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	<title>LRpol.fr &#187; Dominique Morvant</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
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		<title>Chercher 2020 en 2012.</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 11:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélien Bon]]></category>
		<category><![CDATA[circonscription de La Rochelle-Ré]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Morvant]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Quillet]]></category>
		<category><![CDATA[Sally Chadjaa]]></category>
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		<description><![CDATA[La droite n’a que de très très minces espoirs de l’emporter en juin 2012 dans la première circonscription de la Charente-Maritime. Mais lors de ce scrutin, c’est 2014, 2017 voire carrément 2020 qui se joueront déjà en partie pour elle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/07/Chadjaa-Bon-Quillet2.png" width="240" />
		</p><p><strong><em>La droite n’a que de très très minces espoirs de l’emporter en juin 2012 dans la première circonscription de la Charente-Maritime. Mais lors de ce scrutin, c’est 2014, 2017 voire carrément 2020 qui se joueront déjà en partie pour elle.</em></strong></p>
<p>Miser sur la victoire de l’UMP à La Rochelle lors de la législative de 2012, c’est un peu jeter son argent par les fenêtres. En effet, la zone n’a jamais été autant à gauche depuis très longtemps. Nous aurons l’occasion de revenir en détail dans les prochains mois sur ce contexte électoral, très défavorable à la droite ici mais faisons un rapide topo. Depuis quatre ans et la dernière législative, les déroutes succèdent aux défaites et le coup de grâce a été donné en mars dernier avec la perte de l’ultime canton de droite sur le continent. Il ne lui reste plus que les deux cantons rétais, faiblement peuplé au regard des neuf cantons de gauche de l’autre côté du pont. Mais la défaite de Dominique Morvant (UMP) dans La Rochelle-4, le bastion de la droite rochelaise, ouvre le champ à une nouvelle course au leadership. En fait, peu après les élections cantonales, ces collègues élus de l’UMP au conseil municipal de La Rochelle lui on retiré son statut informel de leader, sans vraiment désigner de successeur.</p>
<p>Après sept années passées plus ou moins sous la direction de Dominique Morvant, celle-ci laisse sa place, avec un bilan calamiteux. On l’a compris, l’enjeu n’est pas la victoire à la législative mais plutôt de commencer capitaliser de la notoriété et de la crédibilité (deux notions qui ont fuit la droite rochelaise au moins depuis la période Léonard) autour d’une nouvelle personnalité pour l’avenir. Pour la municipale de 2014 ? Peut-être. La législative de 2017 ? Surement. La municipale de 2020 ? Il serait temps ! Trois personnalités semblent se détacher pour ce gros challenge. D’abord deux jeunes élus rochelais, Sally Chadjaa et Aurélien Bon. Ils ont tout les deux émergé sur la scène rochelaise à lors des élections de 2008. Mais aussi l’élu rétais, Lionel Quillet.</p>
<h2>Jeunisme dans la droite rochelaise.</h2>
<div id="attachment_1532" class="wp-caption alignright" style="width: 189px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/chadjaa3.png"><img class="size-full wp-image-1532 " title="Sally Chadjaa, en séance du conseil régional." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/chadjaa3.png" alt="Sally Chadjaa, en séance du conseil régional." width="179" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Sally Chadjaa, en séance du conseil régional. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><strong>Sally Chadjaa</strong> est la première non élue sur la liste municipale de l’UMP en 2008. Elle ne rentre au conseil municipal qu’en décembre dernier, à la faveur d’une démission. La même année elle est candidat à la cantonale dans La Rochelle-2 (Laleu-Mireuil) où elle échoue, lourdement, en troisième position derrière le PS et les Verts, à moins de 10 %. Mais en 2010, Dominique Bussereau lui fait une place sur sa liste à l’élection régionale et elle est élue. Outre ses qualités propres, certaines personnalités de la droite locale, visiblement à l’humeur aigre-douce, estiment que son statut de femme la favorise. En effet, l’Etat-major de la droite départementale considère souvent la circonscription de La Rochelle-Ré comme étant la « circo. parité* » puisque très difficile. S’ajoute à cela le fait qu’elle représente une « minorité visible », alors pour certains, la coupe est pleine et c’est elle qui va décrocher le gros lot. Mais son gros point faible semble être la gestion de la section rochelaise du parti. A l’automne dernier, elle a été élue à la tête du groupe UMP de la circonscription et depui certains lui reproche sa « non gestion » du parti localement. Enfin, quand on demande à l’intéressée son avis sur la législative et sur son éventuelle envie d’y aller, pas de réponse. Mais en privée, elle aurait déjà fait connaître son souhait de concourir.</p>
<div id="attachment_1578" class="wp-caption alignright" style="width: 309px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/aurelien-bon.png"><img class="size-full wp-image-1578 " title="Aurélien Bon" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/aurelien-bon.png" alt="Aurélien Bon, conseiller municipal d'opposition à La Rochelle. (photo : Xavier Léoty)" width="299" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Aurélien Bon, conseiller municipal d&#39;opposition à La Rochelle. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><strong>Aurélien Bon</strong>, lui, a été élu dès 2008 au conseil municipal. Il est aussi candidat sur la liste Bussereau à la régionale, mais assez loin, il n’est donc pas élu, même si avec les deux démissions qui ont déjà eu lieu sur la liste, ça se rapproche. En 2011, pour la première fois il se présente à une élection uninominale, lors de la cantonale de La Rochelle-3 (Mireuil-Fétilly). Son score au premier tour, un peu plus de 20 %, est décevant. Mais au milieu du naufrage des autres candidats UMP « challengers » à La Rochelle, il surnage. Au second tour, son score de 32 % reste dramatiquement faible mais est plutôt dans la fourchette haute de ce qui était attendu pour lui. Au soir du second tour de ces cantonales, lors de la soirée organisée au conseil général, Dominique Bussereau lui aurait dit, devant témoins, qu’il avait maintenant les clefs de la droite rochelaise. Un soutien de poids.  Mais Aurélien Bon a un gros point faible, il n’est pas à La Rochelle à temps plein, pour raisons professionnelles. Enfin, le jeune élu est un peu plus disert quand on lui parle de la campagne législative et dit laisser « toutes les options ouvertes ».</p>
<h2>La possibilité d’un candidat de l’île ?</h2>
<div id="attachment_2041" class="wp-caption alignright" style="width: 293px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/07/Quillet-Lionel-Dominique-Jullian.jpg"><img class="size-full wp-image-2041  " title="Lionel Quillet" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/07/Quillet-Lionel-Dominique-Jullian.jpg" alt="Lionel Quillet, maire de Loix, conseiller général d'Ars-en-Ré, président e la communauté de commune de l'île de Ré. (photo : Dominique Jullian)" width="283" height="260" /></a><p class="wp-caption-text">Lionel Quillet, maire de Loix, conseiller général d&#39;Ars-en-Ré, président e la communauté de commune de l&#39;île de Ré. (photo : Dominique Jullian)</p></div>
<p>Enfin, la troisième possibilité est plus surprenante car elle vient de l’île de Ré. On dit, depuis longtemps, que le maire UMP de Loix, <strong>Lionel Quillet</strong>, s’intéresse à l’élection législative. Maire de Loix depuis 1995 (il n’avait alors que 31 ans), il est le suppléant de Catherine Normandin, candidate UMP à la législative de 2002. A l’époque de nombreux observateur avaient remarqué qu’il prenait une bonne partie de la campagne à son compte, y compris, et même surtout, sur le continent. Depuis, il a pris de l’importance sur la scène politique locale. En 2008, il est réélu maire de Loix mais il devient aussi conseiller général d’Ars-en-Ré, contre le candidat officiel de la « majorité départementale », qui plus est maire de la plus grosse commune du canton alors que Loix est la plus petite. De même, il devient président de la Communauté de commune de l’île de Ré. Même s’il approche des 50 ans, il peut tout de même incarner une certaine nouvelle génération. Et puis, en cas de bon score, pourquoi ne pas franchir le pont en vue de la municipale de 2014 ? Pour l’UMP locale, il a un grand avantage : il n’est pas rochelais. En effet, la confiance de la droite départementale en la droite rochelaise est plus qu’entamée. Mais si cette dernière a fait la preuve de toute son incapacité à vraiment s’organiser, l’Etat-major départemental ne lui a jamais vraiment laissé une chance non plus. Mais Lionel Quillet a aussi un gros défaut : il n’est pas rochelais. L’île de Ré dans la circonscription, cela reste secondaire (15,7 % des inscrits de la circonscription en 2007). Sur le continent, la gauche pourrait même peut-être mobiliser devant ce mini-parachutage. Et puis, enfin, ce serait mettre la droite rochelaise dans un marasme encore plus grave qu’aujourd’hui. Alors clairement, Lionel Quillet, bien que présent, est la grosse côte de cette pré-campagne à droite.</p>
<p>A quand la décision ? Il y a peu on parlait d’une primaire à l’automne mais les choses semblent aller plus vite et dès la fin de l’été on devrait avoir une vision assez claire du visage de la droite lors de la prochaine législative dans La Rochelle-Ré. D’ici là, le mot d’ordre dans l’opposition municipale est « bouche cousue ».</p>
<p><em>*Depuis 1997, soit depuis trois élections législatives, l’alliance RPR-UDF puis l’UMP n’ont présenté que des femmes. La circonscription de La Rochelle-Ré est d’ailleurs la seule du département où le principal candidat de droite ne fut jamais une femme.</em></p>
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		<title>La dé-prime au sortant.</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 11:16:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Léal]]></category>
		<category><![CDATA[Canton de La Rochelle-4]]></category>
		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Morvant]]></category>
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		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
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		<description><![CDATA[Le grand-chelem de la gauche à La Rochelle est une nouvelle occasion de constater l’incroyable effondrement de la droite dans la ville. Parmi les multiples raisons à ce phénomène, déjà ancien, il y a le leadership de Dominique Morvant, battue, et même archi-battue puisque qu’on peut parler dans son cas d’une « dé-prime » à la sortante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Morvant-Dominique-Dominique-Jullian1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1996" class="wp-caption alignright" style="width: 369px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Morvant-Dominique-Dominique-Jullian.jpg"><img class="size-full wp-image-1996   " title="Dominique Morvant" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Morvant-Dominique-Dominique-Jullian.jpg" alt="Dominique Morvant, ex-conseillère générale de La Rochelle-4, (ex-)leader de la droite rochelaise ? (photo : Dominique Jullian)" width="359" height="229" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Morvant, ex-conseillère générale de La Rochelle-4, (ex-)leader de la droite rochelaise ? (photo : Dominique Jullian)</p></div>
<p><em><strong>Le grand-chelem de la gauche à La Rochelle est une nouvelle occasion de constater l’incroyable effondrement de la droite dans la ville, même dans son bastion historique. Parmi les multiples raisons à ce phénomène, déjà ancien, il y a le leadership de Dominique Morvant, battue, et même archi-battue puisque qu’on peut parler dans son cas d’une « dé-prime » à la sortante qui a joué à plein, contre elle, dans le canton 4.</strong></em></p>
<div id="attachment_2001" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Carte-de-référence.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2001" title="Carte de référence" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Carte-de-référence-150x150.png" alt="Carte de référence des bureaux du canton." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de référence des bureaux du canton.</p></div>
<p>La gauche a donc réalisé le grand chelem des neuf cantons rochelais, en faisant basculer le 27 mars dernier, 40 ans jour pour jour après la première élection de Michel Crépeau en tant que maire, le canton 4, celui de La Genette, du Parc Charruyer, du Mail, de la Place de Verdun, de la Préfecture, de l’Oratoire, de Notre-Dame, d’une partie de Fétilly&#8230; Un scénario inimaginable il y a encore une dizaine d’année, tant ce canton apparaissait comme le bastion imprenable de la droite locale. Elle bénéficiait d’une large avance devant la gauche et puis d’un élu, Jean Harel, en phase avec le quartier. Opposant historique de Michel Crépeau contre qui il s’est battu deux fois comme tête de liste aux municipales (1983 et 1989) et aux législatives (1978 et 1988). Il représentait bien cette population qui formait<em> feu</em> l’électorat de droite à La Rochelle : une certaine bourgeoisie (La Genette, et La Rochelle en général, a préféré Balladur à Chirac en 1995), très anti-communiste, exaspéré par bien des facettes du style Crépeau. On a oublié que, longtemps, certains quartiers de La Rochelle sont restés farouchement anti-Crépeau. Derrière les 67 % de la liste Crépeau à la municipale de 1977, avec les radicaux de gauche, les socialistes…mais aussi les communistes, se cachent un très net rejet dans le centre et à La Genette, où la droite réalise parfois des scores aussi important.</p>
