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	<title>LRpol.fr &#187; Dominique Bussereau</title>
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	<description>La Rochelle Politique : toute l&#039;actu de la vie politique à La Rochelle, dans la CdA, en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes.</description>
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		<title>La Vingt-huitième voix.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/04/04/la-vingt-huitieme-voix/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 20:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Lalande]]></category>
		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Charente-Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil général]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
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		<category><![CDATA[Michel Doublet]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi, vous l’avez peut-être suivi en direct sur le blog, Dominique Bussereau a été, sans suspense, réélu président du conseil général. La surprise est venue son score : 28 voix, contre 23 à Bernard Lalande, alors que le rapport droite-gauche est théoriquement de 27-24.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Election-2011-xavier-leoty.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1979" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Election-2011-xavier-leoty.jpg"><img class="size-full wp-image-1979 " title="Election 2011 (xavier leoty)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/04/Election-2011-xavier-leoty.jpg" alt="Bernard Lalande (PS) en train de féliciter Dominique Bussereau (UMP) pour sa réélection, jeudi, à la tête du département. (photo : Xavier Léoty)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard Lalande (PS) en train de féliciter Dominique Bussereau (UMP) pour sa réélection, jeudi, à la tête du département. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><em><strong>Jeudi, vous l’avez peut-être <a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/30/lelection-du-president-du-departement-en-direct/" target="_blank">suivi en direct sur le blog</a>, Dominique Bussereau a été, sans suspense, réélu président du conseil général. La surprise est venue son score : 28 voix, contre 23 à Bernard Lalande, alors que le rapport droite-gauche est théoriquement de 27-24.</strong></em></p>
<p>Retrouvez les vidéos de la séance sur <a href="http://www.youtube.com/user/pierregarrat" target="_blank">notre chaîne YouTube</a>.</p>
<p>Des gradins de la presse et du public pleins à craquer, pas de doute, il se passait quelque chose jeudi, sous les coups de 10h30, dans la salle des séances de la Maison de la Charente-Maritime, qui abrite le conseil général depuis une petite dizaine d’année, au sud des Minimes à La Rochelle. Bien sûr, il s’agissait de la séance d’installation de l’assemblée départementale qui suit tous les renouvellements cantonaux. Les nouveaux élus, comme les anciens, faisaient leur rentrée et, pour tout dire, il y avait effectivement une ambiance de rentrée des classes dans cette salle. Il faut dire qu’il y avait peu d’enjeux. La gauche, bien qu’amère, a reconnu sa défaite et Dominique Bussereau va être sans problème réélu président. Pour la première fois depuis bien longtemps, la semaine d’après deuxième tour n’a pas été ponctuée de conciliabules secrets, de coups de téléphones répétés à des élus non encore certain de leur vote pour l’élection du président du conseil général. Alors que la gauche n’est qu’à deux sièges de la majorité, c’est bien la preuve que les cantonales sont devenu des élections politiques, même pour les élus de droite.</p>
<h2>Les anciens en forme.</h2>
<p>Du coup, l’ambiance est assez badine. Les quelques erreurs de Jean-Louis Frot (UMP – Rochefort-centre), pas doyen pour rien, et de Michel Doublet (UMP – Saint-Porchaire) finissent de détendre l’atmosphère. Comme le veut la règle, la première séance est ouverte par le doyen de l’assemblée, l’ancien maire de Rochefort déjà cité, assisté par le benjamin, en l’occurrence Mickaël Vallet (PS – Marennes). Le premier, qui est aussi le plus ancien élu du conseil général (élu pour la première fois en 1976) profite de sa tribune pour saluer l’arrivée des dix nouveaux élus, qui se présentent à l’assemblée en se levant. Mais vient assez vite le moment que tout le monde attend, celui de l’élection du président du département. Sans surprise, il y a bien deux candidats : Dominique Bussereau (UMP – Royan-est) et Bernard Lalande (PS – Montendre). L’ambiance est si détendue que pendant que Mickaël Vallet sort plusieurs bulletins Lalande de suite, la salle sort de son silence pour faire mine de crier sa surprise, notamment sur les bancs de la gauche (en fait, les bancs rochelais, mais c’est maintenant synonyme). Les rires ne vont pas durer bien longtemps.</p>
<p>Car est venu le moment du recomptage des voix et celui-ci, le maire de Marennes toujours aux commandes, va prendre du temps. Le benjamin et le doyen vont pourtant bien devoir se rendre à l’évidence, il n’y a pas d’erreur : Dominique Bussereau obtient 28 voix, alors que la droite ne compte que 27 élus, et Bernard Lalande seulement 23 voix, alors que la gauche détient, en théorie, 24 sièges. Dire que l’assemblée fut glacée par l’annonce du résultat serait faux. Car évidemment, place aux applaudissements et au discours d’installation du président réélu. On a même l’impression que tout le monde n’a pas bien réalisé le problème immédiatement. Bernard Lalande, dans sa prise de parole, après celle de Dominique Bussereau, peut-être un peu sonné, à du rectifier son texte en parlant « d’au moins 23 élus » à porter les valeurs de la gauche. C’est après la séance, une fois dans l&#8217;atrium pour la &laquo;&nbsp;photo de famille&nbsp;&raquo;, que l’affaire à commencer à prendre de l’importance, avec les premières réactions. Car évidemment, tout le monde se regarde avec une certaine méfiance, à gauche, <a href="http://www.sudouest.fr/2011/04/01/qui-est-le-traitre-a-gauche-359808-632.php" target="_blank">Sud-Ouest l’a bien résumé</a>.  Certains expliquent que, avec l’expérience, ils ont appris à bien montrer leur bulletin au voisin pour que, lors de ce genre de circonstances, il n’y ait aucun doute. Les plus jeunes reconnaissent leur inexpérience sur le sujet… Un autre, pessimiste, explique qu’il faudra sans doute attendre le lit de mort de la personne en question pour avoir des révélations. On va peut-être un peu loin, car, bien sûr, il n’y a pas là « transfert » en bonne et due forme d’un élu de l’opposition vers la majorité. Mais c’est clair, il va y avoir une mauvaise ambiance pendant un petit moment, à gauche.</p>
<h2>« La démocratie trahie. »</h2>
