est sans doute l’une des personnalités qui s’est révélée pendant la campagne et je l’ai, personnellement, trouvé particulièrement percutant et à l’aise lors du débat sur France 3 Poitou-Charentes. Si le parti de François Bayrou ne se casse pas définitivement la figure dimanche, on pourrait réentendre parler de cet homme.</p>
<h2>L’extrême-gauche ou…ou quoi ?</h2>
<p>Que dire de l’extrême-gauche dans cette campagne ? Finalement, c’est bien Ségolène Royal qui l’empêchent de jouer un rôle qui aurait pu, potentiellement, être dévastateur. Si elle n’avait pas invité sur la liste des membres du MoDem, la liste commune Front de Gauche-NPA se serait peut-être constituée et aurait pu frôler les 10 % et ainsi réclamer sa place sur la liste Royal au second tour. Cela ne s’est pas fait, en partie pour cette raison. En tout cas, et c’est un constat qui est fait un peu partout en France, l’enfermement du NPA ne devrait pas lui réussir et le cavalier solitaire de Lutte Ouvrière non plus.</p>
<h2>Mes pronostiques.</h2>
<p>Evidement, je suis très influencé par les sondages que nous avons eus pendant la campagne. Néanmoins, des choses ont changé pendant la dernière partie de campagne, notamment avec le passage de Xynthia, qui, à mon avis, peut favoriser surtout les deux principaux candidats, qui ont été en première ligne, et marginaliser encore plus les autres listes. Je mets donc en tête Ségolène Royal avec autour de 35,0 %. Dominique Bussereau devrait être en mesure de dépasser les 30,0 %, alors que les trois sondages le donne à 29,0 %. Il sera même sans doute devant la présidente sortante en Charente-Maritime, où il fera le plein. En toute honnêteté, avant les sondages, je donnais les deux candidats à égalisé autour de 35 %. La liste Europe Ecologie pourrait, elle aussi, profiter de la tempête, mais dans une moindre mesure peut-être. François Coutant devrait accrocher les 15 %. Derrière, je ne pourrais pas m’expliquer que le Front National soit au dessus de 6 %. Le MoDem, lui aussi, aura beaucoup de difficultés à dépasser cette barre. Je ne vois pas le Front de Gauche au dessus les 5,0 % et le total de l’extrême-gauche (LO+NPA) ne devrait pas dépasser le total de 2004, soit un peu plus de 4,0 %.</p>
<p>Vous aussi, n&#8217;hésitez pas à faire vos pronos dans les commentaires !</p>
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		<title>Chronique d&#8217;une victoire annoncée ?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 22:36:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce matin La Nouvelle-République et Centre-Presse ont révélé le premier sondage public sur l’élection régionale en Poitou-Charentes, réalisé par l’IFOP. Ségolène Royal est donnée largement gagnante mais il y a bien d’autres enseignements à tirer des résultats de cette étude.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sondage1.png" width="240" />
		</p><p><em><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sondage1.png"><img class="alignright size-full wp-image-1013" title="sondage1" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sondage1.png" alt="" width="317" height="280" /></a><strong>Ce matin La Nouvelle-République et Centre-Presse ont révélé le premier sondage public sur l’élection régionale en Poitou-Charentes, réalisé par l’IFOP. Ségolène Royal est donnée largement gagnante mais il y a bien d’autres enseignements à tirer des résultats de cette étude.</strong></em></p>
<p>La présidente sortante du conseil régional peut, a priori, dormir tranquille. Avec 57 % au second tour elle semble jouir d’une confortable marge de manœuvre face à Dominique Bussereau. Ni l’issue ni même l’ampleur ne sont vraiment surprenants. Ce sont les résultats du sondage de premier tour qui sont plus instructifs et, pour le coup, surprenants. Dans le détail, Ségolène Royal arrive en tête avec 33 %, Dominique Bussereau n’est que deuxième avec 29 %. Que la socialiste arrive en tête alors que sa majorité part au premier tour sur trois listes différentes, c’est plus qu’une surprise, c’est un véritable tour de force permis par l’extraordinaire faiblesse de la droite, nous y reviendrons. En troisième position on retrouve Europe Ecologie avec 14 %. La deuxième surprise, c’est que le bon score de Ségolène Royal n’empêche pas la liste écologiste d’en faire un aussi. Avec ce chiffre, Europe Ecologie conserverait son score des européennes de juin mais avec bien plus de voix derrières, compte tenu de l’abstention lors du scrutin européen. Si le résultat venait à se confirmer, Poitou-Charentes serait l’une des seules régions où les écologistes maintiendraient en pourcentage leur score des européennes. Quatrième, le Front National avec 7 %. Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie serait en retrait de 3,5 points par rapport à Jean-Romée Charbonneau en 2004, ce qui l’empêcherait de se maintenir au second tour. Néanmoins, le score du parti d’extrême droite n’est pas mauvais, il pouvait s’attendre à bien pire après les 3 % enregistrés en moyenne sur les 17 circonscriptions du Poitou-Charentes lors du premier tour des législatives de 2007. Ces 7 %, dans une région souvent bien en dessous la moyenne nationale du parti (contrairement à ce que disait la tête de liste, samedi dernier, sur France 3 Poitou-Charentes) est tout de même une petite surprise. Cinquièmes ex-æquo le MoDem et le Front de Gauche avec 5 %. Pour le premier, c’est une catastrophe. Un score normal pour le parti orange se situerait à 7 ou 8 %, au moins. On est aussi très loin d’un éventuel maintien au second tour. Il ne fait presque aucun doute que l’alliance avec Génération Ecologie ne père rien dans la situation électorale de Pascal Monier. Pire pour le Mouvement Démocrate, ce sondage donne raison à Alexis Blanc. Pour la seconde liste ce 5 % est encourageant car il maintient le score des européennes. Mais le suspense demeure, à 4,9 % l’élection sera ratée alors qu’à 5,1 %, elle sera réussie. Aux trois dernières places on trouve le NPA à 4 % et LO à 1 %, ce qui donne, à peu de choses près, le même score que la liste LO-LCR de 2004 (4,5 %), puis DLR à 1 %.</p>
<h2>Le bonus à la division, le malus à l’union.</h2>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifgauche.png"><img class="alignright size-full wp-image-1010" title="sond.comparatifgauche" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifgauche.png" alt="" width="327" height="289" /></a>Dans la configuration d’éparpillement de la gauche qui est celle du Poitou-Charentes cette année (cinq listes contre deux en 2004), il faut se prêter au jeu des additions pour avoir une bonne vision des choses par rapport à la précédente élection. Prenons d’abord la gauche au sens large du terme, de l’extrême gauche au PS et EE. Cela donne 57 %, c’est considérable et c’est près de 7 points de mieux qu’en 2004, un progrès non moins considérable. Au sens restreint du terme, c&#8217;est-à-dire seulement les trois forces de la majorité sortante, le résultat est là aussi très bon. Unies en 2004, elles avaient réalisées 46,3 % au premier tour. Cette année, d’après le sondage de l’IFOP, divisées, elles obtiennent 52 %, soit un progrès de 6 points, la majorité sortante engrange donc la quasi-totalité des progrès des gauches. Bien entendue, quand on voit ce chiffre, on se dit, comme l’éditorialiste de Centre-Presse, Philippe Rivière, que si l’union avait été faite, l’élection aurait été acquise au premier tour pour Ségolène Royal. C’est aller un peu vite en besogne mais on en aurait sans doute pas été loin. Ce résultat n’est que la traduction en intentions de vote de la bonne perception du travail de la majorité sortante.</p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifdroite.png"><img class="alignright size-full wp-image-1011" title="sond.comparatifdroite" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/02/sond.comparatifdroite.png" alt="" width="331" height="289" /></a>A droite, les choses sont cette année plus simple avec deux seulement deux listes, le CPNT ayant fait alliance avec l’UMP dès le premier tour cette année. Si les progrès de la gauche sont forts, les pertes de la droite sont cataclysmiques, et je pèse mes mots. Entre 2004 et 2010, les droites, dans leur ensemble, de l’UMP au FN, pourraient perdre près de 13 points. Si ce 37 % se confirmait, ce serait, ni plus ni moins, que le pire score des droites en Poitou-Charentes depuis un quart de siècle et sans doute plus (je n’ai de données précises que jusqu’en 1984, et la région n’était pas connue pour son côté rouge auparavant… Bref, on a peu de chance de tromper si on dit que cela serait son pire score historique). C’est la majorité présidentielle qui souffre le plus en valeur absolue car elle absorbe 10 des 13 points perdus pour tomber sous les 30 %. L’unité de la majorité présidentielle ne change rien. On n’ose imaginer quel serait les scores dans les quatre préfectures de la région, largement plus à gauche que la moyenne nationale et régionale. A La Rochelle, on pourrait retrouver un score comparable à celui de la municipale de 2008, déjà catastrophique.</p>