<div id="attachment_1999" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-PS-PRG.png"><img class="size-thumbnail wp-image-1999" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - PS-PRG)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-PS-PRG-150x150.png" alt="Les scores de Patricia Friou (PS-PRG) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Patricia Friou (PS-PRG) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Au fil des années, l’avance des droites sur les gauches s’est rétrécie. Tout simplement parce que la population du quartier à commencer à changer. En fait, l’histoire des droites dans le canton de La Rochelle-4 est celle d’une longue agonie, comme le montre la courbe. Depuis la création du canton, à l’occasion des élections cantonales de 1985, elles n’ont jamais retrouvé leur plus haut historique qui date de…1986. <a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/" target="_blank">A la veille du premier tour de la cantonale de 2011 dans le canton, nous expliquions</a> déjà cette métamorphose, bien analysée par la gauche municipale dès la fin des années 1990 : <em>« Car les gauches ont bien joué le coup. Dès 1998, socialistes et radicaux décident de passer un accord avec les Verts et présentent un candidat écologiste commun, Alain Bucherie. Le calcul est simple : il s’agit d’éviter d’agiter la « peur du rouge », ou du « rose », car pour certains dans ce quartier, c’est la même chose… Ainsi, la « gauche plurielle » peut tenter de séduire des centristes mais aussi les nouvelles populations, plus jeunes, qui commencent à arriver dans le canton. […] A droite, comme à gauche, on a coutume de dire, pour expliquer la mutation sociologique et électorale du canton, que chaque veuve « de droite » qui décède est remplacée par un couple bobo « de gauche » ou « écolo ».»</em> Socialistes, radicaux et écologistes ont fait la bonne analyse, les centristes aussi, ce qui explique leurs bons scores ici depuis 2007.</p>
<h2>Femme des années 70.</h2>
<div id="attachment_2000" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-EELV.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2000" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - EELV)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-EELV-150x150.png" alt="Les scores de Jean-Philippe Brothier (EELV) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Jean-Philippe Brothier (EELV) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Mais, comme nous le disions dans « <em><a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/" target="_blank">A La Rochelle-4, la mère des batailles</a></em> », Dominique Morvant a suivie, comme souvent, la stratégie de l’autruche, ne comprenant pas pourquoi son canton était considéré comme fragile. En fait, la sortante aurait été une excellente candidate de droite pour le quartier…en 1975. Il ne s’agit évidemment pas là de parler de l’âge de la candidate, nous ne le connaissons même pas, et il est sans doute assez similaire à l’âge des autres concurrents. Il s’agit de stigmatiser la stratégie de Dominique Morvant depuis sept ans dans son canton, comme sur la ville et la circonscription, basée sur une vision de son électorat figée dans les années 1970. C’est même une caricature de cette droite décrite un peu plus haut. Pour le prouver, écoutez la réaction de l’ex-conseillère générale au soir du premier tour, sur France Bleu La Rochelle.</p>
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<div id="attachment_2002" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-MoDem.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2002" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - MoDem)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-MoDem-150x150.png" alt="Scores de Bruno Léal (MoDem) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Scores de Bruno Léal (MoDem) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>C’est un cas d’école. On y retrouve, en deux temps, ce à quoi devaient ressembler les « éléments de langage » de la droite lors des soirées électorales perdues de la fin des années 70 ! D’abord, la diabolisation du Parti Communiste. Dans un canton où la « menace rouge » s’élève à 3,7 %, on se demande pourquoi Dominique Morvant s’y attarde. Sur le fond, elle critique le fait que la « seule » réserve de Patricia Friou pour le second tour est celle du candidat communiste, elle le dit même sur un ton un peu désolé, du genre « j’ai beau creuser, je vois pas comment elle peut gagner »… Ensuite, elle parle de ses propres réserves, évidement considérables. Elle parle notamment des 11 % du MoDem de Bruno Léal, comme s’il allait lui apporter ses voix sur un plateau, tels un petit candidat de droite classique. Cela relève de l’ancienne règle électorale comme quoi le centre penche toujours à droite. Or, on le voit aujourd’hui, même le centre-droit rechigne à signer un chèque en blanc à Nicolas Sarkozy dans les sondages de second tour pour la présidentielle. Dominique Morvant n’en est pas au niveau d’impopularité du Président de la République, mais elle a elle aussi un problème avec son électorat, vu les scores qu’elle a réalisé sur son nom aux dernières élections législative et municipale. Ajoutons à cela un argumentaire un peu plus moderne, datant de la fin des années 80, début des années 90, quand les écologistes et leur électorat n’était pas encore « aligné » à gauche… Au total, l’expression « à côté de la plaque » n’est pas suffisante pour qualifier l’attitude de la candidate UMP.</p>
<h2>Le réduit de La Genette.</h2>
<div id="attachment_1997" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-Comparaison-UMP.png"><img class="size-thumbnail wp-image-1997" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - Comparaison UMP)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-Comparaison-UMP-150x150.png" alt="Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale de 2001, comparé à celui de la droite en 2004." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale de 2011, comparé à celui de la droite en 2004.</p></div>
<p>Partant donc d’une mauvaise analyse de ce qu’est le canton de La Rochelle-4 en 2011, la stratégie devait forcément être bancale, plus encore qu’en 2008, lors de sa campagne municipale. Loin de se retrousser les manches et d’aller au front dans les zones où la gauche a attaqué la forteresse ces dernières années (Place du Curé-Crampette [26], Oratoire – Notre-Dame [29] et même Parc Charruyer – Piscine [27] voire Eglise de La Genette [21] et Vieux-Port ouest – Préfecture [25]), elle choisit la stratégie du « réduit de La Genette ». Elle axe sa campagne dans les bureaux de ce quartier (notamment Le Mail [22], Coligny [23] et Sécurité-Sociale [24], les bureaux les plus à droite de la ville), délaissant les marges. Résultat : la droite modérée, qu’elle représente cette fois seule contrairement à 2004, perd plus de 16 points, près de 20 dans les bureaux 21, 23 et 27. Dans les bureaux 25 et 29, elle perd 10 points, c’est pourtant là qu’elle « résiste » le mieux. 32 %, quand on est la seule candidate de droite modérée, sortante, c’est de toute façon déjà un échec cinglant. Les scores sont mauvais dans les bureaux de droite et tout simplement ridicules dans ceux de passés à gauche : 20 à 22 % dans les bureaux 26 et 29, des scores dignes de « bons bureaux » pour la droite à Mireuil.</p>
<div id="attachment_1998" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-UMP.png"><img class="size-thumbnail wp-image-1998" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - UMP)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-UMP-150x150.png" alt="Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Les scores de Dominique Morvant au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Après tout ce que l’on vient de dire, on pourrait finalement penser que Dominique Morvant est arrivée au mauvais endroit au mauvais moment. Pas seulement, car dans ce résultat, au-delà de la faillite d’analyse et de la faillite stratégique, il y a une faillite personnelle. Il est très clair dans les chiffres que la baisse de la droite, sur la ville et sur le canton, s’accélère depuis quelques années. En tant que leader de la droite locale, Dominique Morvant a dilapidé le petit capital dont elle disposait. Elle a exaspéré ce nouvel électorat de droite qui a fui vers le MoDem voire parfois carrément vers Europe-Ecologie. On peut donc considérer qu’il a eu dans cette élection une « dé-prime » à la sortante, véritable repoussoir. Contrairement à Jean Harel, elle, est déphasé par rapport à son ex-canton. Pour elle, et son staff, qui ont basé leurs espoirs sur son statut de sortante, le coup doit être dur.</p>
<h2>Rendez-vous le 2 mai.</h2>
<div id="attachment_2003" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-FN.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2003" title="Cantonales 2011 T1 (LR4 - FN)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Cantonales-2011-T1-LR4-FN-150x150.png" alt="Scores de Béatrice Favreau (FN) au premier tour de la cantonale." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Scores de Béatrice Favreau (FN) au premier tour de la cantonale.</p></div>
<p>Du coup, est-elle encore légitime à la tête de la droite rochelaise ? Si on en croit Aurélien Bon dans l’interview qu’il nous a accordé en janvier, non, puisqu’elle est personnellement désavouée. Pour nous non plus, de toute façon l’UMP locale n’a pas de quoi la regretter. 32 % pour elle, entre 14, 17 et 21 % pour les autres candidats à ces cantonales, dont un battu dès le premier tour et deux autres qui frôle le même sort…quel bilan. D’habitude, les résultats de la droite à La Rochelle sont au-dessus de celui des municipales, toujours plus difficiles. Et bien la droite sous Morvant a réussi à s’aligner sur ces scores-là, les plus bas. 25 % à la municipale de 2008, 25 % à l’européenne de 2009, 25 % à la régionale de 2010. Si on organisait des élections municipales aujourd’hui, parions que la liste de droite aurait du mal à être au-dessus des 20 %, les électeurs fuyant vers le MoDem et le Front National, et se retrouvant sous la menace d’une liste écologiste indépendance, sans doute pas loin de cette barre des 20 %. Dominique Morvant était absente lors du conseil municipal, le lendemain de sa défaite, où Maxime Bono a eu un mot pour elle. Une coïncidence ? Par sur…on est en droit de se demander si elle sera là le 2 mai, lors de la prochaine réunion du conseil. Nous sommes peut-être à la veille d’un changement de leadership de la droite rochelaise.</p>
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		<title>Ces cantons qui peuvent faire gagner la gauche.</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 23:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
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		<description><![CDATA[Entrons dans le détail de l’analyse du premier tour des cantonales de 2011 en Charente-Maritime avec aujourd’hui ces six cantons qui peuvent faire passer le département à gauche, les même six cantons que nous avions désigné comme cible de la gauche avant le premier tour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Vallet-Mickael-DR-2.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1918" class="wp-caption alignright" style="width: 338px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Vallet-Mickael-DR-2.jpg"><img class="size-full wp-image-1918   " title="Vallet Mickael (DR) 2" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Vallet-Mickael-DR-2.jpg" alt="Vallet Mickael (DR) 2" width="328" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">Mickaël Vallet, candidat PS-PRG à Marennes, confronté au FN au second tour, est assuré de l&#39;emporter et donc de faire basculer le canton à gauche... (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Entrons dans le détail de l’analyse du premier tour des cantonales de 2011 en Charente-Maritime avec aujourd’hui ces six cantons qui peuvent faire passer le département à gauche, les même six cantons que nous avions désigné comme cible de la gauche avant le premier tour.</strong></em></p>
<h2>Canton à droite, cibles de la gauche, par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p><strong>1/Marennes (cible gagnable par la gauche) :</strong> par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « jouable » à « gagnable » pour la gauche et de la 4<sup>ème</sup> à la 1<sup>er</sup> place des cantons de droite vulnérable. C’est un fait inédit en Charente-Maritime, d’abord le FN accède au second tour d’une cantonale et le camp qui détenait le canton est éliminé dès le premier tour. Alors, dans ce duel entre le maire socialiste de Marennes, Mickaël Vallet, et le frontiste Didier Fontaine, le premier devrait largement l’emporter. La droite va encore dire que Mickaël Vallet gagne grâce à ses propres divisions. Oui, mais elle cherche. Si la droite est dans cette situation, c’est par la faute d’une stratégie tout simplement pas sérieuse. Qu’elle fasse attention à ne pas trop considérer avec légèreté la situation de ses (anciens ?) bastions : après trois ans de gestion de gauche, celle-ci est maintenant majoritaire sur la commune de Marennes&#8230; Et puis, surtout, sur le canton, les trois candidats de la droite classique perdent 30 points ! À ce niveau là, ce n’est même plus un effondrement, les mots manquent.</p>