<p>Cela dit, le mystère ne va sans doute pas durer très longtemps car, vu que Dominique Bussereau a déclaré dans la presse avoir été mis au courant, avant le vote, cela va forcément finir par se savoir. Alors on a tendance à se dire qu’au-delà du petit monde politico-médiatique du département, personne n’en a rien à faire. C’est sans doute vrai, mais quand même. Stéphane Vachiani,  vendredi dans Sud-Ouest, s’est fendu<a href="http://www.sudouest.fr/2011/04/01/la-democratie-trahie-359534-1391.php" target="_blank"> d’un petit éditorial très dur</a> contre « le traitre », à raison. Car, alors que l’on est dépité par les chiffres de l’abstention, un élu a fait le choix, même s’il ne fait pas basculer la majorité, moins d’une semaine après son élection, de faire un bien beau bras d’honneur à ses électeurs. Mais allons plus loin : pourquoi ce vote ? Un remerciement pour un service rendu « entre amis », un emploi pour un conjoint, une place ici ou là… Cela ressemble un peu à cette formule du Front National (« La République des copains et des coquins »), démagogique par son systématisme, mais que de telles minuscules affaires nourrissent. Pour tout dire, c’est la politique qu’on n’aime pas, et celle que les électeurs ne supportent plus. Cette vingt-huitième voix, si symbolique et ridicule soit-elle, pose quand même beaucoup de questions.</p>
<p>Retrouvez les vidéos de la séance sur <a href="http://www.youtube.com/user/pierregarrat" target="_blank">notre chaîne YouTube</a>.</p>
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		<title>L&#8217;élection du président du département, en direct.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/30/lelection-du-president-du-departement-en-direct/</link>
		<comments>http://www.lrpol.fr/2011/03/30/lelection-du-president-du-departement-en-direct/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 22:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
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		<description><![CDATA[Après les élections des deux derniers week-end dans 26 des 51 cantons de la Charente-Maritime, suivez en direct la première réunion du nouveau conseil général qui devrait voir, sans surprise, la réélection de Dominique Bussereau (UMP) à la tête du département]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/conseilgeneral1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1975" class="wp-caption alignright" style="width: 430px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/conseilgeneral1.jpg"><img class="size-full wp-image-1975 " title="Session du Conseil général du 4 avril 2008" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/conseilgeneral1.jpg" alt="La salle du conseil général, à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle. (photo : DR)" width="420" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">La salle du conseil général, à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Après les élections des deux derniers week-end dans 26 des 51 cantons de la Charente-Maritime, suivez en direct la première réunion du nouveau conseil général qui devrait voir, sans surprise, la réélection de Dominique Bussereau (UMP) à la tête du département.</strong></em></p>
<p>Après chaque renouvellement, partiel ou complet, dans toute les assemblées (du conseil municipal à l&#8217;Assemblée Nationale) on assiste à une séance d&#8217;installation, sous la présidence du doyen d&#8217;âge des élus. Alors, après les élections des 20 et 27 mars dernier visant à renouveler 26 des 51 sièges que compte le conseil général de la Charente-Maritime, celui-ci se réuni pour la première fois ce jeudi pour élire, notamment, son président pour les trous prochaines années. Puisque la droite a conservé la majorité (en terme de sièges), pas de surprise, Dominique Bussereau (UMP) devrait être réélu. A la suite, les vice-présidents ( &laquo;&nbsp;les ministres&nbsp;&raquo;), qui forment l’exécutif départemental (&laquo;&nbsp;le gouvernement&nbsp;&raquo;) sont eux-aussi élus.</p>
<p>Sur les 51 élus du conseil général, la majorité de droite compte 27 sièges (14 UMP, 11 divers droite, 1 Nouveau Centre et 1 MoDem) et l&#8217;opposition de gauche 24 (16 PS, 8 PRG). 10 nouveaux élus font leur entrée demain : Patricia Friou (PS, La Rochelle-4), Chantal Guimberteau (DVD, Archiac), Sylvie Marcilly (UMP, Rochefort-nord), Marie-Pierre Brunet (PRG, Surgères), Fabrice Barusseau (PS, Burie), Mickaël Vallet (PS, Marennes), Yann Juin (PRG, La Rochelle-5), Pierre Feydeau (PS, Rochefort-sud), Patrick Blanchard (DVD, Marans) et Thierry Jullien (PS, Montlieu-la-Garde). Plus globalement, 30 des 51 élus l&#8217;ont été il y a moins de 10 ans et seulement 6 il y a plus de 25 ans. Le doyen de l&#8217;assemblée est Jean-Louis Frot (UMP, Rochefort-centre), 78 ans, et c&#8217;est aussi celui qui a été élu conseiller général il y a le plus longtemps, en 1976. Le benjamin est le socialiste Mickaël Vallet, élu cette année à Marennes, il n&#8217;a que 31 ans. Enfin, il faut noter que pour la première fois 7 femmes siègent, contre 4 dans la précédente assemblée, c&#8217;est bien évidement un record.</p>
<p><iframe src="http://www.coveritlive.com/index2.php/option=com_altcaster/task=viewaltcast/altcast_code=2195bc32c1/height=550/width=470" scrolling="no" height="550px" width="470px" frameBorder="0" allowTransparency="true"  ><a href="http://www.coveritlive.com/mobile.php?option=com_mobile&#038;task=viewaltcast&#038;altcast_code=2195bc32c1" >L&#8217;Ã©lection du prÃ©sident du dÃ©partement, en direct.</a></iframe></p>
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		<title>Et à la fin, c’est toujours la droite qui gagne.</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 15:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Lalande]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est la règle de scrutin majoritaire, malgré deux larges défaites en voix au premier et au second tour, la droite conserve la majorité au conseil général de la Charente-Maritime, avec 27 sièges. La gauche, avec 24 élus, se console en grappillant un siège et en réalisant un grand chelem historique à La Rochelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Bussereau-Dominique-resultats-Ronan-Cherel1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1971" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Bussereau-Dominique-resultats-Ronan-Cherel.jpg"><img class="size-full wp-image-1971  " title="Bussereau Dominique resultats (Ronan Cherel)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Bussereau-Dominique-resultats-Ronan-Cherel.jpg" alt="Dominique Bussereau, dans son bureau de Saint-Georges-de-Didonne. (photo : Ronan Chérel)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau, dans son bureau de Saint-Georges-de-Didonne. (photo : Ronan Chérel)</p></div>
<p><em><strong>C’est la règle de scrutin majoritaire, malgré deux larges défaites en voix au premier et au second tour, la droite conserve la majorité au conseil général de la Charente-Maritime, avec 27 sièges. La gauche, avec 24 élus, se console en grappillant un siège et en réalisant un grand chelem historique à La Rochelle.</strong></em></p>
<p>La soirée fut incertaine pendant un petit moment, mais dès 20h26 nous l’annoncions à l’antenne de France Bleu La Rochelle, la droite a donc sauvé sa majorité au conseil général. La gauche a « trop perdu » de cantons (Marans, Rochefort-nord et Archiac) par rapport à ce qu’elle a gagné (La Rochelle-4, Montlieu-la-Garde, Marennes et Surgères). La gauche a, en revanche, réussi à conserver largement Burie, où Fabrice Barusseau (PS-PRG) fait un score nettement supérieur à celui de Sylvain Brouard il y a sept ans (57,1 %). La droite, elle, conserve Loulay où le score de Jean-Marie Roustit est en retrait de plus de 8 points par rapport à 2004 mais, cerise sur le gâteau, il l’emporte sur la commune de Frédéric Boutin. Plus surprenante est la victoire de Jean-Paul Peyry (UMP) à Saint-Pierre-d’Oléron où la gauche, qui avait une belle avance au premier tour, paye ses divisions dans le chef-lieu où les électeurs de Jean-Louis Vigner (DVG) ont préféré déchirer le bulletin de Patrick Moquay (PS-PRG).</p>