<h2>Surréaliste.</h2>
<p>Avant de conclure, il faut revenir sur les réactions suscitées par ce sondage. Chez les soutiens de la liste PS on est bien entendu ravi. Gisèle Jean, tête de liste du Front de Gauche, semble assez encouragée. Les pontes du MoDem jouent la méthode Coué. Chez Europe Ecologie, c’est déjà plus complexe. D’un côté on a la tête de liste, Françoise Coutant, qui réaffirme encore une fois que si sa liste dépasse les 10 %, ce qui semble devoir être le cas, la coalition verte se posera sérieusement la question du maintien, ruinant bien entendu les chances de victoire de cette gauche pourtant ultra-majoritaire. Mais Centre-Presse et La Nouvelle-République ont aussi interrogé Eric Poisson, candidat écologiste dans la Vienne qui commente presque plus le score de Ségolène Royal que celui de Françoise Coutant, faisant de l’alliance au second tour une simple formalité, ce que sa tête de liste se tue à dénoncer depuis des mois, si ce n’est des années dans sa carrière politique. Mais sans conteste, la réaction la plus surprenante est venue de l’UMP. Les deux journaux locaux précisent qu’aucune personnalité, telle Jean-Pierre Raffarin, Élisabeth Morin ou Olivier Chartier n’a souhaité réagir sauf…Dominique Bussereau. Pour le « malgré-nous » de l’UMP, le résultat du sondage est « très réaliste ». Oui, vous avez bien lu, Dominique Bussereau considère que le résultat est « très réaliste ». Sa lourde défaite, l’effondrement de la droite etc. sont « très réaliste ». Certes, il dit aussi qu’il a une grande marge de progression…mais jamais on avait entendu un candidat à une élection dire après un très mauvais sondage que son résultat est « très réaliste ». Il y a quelques semaines on saluait l’entrée en campagne du secrétaire d’Etat aux transports. Il avait trouvé son identité. Aujourd’hui, il semble déjà sorti de la campagne, au sens propre comme au sens figuré.</p>
<p>Enfin, le plus grand enseignement de ce sondage IFOP d’intentions de vote pour le Poitou-Charentes c’est que les gens se fichent complètement des polémiques qui ont pu agiter le monde politico-médiatique picto-charentais. Des Verts sur la liste Royal ? Rien à faire, Europe Ecologie est en passe de réaliser un très bon score. Des MoDem sur la liste Royal et des remous au PS ? La plupart des électeurs de gauche, même extrême, ne semble pas en faire un casus belli. Une présidence trop autoritaire ? Royal réunie un électeur sur trois dès le premier tour. L’intox jouée par Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau au sujet de leurs « amis » socialistes qui viendraient en cachette les soutenir ? Cela ne prend pas une seconde pour les électeurs…la liste est longue. Certes, on pourrait se dire que le faible score du MoDem est une conséquence des problèmes du parti ses deux derniers mois. C’est sans doute en partie le cas mais il ne faut pas oublié le contexte national qui semble très défavorable au Mouvement Démocrate actuellement. Sans doute est-il trop tôt pour dire que l’élection est jouée car les deux jours qui vont se passer entre les résultats du premier tour et le dépôt des listes pour le second vont être tendus mais deux tendances nettes se dégagent. La première c’est que le bilan de la majorité est salué et la seconde c’est que le Poitou-Charentes est maintenant une région nettement plus à gauche que la moyenne nationale. Un politologue d’il y a 10 ou 15 ans n’y aurait pas cru.</p>
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		<title>Identité(s) de campagne.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 09:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que le « grand débat » sur l’identité nationale a commencé, les différentes forces en présence pour le premier tour des élections régionales de mars prochain en Poitou-Charentes semblent chercher, elles aussi, leur identité. Le point à 100 jours du scrutin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/12/bussereau.europe1.jpg" width="240" />
		</p><p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_671" class="wp-caption alignright" style="width: 410px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/12/royal.cr.jpg"><img class="size-full wp-image-671" title="Ségolène Royal au conseil régional." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/12/royal.cr.jpg" alt="Ségolène Royal va devoir gérer, sur sa droite et sur sa gauche, ses alliés de la majorité sortante, lors du premier tour des régionales." width="400" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">Ségolène Royal va devoir gérer, sur sa droite et sur sa gauche, ses alliés de la majorité sortante, lors du premier tour des régionales. (photo : DR) </p></div>
<p><em><strong>Alors que le « grand débat » sur l’identité nationale a commencé, les différentes forces en présence pour le premier tour des élections régionales de mars prochain en Poitou-Charentes semblent chercher, elles aussi, leur identité. Le point à 100 jours du scrutin.</strong></em></p>
<p>Seulement quelques semaines après le lancement, par Eric Besson, d’un « grand débat » sur l’identité nationale, la polémique bat son plein. Nombreux sont ceux, à gauche, comme à droite d’ailleurs, qui pensent que cette question n’a rien à faire dans la précampagne des élections régionales. Si les différents membres du gouvernement et ténors de la majorité ne cessent de dire dans les médias que l’identité nationale est une des préoccupations majeur des français en cet automne 2009, force est de constater que le débat à peu d’échos dans notre région. Ségolène Royal s’est bien exprimé, juste après les déclarations du ministre de l’immigration et de l’identité nationale, souhaitant que la gauche s’empare, elle aussi, de la question, mais sans plus. Dominique Bussereau, la tête de liste de l’UMP ne s’est, lui, pas exprimé sur le sujet. Mais dans cette précampagne picto-charentaise, on se peut s’empêcher de voir, dans l’attitude des différentes forces politiques qui vont se présenter au premier tour, une véritable quête d’identité.</p>
<h2>« T’es bidon. »</h2>
<div id="attachment_672" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/12/bussereau.europe1.jpg"><img class="size-medium wp-image-672" title="Dominique Bussereau sur Europe 1." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/12/bussereau.europe1-300x223.jpg" alt="Mardi matin, Dominique Bussereau dénonçait, sur Europe 1, les &quot;slogans bidons&quot; de Ségolène Royal." width="300" height="223" /></a><p class="wp-caption-text">Mardi matin, Dominique Bussereau dénonçait, sur Europe 1, les &quot;slogans bidons&quot; de Ségolène Royal. (photo : capture d&#39;écran Europe 1)</p></div>
<p>A l’UMP, l’identité du candidat a longtemps été en suspens. Les militants avaient désigné, au printemps dernier, Henri de Richemont, ancien sénateur de Charente et leader actuel de l’opposition au conseil régional. Mais depuis, les deux principales personnalités de la droite régionale, Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau, n’avaient de cesse de réclamer un autre candidat ou plutôt une autre : Chantal Jouanno. La secrétaire d’Etat à l’écologie préférant une candidature en Île-de-France, la piste a été abandonnée, mais Nicolas Sarkozy, qui a toujours un œil sur les faits et gestes de son ancienne concurrente au second tour de la présidentielle, ne pouvait pas supporter que Ségolène Royal se retrouve face à un candidat si peu médiatique. Le Président de la République a alors désigné le secrétaire d’Etat aux transports et président du conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau.  Le désigné-volontaire n’avait pourtant pas montré une grande envie d’aller au combat, et s’est un euphémisme. Même après que la décision de l’Elysée ait filtré dans la presse, l’enthousiasme ne se lisait pas sur son visage.</p>
<p>Dominique Bussereau doit donc se trouver son identité de candidat d’opposition. Il sait que la tâche va être extrêmement difficile : la gauche a systématiquement été devant la droite depuis 2004 à chaque scrutin et le contexte national ne s’annonce pas fameux pour les candidats de la majorité. Mardi matin sur Europe 1, à la question de savoir s’il était candidat « à une défaite honorable » face à la présidente sortante, son sourire était éloquent. Dans cette même interview, le candidat a semblé dessiner une partie de son axe de campagne. Il dénonce les « slogans bidons » de Ségolène Royal. Il y a quelques semaines, alors qu’il demandait encore une candidature de Chantal Jouanno, sur LCI il avait dit que les bons résultats de la politique de la majorité sortante étaient « bidonnés ». La présence médiatique de Ségolène Royal, qui occupe tout les terrains, semble contraindre la droite à avoir une position défensive. Une stratégie pour le moins surprenante pour une opposition qui cherche, donc, à conquérir la région. Il dit se lancer dans la campagne combattif mais  il ne semble pas y croire lui-même. En tout cas, la ligne du « bidonnage » ne suffira sans doute pas à assurer une défaite honorable à Dominique Bussereau. A droite l’identité du candidat reste à faire.</p>