<p>Le 14 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/14/a-marennes-un-nouveau-parrain/" target="_blank">A Marennes, un nouveau parrain ?</a>), nous avions pronostiqué un Mickaël Vallet (PS) largement en tête « au-dessus de 40 % », il fait 42,46 %. Nous nous sommes trompé sur le nom du deuxième, le Didier Fontaine (FN) donc. Nous avons surestimé Marc Pellacoeur (UMP), seulement 4<sup>ème</sup>. En revanche,  nous disions que Jean-Luc Rousseau (UMP) aurait « du mal à dépasser les 15 % » et il fait 15,55 %. Sur sa commune de Bourcefranc-le-Chapus, il fait 35,2 %, or nous avions bien dit que le soutien de sa commune n’était pas suffisant. Il fait presque exactement le même score qu’en 1998 et 2004. Quel échec, il manque même de peu d’être deuxième dans sa commune, il n’est que 12 voix devant Vallet. Quel échec aussi pour celui qui est président de la CdC du canton…de ne faire que 15 % sur ce territoire.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Mickaël Vallet (PS-PRG).</span></strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Mickaël Vallet (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>2/La Rochelle-4 (cible gagnable par la gauche) :</strong> pas de changement de statut par rapport à avant le premier tour. Nous ne pouvons que nous incliner devant la performance de ce grand stratège politique qu’est Dominique Morvant. Trois élections sur son nom depuis qu’elle est leader de la droite rochelaise, trois échecs personnels où la droite, au mieux baisse et au pire s’effondre littéralement. Dimanche, nous étions dans le pire. Avec un peu moins de 32 % des voix, soit un score de la droite modérée en chute libre de plus de 16 points par rapport à 2004, Dominique Morvant invente la « dé-prime au sortant ». Un concept que nous nous proposons d’expliquer en détail un peu plus tard. Elle est attaquée par le MoDem, qui, même loin des espoirs publics de Bruno Léal, fait un très bon score à plus de 11 %, par le FN, qui gagne quelques points et bien sûr par la gauche qui progresse d’un peu plus de 3 points.</p>
<p>Le 19 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-la-rochelle-4-la-mere-des-batailles/" target="_blank">A La Rochelle-4, la mère des batailles</a>), nous disions que dans la primaire PS-EELV, les choses se joueraient entre 20 et 25 %. Pas manqué, Patricia Friou (PS), qui l’emporte, fait 25,18 % et Jean-Philippe Brothier (EELV), battu, fait 20,51 %. Nous disions aussi que Dominique Morvant (UMP) devait « être, au moins, au-dessus des 40 %. En dessous, cela deviendrait très complexe. » Comme souvent, nous l’avons surestimée. Alors, vous imaginez bien qu’à 31,94 %, la situation est très très difficile pour la sortante. Surtout que le total des droites est ridiculement bas, sous les 40 % alors qu’il était de plus de 53 % la dernière fois. Nous pensions que gauche et droite seraient au coude à coude autour de 45 %, avec un MoDem au milieu à 10 % (il fait 11,10 %). Avec un tel ballotage, où la gauche frôle les 50 %, il faut à Dominique Morvant que se reportent sur elle toute les voix centristes, toutes les voix d’extrême droite et une petite partie des écologistes. Une conjonction d’évènement très improbable. Certes, il n’y a pas d’appel explicite d’EELV à voter PS, mais cela ne devrait pas changer grand-chose. Bruno Léal a, à notre avis, une très bonne analyse quand il dit qu’environ 7 points de ces 11 % iront sur l’UMP et 4 sur le PS. C’est sans doute ce qu’il va se produire.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patricia Friou (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>3/Surgères (cible gagnable par la gauche) : </strong>pas de changement de statut par rapport à avant le premier tour. La gauche est en tête à ce premier tour, pour la première fois lors d’une cantonale depuis 1973. Les cinq candidats de gauche obtiennent 51,60 % des voix, soit 10 points de plus qu’en 2004. A l’inverse, la droite connait une sévère chute de…10 points. La gauche était divisée entre le PRG-PS, EELV et le Front de Gauche, certes, mais aussi avec un candidat d’extrême-gauche et un dissident socialiste. Finalement, c’est bien la candidate officielle, Marie-Pierre Brunet, qui sera au second tour, elle fait un score double de celui du dissident Thierry Blazsézyk. Cela permet à Philippe Guilloteau d’être nettement en tête, mais c’est une illusion.</p>
<p>Le 5 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/05/a-surgeres-la-gauche-en-appetit/" target="_blank">A Surgères, la gauche en appétit</a>), nous disions que la situation de Surgères nous rappelais celle de Courçon en 2008, qui avait basculé à gauche cette année-là. C’est effectivement ce qui est en train de se passer. Le dissident, Thierry Blaszézyk (DVG, 11,55 %) est battu au premier tour très nettement, lui n’appelle pas à voter pour Marie-Pierre Brunet (PRG-PS, 22,55 %), mais ce sont des conflits d’appareils qui n’ont, à notre avis, qu’un effet minime sur l’électorat. Le sortant, Philippe Guilloteau (UMP, 35,55 %) réalise un mauvais score, même sur sa propre commune il est plutôt bas (38,8 %). Son problème est qu’il n’a pas ou peu de réserves. Bien sûr, il y a les 12,9 % du Front National mais il est déjà peu probable qu’il obtienne toute ces voix alors surpassé cette réserve… Notons enfin la nette baisse du PCF (-2,57 %), maintenant sous les 5 % dans ce canton qu’il a autrefois détenu et l’excellent score d’EELV (11,87 %) qui double son capital de 2004.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marie-Pierre Brunet (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marie-Pierre Brunet (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>4/Saint-Pierre-d’Oléron (cible gagnable par la gauche) :</strong> par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « jouable » à « gagnable » pour la gauche et de la 5<sup>ème</sup> à la 4<span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px;">ème</span> place des cantons de droite vulnérable. La gauche passe un cap à Saint-Pierre-d’Oléron, elle devient majoritaire dès le premier tour de la cantonale après avoir frôlé l’élection au second tour en 2004. En additionnant les scores des quatre candidats, on s’aperçoit de la performance : plus de 10 points de gagnés en sept ans. La majorité départementale est très en retrait, le score est même catastrophique pour le sortant Jean-Paul Peyry, Saint-Pierre-d’Oléron est l’un des 10 cantons où la droite modérée est sous les 30 %.</p>
<p>Le 10 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/10/a-saint-pierre-les-clefs-du-fort-peyry-a-la-gauche/" target="_blank">A Saint-Pierre-d’Oléron, les clefs du Fort Peyry à la gauche ?</a>), nous pronostiquions, à cause de la division de la gauche, que Jean-Paul Peyry (UMP, 28,79 %) serait en tête. C’est le cas, mais avec une très faible marge sur Patrick Moquay (PS-PRG, 26,88 %), un excellent score dans un contexte de forte concurrence, le PS seul progresse même de plus de 6 points. Cela ne porte pas tellement préjudice au reste de la gauche car Jean-Louis Vigner (DVG, 16,40 %), ne perd que 0,80 point et les écologistes, avec Philippe Coindet (EELV, 6,43 %), absents en 2004, réalisent un score très correct. Seule Eliane Dayet (PCF, 4,65 %) souffre un peu plus (-1,82 point). Alors, certes, Jean-Louis Vigner, dans l’opposition à Patrick Moquay à Saint-Pierre-d’Oléron, n’appelle pas à voter pour le candidat socialiste, mais, encore une fois, cela ne devrait pas avoir un grave effet, surtout que la gauche dans son ensemble (54,36 %) a de la marge.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patrick Moquay (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Patrick Moquay (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>5/Montlieu-la-Garde (cible jouable pour la gauche) : </strong>par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « gagnable » à « jouable » et de la 1<sup>ère</sup> à la 5<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables. La tendance est favorable à la gauche mais, bien moins que dans les quatre précédents cantons, et donc il est logique de rétrograder le canton dans notre classement. Car la gauche progresse ici, elle a même lors de ce premier tour une majorité relative. En termes de communes, c’est amusant, la gauche obtient une majorité absolue dans trois communes (dont le chef-lieu), relative dans trois autres et la droite la même chose. Là où est la déception pour la gauche c’est sans doute qu’elle ne progresse pas autant qu’espéré (+2,11 points).</p>
<p>Le 13 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/13/a-montlieu-la-garde-la-revanche-du-chef-lieu/" target="_blank">A Montlieu-la-Garde, la revanche du chef-lieu ?</a>), nous disions que la conquête de la mairie de Montlieu-la-Garde par Thierry Jullien (PS-PRG, 38,07 %) était un point important, pas manqué. Dans sa commune, il passe, en sept ans, de 47 % à 57 %. Jean-Michel Rapiteau (UMP, 42,90 %), en baisse, de près de trois points et demi, paye chère de ne pas être issu de la grosse commune de droite du canton : Chevanceau. Dans cette ville, la majorité départementale perd 20 points. Alors, certes, à Orignolles, dont il est maire, Rapiteau surclasse de 25 points le score de Festal en 2004…mais la commune ne représente que 9 % du canton contre 15 % à Chevanceau. Son score à Orignolles (70 %) limite ses pertes à 3,43 points, c’est bien ce qui le sauve car dans la plupart des communes du canton, la chute est très sévère. C’est à notre avis cela qui le condamne. Cela et puis aussi les reports du Front National qui, comme ailleurs auront du mal à se faire en masse vers le candidat de droite au second tour. Ce sera serrée, n’en doutons pas, mais nous maintenons notre pronostic. Notons, pour être complet, l’effondrement du Parti Communiste (de 5,77 % à 2,24 %) qui souffre de la présence de Lino Piva (NPA, 2,98 %), et le léger progrès du FN (de 12,5 % à 13,8 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Thierry Jullien (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Thierry Jullien (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>6/Loulay (canton cible difficile pour la gauche) : </strong>pas de changement de statut par rapport à avant le premier tour. Double surprise dans le canton. D’abord la gauche dans son ensemble fait exactement jeu égal avec le seul candidat de droite. Une performance exceptionnelle car elle progresse, tenez-vous bien, de 11,86 points ! Jean-Marie Roustit fait moins qu’en 2004 alors qu’il n’y avait pas de candidat CPNT cette année, si on additionne ces deux scores, la parte s’élève à 15,14 points pour la droite, c’est considérable.</p>
<p>Le 16 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/16/a-loulay-un-coup-de-fouet-pour-roustit/" target="_blank">A Loulay, un coup de Fouet pour Roustit ?</a>) nous nous sommes trompé sur l’affiche du second tour, nous pensions que le candidat officiel, Jean-Michel Fouet (PRG-PS, 14,86 %) serait devant dissident socialiste, Frédéric Boutin (DVG, 21,91 %) or ce dernier a devancé le premier. Comme l’avait dit Bernard Lalande dans l’interview qu’il nous avait accordée, cette compétition au premier tour pouvait créer une dynamique à gauche et effectivement, il y a eu émulation : a eux deux, les candidats PRG et DVG font 8,77 points de plus que le candidat PS en 2004. Ajoutez à cela le score d’Yvette Bouchet (EELV, 5,51 %), qui se fait une petite place dans le paysage politique local alors que les écolos étaient absents en 2004, et vous aurez une gauche dynamique. Le problème vient du Front de Gauche, avec Bruno Toussaint (PCF, 3,02 %), en baisse de deux points et demi. Devant deux blocs gauche-droite à égalité parfaite, ce sont les électeurs du Front National (9,4 %) qui détiennent la clef d’un scrutin très incertain, à tel point que nous retirons notre pronostic d’avant premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Jean-Marie Roustit (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : trop incertain.</strong></p>
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		<title>A La Rochelle-4, la mère des batailles.</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 18:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1870" class="wp-caption alignright" style="width: 381px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png"><img class="size-full wp-image-1870 " title="Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) dans La Rochelle-4." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/lr4.png" alt="Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) : qui pour le second tour dans La Rochelle-4 ? (photos : DR)" width="371" height="406" /></a><p class="wp-caption-text">Patricia Friou (PS), Dominique Morvant (UMP), Jean-Philippe Brothier (EELV) et Bruno Léal (MoDem) : qui pour le second tour dans La Rochelle-4 ? (photos : DR)</p></div>
<p><em><strong>Le 27 mars, la gauche va-t-elle réussir le grand chelem des neufs cantons de La Rochelle en faisant basculer le dernier détenu par l’UMP ? Si on en croit les courbes des résultats des droites et les gauches depuis la création du canton, le combat n’a en tout cas jamais été aussi ouvert. Alors que trois, voire quatre candidats différents peuvent prétendre à la victoire, le résultat dans ce canton est l’un des plus indécis du département.</strong></em></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-la-rochelle-4/" target="_blank">Canton de La Rochelle-4 : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton à droite</span>, <span style="color: #008000;">canton cible gagnable pour la gauche</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 2ème (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Ici, dans les quartiers de La Genette, de Fétilly – La Trompette et de l’ouest du centre-ville, vous êtes dans le temple de la droite rochelaise. Depuis la création du canton, en 1985, La Rochelle-4 a toujours élu un conseiller général de droite. D’abord, le RPR Jean Harel, opposant historique à Michel Crépeau, plusieurs fois candidat à la mairie (1983, 1989) et à la députation (1977, 1988) face à lui, il s’y est toujours cassé les dents. En 1982, il est élu pour la première fois dans l’ancien canton de La Rochelle-2, qui couvrait l’actuel canton 4 mais aussi Port-Neuf et Saint-Maurice. Le lendemain de sa victoire, il expliquait dans Sud-Ouest que cette élection était un signe que les rochelais lui avait envoyé et que ces même rochelais voulaient le voir à de plus haute fonction dans la ville l’année suivante…c&#8217;est-à-dire lors de la municipales de 1983. Espoirs déçus. Au fil du temps, Jean Harel connait des réélections toujours faciles, mais de moins en moins larges à chaque fois. Il est élu au premier tour en 1985, avec 58 %, tandis que les droites dans leur ensemble rassemblaient 70 % des suffrages. En 1992, il est mis en ballotage et est élu au second tour avec 65 %. Enfin, en 1998 il est élu au second tour avec « seulement » 57 % des voix. En 2004 vient l’heure de la succession et la droite modérée se divise avec pas moins de trois candidats au premier tour. D’abord François Drageon, qui a l’investiture de l’UMP, soutenu par Jean Harel. Il s’agit de préparer la prochaine municipale. Mais Pierre Sébastiani, ancien préfet, et Dominique Morvant, simple conseillère municipale depuis 2001, ne l’entendent pas de cette manière. Au premier tour, c’est la surprise, Dominique Morvant est très largement en tête de la primaire, avec 26 %, Drageon est très loin, à 13 % et enfin Pierre Sébastiani n’obtient que 9 %.</p>