<h2>Des cantonales définitivement politiques.</h2>
<p>Finalement, passé les émotions de la soirée électorale, les résultats de ces élections cantonales de 2011 en Charente-Maritime comptent assez peu de surprises. Peu de surprises si on veut bien considérer que ces élections sont politiques, dans les zones urbaines comme dans les zones rurales, comme nous le clamons depuis des semaines, si ce n’est des mois. Si vous avez lu quelque uns des 26 profils cantonaux que nous avons publié dans le mois et demi précédant le premier tour, vous avez bien compris, sans nier les contextes locaux, que la tendance est la même partout : forte baisse de la droite et stagnation ou légers progrès de la gauche. De ce point de vue, l’analyse des résultats en voix au premier comme au second est limpide : les cantonales sont dans cette ligne et ne se distinguent donc plus des autres élections. Les cantons qui basculent à gauche sont bien ces cantons qui tendaient vers celle-ci depuis plusieurs années et la droite récupère des cantons où, le plus souvent, elle domine encore, même en nette baisse. Comme en 2008, ces élections apparaissent comme des scrutins de « régularisation » : de moins en moins de cantons ont un conseiller général d’un bord opposé à leurs votes « habituels ».</p>
<p>Et donc après ces succès larges au premier comme au second tour, et bien le conseil général reste à droite. Seul bémol, la majorité est un peu plus étroite pour Dominique Bussereau : 27/24 contre 28/23 dans la précédente assemblée. N’y allons pas par quatre chemins, la droite s’en sort très très bien aujourd’hui, en restant majoritaire, pour deux raisons. D’abord quand on regarde les rapports de forces en voix, au premier tour bien sûr, mais surtout au second tour, hier, où la gauche devance de 10.000 voix la droite, majorité sortante. Mais ce n’est pas le meilleur indicateur, car, sur les seuls 24 cantons en jeu hier, et bien la gauche en remporte effectivement 14. La deuxième raison est plus parlante et surtout plus objective : la minorité de gauche au conseil général de gauche, avec ses 24 élus, représente 321.823 habitants et la majorité de droite, avec ses 27 élus, 289.891 habitant. Un différentiel incroyable de plus de 30.000 charentais maritimes ! Dans l’assemblée sortante, la minorité de gauche représentait déjà une majorité (sic) d’habitants, mais c’était beaucoup plus serré : 300 habitants seulement. L’écart a donc été multiplié par 100 ! Bien sûr, Thomas Brosset a raison ce matin dans Sud-Ouest, il n’y a pas de point de bonus offensif en politique, mais quand même…30.000 habitants de représenté en plus, on ne peut s’empêcher de penser que ça mérite un peu plus que ce lot de consolation d’avoir gagné un siège de plus. La droite l’emporte au contraire d’un souffle, grâce aux trois cantons qu’elle fait basculer : 110 voix à Rochefort-nord, 115 voix à Archiac et seulement 58 voix à Marans alors que la gauche l’emporte évidement largement à Marennes et plus nettement que prévu à La Rochelle-4 (183 voix) et Surgères (220 voix). Seule exception Montlieu-la-Garde, qui bascule pour un peu plus de 20 voix.</p>
<h2>Gauche : ne pas se reposer sur les lauriers électoraux rochelais.</h2>
<div id="attachment_1972" class="wp-caption alignright" style="width: 378px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/friou-victoire-olivier-blanchet.jpg"><img class="size-full wp-image-1972 " title="friou victoire (olivier blanchet)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/friou-victoire-olivier-blanchet.jpg" alt="Patricia Friou et la gauche célèbre son grand chelem à La Rochelle, hier soir. (photo : Olivier Blanchet)" width="368" height="245" /></a><p class="wp-caption-text">Patricia Friou et la gauche célèbre son grand chelem à La Rochelle, hier soir. (photo : Olivier Blanchet)</p></div>
<p>Alors, bien évidemment, de prime abord, ce résultat pose question à la gauche. Depuis vingt-six ans, et encore pour au moins pour trois années supplémentaires, elle est dans l’opposition. Depuis treize ans même, la gauche campe dans l’antichambre du bureau de la présidence du département, c&#8217;est-à-dire, au pire, à 3 sièges de la majorité. Elle est passée partout : 23 élus (1998, 2001, 2008), 25 élus (2006), 26 élus même (2004) mais jamais 24, c’est pour cette année. Mais si la gauche reste au stade de se lamenter, même à juste titre, sur le découpage, elle est perdue. C’est pour cela qu’elle doit d’abord continuer de s’implanter dans des zones a priori difficiles pour elle : Pascal Ferchaud, Mickaël Vallet, Thierry Jullien sont des symboles de cette gauche municipale qui réussit. C’est la stratégie des « jalons » dont parle le maire-conseiller général PS de Marennes dans l’interview qu’il nous a accordé pendant la campagne. Elle doit s’atteler à un travail de longue haleine dans ces terres de missions, sans mettre un mouchoir sur l’étiquette. Bien sûr, elle ne gagnera pas les élections à tous les coups, et Marans et dans une moindre mesure Saint-Pierre-d’Oléron sont là pour lui rappeler. Mais elle gagnera en clarté (le nouveau mode de scrutin municipal à partir de 2014 lui en donne l’occasion) devant cette droite départementale toujours prompt à se dire « sans étiquette ». Ce flou, on le reproche aussi à Bernard Lalande, en étant à la fois chef de l’opposition au conseil général et vice-président de Claude Belot (UMP) à la communauté de commune de Haute-Saintonge. On en vient au second choix stratégique que doit faire la gauche : la question de son leadership. Bernard Lalande n’a pas incarné l’alternative à Dominique Bussereau parce qu’il ne le voulait pas, pour des raisons de culture politique de gauche tout à fait louables, mais aussi parce qu’il ne le pouvait pas vraiment, à cause des raisons précédemment énoncées. Ce nouveau leader de la gauche n’est pas simple à trouver parmi les 24 élus de gauche, dont 7 nouveaux. Il doit sans doute être socialiste, première force de gauche, ça réduit déjà la liste à 16 noms, relativement jeune ou du moins « neuf » sur la scène politique (sans pour autant commettre les fautes de la droite rochelaise bien entendu…) et enfin, sans contentieux notable avec les radicaux et alors là on trouve vraiment plus grand monde ! Quoi qu’il en soit, ce leader ne devra pas émerger à trois mois des territoriales de 2014 et surtout il devra être reconnu sans ambiguïtés par les deux partis de l’opposition départementale. Car c’est bien lui qui devra mener la mue de celle-ci pour qu’elle fasse une juste place à Europe-Ecologie – Les Verts, en terme de programme et de candidats, dès le premier tour des prochaines élections.</p>
<h2>Droite : trois basculements ne font pas le printemps.</h2>