<p><em>Voir la vidéo de l&#8217;interview de Dominique Bussereau en bas de page.</em></p>
<h2>Diviser pour mieux régner ?</h2>
<p>A gauche, on sait maintenant que la majorité sortante partira sur, au moins, trois listes différentes au premier tour. C’est bien entendu un changement radical par rapport à 2004 où toute l’ancienne « gauche plurielle » était partie unie dès le premier tour, emmenée par Ségolène Royal. La question est donc de savoir comment, d’un côté le Parti Communiste (PCF) dans le Front de Gauche, et de l’autre les Verts dans Europe-Ecologie, vont arriver à se trouver une identité suffisamment distincte du Parti Socialiste (PS) pour justifier leur entreprise solitaire et en même temps ne pas compromettre les éventuelles fusions des listes dans l’entre-deux-tours.</p>
<p>La gauche pourrait, dans cette division presque totale, se trouver une nouvelle identité. Si on croit le résultat des élections européennes, avec toutes les précautions d’usage sur un scrutin qui a vu à peine 40 % des électeurs se rendre aux urnes, il semble qu’une gauche divisée se répartie mieux les rôles. Les trois forces de gauche semblent avoir chacune leur « clientèle » électorale, elles ont chacune une identité électorale. A Europe-Ecologie les « bobos » et catégories supérieures, aux socialistes les classes moyennes et une partie des couches populaires, au Front de Gauche le reste de celles-ci. Reste à la majorité sortante de transformer l’essai. Car les élections européennes n’ont qu’un seul tour et on n’a donc pas besoin de ménager son concurrent-camarade. Or, lors d’une élection régionale, il y a un second tour, et les alliances qui vont avec, et dans la perspective d’une victoire, il faut gouverner avec eux. Les identités multiples de la gauche (on n’ose dire plurielle), retrouvées lors du scrutin européen, vont devoir faire face à cet enjeu fondamental qu’est un second tour.</p>
<p>Enfin le MoDem va avoir, à n’en pas douter, un rôle important dans cette campagne alors que les œillades de Ségolène Royal sont maintenant très fréquentes. Le peu de chose que l’on a vu, lu, ou entendu du MoDem régional, par la voix de son unique sortante au conseil régional, la rochelaise Elizabeth Delorme-Blaizot, semblait indiquer que l’alliance avec la droite était exclue mais qu’en revanche tout était ouvert avec la président sortante. Là aussi, c’est une question d’identité fondamentale. Pas certain, d’un côté, que les anciens de l’UDF encore au Mouvement Démocrate acceptent une telle alliance, encore absolument impossible il y a trois ans. De l’autre, l’ancienne ministre de François Mitterrand et de Lionel Jospin va avoir fort à faire pour convaincre une bonne partie des ses camarades socialistes et surtout communistes, s’ils venaient à dépasser les 5 % au premier tour, ce qui leur permettrait de fusionner.</p>
<p>A 100 jours du premier tour des élections régionales, l’identité régionale des candidats reste donc à trouver. En ce sens, la campagne sera sans doute bien plus intéressante qu’en 2004.</p>
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<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbckrc_bussereau-denonce-les-slogans-bidon_news">Bussereau dénonce les &laquo;&nbsp;slogans bidons&nbsp;&raquo; de Royal</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Europe1fr">Europe1fr</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">L&#8217;actualité du moment en vidéo.</a></em></div>
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		<title>Yann Juin et la &#171;&#160;plus-value&#160;&#187; radicale.</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 16:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans une précampagne régionale qui se fait sous le signe de la division à gauche, on n’avait pas encore entendu les radicaux de gauche. Dans une interview pour LRpol.fr, Yann Juin, le président du PRG de la Charente-Maritime, donne de la voix en vue des élections.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/juin.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_666" class="wp-caption alignright" style="width: 209px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/juin.jpg"><img class="size-medium wp-image-666" title="Yann Juin." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/juin-199x300.jpg" alt="Yann Juin." width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Yann Juin, le président du PRG de la Charente-Maritime, ne s&#39;interdit pas de négocier avec Europe-Ecologie ou même le MoDem si les négociations avec le PS échouent. (photo : Yann Juin)</p></div>
<p><em><strong>La précampagne régionale se fait sous le signe de la division à gauche : divisions entre les partis de la majorité sortante mais aussi à l’intérieur de chacun d’entre eux. Jusqu’ici, on n’avait pas encore entendu les radicaux de gauche qui comptent portant deux élus au conseil régional, dont un vice-président. Les négociations avec le PS semblent compliquées et les quatre présidents des fédérations PRG du Poitou-Charentes s’en son fait l’écho dans un communiqué cette semaine. Yann Juin, le président de PRG de la Charente-Maritime, a accepté, pour LRpol.fr, de revenir sur les négociations en vue des régionales avec le PS. Il fait le point aussi sur les relations globales avec les socialistes et sur la réforme des collectivités territoriales</strong></em><strong>.</strong></p>
<p><em>LRpol.fr : Depuis quelques jours la composition de la liste départementale du PS de la Charente-Maritime fait la une. Au milieu de ce fracas médiatique, les quatre présidents des fédérations PRG du Poitou-Charentes ont fait paraitre un communiqué de presse. Celui-ci appelle à l’union mais pointe des « difficultés ». A quoi sont-elles liées, des problèmes de fond (de programmes) ou de formes (de places sur les listes) ?</em></p>
<p>Yann Juin : Sur le fond, les Radicaux de Gauche assument pleinement le bilan de la majorité sortante auquel ils ont participé grâce à François Patsouris, vice-président qui a conduit une action déterminante sur les questions littorales et européennes, et tout autant avec Marie-Claude Bridonneau, présidente du Comité régional du Tourisme. Nous pensons donc être en mesure de conduire à nouveau un projet commun avec cette majorité. Aussi les dissensions publiques de ces dernières semaines sont à notre sens préjudiciables car elles brouillent l&#8217;image du bilan. Elles rendent également difficile les discussions sur la constitution de listes de rassemblement.</p>
<p><em>Au sujet de la forme. Le communiqué est cosigné par les présidents des quatre fédérations PRG du Poitou-Charentes donc. Or, les radicaux n’ont des sortants qu’en Charente-Maritime (Marie-Claude Bridonneau et François Patsouris), votre parti a-t-il des ambitions dans les autres départements ? Quels sont globalement vos « exigences » ?</em></p>
<p>Les Radicaux de Gauche ont été échaudés par l&#8217;attitude du PS lors des dernières élections européennes qui a mêlé hégémonisme, déchirements internes mal recousus pour refuser toute place aux Radicaux de Gauche, avec le succès que l&#8217;on sait &#8230; Les Radicaux de Gauche ont décidé d&#8217;être présents à ces élections régionales et ils le seront. Notre première démarche est toujours de jouer les additions comme le préconisait Michel Crépeau. De plus, l&#8217;action de nos sortants dans la majorité, avec la présidente sortante, appelle une attitude constructive de notre partenaire. Alors, comme en 2004, les Radicaux n&#8217;avaient pas obtenu toute la place qui aurait dû être la leur, déjà, nos demandes vont effectivement au-delà, tout en étant raisonnables, d&#8217;autant que les candidats qui se préparent sont susceptibles d&#8217;apporter une plus-value importante aux listes sur lesquels ils figureront.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;envisage pas d&#8217;être candidat à l&#8217;heure actuelle.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p><em>On sait que la maire d’Angoulins, Marie-Claude Bridonneau, ne souhaite pas repartir pour un second mandat régional. Êtes-vous intéressé ? Êtes-vous plus attiré par le siège de conseiller général de La Rochelle-5, libre en 2011 ?</em></p>
<p>Le rôle de l&#8217;assemblée régionale est déterminant et c&#8217;est un beau challenge que d&#8217;y exercer un mandat. Pour autant, je n&#8217;envisage pas d&#8217;être candidat à l&#8217;heure actuelle. Néanmoins, si les circonstances l&#8217;exigeaient, je reconsidèrerais ma position comme je l&#8217;ai dit aux militants du PRG. Quant au canton, nous travaillons en réelle complémentarité avec Jack Proust [l’actuel conseiller général du canton, ndlr] et les autres maires du canton. Nos engagements sont en phase avec les attentes des habitants de notre territoire. Pour l&#8217;heure, la priorité va aux régionales. Nous verrons donc le moment venu pour les cantonales.</p>
<p><em>Au sujet du fond. Toujours dans votre communiqué, vous appelez à « poursuivre la dynamique régionale à laquelle [vous avez] contribué durant la mandature 2004-2010». Plus précisément, quel regard portez-vous sur le bilan de la majorité ?</em></p>