<h2>La bonne analyse de la gauche.</h2>
<p>Les deux candidats devancés par Dominique Morvant se désistent immédiatement en sa faveur. Mais la candidate, à l’époque divers-droite, n’hérite pas d’une situation électorale aussi enviable que lors des différentes élections de Jean Harel. En effet, le rapport gauches-droites n’a jamais été aussi étroit en faveur de ces dernières : 53 % contre 47 % pour les gauches. Car les gauches ont bien joué le coup. Dès 1998, socialistes et radicaux décident de passer un accord avec les Verts et présentent un candidat écologiste commun, Alain Bucherie. Le calcul est simple : il s’agit d’éviter d’agiter la « peur du rouge » (ou du « rose », car pour certains dans ce quartier, c’est la même chose…). Ainsi, la « gauche plurielle » peut tenter de séduire des centristes mais aussi les nouvelles populations, plus jeunes, qui commencent à arriver dans le canton. Certes, son score du premier tour est loin d’être satisfaisant, le candidat PS de 1992 n’ayant pas accepté la décision de son parti, il s’est représenté. Mais au second tour, arriver au-dessus des 40 % fut une performance remarquée et surtout inédite ici. En 2004, la stratégie est la même et vu le résultat du premier tour, où Alain Bucherie est arrivé en tête et où le rapport gauches-droites est resserré, dans l’entre-deux-tour, tous les espoirs sont permis. Finalement, au second tour, même si elle ne réunit pas tout à fait toutes les voix de droite du premier tour, c’est bien Dominique Morvant qui l’emporte, par 51,4 % contre 48,6 % à Alain Bucherie, qui a donc bénéficié d’une plus forte mobilisation des électeurs de gauche.</p>
<p>Ces tendances, à la baisse des droites et à la hausse des gauches, se retrouvent parfaitement lors des autres scrutins. On peut même considérer que le canton de La Rochelle-4 est un cas d’école. En effet, depuis sa création, les droites sont tout le temps sur la pente descendante. Leur meilleur score historique est réalisée lors du premier scrutin qui y est organisé (outre élection cantonale), lors de la régionale de 1986 (qui a lieu le même jour que la législative) avec 66,14 %. Le moins bon score date de mars 2010, lors du premier tour de la régionale, avec 42,02 %. Entre temps, la baisse est constante et les nets regains sont rares et surtout sans suite (européenne de 1989, présidentielles de 1995 et de 2002, législative de 2007). Lors de cette législative de 2007, c’est Dominique Morvant qui est la candidate de l’UMP et dans son propre canton, au second tour, elle ne fait que 51,84 % sur son nom. A la municipale de 2008, où elle est tête de liste de l’UMP, elle est largement devancé par la liste de gauche qui fait 46,21 % contre 36,43 % à celle de droite. Pire, les gauches dans leur ensemble font 50,56 % des voix. Car effectivement, les gauches ne se contentent plus de progresser (depuis le début des années 1990 c’est le cas), elles gagnent. Elles connaissent un premier succès surprise à la législative de 1997, avec 49,72 % contre 48,83 % aux droites. Cela ne se confirme pas : dès le second tour, Françoise Clerc l’emporte sur Michel Crépeau avec 50,91 %. Mais les progrès continent, doucement. Il faut attendre l’européenne de 2009 pour une deuxième victoire, avec 46,48 % contre 42,29 % aux droites et surtout la régionale de 2010 pour une troisième victoire, bien plus probante, avec 53,58 % des voix.</p>
<h2>La stratégie de l’autruche.</h2>
<p>Alors, évidemment, devant cette nouvelle situation électorale, favorable aux gauches, quels sont les stratégies des diverses parties en présence ? A droite, Dominique Morvant est la seule candidate et semble pratiquer la politique de l’autruche. On l’a entendu ou lu plusieurs fois s’étonner de l’attention que tout le monde porte sur son canton. L’une de ses (dernières ?) proches, Sally Chadjaa, nous disait l’été dernier, dans une interview à LRpol, qu’elle n’envisageait absolument pas une défaite de la leader de l’opposition municipale, expliquant que « la prime au sortant » suffirait. Certes, c’est sa force, le fait qu’elle soit sortante, mais, on le sait bien, on ne peut pas baser toute sa campagne sur un bilan. En 2004, avant le second tour de la cantonale, Dominique Morvant disait qu’elle voulait être la « conseillère générale de droite d’un canton de droite ». Visiblement, elle n’a pas changé de position, mais en attendant, le canton, lui, a changé. A droite, comme à gauche, on a coutume de dire, pour expliquer la mutation sociologique et électorale du canton, que chaque veuve « de droite » qui décède est remplacée par un couple bobo « de gauche » ou « écolo ». Dominique Morvant joue ici son leadership de la droite locale, et cette élection ets loin d’être perdue pour elle, mais on peine à croire qu’elle nie autant l’évidence que le canton, c’est plus un canton de droite. C’est devenu, aujourd’hui, un canton tangent.</p>
<p>La gauche l’avait bien compris avant même que l’on utilise l’expression de bobo, en 1998 et 2004, en présentant comme candidat unique de la gauche un Vert. Mais depuis que les socialistes ont vu que le canton était vraiment gagnable, ils n’ont plus tellement envie de partager. Du coup ils présentent leur propre candidate, sous l’étendard PS-PRG. Il s’agit de Patricia Friou, conseillère municipale depuis 2001, ancienne secrétaire de section, qui pense au canton depuis quelques temps déjà. Mais sa difficulté, c’est d’être « socialiste ». Loin de critiquer la personnalité et les qualités de la candidate, il parait évident qu’un radical et gauche et encore à plus forte raison un écologiste a plus de chances de l’emporter au second tour dans un duel gauche-droite. Pourquoi ? A notre avis, deux phénomènes se conjuguent. D’abord, cette fameuse « peur du rouge », dont nous avons parlé plus haut. Même si Patricia Friou n’a rien d’une gauchiste échevelée, la seule vue de la rose au poing sur une affiche peut en effrayer plus d’un du côté de l’avenue Coligny ou du secteur de la Sécurité-Sociale, les deux bureaux qui votent le plus à droite. Cette peur est de plus en plus remplacée par un autre phénomène, le rejet du PS chez des électeurs du centre ou du centre-gauche, nombreux ici. Ceux-là ont voté Europe-Ecologie au premier tour et ont beaucoup de mal à se résoudre à voter socialiste au second, dans le cadre d’un accord de désistement républicain classique à gauche. Cela est confirmé par la régionale de 2010. Au premier tour, l’addition des listes de gauche donne, comme dit plus haut, 53,58 %. Mais au second tour, après fusion des listes PS-PRG et EE, on ne retrouve plus « que » 51,7 % sur la liste de gauche.</p>
<h2>Les grands espoirs écologistes et démocrates.</h2>
<p>Les écologistes jouent évidement le coup. Jean-Philippe Brothier a pour lui le fait qu’il est un peu moins inconnu sur le canton que les autres candidats d’Europe-Ecologie – Les Verts  à La Rochelle. Mais il est clair que le parti aurait maximisé ses chances en présentant un conseiller municipal, comme Patrice Joubert par exemple, un peu plus connu. La difficulté pour EELV est de devancer le PS au premier tour. C’est loin d’être impossible, on l’a vu lors de l’européenne de 2009 où la liste écologiste avait obtenu 25,42 % des voix contre seulement 13,65 % à la liste socialiste. Mais les choses ont changé à la régionale et le PS est repassé devant, à 26,93 % contre 20,18 % à EE. De ce combat à gauche, Bruno Léal, candidat du MoDem, espère bien en tirer profit. Sa théorie, qu’il a longuement expliqué dans une interview qu’il nous accordé, c’est que sa candidature peut siphonner (le terme est à la mode) une partie de l’électorat de Dominique Morvant, déçu. C’est possible, d’autant que cela explique sans doute la piètre performance de sa liste à la municipale de 2008 dans le canton, tandis que le MoDem faisait plus de 10 % dans certains bureaux. Ensuite, comme pour lui EELV et PS vont se neutraliser autour de 18-20 %, il pense pouvoir arriver autour de 20 % et accéder au second tour. Cette conjonction de phénomène, nous n’y croyons pas. A notre avis, à 10 %, c’est un très bon résultat pour le MoDem et à 15 % c’est un excellent résultat. Cela nous parait difficile d’aller plus haut.</p>
<p>L’hypothèse d’une triangulaire ? Même si ce n’est pas le grand amour en ce moment entre socialistes et écologistes, il parait exclu que les deux se maintiennent alors que ce canton est gagnable. La situation est différente dans le premier et le sixième canton, qui sont imperdable pour la gauche. Et une triangulaire avec le MoDem ? Il faut réunir 12,5 % des inscrits, alors que l’on attend un très fort taux d’abstention, il faudrait une très grosse performance à Bruno Léal pour se maintenir.</p>
<h2>Les clefs du premier tour.</h2>
<p>Nous ne donnons pas de pronostic, car la situation est trop indécise aujourd’hui. Mais voici quelques clefs. Pour espérer l’emporter au second tour, Dominique Morvant doit être, au moins, au-dessus des 40 %. En dessous, cela deviendrait très complexe. Entre socialistes et écologistes, nous ne faisons pas de pronostics sur qui l’emportera, mais cela devrait se jouer entre 20 et 25 %. Il faudra bien sur regarder le total des gauches (Dominique Hebert est le troisième candidat de gauche, pour le Front de Gauche, il aura du mal à faire 5 %) : s’il est sous celui de 2004, ce sera sans doute perdu. Comme on l’a dit, nous voyons mal le MoDem au-dessus de 15 %, ce qui serait déjà une très forte performance. Enfin, le FN ne devrait pas pouvoir dépasser les 10 % dans ce canton qui lui est d’habitude le moins favorable à La Rochelle.</p>
<p><strong><strong>Pronostic LRpol : Pas de pronostic, résultat trop indecis, <em>« too close to call » comme diraient nos amis anglais</em>.</strong></strong></p>
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		<title>Aurélien Bon : &#171;&#160;Si on perd le canton 4, on sera isolé&#160;&#187; (2/2).</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jan 2011 12:48:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans cette seconde partie de l'interview d'Aurélien Bon, conseiller municipal UMP de La Rochelle, nous l'avons questionné sur sur l'histoire de la droite rochelaise, de ses divisions et de leurs continuités aujourd'hui. Il soutien, mais du bout des lèvres, la leader de l'opposition, Dominique Morvant, pour sa cantonale dans La Rochelle-4.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1590" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/aurélien-bon-xavier-leoty.jpg"><img class="size-medium wp-image-1590" title="Aurélien Bon." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/aurélien-bon-xavier-leoty-300x199.jpg" alt="Aurélien Bon, conseiller municipal UMP de La Rochelle, candidat à la cantonale de mars dans La Rochelle-3. (photo : Xavier Léoty)" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Aurélien Bon, conseiller municipal UMP de La Rochelle, candidat à la cantonale de mars dans La Rochelle-3. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><em><strong>Dur dur d’être dans l’opposition dans une ville dans le même camp depuis 40 ans. C’est un peu, en résumé, ce que nous a expliqué Aurélien Bon, conseiller municipal UMP de La Rochelle depuis 2008, lors d’un entretien qu’il nous a accordé.</strong></em></p>
<p>C’est un très long entretien que nous avons retranscrit (Aurélien Bon n’ayant pas souhaité que l’enregistrement de l’interview soit publiée) et nous avons fait le choix de la publier en deux parties, que nous espérons à peu près cohérentes. Dans la première partie de l’entretient (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/01/04/aurelien-bon-on-a-des-positions-coherentes/" target="_blank">à lire ici</a>), que nous avons publié la semaine dernière, nous avions interrogé l’ancien chef des Jeunes Populaire de la Charente-Maritime sur son expérience d’élu d’opposition, sur sa candidature à l’élection cantonale de 2011 dans le canton de La Rochelle-3 et sur les élections de mars en général. Enfin, nous sommes revenus avec lui sur la politique nationale, le bilan de Nicolas Sarkozy et la campagne présidentielle de 2012.</p>
<p>Dans cette seconde partie, nous abordons avec lui l’histoire de la droite dans l’opposition à La Rochelle et ses continuités dans l’actualité. La situation de l’UMP rochelaise par rapport à l’Etat-major départemental. Enfin, la place et la légitimité de Dominique Morvant en tant que leader de l’opposition. Aurélien Bon soutien, du bout des lèvres, la conseillère générale de La Rochelle-4, qui remet en jeu son mandat en mars. Il ne semble pas avoir une confiance sans bornes en sa capacité à l’emporté, même s’il pense que l’étiquette UMP va jouer en sa faveur.</p>
<p><strong>LRpol : En mars prochain, la gauche va fêter les 40 ans de sa première victoire municipale à La Rochelle…</strong></p>
<p>Aurélien Bon : Déjà ! (rires)</p>