<p>Enfin, ce succès de façade règle temporairement les questions à droite. Pourtant, les problèmes structurels que nous avions décelés avant le scrutin se sont bien confirmé les 20 et 27 mars. A savoir un effondrement des voix de droite. La « majorité départementale » est temporairement sauvée par le découpage électoral et par le fait que seule la moitié des cantons étaient renouvelés cette année. Mais qu’en sera-t-il en 2014 ? Les cantons vont être redécoupés et, on l’espère, seront un peu plus égaux qu’aujourd’hui et La Rochelle va peut-être enfin être justement représenté au conseil général. La stratégie de Dominique Bussereau du dédain de la préfecture va alors trouver ses limites. A force de creuser depuis 40 ans, la droite locale a enfin réussi à touché le fond hier en perdant le dernier canton qu’elle y détenait encore, La Rochelle-4. Certains veulent croire au rebond, pensant que la sortie de piste de Dominique Morvant peut-être une bonne chose. Et après tout, pourquoi pas ? Mais, sous réserve que la droite rochelaise se dote d’une vraie stratégie et s’y tienne, le chemin durera bien plus de trois ans. La droite va devoir aussi se soucier d’un gros problème : la porosité qu’il existe entre les électeurs du Front National et les siens. La droite peut sourire devant l’absence de Front Républicain à Marennes et Saujon puisque le FN passe, respectivement de 17 % et 20 % au premier tour à 30 % au second tour. Mais ce sera différent, le jour où une liste FN se maintiendra au second tour de la municipale à Royan en faisant 20 %&#8230;ou pire, si un candidat lepéniste provoque une triangulaire en juin 2012, lors de la législative dans la 5<sup>ème</sup> circonscription. Enfin, tout cela ne se posera pas si la droite locale passe un accord avec le Front National…ce qu’on comprendrait tout de même assez mal ici, en Charente-Maritime, vous savez, ce département si « modéré »…</p>
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		<title>Un dernier tour d’horizon avant le second tour…</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/26/un-dernier-tour-d%e2%80%99horizon-avant-le-second-tour%e2%80%a6/</link>
		<comments>http://www.lrpol.fr/2011/03/26/un-dernier-tour-d%e2%80%99horizon-avant-le-second-tour%e2%80%a6/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Mar 2011 22:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
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		<description><![CDATA[25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes1.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1929" class="wp-caption alignright" style="width: 374px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes.png"><img class="size-full wp-image-1929  " title="Cantonales 2011 (communes)" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Cantonales-2011-communes.png" alt="La carte des communes au premier tour des élections cantionales de 2011 en Charente-Maritime. (carte : LRpol)" width="364" height="452" /></a><p class="wp-caption-text">La carte des communes au premier tour des élections cantionales de 2011 en Charente-Maritime. (carte : LRpol)</p></div>
<p><strong><em>25 sièges à la gauche, 23 à la droite et 3 cantons indécis (majorité : 26), c’est notre pronostic en vue du second tour de la cantonale de 2011 en Charente-Maritime, demain. Après avoir passé en revue les 10 cantons qui peuvent basculer, voici 16 derniers cantons qui ne vont pas changer de camp : 6 à droite et 10 à gauche.</em></strong></p>
<h2>Canton à droite par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p>Pour le les six premières places (Marennes, La Rochelle-4, Surgères, Saint-Pierre-d’Oléron, Montlieu-la-Garde et Loulay), referez-vous à « <a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-faire-gagner-la-gauche/" target="_blank">Ces cantons qui peuvent faire gagner la gauche</a> ».</p>
<p><strong>7/Tonnay-Boutonne</strong> (passe de la 8<sup>ème</sup> à la 7<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : vous l’avez lu sur LRpol en premier le 26 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/26/a-tonnay-boutonne-rochet-doit-s%E2%80%99accrocher/" target="_blank">A Tonnay-Boutonne, Rochet doit s’accrocher</a>), le sortant Bernard Rochet (DVD, 48,22 %) a bien été mis en ballotage pour la première fois depuis 1985. Et la progression du FN (+3,33, à 10,00 %) ne suffit pas à expliquer seule la baisse de 5,21 points du conseiller général divers droite. L’alliance PS-PRG, avec Julien Gourraud (33,84 %), gagne 1,03 point et semble avoir gagné au change après le retrait de Philippe Partaud, d’abord investi (la droite est d’ailleurs en tête sur sa commune de Torxé). Les autres candidats de gauche réalisent des performances contrastés : les écologistes, avec Marie-Françoise Forey (EELV, 5,21 %) font un joli score dans ce canton rural, mais les communistes, s’ils résistent bien (-0,20), restent très bas avec Gérard Girouin (PCF, 2,74 %). Territorialement, notons enfin que la gauche réussi à être en tête dans 4 communes (sur 11) dont une avec la majorité absolue des suffrages (Puy-du-Lac, 52,8 % dont 10 % pour EELV) et qu’à Chevrette, le FN, avec Loïc Métivier, obtient 29,2 %. En tout cas, pas de problème pour Bernard Rochet qui devrait être réélu dimanche, pas de changement de pronostic donc.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Bernard Rochet (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Bernard Rochet (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>8/Royan-est</strong> (passe de la 12<sup>ème</sup> à la 8<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : comme prévu, Dominique Bussereau (UMP, 43,91 %) est mis en ballotage, pour la première fois, n’en déplaise au principal intéressé, depuis 1992, et encore, c’était face à un candidat divers droite. Ce résultat est très mauvais pour celui qui l’élu du canton depuis 26 ans. Une baisse de 7,56 points par rapport à 2004, vous avouerez en toute objectivité que ça fait beaucoup. Pour autant, la gauche n’en profite pas vraiment. Fabienne Dugas-Raveneau (PS-PRG, 21,62 %) perd 7,63 points en 7 ans, une fuite compensée largement par Jacques Boisset (EELV, 8,69 %), dont le parti était absent la dernière fois. Jacques Guiard (PCF, 5,09 %) perd lui un point, ce qui fait que la gauche fait du surplace, à 35,39 %. Et cette gauche qui fait du surplace a bien failli se faire exclure du second tour par le score canon de Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie (FN, 20,70 %), qui fait progresser son parti d’autant que Dominique Bussereau baisse. Certes, le royannais est la zone où le Front National est le plus fort dans le département, mais cela reste un record, le précédent avait été établi un certain 21 avril 2002 avec 18,42 % pour Jean-Marie Le Pen et Bruno Megret. Plus localement, à Saint-Georges-de-Didonne, il faut noter que Dominique Bussereau n’est plus majoritaire chez lui, il n’obtient « que » 43,9 % en baisse de plus de 12 points, c’est considérable ! Et ici, la gauche en profite un peu, en passant de 32,4 % à 35,7 %. Quoi qu’il en soit, Dominique Bussereau a tout de même un ballotage facile, mais son score sera scruté à la loupe après cette petite contre-performance du premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>9/Royan-ouest</strong> (passe de la 11<sup>ème</sup> à la 9<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : second tour entre Michel Servit (UMP, 23,43 %) et Laurent Lambrot (PRG-PS, 20,08 %), comme prévu. Le 2 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/02/a-royan-ouest-l%E2%80%99armee-mexicaine-de-la-droite/" target="_blank">A Royan-ouest, l’armée mexicaine de la droite ?