<p>Le bilan est très bon et difficilement contestable objectivement. La majorité sortante a su donner à la région une place institutionnelle incontournable. Je ne citerai que trois exemples. Les partenariats de territoires ont été adaptés aux besoins. L&#8217;action dans les lycées et notamment les budgets participatifs ont donné un souffle à l&#8217;esprit d&#8217;initiative dans les établissements. Le volontarisme économique est essentiel comme on le voit face à la crise actuelle. Je pourrai en prendre bien d&#8217;autres.</p>
<p><em>Au niveau régional, quel est la particularité des radicaux ? Ont t’ils été suffisamment entendu par la présidente de Région depuis 2004 ?</em></p>
<p>A travers notre Humanisme et notre vision laïque, les Radicaux ont apporté un pragmatisme essentiel à l&#8217;action régionale. La Présidente a su pouvoir compter sur l&#8217;avis de ses conseillers régionaux radicaux et sur leur travail, sans arrière-pensées.</p>
<p><em>Les Verts, au sein d’Europe-Ecologie, et le Parti Communiste, au sein du Front de Gauche, ont décidé de partir en autonomes au premier tour des régionales. Quel regard portez-vous sur leur stratégie ? Regrettez-vous l’union dès le premier tour de 2004 ?</em></p>
<p>Oui, nous l&#8217;appelions de nos vœux. Pour des considérations pas très éloignées de celles qui déchirent le PS, cela ne s&#8217;est pas fait. Nous maintenons notre volontarisme, dans le sens de l&#8217;intérêt général, qui semble un peu oublié par la quasi-totalité des formations politiques qui entendent concourir lors de ces régionales.</p>
<p><em>Si les difficultés persistes avec les socialistes, êtes vous prêt à partir, vous aussi, en solo ?</em></p>
<p>Je l&#8217;ai dit, les Radicaux de Gauche seront présents dans ces élections régionales. Si les conditions ne sont pas réunies pour constituer une liste de rassemblement avec le PS, nous verrons. Nous discutons avec les autres forces qui sont susceptibles de participer à une majorité prolongeant l&#8217;action de la majorité sortante. Ce serait une possibilité plus conforme à notre volonté de rassemblement, mais nous n&#8217;excluons pas non plus de partir seuls.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Nous discutons régulièrement avec l&#8217;ensemble des formations politiques donc aucune éventualité n&#8217;est a priori interdite.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p><em>Discutez-vous avec Europe-Ecologie ou même le MoDem en vue du premier tour ?</em><em> </em></p>
<p>Nous discutons régulièrement avec l&#8217;ensemble des formations politiques donc aucune éventualité n&#8217;est a priori interdite. Personne ne détient seul la vérité sur la conduite du prochain mandat. Il est donc normal de discuter et de chercher les convergences.</p>
<p><em>On a pu lire, au début de la polémique entre Olivier Falorni et Denis Leroy au PS, que les radicaux étaient contre l’hypothèse d’une liste menée par ce dernier. Il faut rappeler que Denis Leroy est conseiller général de La Rochelle-6 depuis 2004. Or, ce canton avait été « donné » au PRG après l’accession de Maxime Bono à la maire de La Rochelle, en 1999. Y-a-t’il effectivement une rancœur et une liste menée par Denis Leroy aurait-elle été un cas de « scission » entre les deux partis ?</em></p>
<p>Nous regrettons suffisamment la situation au PS pour ne pas souhaiter nous en mêler. Les arbitrages entre socialistes relèvent des socialistes. Comme la désignation des candidats radicaux ne regarde que les Radicaux. Si des primaires permettaient des désignations communes, ce serait différent. En tout état de causes, l&#8217;action publique telle que nous la concevons se situe au-dessus de ces considérations.</p>
<p><em>En 2008 et 2009, l’alliance « traditionnelle » entre PRG et PS a connu des ratés. Au niveau local, lors des cantonales de 2008, malgré l’accord entre les deux partis qui vous « réservait » le canton de La Jarrie, celui-ci est passé au PS, grâce, où à cause, d’une candidature dissidente. En 2009, comme vous l’avez rappelé, les socialistes n’ont pas sollicités les radicaux pour les élections européennes. Dans le département, comment qualifieriez-vous les relations entre PS et PRG ?</em></p>
<p>C&#8217;est vrai que les militants radicaux de gauche ont une certaine amertume vis-à-vis de cette attitude du PS. Pour notre part, les républicains que nous sommes considérons que l&#8217;action publique s&#8217;appréhende autrement. Nous y avons perdu en sièges mais avons conservé notre dignité. L&#8217;action commune dans ce département se passe plutôt bien dans les collectivités entre élus socialistes et de sensibilité radicale. Les relations entre formations politiques sont également plutôt bonnes mais mériteraient d&#8217;être plus suivies d&#8217;effets.</p>
<p><em>Après les accrocs de 2008 à Courçon et La Jarrie, un accord comparable à celui de 2008 est-il exclu pour les cantonales de 2011 ?</em></p>
<p>Vous noterez que ces accrocs, pas plus que les précédents ne sont le fait des Radicaux. Et que le résultat de ces accrocs n&#8217;a pas permis de bousculer la politique à laquelle nous nous opposons. A chacun d&#8217;en tirer les conclusions qui s&#8217;imposent.</p>
<p><em>Passons à la réforme territoriale. Quel est votre vision des choses, avez-vous un point de désaccord ?</em><em> </em></p>
<p>Je n&#8217;en ai pas qu&#8217;un ! Tout d&#8217;abord la priorité dans la réforme de nos institutions ne me semble pas être du côté des collectivités (sauf en ce qui concerne les ressources), mais de l&#8217;Etat. Ensuite, l&#8217;approche poujadiste de cette réforme par le Président de la République est scandaleuse. Mettre en avant le coût des élus locaux quand on sait leur dévouement, leur temps passé à leurs fonctions et que cela est dit par un personnage qui n&#8217;a pas hésité à doubler ou tripler sa rémunération, qui ne recule devant aucune dépense de luxe et de prestige pour son compte (nouvel avion présidentiel &#8230;), qui dépense dans des sondages sans compter, qui nomme un nombre impressionnant de membres dans son gouvernement ou dans leurs cabinets, c&#8217;est tout simplement inadmissible ! La réalité, c&#8217;est que le coût des élus est en moyenne inférieur à 0,5% des dépenses de fonctionnement des collectivités ! Approche poujadiste donc, mais réforme politicienne ! Avec un mode de scrutin qui ferait reculer la parité, renforcerait un bipartisme borné et tout d&#8217;abord sa formation politique. Enfin sur le fond : la confusion de deux collectivités distinctes (région-département) n&#8217;a aucun sens. Les élus qui siègeraient dans ces deux collectivités seraient débordés et le pouvoir réel absorbé par le cabinet (non élu) des Présidents. De plus, les deux modes de scrutin permettent d&#8217;avoir des sociologies d&#8217;élu(e)s différentes dans les deux assemblées. Je pense que ce serait une erreur de se priver de cette richesse. Quant à la réforme de la taxe professionnelle, si elle est nécessaire, sa suppression prévue va une nouvelle fois contraindre les collectivités à faire plus avec moins de moyens. L&#8217;Etat exsangue fait la leçon à des collectivités qui assument sans cesse de nouveaux transferts de charges avec toujours moins de moyens.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Il s&#8217;agit d&#8217;un enjeu démocratique majeur. Sinon nos concitoyens vont continuer à se détourner de la chose publique.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p><em>Maire d’Esnandes depuis 2001, vous étiez au congrès des maires à Paris il y a près de deux semaines. Avez-vous fait parti des élus qui ont sifflé le Premier-ministre ?</em></p>
<p>Non, je n&#8217;ai pas pu assister à la prestation du Premier-ministre. Mais je suis choqué comme républicain de ces sifflets a priori. Je trouve cette réforme tellement contestable que son combat est indispensable. Mais un combat républicain. Cette dérive bipartisane qui s&#8217;accompagne d&#8217;oppositions brutales se révèle stérile. Faire de la politique semble se résumer à rouler les mécaniques et non plus à débattre pour convaincre. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pourquoi je ne suis pas allé à l&#8217;Elysée. Le Président de la République s&#8217;est défilé et a refusé l&#8217;invitation des Maires. Parallèlement, il a choisi son terrain et sa méthode pour éviter le débat. Alors les Radicaux en républicains vont tout faire pour rendre au débat toute sa place ; il s&#8217;agit d&#8217;un enjeu démocratique majeur. Sinon nos concitoyens vont continuer à se détourner de la chose publique.</p>
<p><em>La mesure qui fait la une est la suppression de la taxe professionnelle. Faites-vous parti de ses élus qui ont « peur » de cette suppression ? Si oui, le Premier-ministre vous a-t-il convaincu sur les mesures de compensation ?</em></p>