<p><strong>Et donc la droite va « fêter » ses 40 ans d’opposition. L’union de l’opposition à La Rochelle c’est « l’exception » depuis la fin des années 60, avant même le basculement de la ville. Cet été, dans une interview qu’elle nous avait accordé, Sally Chadjaa [qui est entrée au conseil municipal il y a quelques semaines, NDLR] nous avait expliqué qu’avec l’équipe de Dominique Morvant c’était terminé, que l’équipe était unie. Vous partagez le même sentiment ?</strong></p>
<p>Vous savez les relations que j’ai avec Dominique Morvant, elles sont professionnelles. On travaille sur les délibérations, les projets… On a eu récemment la démission de Myriam Bacqué [pour des raisons personnelles et non politiques, NDLR], qui travaillait énormément sur les dossiers, donc c’est une perte importante pour nous. On a besoin de se réorganiser. Nous avons des personnalités de qualités qui agissent sur différents thèmes : Pierre Dermoncourt qui est spécialiste des finances, Claude Thibaudeau sur les problèmes des transports, Dominique Morvant a la connexion avec le conseil général, Martine Cochennec qui est en lien avec les comités de quartier et l&#8217;Espace Congrès, et maintenant Sally Chadjaa, qui est conseillère régionale. On a donc pas mal d’atouts pour avancer. On a aussi de bonnes relations avec le MoDem, Arnaud Jaulin et Bruno Léal, avec qui on travaille sur certains dossiers. On peut faire mieux, mais pour aller plus loin, il faut qu’on ait accès à plus de choses et que l&#8217;on ait plus de moyens.</p>
<p><strong>Depuis bientôt 7 ans et sa victoire à la cantonale dans La Rochelle-4, Dominique Morvant est la cheffe de l’opposition municipale. Un peu par défaut puisque c’est la dernière personnalité de droite à avoir remporté une élection à La Rochelle en 13 ans, depuis la dernière réélection de Jean Harel dans ce même canton. Elle joue gros en mars prochain puisque son canton est susceptible de basculer à gauche. Si elle perd le canton, est-ce que pour vous elle perd aussi « leadership » de l’opposition ?</strong></p>
<p>Pour avoir une légitimité, surtout pour être chef d’une opposition, il faut avoir gagné une élection sur son nom. Elle l’a gagné en 2004, elle est donc légitime aujourd’hui pour être notre chef de file. Après, ce qu’on lui demande c’est de garder son canton, et de garder un canton rochelais au sein de la majorité départementale. Si malheureusement elle le perd, il n’y aura plus aucun canton rochelais qui sera représenté par la majorité départementale.</p>
<p><strong>Vous la pensez capable de le conserver ?</strong></p>
<p>Moi je lui demande de conserver ce canton. Elle l’a gagné en 2004 sous l’étiquette « divers droite ». Si elle a gagné une fois comme ça, elle peut quand même le conserver en étant la candidate de la majorité départementale. En tout cas, je l’espère.</p>
<p><strong>Quel regard vous portez sur le travail de Dominique Morvant en tant que leader de l’opposition, en tant que tête de liste lors de la municipale de 2008 ? Est-ce que vous jugez, par exemple, qu’elle a fait tout ce qu’il fallait pour faire le meilleur score possible lors de cette élection ?</strong></p>
<p>Je ne veux pas lancer des pierres, parce que j’étais très investi dans cette campagne. Je trouve qu’on a fait une bonne campagne et surtout que l’on avait un très bon programme. Gilles Raveau [ancien conseiller municipal, évincé de la liste de 2008 par Dominique Morvant, NDLR] a avoué qu’il n’aurait surement pas fait mieux. Après, c’est très compliqué de faire une campagne municipale à La Rochelle. On a un système qui est mis en place depuis près de 40 ans, très difficile à bouger…</p>
<p><strong>Est-ce que seule l’importance du « système » de la gauche à La Rochelle peut expliquer le pire score réalisé par la droite modérée à La Rochelle lors d’une élection municipale ?</strong></p>
<p>Vous savez, quand on a une liste unie des communistes, passant par les Verts, le PRG et le PS et quelques non-inscrits, c’est difficile de faire campagne dans ces conditions. Après, à La Rochelle, à part dans le canton 4, il y a des quartiers que l&#8217;opposition n&#8217;a jamais travaillé. Alors ce n’est pas en arrivant du jour au lendemain en disant « voilà, faut voter pour nous » que les gens vont voter pour nous. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionnera. On a la chance d’avoir une nouvelle génération à La Rochelle qui arrive, avec des hommes et des femmes qui étaient sur la liste municipale ou pas, qui travaillent les dossiers, qui sont attaché à leurs quartiers. Je pense qu’ils joueront un rôle très important dans les années à venir parce que le système qui est aujourd’hui en place, il a vieilli, il vieilli avec les personnes qui l’ont mis en place [Depuis la municipale de 1995 et le décès de Michel Crépeau en 1999, il n’y a plus aucun élu de l’élection de 1971. Les rares « plus vieux » sont issus de l’élection de 1983, NDLR]. La succession de Maxime Bono ne sera pas simple à La Rochelle, et la succession du système en place ne sera pas simple non plus. A la dernière municipale on a fait 25 % [24,51 %, NDLR], on peut faire mieux c’est certain.</p>
<p><strong>Depuis 40 ans, il manque à la droite par mal de cohérence dans son opposition à la gauche à la Rochelle. Est-ce cohérent de présenter dans les cantons 1, 5 et 6 des personnalités soit extérieurs à la commune, soit assez inconnues puisque pas sur la liste en 2008 ?</strong></p>
<p>La majorité départementale c’est une grande famille. Il faut faire de la place pour tout le monde. Le Parti Radical a entièrement sa place à La Rochelle. Les personnes qui ont été désignées par la majorité départementale sont de qualité. Mais c’est vrai qu’on avait d’autres candidats à présenter, notamment dans La Rochelle-6, [avec Xavier Béraud-Bedoin, NDLR], qui est une personne de très grande qualité, issu de la nouvelle génération. Le bureau politique de la majorité départementale a fait ses choix, j&#8217;en prends acte. Sur La Rochelle-5, on a un jeune qui est plein d’avenir, Xavier de Bonnaventure, issu d’une grande famille rochelaise. Il souhaite aussi participer avec ses connaissances, il est quand même diplômé d’un master en droit de l’environnement donc c’est très intéressant pour ce canton où l&#8217;agriculture est un sujet vital.</p>
<p><strong>Face à un Yann Juin, le candidat PRG, maire d’Esnandes, qui est responsable de l’Agenda 21 de la Communauté d’Agglomération…</strong></p>
<p>Je ne suis pas sûr que tout le monde sache ce qu’est l’Agenda 21 et concrètement en quoi ça consiste. C’est bien de faire des réunions, mais il faut que cela aboutisse à quelque chose au final. Les gens, ce qu’ils recherchent dans une élection cantonale, c’est quelqu’un qui soit à leur écoute, qu’ils puissent appeler, un vrai élu de proximité. Je ne sais pas si Yann Juin est accessible par tout le monde, en tout cas nous c’est ce que l’on veut présenter, des candidats qui soient accessible par tout le monde et qu’ils fassent avancer leurs demandes sans esprit partisan.</p>
<p><strong>Les désignations des candidats de majorité départementale à La Rochelle pour les cantonales, notamment donc dans La Rochelle-6 où le candidat est un élu d’Aytré, hors du canton, ont provoqué une forte réaction de la part de Gilles Raveau, conseiller municipal d’opposition de 1995 à 2008, délégué de circonscription de l’UMP jusqu’en octobre. Dans une interview à Sud-Ouest, il disait clairement qu’il avait le sentiment que la droite départementale laissait tomber La Rochelle. Il avait aussi émis de forts doutes sur la stratégie de Dominique Morvant. Il faut dire qu’elle l’avait mis à la porte en 2008. Vous partagez les mêmes analyses ?</strong></p>
<p>Vous savez, on n’est pas de la même génération. On n’a pas vécu les mêmes choses. Gilles Raveau et Dominique Morvant ont vécu des choses ensemble, pour le meilleur et pour le pire si j’ose dire. Je n’ai pas suivi tout ça, je suis arrivé en 2004 dans la politique rochelaise, je me suis vraiment investi à partir de ce moment-là et c’est vrai que tous les antagonismes que l’on a connu, je ne les comprends pas bien, puisque j’ai les deux versions, bien sûr. C’est vrai qu’il y a des rivalités, pour ma part j&#8217;apprécie beaucoup Gilles Raveau, et je souhaite saluer le travail qu&#8217;il a réalisé pendant ses années de conseiller municipal à La Rochelle. Concernant les investitures, il n&#8217;a pas été d’accord avec une décision du bureau politique de la majorité départementale, il y en a plusieurs qui n’ont pas été d’accord. Moi, vous comprenez que je suis candidat de cette majorité donc je ne veux pas commenter les décisions. Les choix faits, chacun doit les respecter, c’est le fruit d’équilibres au sein du département, même s&#8217;ils peuvent paraitre injustes.</p>
<p><strong>Donc vous n’allez pas me répondre si vous demande si vous avez l’impression que la droite départementale se désintéresse de la droite rochelaise et de ses problèmes ?</strong></p>
<p>On est là pour l’y intéresser ! Le rôle de la nouvelle génération de l’opposition à La Rochelle, c’est de montrer qu’on s’intéresse à notre ville et le montrer à la majorité municipale de gauche et surtout à la droite départementale. On sera encore plus entendu si on forme une vraie opposition à La Rochelle, il n’y a que comme cela qu’on peut être entendu.</p>
<p><strong>Si je comprends bien, l’enjeu de la cantonale dans La Rochelle-4, c’est avant tout que la droite rochelaise puisse encore avoir une place dans l’Etat-major de la droite départementale ?</strong></p>
<p>On a de gros risque d’être isolé si on perd le canton 4. Il ne faut absolument pas le perdre. Dominique Bussereau fait confiance à Dominique Morvant pour le garder. Sur ce canton, si on regarde les dernières élections, il a des difficultés. Mais rien n&#8217;est joué d&#8217;avance en politique.</p>
<p><strong>On l’a dit, la gauche est au pouvoir depuis 40 ans à La Rochelle et pourtant, l’usure du pouvoir ne semble pas jouer puisque, depuis 10 ans, ses scores sont stables et à un haut niveau. Dans le même temps, la courbe des résultats électoraux de la droite ne cesse baisser  pour arriver à des seuils jamais atteint, notamment aux dernières régionales [32,25 %, toutes droites confondues, ndlr]. Pourquoi la droite n’arrive pas à capitaliser sur cette usure dont vous parlez ? Est-ce que cela ne veut pas dire que, contrairement à ce que vous dites, la majorité a su se renouveler ?</strong></p>
<p>Non, je pense qu’elle n’a pas su se renouveler, qu’il y a beaucoup d’usure et il y aura des antagonismes très forts au sein de la majorité actuelle en vue de la succession de Maxime Bono. Mais c’est à nous de montrer qu’on existe. L’opposition à La Rochelle a besoin de moyens supplémentaires et d&#8217;une nouvelle organisation. On a, j’espère, tourné la page des antagonismes Raveau/Morvant. A nous de montrer qu’on est là, notamment avec notre nouvelle délégué de circonscription, Sally Chadjaa, avec qui je travaille main dans la main. Je pense que l’on doit entamer des discussions avec le MoDem, puisqu’on vote à peu près de la même façon au conseil municipal. Nous sommes autant amoureux de notre ville que les élus de la majorité municipale, mais que l&#8217;on pèche par manque de communication, car cela sert à rien d’être seulement présent aux inaugurations. Le but c’est de gagner des voix, expliquer aux rochelais qu’ils ont d’autres élus que ceux de la majorité qu’ils voient aux kermesses ou aux AG de comités de quartiers. Ils ont aussi des élus proches, de l’opposition, qui sont aussi là pour faire entendre leur voix. On a tout un système à remettre en marche et la nouvelle génération peut y contribuer. En 2008, on a renouvelé une bonne équipe, on fait un travail de fond et il faut le montrer aux rochelais et cela passe par une meilleure communication.</p>
<p><strong>On avait effectivement noté en 2008 que vous présentiez une liste totalement renouvelé mais sans expérience. Etait-ce un « mal nécessaire » ou est-ce que cela ne vous a pas fait perdre du temps ?</strong></p>
<p>Il y avait des personnes de grande qualité comme Thierry Godeau et Dominique Augras [conseillers municipaux UMP lors de la précédente mandature absent de la liste en 2008, NDLR], des personnes qui avaient beaucoup d’expérience, qu’on aurait certainement dû reprendre dans notre liste, mais je n’étais pas en position pour dicter mes choix. C’est un choix politique qui a été fait de ne pas les reprendre.  Je crois par ailleurs qu&#8217;ils  ont  souhaité ne pas figurer sur cette liste [Après l'annonce de la composition de la liste en février 2008, Dominique Augras a pris la parole pour Gilles Raveau et Thierry Godeau, en plein conseil municipal, pour expliquer qu'ils n'avaient pas souhaité cette décision, NDLR]. Aujourd&#8217;hui, nous avons des personnes au conseil municipal qui sont en train de se forger une vraie expérience, qui avaient des expériences professionnelles qui ont mis ça sur la table pour faire avancer La Rochelle. Ces interventions, notamment de Claude Thibaudeau ou de Pierre Dermoncourt, sont  techniques et travaillées…Je pense qu’on a une bonne opposition mais l&#8217;on pèche par un manque de communication sur les dossiers importants comme celui de La Pallice, de l’agrandissement du port des Minimes…</p>
<p><strong>Mais ce sont des dossiers où vous soutenez les initiatives de la municipalité pourtant.</strong></p>
<p>On soutien, mais on doit avoir notre propre opinion. En expliquant notre soutien, il faudrait souligner nos différences, montrer ce  que nous, nous aurions fait de différent : « je suis d’accord sur le projet global, mais j’aurais fait plutôt comme ça…ou j’aurai choisi tel financement… » On en peut pas être contre l’agrandissement du port de plaisance à La Rochelle, par exemple. Mais on peut le faire autrement, complètement différemment. Aujourd’hui on devrait être sur cette ligne-là.</p>