</a>), nous nous sommes néanmoins trompé sur l’ordre, nous voyions le candidat radical légèrement devant le sortant et cela ne s’est pas joué autour de 23-25 % mais de 20-23 %. Cela dit, le « reflexe légitimiste » des électeurs de royannais de droite (redondance), dont nous parlions, a bien fonctionné : ils ont envoyé le candidat officiel au second tour. Martial de Villelume (DVD, 17,56 %) sauve l’honneur des candidats dissidents car les autres, Gérard Potennec (DVD, 4,76 %) et Jean-Bernard Prudencio (NC, 3,69 %), font des scores ridicules. Pour Laurent Lambrot, la qualification s’est jouée à peu de choses (73 voix), car il faut dire qu’il souffre de la présence de Jean-Claude Martin (EELV, 8,47 %), il perd autant de terrain que l’écologiste en gagne. Le problème de la gauche, c’est René Renaudet (PCF, 2,93 %), qui divise par deux le score communiste. Enfin, comme dans l’autre canton, ici c’est le Front National qui fait sensation, Philippe de Bretagne obtient 19,09 %. On a longtemps cru qu’il serait au second tour avec Michel Servit, car il est devant Laurent Lambrot dans deux communes dont la partie de Royan. Nous restons sur le pronostic d’avant premier tour d’une victoire de Michel Servit avec un score au moins équivalent à celui de 2004 (54,3 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Michel Servit (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au second tour de Michel Servit (UMP)</span>.</strong></p>
<p><strong>10/Saint-Genis-de-Saintonge</strong> (passe de la 9<sup>ème</sup> à la 10<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : Jacki Quesson (DVD, 44,47 %) est mis en ballotage et même assez nettement, ça, nous ne l’avions pas vu arriver le 11 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/11/a-saint-genis-c%E2%80%99est-rapp-e-pour-la-gauche/" target="_blank">A Saint-Genis, c’est Rapp-é pour la gauche</a>). La concurrence de Daniel Renoulleau (DLR, 7,92 %) a été plus forte que prévue et, donc, décisive. Il faut dire que le candidat « dupont-aigniste » gagne 126 de ses 214 voix à Saint-Fort-sur-Gironde, dont il a été le maire, les résultats sont souvent très mauvais ailleurs. Si on ajoute les scores de ces deux candidats de droite, on arrive seulement à 52,39 % des suffrages, soit, tenez-vous bien, 13,51 points de perdus depuis 2004. Or Guy Chevalier (FN, 13,03 %) ne gagne « que » 4,62 points. Une partie est sans doute allée vers Michel Amblard (MoDem, 8,22 %), un très beau score mais il est loin du second tour, comme certains le pronostiquaient. Il arrive en tête dans la commune du Bois (34 %), mieux, ni les candidats de gauche, ni les candidats de droite ne dépassent son score et donc c’est la seule commune du département où le MoDem obtient une majorité (relative) de suffrages. Ne doutons pas que dans les commentaires ce très bon score à Bois sera vite expliqué ! Enfin, la gauche aussi progresse, elle dépasse même le quart des exprimés (26,36 %), ce qui n’est pas arrivé depuis le passage de Jacques Rapp à droite. Jean-Marc Thomas (PS, 17,44 %), qui sera au second tour, est stable (+0,16) tandis que Fabrice Hauvuy (PG, 2,26 %) est en retrait de près d’un point par rapport au score communiste de 2004. Les progrès de la gauche (+5,90) sont surtout à mettre à l’actif de Gabrielle Joly (EELV, 6,66 %) qui réalise un excellent résultat dans ce canton qui a connu des scores des chasseurs extrêmement puissants il n&#8217;y a pas si longtemps.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au premier tour de Jacki Quesson (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Jacki Quesson (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>11/Saint-Martin-de-Ré</strong> (passe de la 10<sup>ème</sup> à la 11<sup>ème</sup> place des cantons de droite vulnérables) : forcément, il ne reste plus que deux candidats de droite au second tour, Saint-Martin prend naturellement la dernière place du classement de vulnérabilité ! L’affiche du second tour, nous l’annoncions, sans grande originalité, le 7 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/07/a-saint-martin-de-re-le-divorce-avec-gendre/" target="_blank">A Saint-Martin-de-Ré, le divorce avec Gendre ?</a>). Mais notre pronostic de victoire de Patrice Raffarin (DVD, 29,95 %), qui se base sur le scénario d’Ars en 2008 de changement de génération à la tête de l’île de Ré, a du plomb dans l’aile. Les obligés de Léon Gendre (UMP, 39,77 %) ont l’air encore nombreux sur le canton, où il est en tête dans toutes les communes, sauf Rivedoux-Plage, où Raffarin est maire. Cela dit nous maintenons notre pronostic : si une bonne partie du FN (8,15 %) va se reporter sur Gendre, les électeurs de gauche, qui ont déjà en partie voté utile au premier tour, pourraient bien avoir envie de « se payer » le sortant UMP. Et la gauche, parlons-en. Dans le canton sud de l’île de Ré, c’est EELV, avec Sophie Sury (9,84 %) qui est la première force de la gauche, 17 voix devant Pierre Malbosc (PRG-PS, 9,54 %). Enfin, Patrick Guedon (PCF, 2,76 %) perd 1,17 point. Ce sera un second tour serré entre les deux frères ennemis de la droite, mais, donc, nous maintenons notre pronostic d’avant premier tour.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Patrice Raffarin (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Patrice Raffarin (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Hors classement/Pons :</strong> Le conseiller général sortant, Daniel Laurent (UMP, 56,84 %), sénateur depuis 2008, a été réélu au premier tour, nous l’avions pronostiqué le 19 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/19/a-pons-laurent-a-train-de-senateur/" target="_blank">A Pons, Laurent à train de sénateur</a>). Cela dit, il perd beaucoup de terrain en sept ans, plus de 8 points. De ces pertes, tout ne va pas à Claude Rivas (FN, 13,07 %) qui ne gagne « que » 4,76 points. La gauche prend aussi au passage : Dominique Cotta (PRG, 18,34 %), Jean-Luc Guerbois (EELV, 6,64 %) et Antoine Rivera (PCF, 5,11 %) font passer la gauche juste au-dessus de la barre des 30 % des suffrages (+3,36 points). Territorialement, Daniel Laurent est au-dessus des 50 % dans 13 communes, obtient une majorité relative dans cinq autres et la gauche est en tête dans une commune, à Saint-Sever-de-Saintonge, comme par hasard la commune la plus proche de l’agglomération saintaise…</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #3366ff;">Victoire au premier tour de Daniel Laurent (UMP)</span>.</strong></p>
<div id="attachment_1930" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/canto2.png"><img class="size-medium wp-image-1930" title="Tableau des candidats par cantons du second tour." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/canto2-300x163.png" alt="Tableau des candidats par cantons du second tour." width="300" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">Tableau des candidats par cantons du second tour.</p></div>