<p>La suppression de la taxe professionnelle est un sujet de véritable inquiétude. Tout d&#8217;abord car cela n&#8217;a donné lieu à aucune consultation préalable. Ensuite car le mécanisme complexe qui est proposé n&#8217;a fait l&#8217;objet d&#8217;aucune évaluation. Alors les élus sont naturellement inquiets. Car toutes ces réformes en matière de ressources pour les collectivités depuis 10 ans se sont traduites par moins d&#8217;autonomie et une baisse progressive des compensations.</p>
<p><em>On l’a dit, vous êtes maire. La réforme prévoit l’élargissement de l’actuel mode de scrutin municipal pour les communes de plus de 3.500 habitants (répartition proportionnelle avec des listes bloquées) aux communes de plus de 500 habitants. Cela va donc toucher Esnandes, est-ce une bonne idée ?</em></p>
<p>C&#8217;est une demande de l&#8217;association des Maires. Cela va dans le bon sens. En effet, ce mode de scrutin est plus adapté aux responsabilités de projets conduits par une liste et à la confrontation de projets, alors que le mode scrutin individuel actuel ne permet qu&#8217;une juxtaposition d&#8217;élus sans forcément de colonne vertébrale ou de tête.</p>
<p><em>On trouve aussi dans le texte la possibilité de créer des « communes nouvelles », c&#8217;est-à-dire la possibilité de transformer une communauté de commune ou d’agglomération en commune unique. Faisons un peu de « politique fiction », vu le haut niveau d’intégration des politiques entre les communes de la Communauté d’Agglomération (CdA) de La Rochelle, seriez-vous favorable, à plus ou moins long terme, à la fusion de tout ou partie de la CdA en une seule commune ?</em></p>
<p>J&#8217;y suis absolument défavorable actuellement. Nos communes ont encore leur spécificité, comme nous le rappelons dans le projet de SCoT [le Schéma de Cohérence Territoriale, ndlr]. La CdA avec ses avantages et ses inconvénients est aujourd&#8217;hui adaptée à l&#8217;unité comme à la diversité de notre territoire. Son plus grand avantage c&#8217;est que la CdA peut s&#8217;adapter à la volonté politique commune ce que ne permettrait pas une autre structure. Chaque communauté répond aux analyses politiques des territoires qui se construisent en privilégiant ce qui est souhaité localement.</p>
<p><em>Sait-on à quoi ressemblerait une réforme « radicale » des collectivités ?</em></p>
<p>L&#8217;objectif de la décentralisation doit être de rendre plus efficace l&#8217;action publique en maîtrisant les coûts. Chaque échelon territorial devrait avoir des blocs de compétences affirmés et les rôles de chef de file précisés. Les collectivités devraient avoir la maîtrise d&#8217;une large part de leurs ressources fiscales et parallèlement un système de péréquation partiel assuré par l&#8217;Etat. Enfin, une large autonomie des choix politiques locaux doit être favorisée. Cela ne nécessite de modifications ni des collectivités, ni des modes de scrutin. En résumé, l&#8217;exact contraire de ce qui est fait actuellement par la Président de la République.</p>
<p>Interview faite par Pierre Garrat, les 27, 28 et 29 novembre 2009.</p>
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		<title>Gauche : divisions à tous les étages !</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 19:23:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mais que se passe-t-il dans les trois principales forces de gauche à quatre mois des élections régionales ? Chez les socialistes, les communistes mais aussi chez les écologistes, la composition des listes est complexe. Les divisions qui traversent les partis de la majorité régionale sont étalées au grand jour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em><strong>Mais que se passe-t-il dans les trois principales forces de gauche à quatre mois des élections régionales ? Chez les socialistes, les communistes mais aussi chez les écologistes, la composition des listes est complexe. Les divisions qui traversent les partis de la majorité régionale sont étalées au grand jour</strong></em><strong>.</strong></p>
<p>Depuis deux semaines maintenant, la gauche régionale est en surchauffe et tout commence au Parti Communiste Français(PCF). On attend depuis des semaines la décision du parti pour le premier tour des régionales : Parti Socialiste (PS) ou Front de Gauche (FdG) ? Les délégués régionaux ont donné récemment leur réponse. Ils privilégient l’alliance avec le PS. Mais voilà, on est loin de l’unanimité. Seul les délégués des militants de la Charente-Maritime on soutenu l’union avec la présidente de Région sortante dès le premier tour. Or, au « conseil régional » du PCF, la Charente-Maritime représente, à elle seule, plus de délégués que les trois autres départements réunis (le nombre de délégués est proportionnel au nombre d’encartés). Depuis cette décision, de nombreux militants ont fait savoir qu’ils ne soutiendraient pas une liste PS/PCF au premier tour. Ils se tourneraient alors vers une éventuelle liste du Parti de Gauche (PdG), peut-être allié pour l’occasion avec le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Le PdG ne cesse pas ses appels du pied aux militants communistes qui doivent se prononcer ce week-end. Quelle que soit leur réponse, la suite sera difficile pour le PCF. Soit les militants ratifient la décision de leurs délégués, et alors nombreux sont ceux qui risquent de quitter le navire, soit ils refusent, et la direction locale du Parti Communiste est totalement délégitimée.</p>
<h2>Le cocktail écolo.</h2>
<p>Dans la mouvance écologiste, après les 98 % donnés à la stratégie autonomiste par les militants au mois d’octobre, on pouvait penser que tout roulait. L’autonomie ne fait pas que des heureux. Depuis plusieurs jours, on savait que Ségolène Royal cherchait à « débaucher » des écologistes pour ses listes, dès le premier tour. La rumeur parlait d’abord de la poitevine et conseillère verte sortante, Marie Legrand, mais c’est le nom d’Alain Bucherie qui a été officialisé. Il est conseiller municipal Verts à La Rochelle depuis 1995 et aujourd’hui adjoint. On ne sait pas encore s’il fera des émules, ni si’il sera sanctionné par son parti.</p>
<p>Mais le principal problème c’est que l’attelage Europe-Ecologie (EE) est fragile. C’est un savant équilibre entre membres du parti des Verts et membres des différents mouvements qui participent à la coalition EE. Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, à récemment réaffirmé que les listes devaient être composées à 50 % de Verts et à 50 % de « non-Verts ». Il faut ajouter à cela la parité homme-femme, la place des sortants et la juste représentation de tous les territoires. Un vrai casse-tête. Samedi dernier, les Verts et les non-Verts étaient réunis à Poitiers pour désigner leurs chefs de file dans les départements et au niveau régional. Pour les non initiés, c’est le brouillard, car les deux entités ont, à chaque fois, désigné des « couples », sans préciser les ordres. Au niveau régional, si Françoise Coutant (adjointe au maire d’Angoulême) l’a largement emporté face à Serge Morin (vice-président de la Région sortant), rien n’est fini ! Il faudra attendre la toute fin du mois que les choix, et surtout les ordres sur les différentes listes, soient définitivement fixés sur les différentes listes.</p>
<h2>La guerre des deux roses.</h2>
<p>Mais le casse-tête est surtout du côté du Parti Socialiste. Visiblement, novembre n’est pas son mois préféré. On jouait « <em>Back to Reims</em> » lundi soir à Saintes, à l&#8217;occasion du conseil fédéral (CF) du parti, sorte de « parlement départemental ». Un an après le sanglant congrès dont les cicatrices ne sont visiblement pas refermées, les dirigeants locaux ont décidé d’imiter leurs alter-ego nationaux. Revenons quelques jours en arrière. Il y a deux semaines, Ségolène Royal, désignée début octobre par les militants pour mener la liste socialiste, a fait ses propositions. En Charente-Maritime, c’est le duo Denis Leroy/Françoise Mesnard qui avait sa préférence. Certains militants ont tiqué au nom de Denis Leroy, déjà conseiller municipal de La Rochelle, vice-président de la Communauté d’Agglomération (CdA) et conseiller général. Au même moment, Olivier Falorni, le secrétaire fédéral du parti, exprimait l’envie de mener également la liste dans le département.</p>
<div id="attachment_649" class="wp-caption alignright" style="width: 410px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/leroy.simone.jpg"><img class="size-full wp-image-649" title="Maryline Simoné et Denis Leroy" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/11/leroy.simone.jpg" alt="Denis Leroy laisse sa place de tête de liste à Maryline Simoné. (photo : Sud-Ouest)" width="400" height="271" /></a><p class="wp-caption-text">Denis Leroy laisse sa place de tête de liste à Maryline Simoné. (photo : Sud-Ouest)</p></div>