<p><strong>Est-ce que toutes ces bonnes volontés ne vont pas être balayées par une éventuelle défaite de Dominique Morvant et déclencher le retour du « bal des égos » dans la droite rochelaise ?</strong></p>
<p>Si Dominique Morvant perd, on en prendra acte et on réorganisera notre opposition au conseil municipal, c’est aussi simple que cela.</p>
<p><strong>Il y a toujours eu de fortes opposition à droite, même avant le basculement de la ville, (Salardaine/Dechartre, Harel/Perrotin, Léonard/Chastenet, Raveau/Morvant) comment vous expliquez que le mode de fonctionnement de la droite rochelaise soit la division ?</strong></p>
<p>J’ai une explication très simple à cela : dans une ville de 80.000 habitants et une CdA de près de 150.000 habitants, on se doit, quand on est une opposition, d’avoir une équipe qui travaille ensemble et avoir une direction collégiale. C&#8217;est-à-dire que, même si on a un élu, le but est quand même d’en avoir plusieurs, ce n’est pas de tout garder pour soi. C’est cela que je peux reprocher à certains élus : ils ont parfois effectivement gagné quelque chose, mais ils ont tout concentré entre leurs mains. C’est une erreur car, on peut garder son canton que si on a d’autres personnes à côté qui se font élire, car on créée une vraie dynamique grâce à une direction collégiale. Après, cela fructifie. C’est la stratégie qu’il faudra mettre en place.</p>
<p><strong>C’est ce que n’a pas fait Dominique Morvant ?</strong></p>
<p>On aurait pu avoir une direction plus collégiale.</p>
<p>Interview réalisée le lundi 27 décembre 2010.</p>
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		<title>L’UMP a-t-elle mis les voiles à La Rochelle ?</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2010/11/07/l-ump-a-t-elle-mis-les-voiles-a-la-rochelle/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 19:47:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans une interview tonitruante donnée au journal Sud-Ouest samedi, l’ancien conseiller municipal UMP, Gilles Raveau, reproche à son parti de faire peu cas de La Rochelle, en considérant que la ville est indéfiniment à gauche. L’histoire politique récente n’est pas loin de lui donner raison.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/morvant.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1474" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/DSCN0945.jpg"><img class="size-medium wp-image-1474" title="Dominique Morvant, le 14 juillet 2009." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/DSCN0945-300x225.jpg" alt="Dominique Morvant, le 14 juillet 2009." width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Morvant, le 14 juillet 2009 lors du défilé militaire sur le Vieux-port. La leader d&#39;une droite rochelaise esseulée ? (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p><em><strong>Dans une interview tonitruante donnée au journal Sud-Ouest samedi, l’ancien conseiller municipal UMP, Gilles Raveau, reproche à son parti de faire peu cas de La Rochelle, en considérant que la ville est indéfiniment à gauche. L’histoire politique récente n’est pas loin de lui donner raison.</strong></em></p>
<p>Pas facile d’être de droite dans la capitale du département, pourtant lui-même à droite depuis bientôt 26 ans. C’est en partie ce qu’exprimait samedi matin <a href="http://www.sudouest.fr/2010/11/06/termine-j-ai-assez-avale-de-couleuvres-232007-650.php#xtor=RSS-10521769" target="_blank">Gilles Raveau dans les colonnes de Sud-Ouest</a>, lui qui claque la porte de la section locale de l’UMP, qu’il a pourtant dirigé pendant 6 ans. Ce n’est pas la première fois que l’ancien élu rochelais se démarque de la position officielle de l’UMP locale. Après le cinglant échec de la liste de Dominique Morvant, dont il avait été écarté, à la municipale de 2008 (moins de 25 %, le pire score de la droite modéré à une élection municipale à La Rochelle depuis la libération), il avait déjà marqué sa défiance vis-à-vis des méthodes de campagne de la tête de liste.</p>
<p>Pour lui, à qui on a déjà fait « assez avaler de couleuvres », la coupe est donc pleine. Il ne s’est d’ailleurs pas représenté cet automne au poste de de délégué de circonscription de l’UMP. Mais l’épisode des investitures pour les cantonales est de trop. En octobre, les militants UMP de La Rochelle ont voté pour désigner leurs candidats dans les 4 cantons, sur les 5 renouvelables, où le parti n’a pas de sortant, à savoir le 1<sup>er</sup>, le 3<sup>ème</sup>, le 5<sup>ème</sup> et le 6<sup>ème</sup>. Dans ce dernier canton, celui du sud de la ville (Les Minimes – Tasdon – Bongraine – Centre-ville est – Villeneuve sud), ils ont désigné Xavier Béraud-Bédoin. Pourtant, on l’a appris cette semaine, Dominique Bussereau, a finalement donné son investiture à Gérard-François Bournet, conseiller municipal UMP-Parti Radial d’Aytré, la commune voisine. Cet évènement fait dire à Gilles Raveau que la direction départementale de l’UMP n’écoute pas assez les militants et même que cette direction aurait fait une croix définitive sur leurs ambitions à La Rochelle. C’est une déclaration forte, évidement provocante, mais pas forcément dénuée de sens.</p>
<h2>Municipale 1995, la dernière bataille.</h2>
<p>Depuis 1995, c&#8217;est-à-dire depuis la dernière vrai élection municipale dans ville, avec un vrai enjeu, la stratégie de la droite à La Rochelle oscille entre l’illisible, l’outrancier, le suicidaire et est, d’une manière générale, d’une grande inconstance. 1995 est la dernière élection municipale où la droite avait l’envie, l’espoir et la stratégie. Celle-ci venait de traverser une période électorale favorable comme jamais depuis le basculement de la ville en 1971. Européennes de 1989, régionales de 1992 et premier tour de la législative de 1993 : la droite l’emporte sur la gauche trois fois de suite. Au second tour de la législative de 1993, même si Michel Crépeau l’emporte d’un cheveu sur la commune centre, c’est bien le RPR Jean-Louis Léonard qui est élu par l’île de Ré et la banlieue. Alors la droite s’y croit. Même si la gauche repasse devant elle aux européennes de 1994, Jean-Louis Léonard laisse sa mairie de Châtelaillon-Plage (dans la circonscription de Rochefort), qu’il détenait depuis 10 ans, pour se consacrer à la conquête de La Rochelle. A moins de deux mois du scrutin, la droite remporte le premier tour de la présidentielle avec plus de 50 % des voix. Mais deux semaines plus tard, au second tour, le candidat PS, Lionel Jospin, renverse la tendance et devance très nettement Jacques Chirac, de près de 10 points. Lors de la municipale de juin, Michel Crépeau est largement vainqueur, avec plus de 58 % des voix dès le premier tour, renvoyant Jean-Louis Léonard sous les 30 %.</p>
<p>Il faudra quelque mois au député battu pour décider de retourner dans son ancienne commune. Il annonce même très tôt qu’il ne se représentera pas à la députation dans la circonscription de La Rochelle-Ré, en 1998. Dès la législative de 1997 (celle qui aurait dû avoir lieu l’année suivante), les choses se compliquent. La nouvelle cheffe « naturelle » de la droite, en tant que suppléante du député sortant, l’UDF Françoise Clerc, mène une campagne extrêmement violente, voire parfois insultante, contre Michel Crépeau. Elle est sèchement battue avec 36 % au second tour dans la ville, soit exactement le score agrégé de toutes les forces de droite au premier tour. Le lendemain du second tour, les deux protagonistes devaient se retrouver lors d’une réunion du conseil municipal. Le maire, de nouveau député, ne s’est pas privé d’utiliser son talent oratoire pour demander de plates excuses à sa concurrente. Cette séance du conseil est restée dans les mémoires. Françoise Clerc, si non humiliée, est du moins sortie fortement décrédibilisée par cette campagne. Pourtant, et c’est là que la stratégie de la droite devient illisible, c’est à elle que l’on donne la charge de mener la liste départementale UDF-RPR pour les régionales. C’est de nouveau un échec, avec moins de 30 % pour sa liste dans la ville et des pertes sur toute la Charente-Maritime. Après le décès accidentel de Françoise Clerc, l’opposition se retrouve de nouveau sans leader et en 2001, la droite adopte une position carrément suicidaire avec deux listes concurrentes à la municipale et un seul candidat investi dans les quatre des neuf cantons renouvelables : le seul sortant.</p>
<h2>Raveau contre Morvant.</h2>
<p>Sur les ruines de la droite locale et à la veille de la législative de 2002, se pose la question de Gilles Raveau. Comme le rappelle Sud-Ouest, beaucoup voyaient en lui le grand espoir de la droite pour La Rochelle. Elu conseiller municipal pour la première fois en 1995 sur la liste de Jean-Louis Léonard, il est réélu sur la liste d’André Rouger en 2001, grâce à la démission immédiate de celui-ci. L’Union pour la Majorité Présidentielle investie pourtant Catherine Normandin pour affronter Maxime Bono lors de sa première élection législative comme titulaire. Elle est, depuis 1998, conseillère régionale et en cela proche du nouveau et très populaire Premier-ministre, Jean-Pierre Raffarin. Cela ne suffit pas à remporter la victoire sur la circonscription (47 % au second tour) et encore moins dans la ville centre (42 %). On entendra plus parler de Mme. Normandin. En 2004, la succession de Jean Harel, l’opposant historique de Michel Crépeau, dans le 4<sup>ème</sup> canton (La Genette – Fétilly est– Centre-ville ouest), va encore retarder l’ascension de Gilles Raveau. En effet, c’est Dominique Morvant, conseillère municipale de La Rochelle depuis 2001, élue sur la liste Rouger, qui tire, d’une manière un peu surprenante, son épingle du jeu lors d’une primaire avec pas moins de trois candidats de droite. Gilles Raveau, lui, était candidat dans le 6<sup>ème</sup> canton, ingagnable, et d’ailleurs non gagnée. Alors, c’est Dominique Morvant qui est devenue la leader, plus ou moins naturelle, de l’opposition. En cela, elle fût la candidate de l’UMP à la législative de 2007 dans la circonscription. Malgré son piètre score, elle est bien investie par l’UMP pour la municipale de l’année suivante alors que certains en appelaient déjà à Gilles Raveau.</p>
<h2>Les soldats inconnus de l&#8217;UMP.</h2>
<div id="attachment_1475" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/G-D-1992.png" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-1475  " title="Gauches et droites à La Rochelle depuis 1992." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/11/G-D-1992-300x168.png" alt="Gauches et droites à La Rochelle depuis 1992." width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Graphique présentant les résultats des forces de gauche et de droites aux différentes élections (hors municipales) depuis 1992 à La Rochelle. Ne sont pris en compte que les premiers tours. (sources : Sud-Ouest, Archives de la Charente-Maritime) CLIQUEZ POUR ZOOMER</p></div>
<p>Vous l’avez compris, la droite locale manque de constance. Elle n’est pas servie par ces divisions. On a parlé de 2001, mais en 1989, déjà, une liste RPR et une liste UDF s’affrontaient. En 1995 la dynamique de Léonard a été en partie cassée par la liste divers-droite de Philippe Chastenet. En 1997, après la campagne de François Clerc, François Jaume, élu depuis les années 1980, s’était désolidarisé de l’opposition. Aujourd’hui, la droite, plutôt unie depuis une dizaine d’année, est menacée par une éventuelle défaite de sa cheffe, déjà très largement contestée dans le parti, dans « son » canton 4 en mars prochain. Et on peut effectivement penser que la droite maritime, dont le siège est symboliquement installé non pas à La Rochelle mais à Rochefort, n’a que faire de la préfecture. Les investitures pour les cantonales en sont la parfaite illustration. A part la candidature d’Aurélien Bon dans le 3<sup>ème</sup> canton (Mireuil est – Fétilly ouest), conseiller municipal depuis 2008, les candidats dans le 1<sup>er</sup>, le 5<sup>ème</sup> et le 6<sup>ème</sup> canton sont d’illustres inconnus, même pas présents sur la liste UMP en 2008. Quitte à jouer la jeunesse, comme ont voulu le faire Dominique Morvant dans sa campagne de 2008 et Dominique Bussereau dans sa campagne de 2010, pourquoi ne pas avoir présenté des jeunes non élus ces années-là ? Il n’y a pas de suivi et pas de réelle construction d’une opposition qui puisse être visible.</p>
<p>Or, depuis cette fameuse bonne séquence électorale du début des années 1990, chaque année qui passe est l’occasion d’un nouveau pire score de la droite depuis la libération. Le graphique que nous vous présentons est assez clair à ce sujet. Dans le même temps, la gauche progresse, même si sa courbe moyenne est plombée par le premier tour de la présidentielle de 2007 où elle a souffert du succès de François Bayrou. La droite doit se méfier car bientôt arrive le redécoupage général des cantons avec la réforme territoriale. Si elle conserve le conseil général en mars, ce sera, encore une fois, grâce aux disproportions démographiques des cantons actuels. Quand ils seront à peu près égaux, il sera absolument fondamental pour elle se s’attaquer à La Rochelle, dont l’agglomération abrite près de 150.000 des 600.000 charentais-maritimes, sous peine de devoir peut-être faire une longue cure d’opposition départementale.</p>
<p><a href="http://www.sudouest.fr/2010/11/06/termine-j-ai-assez-avale-de-couleuvres-232007-650.php#xtor=RSS-10521769" target="_blank">L&#8217;interview de Gilles Raveau dans Sud-Ouest.</a></p>
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		<title>S.Chadjaa : &#171;&#160;On a beaucoup de travail&#160;&#187;.</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 17:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Canton de La Rochelle-2]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Morvant]]></category>
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		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