<h2>Cantons à gauche par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p>Pour les quatre premières places (Archiac, Marans, Rochefort-nord et Burie), referez-vous à &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-sauver-la-droite/" target="_blank">Ces cantons qui peuvent sauver la droite</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span style="font-weight: normal;"><strong>5/Rochefort-sud</strong> (passe de la 8<sup>ème</sup> à la 5<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérable) : Certes, le canton avance dans classement mais hors de question pour nous de considérer, comme la droite et une partie de presse, que le canton peut tomber. Si l’on compte Alexis Blanc comme un divers gauche et surtout si l’on prend en compte le fait qu’il appelle massivement à voter à gauche, celle-ci obtient 56,54 %, soit un progrès considérable de 15,25 points. Notons tout de même que la gauche doit sans doute récupérer les 6,61 points perdus par l’extrême gauche qui tombe à 1,31 %. Certes, Gérard Pons (UMP, 27,22 %) arrive en tête mais il perd 7,59 points par rapport au total des droites de 2004 et surtout Pierre Feydeau (PS-PRG, 25,91 %) est juste derrière. Plus loin, le FN progresse mais peu (+2,98, à 14,94 %), pour arriver dans la moyenne départementale. Ludovic Texier (EELV, 11,45 %) fait un excellent score, il double presque le résultat d’un certain Pierre Feydeau, candidat écologiste il y a 7 ans. Très bon score enfin pour Yves Eugène-dit-Ravet (PCF, 9,35 %), en hausse de près de deux points. Une erreur dans nos pronostics, Alexis Blanc (« Centristes humanistes », 9,83 %), fait plus que les « 5-7 % » dont nous parlions le 18 février dernier (A Rochefort-sud, Feydeau entre en scène) mais sans doute bien moins qu’il ne l’espérait. Pas de changement, évidement, pour notre pronostic.</span></p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>6/Saintes-ouest</strong> (passe de la 9<sup>ème</sup> à la 6<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Aucun problème pour Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG, 33,80 %). Elle arrive en tête et surtout limite ses pertes à 4 points alors que les écologistes, avec Jean-Sébastien Borde (EELV, 15,88 %), font un score tout à fait exceptionnel. Grace à ce résultat, ils sont devant le FN et deviennent la 3<sup>ème</sup> force politique du canton. Lui aussi double le score des Verts en 2004. Michelle Carmouse (PCF, 6,11 %) n’est pas en reste car elle gagne aussi 0,57 point. Du coup, la gauche recueille 55,79 % des suffrages, soit un progrès de près de 4 points. A droite, c’est la débandade. Christian Schmitt (UMP, 24,59 %) fait perdre à la droite 8,15 points. Il est en tête dans une seule commune (Nieul-lès-Saintes) mais est toujours dépassé par la gauche qui obtient une majorité absolue de suffrages dans les 8 autres communes ou partie de commune. Gros score aussi du Front National (15,53 %) soit une « belle » progression de 4,71 points. Le score de Pierre Maudoux (MoDem, 4,09 %) est lui décevant, bien moins qu’il pouvait l’espérer comme nous le notions le 25 février (A Saintes-ouest, un air de famille). Territorialement, notons les quelques belles pointes d’Europe-Ecologie – Les Verts : 17 % à Saint-Georges-des-Coteaux (grosse commune) et Nieul-les-Saintes, 18 % à Préguillac et enfin plus de 19 % à Pessines. Pas de changement de pronostic, la sortante va être largement réélue.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour d’Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour d’Isabelle Pichard-Chauché (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>7/La Rochelle-1</strong> (passe de la 12<sup>ème</sup> à la 7<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Encore une fois, ce n’est pas parce que ce canton avance de cinq places dans le classement des cantons vulnérables que nous le pensons vraiment plus en danger… Gilles Gautronneau (PRG-PS, 37,86 %) va être très largement réélu au second tour, surtout qu’il se retrouve finalement contre Alain Fourcade (UMP, 17,23 %). Le 5 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/05/a-la-rochelle-1-cest-lhistoire-des-gauches/" target="_blank">A La Rochelle-1, c’est l’Histoire des gauches</a>) nous parlions d’un premier tour très serré entre UMP et EELV qui tournerait de peu à l’avantage de ces derniers. Nous nous sommes trompés. De quatre voix. Car Brigitte Desveaux (EELV, 17,06 %), bien que 9,30 points au-dessus du score de 2004, est à un niveau décevant décevant. On a envie de dire « tout ça pour ça ? » Finalement, Gilles Gautronneau ne perd que 2,51 points, il n’est vraiment en retrait que les bureaux de Vaugouin – Basse-Bretagne (1) et de La Pallice (2) où il perd 12 et 6 points mais reste quand même à 42 % et 38 %&#8230;loin de devant les écolos qui gagnent certes 14 points dans ces deux bureaux mais restent à 19 % et 21 %. La droite, elle s’effondre, à 17 % donc, elle perd plus de 8 points dans ce canton où elle était déjà dramatiquement faible. Le FN fait un bon score (15,37 %), un bond de 5,5 points, il est même régulièrement devant l’UMP. Nous reviendrons un peu plus en détail sur les cas rochelais, à tête reposée après les élections. Pour demain, l’enjeu est de voir les reports de voix des écologistes, sans aucun doute très mauvais sur Gilles Gautronneau, même si toutes les voix vertes ne sont pas liées aux polémiques, nous y reviendrons. Le sortant pourra s’estimer heureux s’il réédite son score du second tour de 2004 (67,7 %).</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Gilles Gautronneau (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Gilles Gautronneau (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>8/La Rochelle-5</strong> (passe de la 10<sup>ème</sup> à la 8<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : C’est vrai, la droite était absente en 2004, il n’empêche, le score de celle-ci (19,45 %) et de son principal candidat, Xavier de Bonnaventure (UMP, 16,68 %), sont tout simplement ridicule. La faute à une stratégie du dédain de ces élections cantonales de la part de la « majorité départementale ». La gauche perd mécaniquement du terrain puisque la droite « modérée » faisait son retour. Alors, Yann Juin (PRG-PS, 43,21 %) perd plus de 20 points par rapport au score de Jack Proust en 2004 mais ce n’est évidemment pas pertinent. Bénédicte Béconnier (EELV, 13,26 %) progresse un peu dans ce contexte de plus forte concurrence, tout comme Yvonne Gaborit (PCF, 9,66 %) qui réalise un très beau score, en progression de 2,16 points tout de même. Il faut bien entendu noter que le FN se maintient à un haut niveau (14,41 %), il ne faut d’ailleurs pas grand-chose pour qu’il passe devant l’UMP, alors qu’il semblait avoir déjà fait le plein en 2004, sans candidat UMP justement à l’époque. Au second tour, évidemment, aucun problème pour Yann Juin qui devrait l’emporter avec plus de 70 % des suffrages.