<p>C’est maintenant que, pour les non-initiés, les choses deviennent compliqué à comprendre.  Les évènements ont pris une tournure « grave » au sein du PS quand Olivier Falorni a présenté sa propre liste en voulant la soumettre à l’approbation du CF. A la liste Leroy/Mesnard, on reproche la trop grande place faite aux membres de « Désir d’Avenir », le club de réflexion de Ségolène Royal, et la présence de « multi-cumulards ». La liste Falorni est critiquée parce que c’est elle qui crée la division, on stigmatise l’initiative personnelle de l’adjoint aux finances de La Rochelle. On a d’ailleurs senti Maxime Bono, le maire de La Rochelle, a visiblement été agacé par la longue intervention de son adjoint, lors du conseil municipal de lundi, qui précédait de peu le conseil fédéral du PS. Ce fameux conseil est composé des délégués issus des motions du congrès. Dans le département, c’est la motion Royal qui a raflé 55 % des sièges en novembre 2008. Mais, lors de l’élection du secrétaire fédéral, les militants ont choisi le sortant Olivier Falorni, qui n’avait soutenu aucune motion dans la campagne interne. Il battait le candidat « ségoléniste », David Baudon. Les cartes au sein du CF ont été complètement rebattues lundi soir et c’est la liste Falorni qui a été désignée comme « officielle » par 53 % des délégués. Incroyable ! En toute logique, il y a donc des élus de la motion Royal qui sont passés dans le « camp Falorni ». Mais d’après nos informations, ce n’est pas aussi simple : des élus d’autres motions seraient passés dans le « camp Royal » pour faire blocage à l’initiative du secrétaire fédéral. En vain donc.</p>
<p>On n’était pourtant pas au bout de nos surprises. Denis Leroy, en effet, a décidé de maintenir sa liste pour le vote des militants. Mais, pour déminer le terrain, il a laissé sa place de tête de liste à Maryline Simonet, elle aussi vice-présidente de la CdA. De cette façon, aucun des membres éligibles de la liste n’est en position d’infraction à la loi actuelle sur le cumul des mandats. Impossible de dire ce que sera le résultat de la primaire. Une chose est sûre, la droite, elle, partira unie au premier tour et sera en ordre de marche dès la 6 décembre, seulement trois jours après le vote des militants socialistes.</p>
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		<title>1936-2009 : Même combat ? Même alliance ?</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 21:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La mobilisation en faveur des jeunes emprisonnés suite aux manifestations violentes du 10 octobre n’a pas faibli. Après le succès de la manifestation silencieuse et apolitique du samedi 17, une manifestation, politisée, cette fois-ci, avait lieu le lundi 19. Au-delà du motif, interrogeons-nous sur l'hétérogénéité personnes qui se sont rassemblées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/frontpopulaire.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_583" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/frontpopulaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-583" title="Photo de la manifestation du 14 juillet 1935." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/frontpopulaire-300x163.jpg" alt="Photo de la manifestation du 14 juillet 1935 avec les principaux politique du Front Populaire : Léon Blum, leader socialiste (levant le bras à gauche) ; Maurice Thorez, leader communiste (levant le bras à droite) ; Edouard Daladier, leader radical (entre les deux pérécédents, roulant une cigarette) et Roger Salengros, futur ministre de l'intérieur socialiste (à droite, les bars croisés)." width="300" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de la manifestation du 14 juillet 1935 avec les principaux chefs du Front Populaire : Léon Blum, leader socialiste (levant le bras à gauche) ; Maurice Thorez, leader communiste (levant le bras à droite) ; Edouard Daladier, leader radical (entre les deux pérécédents, roulant une cigarette) et Roger Salengros, futur ministre de l&#39;intérieur socialiste (à droite, les bars croisés). (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>La mobilisation en faveur des jeunes emprisonnés suite aux manifestations violentes du 10 octobre n’a pas, ou peu, faibli. Après le succès de la manifestation silencieuse et apolitique du samedi 17, une manifestation, politisée, cette fois-ci, avait lieu le lundi suivant. Près d’un millier de personne encore une fois, d’après France 3 Poitou-Charentes, ont défilées entre la place d’arme et la place du marché. Depuis, les deux étudiants, autour desquels s’était cristallisée la mobilisation, ont été libéré, sous condition, en attendant le procès en appel.</strong></em></p>
<p>Au-delà du motif de la manifestation, interrogeons-nous sur les personnes qui se sont rassemblées lundi 19 octobre. A l’origine, l’appel à manifester avait été lancé par le collectif poitevin contre la répression des mouvements sociaux, dont font notamment parti le NPA, le PCF, le PdG (Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon) et les Verts. Mais ce soir là, le Parti Socialiste et le MoDem s’étaient joint à la manifestation. Mieux encore, une déclaration commune des représentants des élus communistes, verts, socialistes, démocrates et de la « gauche alternative » du Conseil municipal de Poitiers a été distribuée. Cette mobilisation et cette union sont, bien sur, symboliques, mais les symboles, c’est important. Par déformation « professionnelle » (et sans doute pour moi, partisane aussi), l’historien voit là un « Front Populaire ». Moment mythifié dans l’histoire de France et surtout celle de la gauche française.</p>
<h2>La gauche &laquo;&nbsp;arc en ciel&nbsp;&raquo;.</h2>
<p>Avant les élections de 1936, le « grand moment » de cette coalition, ce fut, déjà, une manifestation. C’est la manifestation du 14 juillet 1935 à Paris. C’est ce qui marque le début du commencement de la formation du Front Populaire et la fin de l’évolution des trois partis politique qui en font parti : le Parti Radical, le Parti Socialiste (la SFIO à l’époque) et le Parti Communiste Français. Aujourd’hui, les partis de gauche, et plus largement, les partis en opposition à la politique du gouvernement, semblent majoritaires. Aux dernières élections européennes, la gauche, dans tout ses tendances, à obtenu 45,32 % contre 41,3 % à la droite. Le MoDem, au centre, mais clairement dans l’opposition au niveau national, rassemblait 8,46 %. Un éventuel Front Populaire « moderne », comme le réclame, plus ou moins ouvertement, des personnalités comme Vincent Peillon (PS), Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), Marielle de Sarnez (MoDem) ou même Robert Hue (PCF), serait donc majoritaire en France.</p>
<p>Mais voilà, la gauche est face à un problème fondamental : sa division. Comme on pouvait s’y attendre, le NPA ne veut absolument pas faire parti de l’attelage d’une gauche de gouvernement, et Maryse Desbourdes, la seule élue NPA du Conseil municipal, a eu la désobligeance de le faire remarquer, quand elle a pris la parole, à la fin de la manifestation unitaire, renvoyant le PS à droite, tel le PCF des années 20. En revanche, les désirs d’autonomie des écologistes et des communistes, même s’ils se limitent au premier tour, surprennent plus. D’un côté, les Verts, au sein d’Europe-Ecologie, paraissent grisés par le succès de leur liste aux européennes. De l’autre, les communistes, se sentent une nouvelle jeunesse grâce à l’illusion d’une renaissance à ces même européennes (le Front de Gauche a réalisé 6,48 % en juin 2009 et le PCF seul, 5,88 % en juin 2004…). N’en déplaise aux « autonomistes », qui jurent que l’union se fera entre les deux tours, l’opposition va parler à trois voix contre une pour la majorité pendant toute la campagne des régionales.</p>
<h2>Aux grands maux, les grands remèdes ?</h2>
<div id="attachment_586" class="wp-caption alignright" style="width: 228px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/Communiqué-commun0001.jpg"><img class="size-medium wp-image-586" title="La déclaration solennelle du 19 octobre 2009" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/Communiqué-commun0001-218x300.jpg" alt="Texte intégral de la déclaration solennelle distribuée lors de la manifestation du 19 octobre 2008, signé par cinq des six partis représentés au Conseil municipal de Poitiers (PS, PCF, Verts, MoDem, NPA)." width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Texte intégral de la déclaration solennelle distribuée lors de la manifestation du 19 octobre 2008, signée par cinq des six partis représentés au Conseil municipal de Poitiers (PS, PCF, Verts, MoDem, NPA).</p></div>
<p>Et puis la question de l’ouverture au Mouvement Démocrate se pose aussi. Surtout s’il s’agit de faire cohabiter ceux-là avec le PCF. Mais de futurs exécutifs régionaux, ouvert à toute ces forces politiques pourrait être un galop d’essai pour les prochaines élections nationales. La question n’est pas simple et l’ancienne « gauche plurielle », qui dirige la plupart des régions, pourrait, pour ne pas avoir à régler trop de conflits internes, laisser le MoDem à la porte. Quoi qu’il arrive, il apparait aujourd’hui qu’à la prochaine présidentielle, il est évident que de candidat de l’opposition, quel s’il soit, pour recueillir plus de 50 % des suffrages au second tour, devra rassembler les voix qui se seront portées, au premier tour, sur les candidats de gauche, d’extrême-gauche et du centre.</p>