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		<description><![CDATA[[AUDIO] Depuis quatre mois, Sally Chadjaa, qui était assistante parlementaire, a franchi le pas et est devenue elle même élue. Elle est conseillère régionale UMP et a accepté, pour LRpol, de faire le point sur la mandature qui commence et sur la situation de la droite à La Rochelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em></p>
<div id="attachment_1297" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/chadjaa.jpg"><img class="size-full wp-image-1297" title="Sally Chadjaa" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/chadjaa.jpg" alt="Sally Chadjaa, est conseillère régionale UMP de Poitou-Charentes depuis mars 2010. (photo : DR)" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Sally Chadjaa, est conseillère régionale UMP de Poitou-Charentes depuis mars 2010. (photo : DR)</p></div>
<p></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><strong>[AUDIO] Depuis quatre mois, Sally Chadjaa, qui était assistante parlementaire, a franchi le pas et est devenue elle même élue. Elle est conseillère régionale UMP et a accepté, pour LRpol, de faire le point sur la mandature qui commence et sur la situation de la droite à La Rochelle.</strong></em></p>
<p>C&#8217;est en 2004 que la jeune rochelaise a commencé à toucher à la politique en devenant assistante parlementaire de Jean-Marie Morisset, député UMP des Deux-Sèvres et, à l&#8217;époque, président du conseil général du département. En 2007, elle adhère à l&#8217;UMP et se rapproche de l&#8217;état major rochelais du parti présidentiel. Dominique Movant, tête de liste du parti à la municipale de 2008 dans la ville, mise sur les jeunes et la place en 7ème position. Pour les cantonales du même jour, devant le vide de candidats déclarés à droite pour partir à l&#8217;assaut du canton 2 (Laleu-Mireuil), l&#8217;un des plus à gauche de la ville, c&#8217;est Sally Chadjaa, originaire du quartier qui se lance. Finalement, elle n&#8217;est que la première non-élue sur la liste Morvant à la municipale et n&#8217;arrive que troisième derrière le PS et les Verts avec un peu plus de 9 % à la cantonale. En 2010, elle est retenu par Dominique Bussereau pour être candidate en position éligible sur sa liste régionale en Charente-Maritime. Au soir du second tour, elle est finalement élue conseillère régionale.</p>
<p>Les premiers pas d&#8217;une nouvelle élue au conseil régional :</p>
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<p>Le succès de Ségolène Royal sur le dossier Heuliez :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-2-heuliez.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-2-heuliez.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-2-heuliez.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-2-heuliez.mp3</a></p>
<p>La prochaine démission de Dominique Bussereau de son mandat de conseiller régional :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-3-Bussereau.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-3-Bussereau.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-3-Bussereau.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-3-Bussereau.mp3</a></p>
<p>La polémique au sujet des &laquo;&nbsp;élus référents&nbsp;&raquo; du conseil régional :</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-4-elus-referents.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://www.lrpol.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-4-elus-referents.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-4-elus-referents.mp3">http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/07/Itw-Sally-Chaadja-4-elus-referents.mp3</a></p>
<p>L&#8217;échec des cantonales de 2008 dans le canton de La Rochelle-2 (Laleu-est et Mireuil-ouest) :</p>
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<p>La situation difficile de la droite et La Rochelle et la stratégie de reconquête :</p>
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<p>La situation de Dominique Morvant en tant que leader de la droite rochelaise :</p>
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<p>Les retards dans la construction du nouveau centre social de Mireuil :</p>
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<p>L&#8217;affaire Bettencourt-Woerth et le problème des micro-partis :</p>
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<p>L&#8217;affaire Bettencourt-Woerth et les réaction de l&#8217;UMP au sujet de Médiapart :</p>
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<p>Entretien enregistré à La Rochelle, au Café de la Paix (place de Verdun), le 27 juillet 2010.</p>
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		<title>La grande communion rochelaise.</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 20:15:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Huit ans après, le Stade rochelais retrouve l’élite du rugby à XV français. C’est tout un peuple en jaune et noir qui a fêté cet évènement hier soir sur le Vieux-Port.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<div id="attachment_1208" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/05/IMG_0222-e1274732109292.jpg"><img class="size-medium wp-image-1208" title="La Rochelle fête le Top 14 !" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/05/IMG_0222-e1274732109292-225x300.jpg" alt="Le bus des rochelais arrive sur le Vieux-Port de La Rochelle vers 01h00 du matin, le 24 mai 2010. (photo : Pierre Garrat)" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le bus des rochelais arrive sur le Vieux-Port de La Rochelle vers 01h00 du matin, le 24 mai 2010. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p><em><strong>Huit ans après, le Stade rochelais retrouve l’élite du rugby à XV français. C’est tout un peuple en jaune et noir qui a fêté cet évènement hier soir sur le Vieux-Port.</strong></em></p>
<p>C’est vrai, LRpol est un blog politique, mais comment passer à côté de cet évènement qu’est la montée de La Rochelle en Top 14 de rugby ? Car c’est un évènement qui dépasse la simple victoire du Stade rochelais contre Lyon, 32 à 26, lors de la « finale d’accession » du championnat de Pro D2, hier, à Brive. L’arrivée d’un club dans l’élite d’un sport majeur est toujours un évènement important dans la vie d’une cité. Poitiers l’a connu dans une moindre mesure, l’année dernière, avec l’arrivée de son club de basket, le PB86, en Pro A. La Rochelle est une ville de rugby, son club est plus que centenaire et a toujours eu de très beaux taux de remplissage des tribunes, dans son stade Marcel-Deflandre, ce qui prouve bien l’attachement des rochelais à leur club. La journée d’hier a été une nouvelle occasion de le prouver. A Brive, pour assister à la finale, ils étaient près de 8.000 à s’être déplacés pour supporter leur équipe alors que les lyonnais n’étaient que 2.000 dans un stade de 15.000 places. Dans un second temps, à une heure déjà avancée de la nuit, 01h00, sur le Vieux-Port de La Rochelle, de très nombreux rochelais sont venu accueillir leurs héros. Je ne me risquerais pas à donner un chiffre, mais on devait pouvoir largement remplir Deflandre avec cette foule. Nous vous proposons de découvrir quelques images de la grande fête qui a eu lieu la nuit dernière sur le Vieux-Port.</p>
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<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="500" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fpierregarrat%2Fsets%2F72157624003934303%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fpierregarrat%2Fsets%2F72157624003934303%2F&amp;set_id=72157624003934303&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="500" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649" allowfullscreen="true" flashvars="offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fpierregarrat%2Fsets%2F72157624003934303%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fpierregarrat%2Fsets%2F72157624003934303%2F&amp;set_id=72157624003934303&amp;jump_to="></embed></object></p>
<p>Pendant de très longues années, le Stade rochelais a été abonné à l’élite, à partir de la fin des années 1940 jusqu’au milieu des années 1980, quand le nombre de clubs dans cette élite du rugby nationale oscillait entre 40 et 64 équipes ! Le Stade est ensuite revenu à deux reprises au plus haut niveau, entre 1989 et 1992 et entre 1997 et 2002, alors qu’avec la professionnalisation, le nombre de clubs a considérablement diminué dans l’élite : 16 clubs lors de la saison 2001/2002. L’an prochain, le Stade rochelais va évoluer dans une division qui ne compte que 14 clubs, le fait d’y arriver est donc un exploit tout à fait considérable et véritablement historique pour le club. Quand on connait le niveau de plus en plus élevé du championnat du Pro D2 (16 clubs), cela ne fait que grandir encore la montée de La Rochelle. Tout cela, ajouté aux huit années passées dans le « purgatoire » de la deuxième division professionnelle, nous fait prendre la mesure du bonheur qui a éclaté hier dans la cité huguenote.</p>
<h2>Le sport, c’est aussi de la politique.</h2>
<p>Hier, à Brive comme sur le Vieux-Port, les principaux élus rochelais étaient là, dont le député-maire, Maxime Bono. Cet originaire du Gers n’a jamais caché sa passion pour le rugby et il est très souvent dans les tribunes du stade Marcel-Deflandre, contrairement à son prédécesseur Michel Crépeau. Dominique Morvant, leader de la droite rochelaise, y était aussi, représentant le conseil général de la Charente-Maritime, en tant que vice-présidente, puisque, d’après Sud-Ouest, Dominique Bussereau, le président du département, ne semble pas être un grand fan de rugby, et c’est un euphémisme. Dans une ville profondément ancrée dans un camp depuis 40 ans, en l’occurrence à gauche, le principal club de sport a-t-il une couleur politique ? Difficile à dire dans notre cas. Une chose est sûre, dans le rugby moderne et professionnel, ce ne serait pas son intérêt. Néanmoins, l’ASR et son président, Vincent Merling, entretiennent de bonnes relations avec la majorité municipale. Durant la campagne municipale de mars 2008, il a même assisté, avec Serge Milhas, à la réunion publique de la liste de gauche sur le sport. Il y avait alors pris la parole pour saluer la bonne collaboration entre les services de la mairie (propriétaire du stade) et le club. Quant à savoir si Maxime Bono va connaitre un « effet Top 14 » sur sa popularité comme Jacques Chirac et Lionel Jospin en 1998 après la victoire en Coupe du monde, on se saurait trouver une réponse, les sondages de popularité locaux étant assez rares…du moins à être publiés !</p>
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		<title>Election régionale, conséquences municipales.</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 14:53:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
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		<description><![CDATA[La campagne pour l’élection régionale en Poitou-Charentes aura été l’occasion de voir un conseil municipal rochelais sans dessus-dessous, et cela dans tout les groupes politiques, ou presque. Le point sur l’état politique de La Rochelle, à quatre ans de la prochaine municipale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em></p>
<div id="attachment_1187" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/04/DSCN0910.jpg"><img class="size-medium wp-image-1187" title="La salle du conseil municipal de l'extérieur." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/04/DSCN0910-300x225.jpg" alt="La salle du conseil municipal à l'hôtel de ville de La Rochelle, de l'extérieur. (photo : Pierre Garrat)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">La salle du conseil municipal à l&#39;hôtel de ville de La Rochelle, de l&#39;extérieur. (photo : Pierre Garrat)</p></div>
<p></em></p>
<p><em><strong>La campagne pour l’élection régionale en Poitou-Charentes aura été l’occasion de voir un conseil municipal rochelais sans dessus-dessous, et cela dans tout les groupes politiques, ou presque. Le point sur l’état politique de La Rochelle, à quatre ans de la prochaine municipale.</strong></em></p>
<p>A La Rochelle, cela fait longtemps que l’on n’avait pas connu autant de remous lors d’une campagne électorale. C’est en effet dans la capitale de la Charente-Maritime que ce sont concentrés de nombreuses polémiques de campagne. Celles-ci ont fractionné au moins cinq des six groupes politiques du conseil municipal. C’est l’ampleur qui surprend. Personne n’a été épargné, à l’exception notable des radicaux de gauches, groupe non négligeable à La Rochelle puisqu’il compte 12 élus sur 49.</p>
<h2>Sortie de campagne difficile au PS rochelais.</h2>
<p>Là où la division a été la plus forte, c’est sans conteste au Parti Socialiste. On a déjà eu l’occasion, ici même, de s’en faire l’écho. Dès novembre, lors de la désignation des candidats socialistes pour la Charente-Maritime, on a compris que c’était surtout à La Rochelle qu’aillait se jouer le match. D’un côté, on trouvait Olivier Falorni, 4<sup>ème</sup> adjoint au maire (finances et personnels). Lui, et quelques autres, voyait d’un mauvais œil la trop grande présence de « ségolénistes » sur la liste. De l’autre côté, se trouvaient Denis Leroy et Marilyne Simoné, vice-présidents de la Communauté d’Agglomération et plus ou moins désignés par Ségolène Royal. La PS rochelais a ensuite vécu toute la campagne au rythme des fuites, communiqués et démentis parut dans la presse. Dernière polémique en date, celle concernant le retrait de la délégation des personnels à Olivier Falorni par Maxime Bono. On a d’abord cru à une « sanction » pour celui qui a pris de cour tout le monde au mois de novembre en annonçant sa candidature pour la tête de liste départementale. Visiblement, il n’en est rien, puisque Marilyne Simoné, elle aussi nouvelle élue au conseil régional, s’est vu retirée une partie de ses attributions à la CdA. Il s’agit en fait d’une « tradition » au sein de la gauche locale pour limiter le cumul des mandats et des fonctions. Après cette dernière poussée de fièvre, on semble vouloir l’apaisement ou, au moins, que le « linge sale » soit lavé en famille et non plus dans <em>Sud-Ouest</em>. Affaire à suivre donc, alors que, il y a quelques jours, Jean-François Fountaine a annoncé qu’il ne visait pas la mairie de La Rochelle mais plutôt la CdA. La course à la succession de Maxime Bono (si jamais il ne revient pas sur sa décision de ne pas être candidat en 2014) est plus que jamais ouverte, dans tout les sens du terme.</p>