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Yann Juin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Yann Juin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>9/La Rochelle-3</strong> (passe de la 13<sup>ème</sup> à la 9<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : comme prévu, Marilyse Fleuret-Pagnoux (PRG-PS, 45,15 %) a été mise en ballotage. Elle perd 11,17 points largement compensés par le très bon score de Dominique Steinkrietzer (EELV, 13,58 %). Brahim Jlalji (PCF, 5,94 %) perd un peu moins d’un point par rapport à son score d’il y a sept ans. Au final, la « gauche municipale » progresse légèrement de 1,51 point. Mais cette progression ne compense pas la chute de l’extrême gauche qui passe de 7,70 % à 1,94 %. A droite, le seul candidat non sortant à avoir vraiment mené campagne à La Rochelle, Aurélien Bon (UMP, 21,46 %) ne progresse que de 0,58 point. C’est dire. Quand elle ne fait pas campagne, la droite baisse ou s’effondre, quand elle fait campagne, elle stagne. Et encore, il baisse d’un ou deux points dans 4 bureaux sur 6, notamment à Mireuil. Sur cette zone, il est même dépassé par Maxime Polin (FN, 11,93 %). En effet, dans les bureaux 15 (Gaston Balande – Le Parco), 16 (Luxembourg – Jules Cheret) et 17 (Cours Dame-Hilaire), c&#8217;est-à-dire les bureaux mireuillais, la première force de droite, c’est le Front National. Dans les deux bureaux du côté de Fetilly ce n’est pas bien mieux pour la droite. Marylise Fleuret-Pagnoux sauve même ses 50 % dans le 19 (Bel-Air est – Franck Espoir) et Aurélien Bon n’est en tête que pour trois voix dans le 20 (Jericho – Tennis club). La gauche y est néanmoins largement majoritaire (56,76 %), notamment grâce aux 19 % d’EELV. Aucun problème pour la sortante qui devrait recueillir plus de 70 % des voix.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>10/Montendre </strong>(passe de la 11<sup>ème</sup> à la 10<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : Le chef de file des socialistes au conseil général, Bernard Lalande (PS-PRG, 49,42 %) manque de très peu l’élection au premier tour. Il lui manque précisément 17 voix. A titre personnel, il engrange 3,80 points, mais comme Isabelle Maleplate (PCF, 3,62 %) perd près de 5 points (!), la gauche est en léger recul d’un peu plus d’un point. Notons que le PCF, qui n’avait perdu qu’un point en 2004, dans un contexte bien plus difficile pour lui sur le département, nous l’avions noté le 23 février (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/23/a-montendre-lalande-sur-ses-terres/" target="_blank">A Montendre, Lalande sur ses terres</a>), décroche vraiment cette année dans le canton. La droite, avec Marie Gruel (UMP, 28,80 %) et Jean-Guy Tillet (DVD, 6,14 %) n’en profite pas et fait du sur-place. C’est Patrick Debernard (FN, 12,02 %), qui gagne 1,17 point, qui en profite le plus. Notons que Berland Lalande fait ici un meilleur score que Dominique Bussereau dans son canton, alors que Montendre et moins facile pour la gauche que Royan-est pour la droite. Le sortant, maire de Montendre, devrait être confortablement réélu dimanche.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Bernard Lalande (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Bernard Lalande (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>11/Aigrefeuille-d’Aunis</strong> (passe de la 6<sup>ème</sup> à la 11<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : contrairement à ce qu’on a cru une bonne partie de la soirée de dimanche, il n’y aura pas de second tour entre le PS et le FN. Olivier Duquerroy (NC, 18,16 %) n’est que 12 voix devant Hélène de Crémiers (FN, 17,84 %), celle-ci le devance dans tout de même 5 communes sur 11. Ce score de l’extrême droite est très surprenant dans ce canton qui n’avait donné que 13 % à ce camp à son moment le plus fort : le 21 avril 2002. Par rapport à la dernière cantonale, c’est 8,5 points que le FN gagne. La droite, elle, s’effondre, malgré les 6,80 % du divers droite Bertrand Damy (qui aurait porté une grave responsabilité en cas de qualification du FN au second tour), elle perd 9,32 points. La gauche se porte très bien, Christian Brunier (PS-PRG, 49,34 %) frôle l’élection au premier tour, nous en parlions dès le 13 février (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/13/a-aigrefeuille-un-el-de-gauche-sinon-rien/" target="_blank">A Aigrefeuille, une élu de gauche sinon rien !</a>), même s’il perd un peu moins d’un point par rapport au total de la gauche non-communiste en 2004. Le PCF, parlons-en, il réalise un très beau résultat dans le canton (7,9 %), en progrès de 2,35 points, avec quelques sommets intéressants (13 % à Forges, 17 % à Virson). Bien sûr, Christian Brunier va largement l’emporter demain.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Christian Brunier (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Christian Brunier (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>12/Saujon</strong> (passe de la 6<sup>ème</sup> à la 12<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : razzia pour Pascal Ferchaud (PRG-PS, 50,50 %), seulement condamné à un second tour par la faible participation. Le 28 février (A Saujon, battre le Ferchaud), nous disions déjà que le candidat PRG-PS ferait autour de 50 %. Il est en tête partout et la gauche obtient une majorité absolue de suffrage partout, sauf à Luchat, où Jacky Ragonneaud (UMP, 17,01 %) sauve l’honneur. Car c’est bien l’honneur de la droite qui a été perdu lors cette campagne cantonale à Saujon. La piètre qualité du seul candidat de droite en lice fait qu’il est dépassé par Patrice Audibert (FN, 20,16 %). Le Front National devance l’UMP dans 9 des 13 communes du canton dont quelques très bon score : 23 % à Saint-Romain-de-Benet et Sablonceau, 25 % à Médis et 27 % à Nancras. La droite perd au total plus de 20 points, une catastrophe. Jean-Philippe Alix (EELV, 7,83 %) fait un score très honnête, et arrive même troisième devant l’UMP à Balanzac, et Nathalie Dallet (PCF, 4,50 %) perd 0,75 points. Cela fait que la gauche gagne près de 12 points en 7 ans et arrive à 62,83 %. Le défi pour Pascal Ferchaud est bien sûr de faire le plus haut score possible face au Front National.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pascal Ferchaud (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Pascal Ferchaud (PRG-PS)</span>.</strong></p>
<p><strong>13/La Rochelle-6</strong> (passe de la 14<sup>ème</sup> à la 13<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables) : la gauche va évidemment garder ce canton puisqu’elle a réussi à en exclure la droite, comme nous nous l’annoncions dès le 8 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/08/a-la-rochelle-6-les-maux-de-la-gauche/" target="_blank">A La Rochelle-6, les maux de la gauche</a>). Il faut dire qu’aujourd’hui, la droite modéré dans le canton 6 de La Rochelle, c’est moins de 16 % (-7,9 points) des suffrages et pour qualifier ce piètre résultat, les mots manquent, il faut bien l’avouer. Loin derrière Denis Leroy (PS-PRG, 38,43 %) on trouve donc en deuxième position Jean-Marc Soubeste (EELV, 16,21 %), une cinquantaine de voix devant Gérard-François Bournet (UMP, 14,75 %). Arnaud Jaulin (MoDem, 6,82 %) fait un bon score, sans plus. Il faut noter la très belle performance de Jessica Dulauroy (PCF, 9,71 %) qui, avec un gain de 2,43 points, permet à son parti de tutoyer à nouveau les 10 %. Demain, il y a de l’enjeu, car, souvenez-vous, en 1999, lors de la partielle, une poignée de voix seulement avaient départagés les deux candidats de gauche du second tour. Bien sûr, cette fois, Jean-Marc Soubeste part avec bien plus de retard sur Denis Leroy que Juliette Libert (PCF) sur Joseph Mallet (PRG) à l’époque, mais le candidat écologiste pourrait bien accrocher les 40 % des voix. Cela dit, nous maintenons notre pronostic.