<p>En 1936, la gauche s’était rassemblée en réaction à ce qu’elle considérait comme une attaque violente contre la République, la manifestation des ligues d’extrême-droite du 6 février 1934, place de la Concorde à Paris, face à la Chambre des Députés. Depuis 2007, la gauche n’a de cesse de d’invoquer les valeurs de la République pour s’opposer à la politique du gouvernement, et cette manifestation unitaire, contre la repression des mouvements sociaux, contre une justice dénoncée comme dépendante du pouvoir, bref, une manifestation de défense républicaine, en est un bon exemple. Si elle ne veut pas que ces attaques apparaissent, dans la campagne de 2012, comme galvaudés, elle ne devra pas parler à trois, quatre, ou cinq voix, mais s’unir, pour montrer que le moment est grave et le choix fondamental.</p>
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		<title>Les Verts solitaires.</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 15:08:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est désormais officiel, les écologistes feront bande à part lors du premier tour des élections régionales de mars 2010. Les militants verts ont entériné la décision hier, lors d’un vote à Niort. La tête de liste et ses colistiers ne seront, eux, désignés que dans le courant du mois de novembre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em> </em></p>
<div id="attachment_561" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/verts-vote.jpg"><img class="size-medium wp-image-561" title="Vote des militants verts." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/verts-vote-300x171.jpg" alt="Les militants verts en plein vote, hier, à Niort. (photo : France 3 Poitou-Charentes)" width="300" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Les militants verts en plein vote, hier, à Niort. (photo : France 3 Poitou-Charentes)</p></div>
<p><em><strong>C’est désormais officiel, les écologistes feront bande à part lors du premier tour des élections régionales de mars 2010. Les militants verts ont entériné la décision hier, lors d’un vote à Niort. La tête de liste et ses colistiers ne seront, eux, désignés que dans le courant du mois de novembre.</strong></em></p>
<p>C’est un peu moins de 93 % des militants qui ont choisi l’option autonomiste pour les prochaines élections régionales. L’Union de la gauche, qui avait permis le basculement de la région, il y a maintenant près de six ans, vole donc en éclats à moins de 150 jours du renouvellement du Conseil régional. Cette décision, qui trainait dans les esprits depuis le succès des listes Europe-Ecologie aux européennes de juin, reste, en Poitou-Charentes, une demi-surprise. En effet, ces dernières semaines, les sorties médiatiques de certains des conseillers régionaux verts sortants laissaient entendre que la situation picto-charentaise était différente. Le bilan de Ségolène Royal et de sa majorité, notamment sur le plan environnemental, est largement approuvé par le parti écologiste et on voyait mal, ces mêmes élus, défendre l’option de l’autonomie devant les militants et, surtout, devant les électeurs.</p>
<h2>Le dilème écolo.</h2>
<p>Car la campagne qui commence pour les écologistes ne s’annonce pas facile. Brandir le score des européenne ne suffira pas. Plusieurs écueils les attendent et pour convaincre, il faudra les éviter. Les futurs candidats vont devoir d’abord défendre le bilan régional, dont ils sont les co-auteurs, et s’en différencier, pour justifier leur entreprise solitaire. Un exercice d’équilibriste qui peut leur couter une partie de leur crédibilité gagnée durant la campagne de mai/juin 2009. Les écologistes pourraient passer, s’ils n’y arrivaient pas, pour électoralistes et les arguments développés contre les grands partis, dont leurs partenaires socialistes, se retourneraient contre eux. Si la liste verte, au contraire, se différenciait trop, elle rendrait extrêmement difficile l’Union de la gauche pour le second tour. Entre les appareils partisans, peut-être, entre les électeurs, sans aucun doute : en clair, les reports de voix auront de mal à se faire. Si en cas d’échec de la première hypothèse, ce sont seulement les verts qui sont en danger, en cas d’échec de la seconde, c’est la reconduction de la majorité de gauche qui est en péril.</p>
<p>Hier soir, dans le 19/20 Poitou-Charentes, l’un des vice-présidents vert sortant, Serge Morin, était l’invité de Sophie Goux. Il avait déjà pris la parole à la fin de l’été dans <em>Libération</em>, à l’occasion des journées d’été d’Europe-Ecologie, à Nîmes. A l’époque, il avait déclaré que l’objectif des verts était de « réussir » les régionales et que cela voulait dire « ne pas avoir moins d’élus ». Or, bien entendu, l’autonomie est un risque de se point de vue là. Hier soir, donc, Serge Morin, ne semblait pas faire preuve d’un grand emballement. De plus, il a sans doute commis l’erreur d’annoncer un chiffre, un gros chiffre. Pour lui, un bon score de la liste Poitou-Charentes serait d’égaler celui des européennes, c&#8217;est-à-dire 14,63 % dans notre région. Or, Daniel Cohn-Bendit, lui-même, a récemment dit qu’une réédition du score des européennes lui paraissait peu probable et que, peut-être, les listes écologistes seraient au coude à coude avec le PS dans une ou deux régions. Cette marque de lucidité permet de rappeler que les Verts ne basent leur stratégie que sur deux scrutins : le premier, les européennes, où il y a eu 60 % d’abstention, et le second, une législative partielle dans les Yvelines, avec 70 ou 80 % d’abstention, passant sous silence toute la suite de scrutins partiels qui ont eu lieu depuis le mois de juin, qui ont donné des score honorable aux listes écologistes, mais bien loin des scores des socialistes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mIMtJBgjZTM&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/mIMtJBgjZTM&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Alliances : feu vert, rouge…et orange pour Royal.</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 10:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
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		<description><![CDATA[Hier, samedi, Ségolène Royal était l’invitée de l’émission politique de France 3 Poitou-Charentes, La Voix est Libre. La présidente de région a évidement été interrogé sur la campagne régionale qui s’annonce. Elle s’est exprimée sur son bilan et sur les futurs alliances.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_496" class="wp-caption alignright" style="width: 280px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/royal-fr3.jpg"><img class="size-full wp-image-496" title="Ségolène Royal dans &quot;La Voix est Libre&quot;." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/royal-fr3.jpg" alt="Ségolène Royal dans &quot;La Voix est Libre&quot;. (photo : France 3 Poitou-Charentes)" width="270" height="202" /></a><p class="wp-caption-text">Ségolène Royal dans &quot;La Voix est Libre&quot;. (photo : France 3 Poitou-Charentes)</p></div>
<p><strong><em>Hier, samedi, Ségolène Royal était l’invitée de l’émission politique de France 3 Poitou-Charentes, </em></strong><a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e87b_voixlibre" target="_blank"><strong><em>La</em></strong></a><a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e87b_voixlibre" target="_blank"><strong><em> </em></strong></a><a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e87b_voixlibre" target="_blank"><strong><em>Voix est Libre</em></strong></a><strong><em>. La présidente de région a évidement été interrogé sur la campagne régionale qui s’annonce. Elle s’est exprimée sur son bilan et sur les futurs alliances.</em></strong></p>
<p>Pour la présidente de région, le temps de la campagne ne semble pas tout à fait venu, même s’il est difficile de penser que sa simple présence, hier sur France 3, n’était pas de la campagne électorale. Dans cette émission, elle a, surtout, longuement fait le point du son bilan, mais n’a pas vraiment lancé de pistes sur la physionomie de son futur projet. Florian Ringuedé a notamment longuement interrogé Ségolène Royal sur son bilan environnemental, partie dont est semble particulièrement fière.</p>
<p>Aux critiques de l’opposition, elle répond que le débat politique doit rester à un « certain niveau ». Il faut dire que Jean-Pierre Raffarin venait, une nouvelle fois, d’examiner l’hypothèse d’une candidature de Chantal Jouanno, disant qu’elle était plus jeune et plus verte que Ségolène Royal et qu’elle pourrait contribuer à la ringardiser. « Me reprocher mon âge, je pense que ce n’est pas un argument politique. » Devant les accusations de l’ancien président de région sur l’augmentation des impôts, la socialiste persiste et signe disant « qu’il sait pertinemment que c’est faux […] nous sommes la seule région a ne pas avoir augmenté les impôts ». Elle contre attaque ensuite « il y a eu beaucoup de gaspillage sous la période précédente, mais je ne veux pas polémiquer ».</p>
<blockquote><p><strong>« La gauche, les Verts et tout les démocrates doivent aussi se rassembler.»</strong></p></blockquote>