<h2>Divorce démocrate ?</h2>
<p>Les deux conseillers municipaux MoDem, ont, eux aussi, trouvé le moyen de se diviser. La situation a même viré au cocasse quand on a vu que l’un, Arnaud Jaulin, était candidat sur la liste du MoDem « canal historique », de Pascal Monier, et l’autre, Marie-Laure Tissandier, candidate sur la liste Royal. On a même cru comprendre que le premier avait très longuement hésité entre les deux options. Après cette campagne, il est permis de se demander quel est l’avenir du Mouvement Démocrate à La Rochelle, où il est tombé sous les 4 %. Une des deux élus est maintenant conseillère régionale de la majorité de gauche à Poitiers et exclue du parti. Le MoDem peut-il raisonnablement se passer de la moitié de ses élus au sein du conseil municipal ? Quels seront les relations entre Arnaud Jaulin et Marie-Laure Tissandier ? Quoi qu’il arrive, le parti de François Bayrou a sérieusement perdu en crédibilité dans la cité huguenote. Au sortir des municipales, on pouvait penser qu’un MoDem avec deux élus, entrant donc en force au conseil municipal, pouvait devenir la force motrice de l’opposition, même devant les six élus de l’UMP. Ces deux nouveaux venus auraient pu créer la surprise si jamais un vrai leader charismatique, connaissant bien les dossiers, s’était révélé. Cela n’a pas été le cas. Il suffit de voir la consternation dans les yeux des élus de la majorité, voire même de l’UMP, pendant les interventions du MoDem durant les séances du conseil municipal pour s’en persuader.</p>
<p>Les Verts aussi ont eu des candidats sur deux listes au premier tour. D’abord Patrick Larible, Saliha Azema et Joëlle Laporte-Maudire sur celle d’Europe Ecologie, ensuite Alain Bucherie sur celle du PS. C’est vrai, cela ressemble un peu à la situation du parti Orange. Quand on y regarde de plus près, ce n’est pas le cas. D’abord la tension ne semble pas avoir été extrême au sein des élus verts. Et puis pour le coup, il faut saluer les écologistes rochelais pour leur clarté. Une fois qu’Alain Bucherie s’est déclaré candidat, il a tout de suite été suspendu temporairement, le temps de la campagne. Pour la forme, ce dernier à contesté cette décision, sans plus. Et puis surtout, ceux là se sont retrouvés sur la même liste au second tour, du moins Patrick Larible et Alain Bucherie, les deux autres candidates étant, dès le premier tour, en positions inéligibles. Même si Françoise Coutant, leader régionale d’Europe Ecologie, ne veut pas entendre parler de la présence d’Alain Bucherie au sein du groupe écologiste du conseil régional, celui-ci devrait être réintégré chez les Verts rochelais.</p>
<p>Au Parti Communiste, les choses n’ont pas été simples non plus, loin s’en faut. Là aussi, cela a fait les choux gras de la presse dans les jours qui ont précédé la date limite du dépôt des listes, début février. On le sait, la fédération départementale, après s’être opposé, en novembre, à la stratégie du Front de Gauche, a fait tout pour éviter la constitution d’une liste de « Front de gauche élargi », avec les membres du NPA. Une fois cela acquis, fin janvier, les communistes charentais-maritimes, par la voix de leurs instances fédérales, ont décidé de ne participer ni de ne soutenir aucune liste au premier tour. Mais voilà, comme tout se perd, même la discipline de parti au sein du PCF, on a quand même trouvé des candidats communistes sur la liste du Front de Gauche en Charente-Maritime. Là encore, c’est en grande partie La Rochelle que la division se joue. En effet, au sein des 7 élus communistes du conseil municipal il y a à la fois Brahim Jlalji, chef de la fédération communiste de Charente-Maritime, à l’origine donc du retrait du Front de Gauche, et Marianne Bruller et Jean-Louis Rolland, candidats sur la liste Front de Gauche. En lisant le bulletin d’information mensuel de la fédération départementale du PCF, on se dit que les morceaux ne sont pas prêts d’être recollés. Les « candidats autoproclamés » y sont sévèrement brocardés, notamment Jean-Louis Rolland.</p>
<h2>Dominique Morvant en danger.</h2>
<p>Enfin, il faut le reconnaitre, l’UMP s’est, elle, fait plus discrète. Pourtant, on le sait, les négociations n’ont pas été plus faciles qu’ailleurs. Il faut dire que Dominique Bussereau devait faire rentrer sur sa listes des candidats provenant de 5 formations politiques différentes : l’UMP, bien sur, mais aussi le Nouveau Centre, les chasseurs de CPNT, les proches de Philippe de Villiers du MPF et les soutiens de Christine Boutin du Parti Chrétien-Démocrate. Pendant la campagne, on avait appris dans la presse que Gilles Raveau, ancien conseiller municipal de La Rochelle, serait peut-être en position éligible. Cela avait été l’occasion pour nous de dire quel désaveu cela serait pour Dominique Morvant, leader de l’opposition dans la ville, qui ne l’avait pas reconduit sur sa liste pour la municipale de 2008. Cela n’a pas été le cas, néanmoins, sa candidature le remet en scelle à un moment ou le leadership de Dominique Morvant est plus que jamais en danger. Elle est d’abord menacée à l’intérieur de l’UMP, où il semble bien que deux camps se soient formés entre les six élus « populaires » au conseil municipal. Mais elle est surtout menacée à l’extérieur, par les électeurs eux-mêmes. En effet, les derniers résultats électoraux de la droite dans le canton de Dominique Morvant, le canton 4, qui est d’ailleurs le dernier détenu par la majorité départementale dans l’agglomération rochelaise, sont mauvais. Pour la première fois dans son histoire, la gauche y a été majoritaire dans trois élections de suites : la municipale de 2008, les européennes de 2009, et la régionale de 2010, lors des deux tours. Cela suffi à fragiliser Dominique Morvant au sein de la droite rochelaise. Certains se disent même qu’elle n’est peut-être pas la meilleure pour conserver le canton lors du renouvellement de l’an prochain et une primaire à droite au premier tour ne serait donc pas totalement inenvisageable. En tout cas, primaire ou pas, la perte du canton lui serait sans doute fatale.</p>
<p>On le voit donc, la campagne les régionales n’a pas laissé grand monde indemne au sein du conseil municipal de La Rochelle. La division a touché à tous les étages. Reste à savoir maintenant si ces fractures vont se résorber ou s’accentuer avec le temps.</p>
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		<title>Bussereau désavoue Morvant ?</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 00:15:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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<div id="attachment_695" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/01/morvant.bussereau.jpg"><img class="size-medium wp-image-695" title="Dominique Morvant et Dominique Bussereau." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/01/morvant.bussereau-300x250.jpg" alt="Dominique Morvant et Dominique Bussereau." width="300" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau, à droite, met-il la pression sur Dominique Morvant, à gauche, en plaçant Gilles Raveau à une place éligible sur sa liste pour les régionales ? (photo : Olivier Blanchet)</p></div>
<p></em></p>
<p><em><strong>D’après les toutes premières informations qui nous parviennent au sujet de la composition de la liste de l’UMP en Charente-Maritime pour les régionales, Gilles Raveau, ancien conseiller municipal de La Rochelle, pourrait être en bonne place. Les élections de mars pourraient donc marquer le retour en grâce de l’un des principaux adversaires de Dominique Morvant, leader de l’opposition dans la préfecture.</strong></em></p>
<p>Comme le note l’édition de Sud-Ouest du samedi 9 janvier 2010, rien n’a pour l’instant filtré sur la composition des listes de l’UMP. Dominique Bussereau, la tête de liste désignée, veut éviter à tout prix les mésaventures socialistes de ses dernières semaines, qui ont mis sur le devant de la scène médiatique les fortes tensions qui peuvent encore exister entre les différents courants, même au niveau local. Pourtant, le secrétaire d’Etat aux transports n’a pas la tâche facile puisqu’il doit faire de la place pour ses alliés du Nouveau Centre et aussi les ralliés de CPNT et du MPF, le mouvement de Philippe de Villiers.</p>
<h2>Le retour d’un pré-retraité.</h2>
<p>On connait à peine quelques noms de personnalités de droite qui ont fait acte de candidature, comme le rochelais Gilles Raveau. Ce n’est pas une candidature en l’air, il fait parti des candidats proposés par le groupe UMP de la première circonscription de la Charente-Maritime, avec Aurélien Bon, chef des Jeunes Populaires du département et conseiller municipal de La Rochelle. Il s’agit là d’un retour pour celui qui a été conseiller municipal d’opposition dans cité huguenote entre 1995 et 2008. Lors de la dernière municipale, lui, comme deux autres conseillers sortant UMP sur quatre, n’ont pas fait partie de la liste menée par Dominique Morvant, à la surprise générale des observateurs. Les élus en question avaient peu appréciés leur mise à l’écart et l’avaient fait savoir, de façon très théâtrale, lors de la dernière réunion du conseil municipal de la précédente mandature. Dominique Augras, elle aussi élue d’opposition depuis 1995, avait alors pris la parole au nom de ses deux compagnons d’infortune pour dire combien ils regrettaient de ne plus pouvoir servir leur ville en tant qu’élu dans l’avenir. Ils avaient aussi souhaité bonne chance à Maxime Bono, en pleine bataille électorale, si on peut parler de « bataille » pour la municipale de 2008 à La Rochelle…</p>
<p>La tête de liste de la majorité présidentielle avait pourtant plaidé la bonne foi lors de la présentation de ses candidats, avançant le fait que Gilles Raveau allait être éloigné de la ville pour des raisons professionnelles. Peut-être loin de La Rochelle mais près de Poitiers et de son conseil régional donc. Depuis sa lourde défaite aux législatives de 2007, Dominique Morvant ne faisait plus l’unanimité dans les cercles dirigeants de l’UMP rochelaise. En décembre de la même année, après qu’elle ait été investie par les instances nationales du parti, le choix de Dominique Morvant a été fortement critiqué par Dominique Augras dans les colonnes de Sud-Ouest. Elle y appelait ouvertement à la candidature de Gilles Raveau, seul à même, pour elle, de bien préparer la municipale rochelaise de…2014.</p>
<p>A peine la déroute confirmée, c’est Gilles Raveau qui est, lui-même, sorti de sa pré-retraire forcée. Toujours dans le principal journal local, il a stigmatisé une campagne absolument pas à la hauteur des enjeux. Il a critiqué la tactique de la tête de liste, cette fameuse « campagne éclair », en moins d’un mois. Il s’est aussi clairement posé en alternative, annonçant son intention de créer un groupe autour de lui, « Alternance 2012 » (?). L’objectif est donc de faire basculer la première circonscription…en étant lui-même candidat. On n’a pas eu vraiment de nouvelle de ce groupe, néanmoins, la remise en scelle de Gilles Raveau par Dominique Bussereau peut apparaitre comme une attaque contre le leadership de Dominique Morvant, du moins, comme un avertissement.</p>
<h2>Une vrai course à la « chefferie*. »</h2>
<p>En effet, elle qui n’est conseillère municipale que depuis 2001, ne base sa légitimité de chef de la droite rochelaise que sur sa victoire à la cantonale de 2004 dans La Rochelle-4. Cette victoire, même obtenue d’extrême justesse, en fait la seule personnalité politique de droite à avoir remporté une élection à La Rochelle depuis 12 ans maintenant. Cela ne tien donc qu’à un fil, d’autant plus que le renouvellement n’arrive que dans un peu plus d’un an et que ce canton à basculé à gauche aux municipales de 2008 et européennes de 2009. A ce dernier scrutin, c’est précisément dans ce secteur de la ville de La Rochelle que la droite s’est effondrée. Celle qui est aussi vice-présidente du conseil général a donc la pression, elle a bien compris qu’une défaite l’an prochain porterait un sérieux coup à sa légitimité. Elle (comme nous d’ailleurs) regardera avec beaucoup d’intérêts les résultats des régionales dans son canton, une élection moins « spéciale » qu’une municipale et bien plus mobilisatrice qu’une européenne. Elle, qui nous a pourtant expliqué les « vertus » des campagnes rapides, est déjà partie, il y a quelques mois, en campagne, en éditant, pour la première fois, un petit bulletin cantonal, pour se rappeler aux bons souvenirs de ses électeurs, ce qui n’est jamais facile dans un canton urbain.</p>
<p>Si le Parti Socialiste rochelais, par le spectacle de ses divisions donné au mois de novembre dernier au sujet de la désignation de la tête de liste départementale pour les régionales (sic), a montré ce qui peut apparaitre une répétition générale de l’affrontement qui s’annonce pour la succession de Maxime Bono, la droite n’est donc pas en reste. Dans ses élections régionales, il faut donc peut-être aussi lire, en filigrane, un affrontement Raveau/Morvant pour le leadership de l’UMP à La Rochelle.</p>
<p><em>*On appelle « course à la chefferie » les élections internes aux partis au Canada et au Québec qui permettent de désigné le « chef » de celui-ci. Pas celui qui « tiens l’appareil » mais celui qui va au combat électoral et qui est automatiquement désigné premier-ministre en cas de victoire.</em></p>
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