<p>Mais c’est au sujet des alliances que l’émission est peut-être la plus intéressante. Avant que la socialiste ne puisse s’exprimer sur le sujet, un reportage était diffusé sur le bilan des cinq années et demie à la tête de la région, vu par les alliées de sa propre majorité. Et quand on écoute Marie Legrand, conseillère régionale verte, et Paul Fromonteil, conseiller régional communiste, on se dit que l’on est bien loin des atermoiements des états-majors politiques parisiens sur les stratégies d’autonomies des différents partis de gauche. En effet, les deux élus saluent des avancées majeures dans la région au niveau environnemental et social, reconnaissant, ainsi, un travail considérable, à leurs yeux, de l’exécutif régional. On voit mal ces deux personnalités défendre, ensuite, des listes autonomes de leurs partis respectifs, qui les obligeraient, forcément, pendant la campagne, à critiquer un bilan qu’ils jugent bon et dont ils sont les co-auteurs.</p>
<div id="attachment_497" class="wp-caption alignright" style="width: 392px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/legrand-fromonteil.jpg"><img class="size-full wp-image-497" title="Marie Legrand et Paul Fronmonteil" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/legrand-fromonteil.jpg" alt="Les conseillers régionaux Marie Legrand (Verts) et Paul Fronmonteil (PCF). (photo : France 3 Poitou-Charentes)" width="382" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Les conseillers régionaux Marie Legrand (Verts) et Paul Fronmonteil (PCF). (photo : France 3 Poitou-Charentes)</p></div>
<p>A la question de savoir si elle souhaite conduire une liste commune PS/PCF/Verts dès le premier tour des régionales, Ségolène Royal rappel, d’abord, qu’en 2004 c’était le cas et qu’elle ne comprendrait donc pas pourquoi cela ne serait pas possible encore en 2010, alors que le bilan est commun. « Je ne verrais que des avantages à ce que nous repartions ensemble » dit-elle. Elle ajoute, devant l’éventualité d’une liste écologiste autonome, que la droite, elle, sera unie dès le premier tour. « Face à une droite qui fait bloc, je crois que la gauche, les Verts et tout les démocrates doivent aussi se rassembler ». C’est la phrase clef, sans doute, de l’interview et Florian Ringuedé ne manque pas de relancer la présidente de région. C’est alors qu’elle édicte ses priorités d’alliance : d’abord à gauche, avec les communistes et les Verts, et ensuite avec les autres « toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ce travail régional et qui veulent aider la région seront les bienvenus ». Cette « stratégie d’ouverture » de l’ancienne candidate a la présidentielle est un appel du pied clair et net au MoDem régional.</p>
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		<title>Week-end très politique en Poitou-Charentes.</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 17:09:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
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		<description><![CDATA[Si la campagne des régionales n’était pas lancée en Poitou-Charentes, elle l’est depuis ce week-end grâce à plusieurs déclarations qui feront peut-être date dans cette élection. A l’UMP, au PS et chez les Verts on se place, à 175 jours srutin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div>
<div id="attachment_430" class="wp-caption alignright" style="width: 284px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/bussereau.lci.jpg"><img class="size-full wp-image-430  " title="Dominique Bussereau sur LCI." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/bussereau.lci.jpg" alt="Dominique Bussereau sur LCI." width="274" height="190" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau sur LCI. (photo : LCI)</p></div>
<p><em><strong>Si la campagne des régionales n’était pas lancée en Poitou-Charentes, elle l’est depuis ce week-end grâce à plusieurs déclarations qui feront peut-être date dans cette élection. A l’UMP, au PS et chez les Verts on se place, à 175 jours srutin.</strong></em></p>
<h2>La &laquo;&nbsp;droite-Souchon&nbsp;&raquo;.</h2>
<p>Le fait principal du week-end c’est, sans doute, la déclaration de Dominique Bussereau, vendredi, sur LCI, qui a confirmé qu’il ne serait pas la tête de liste de l’UMP face à Ségolène Royal pour les régionales. On le pressentait déjà depuis quelque temps dans la presse et nous nous en étions fait l’écho il y a quelques temps, <a href="http://www.lrpol.fr/2009/09/10/henri-de-richemont-faux-nez-de-la-droite-pour-les-regionales/" target="_blank">ici même</a>. Néanmoins, le président de la Charente-Maritime, qui dit, entre les lignes, qu’il est bien tranquille dans son Conseil général, en profite pour tacler la présidente socialiste, sur son nouveau site « Désir d’Avenir » notamment, et pour donner deux éléments qui seront peut-être la colonne vertébrale de la campagne « populaire ». La première c’est la ligne de riposte de la droite au bilan de la gauche : le « bidonnage ». Pour le secrétaire d’Etat aux transports, il est important de battre Ségolène Royal, non pas parce qu’il y a une animosité personnelle (sic), pas plus parce que c’est un symbole (re-sic) mais parce que son bilan et mauvais. A l’inverse, Ségolène Royal et sa majorité défendent, eux, un bilan qu’ils jugent bon, voire très bon. Jusque là, rien de nouveau, c’est un début de campagne électorale classique. Là où l’UMP innove, c’est quand elle dit que ce « bon bilan » est tout simplement bidonné, bref que la gauche ment. Le premier argument de campagne de la droite touche donc au degré zéro de la créativité politique.</p>
<p>Mais ceux qui sont en mal de politique, vous, peut-être, qui lisez ce blog, ne sont pas au bout de leurs peines. En effet, et c’est la seconde information donnée par Dominique Bussereau, la liste de l’UMP fera une campagne éclair. Hors de question pour le membre du gouvernement de venir ajouter une campagne électorale à une rentrée déjà difficile pour les français. Le maire de Saint-Georges-de-Didonne donne l’exemple de la campagne européenne de l’UMP, qui a débuté très tard et qui s’est soldée, pour lui, par un succès. Dans la région, on connait aussi les campagnes éclaires à droite, et Henri de Richemont, probable futur tête de liste de l’UMP, ne peut pas avoir de meilleure conseillère que Dominique Morvant, partie en campagne municipale à La Rochelle le 15 février 2008 (sa première réunion publique) avant de récolter le 9 mars le pire score de la droite lors d’un scrutin municipal dans la cité huguenote, 24,51 %.</p>
<p><em>Retrouver la déclaration de Dominique Bussereau sur la vidéo en fin d’article entre 8’43’’ et 10’10’’.</em></p>
<h2>Semaine décisive à gauche.</h2>
<div id="attachment_431" class="wp-caption alignright" style="width: 361px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/coutant.fr3.jpg"><img class="size-full wp-image-431" title="Françoise Coutant sur France 3." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/09/coutant.fr3.jpg" alt="Françoise Coutant sur France 3." width="351" height="194" /></a><p class="wp-caption-text">Françoise Coutant sur France 3. (photo : France 3 Poitou-Charentes)</p></div>
<p>A gauche, chez les Verts, Françoise Coutant, adjointe au maire d’Angoulême, était l’invitée du magazine politique de France 3 Poitou-Charentes, <em><a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e87b_voixlibre" target="_blank">La Voix est Libre</a></em>. Elle s’est dite intéressée par une candidature aux régionales sur une liste autonome écologiste, et pourquoi pas en tête de liste. Néanmoins, elle s’en remet totalement au jugement des militants, à la fois pour le choix de l’autonomie ou de l’alliance avec le reste de la gauche dès le premier tour, et sur celui de la tête de liste. Françoise Coutant est une figure de l’autonomie écologiste dans la région, en effet, lors des élections municipales de 2008, elle menait la seule liste des Verts autonome de la gauche au premier tour dans les quatre préfectures de la région, à Angoulême. Les Verts de Poitiers, Niort et La Rochelle ayant préféré figurer sur des listes d’union de la gauche au premier tour. Le résultat avait été au rendez-vous avec 9,60 % des voix, qui ont été essentielles au second tour pour la victoire du socialiste Philippe Lavaud avec un peu plus de 52 %.</p>
<p>Toujours à gauche, mais cette fois au Parti Socialiste, Ségolène Royal a fait sa rentrée lors de sa désormais traditionnelle fête de la Fraternité, qui avait lieu cette année dans l’Hérault. Dans la région, son ancien vice-président aux finances, Jean-François Fountaine, qui n’avait pas caché son désaccord avec la stratégie fiscale de sa présidente, doit dire demain la place qu’il compte occuper dans cette campagne électorale qui commence. Rappelons que cet ancien radical de gauche passé au Parti Socialiste est conseiller municipal de La Rochelle, vice-président de la Communauté d’Agglomération (il est même pressenti pour en prendre la tête avant la fin de la mandature), était tête de liste en Charente-Maritime lors des dernières régionale sur la liste de la gauche.</p>
</div>
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