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Denis Leroy (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Hors classement/Saint-Jean-d’Angély :</strong> beaucoup vous disent que ce n’est pas une surprise, mais quand même. Une victoire aussi large de Jean-Yves Martin (PRG-PS, 57,45 %), dès le premier tour, c’est une très forte performance. Il y avait pourtant des « obstacles » à gauche avec Gabriel Délicourt (EELV, 5,97 %), qui fait tout de même un résultat loin d’être ridicule dans ce contexte, et Gérard Adam (PCF, 5,00 %), qui régresse un peu. Au total, la gauche obtient 68,43 %, soit 11,60 points de plus qu’en 2004 et c’est évidemment considérable. Elle obtient une majorité absolue de suffrages dans toute les communes du canton, y compris le chef-lieu, qui a basculé à droite en 2008. Et c’est là le principal échec. Après trois ans de gestion municipale de droite à Saint-Jean-d’Angély, celle-ci fait 18,18 % sur le canton avec Jacques Castagnet, soit une fuite considérable de près de 16 points en 7 ans. Sur le chef-lieu, l’UMP fait 21,9 % seulement et perd 12 points. Beau bilan pour Paul-Henri Denieuil, le maire depuis 2008. Ce sont bien des voix qui vont vers la gauche puisque le FN (13,39 %) ne gagne « que » 4 points. Ce franc succès met en orbite Jean-Yves Martin en vue de la municipale de 2014. Lui qui n’avait pas voulu mener de liste en 2008, tout en apportant un soutien distant à la liste du socialiste sortant Jean Combe va peut-être changer d’avis dans les trois ans à venir. Le 8 février dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/02/08/a-saint-jean-dangely-le-match-retour-de-2008/" target="_blank">A Saint-Jean-d’Angély, le match retour de 2008</a>), reconnaissons que nous nous sommes trompé en voyant le vainqueur mis en ballotage.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Jean-Yves Martin (PRG-PS)</span>.</strong></p>
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		<title>Ces cantons qui peuvent sauver la droite.</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/24/ces-cantons-qui-peuvent-sauver-la-droite/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 22:07:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[canton d'Archiac]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Burie]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Marans]]></category>
		<category><![CDATA[canton de Rochefort-nord]]></category>
		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Charente-Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Marcilly]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme nous le disions dès lundi, la tendance est favorable à la gauche mais attention…la droite, qui détient le département depuis 26 ans et qui s’est déjà sorti de situations complexes, n’a pas dit son dernier mot. Focus donc aujourd’hui sur les cantons qui peuvent sauver la majorité de Dominique Bussereau.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Marcilly-Sylvie-DR-3.png" width="240" />
		</p><div id="attachment_1922" class="wp-caption alignright" style="width: 383px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Marcilly-Sylvie-DR-3.png"><img class="size-full wp-image-1922  " title="Marcilly Sylvie (DR) 3" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/Marcilly-Sylvie-DR-3.png" alt="Sylvie Marcilly. A Rochefort-nord, &quot;l'effet Marcilly&quot; se fait encore attendre. (photo : DR)" width="373" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Sylvie Marcilly. A Rochefort-nord, &quot;l&#39;effet Marcilly&quot; se fait encore attendre. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Comme nous le disions dès lundi, la tendance est favorable à la gauche mais attention…la droite, qui détient le département depuis 26 ans et qui s’est déjà sorti de situations complexes, n’a pas dit son dernier mot. Focus donc aujourd’hui sur les cantons qui peuvent sauver la majorité de Dominique Bussereau.</strong></em></p>
<h2>Canton à gauche, cibles de la droite, par ordre de vulnérabilité :</h2>
<p><strong>1/Archiac (canton cible gagnable pour la droite) :</strong> pas de changement par rapport à avant le premier tour. Même à Archiac la poussée de la gauche est forte : 9,66 points de gagnés pour le seul candidat de l’opposition départementale, le sortant Michel Lachaize, par rapport au total des gauches de 2004. Il réalise un excellent score, mais, comme prévu, absolument pas suffisant pour garder l’espoir en vue du second tour.</p>
<p>Le 12 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/12/a-archiac-lachaize-ejectable/" target="_blank">A Archiac, Lachaize éjectable ?</a>), nous annoncions une élection au premier tour de Chantal Guimberteau (DVD, 47,61 %) et nous nous sommes trompés, pour une grosse centaine de voix. Cela marque bien la poussée de la gauche qui a eu lieu dans certains cantons. Car en perdant 13,87 points par rapport au total des trois candidats de droite de 2004, la « majorité départementale », même si elle est assurée de l’emporter au second tour, connait un petit échec. La droite ne fait pas de la place qu’à Michel Lachaize (PS-PRG, 38,77 %), qui fait un très bon score dans ce canton difficile, mais aussi au Front National de Bernard Roy qui sera l&#8217;arbitre du second tour avec ses 13,62 %. Mais l’avance de Chantal Guimberteau est suffisante pour être sereine en vue de dimanche. Michel Lachaize peut se consoler en voyant qu’il est en tête dans 4 des 16 communes du canton, dont 2 avec la majorité absolue des suffrages.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au premier tour de Chantal Guimberteau (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #99ccff;">Victoire au second tour de Chantal Guimberteau (DVD)</span>.</strong></p>
<p><strong>2/Marans (canton cible jouable pour la droite) </strong>: par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « difficile » à « jouable » pour la droite et de la 4<sup>ème</sup> à la 2<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables. Les chiffres ont parfois des apparences trompeuses et c’est particulièrement le cas pour les résultats du premier tour dans ce canton de Marans. Effectivement, Bernard Ferrier, lui seul, double son score du premier tour d’il y a sept ans mais à y regarder de plus près, son score est en retrait de 1,76 point par rapport à son score de 2004, additionné à celui du candidat divers gauche de l’époque, Gilles Plaire, qui avait fait 16,5 %. Le ballotage de Bernard Ferrier parait donc encore plus difficile qu’en 2004…mais dans le même temps la droite, avec Patrick Blanchard et Robert Arcouet, est elle aussi en retrait, de 4,18 points. Au final, la droite rassemble 39,42 % et la gauche 36,79 %. Les électeurs arbitres sont très nombreux.</p>
<p>Le 9 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/09/a-marans-ferrier-ne-doit-pas-chomer/" target="_blank">A Marans, Ferrier ne doit pas chômer</a>), nous ne nous sommes pas trompé sur le fait que Bernard Ferrier (EELV-PS-PRG, 31,32 %) serait en tête du premier tour, n’ayant la concurrence à gauche de de Daniel Boutet (PCF, 5,47 %, stable). Pas très loin derrière on retrouve bien Patrick Blanchard (UMP, 27,40 %) qui a effectivement été handicapé par le score de Robert Arcouet (DVD, 12,02 %). Celui-ci a laissé planer le doute sur ses intentions en vue du second tour avant, logiquement, d’appeler à voter pour le candidat officiel de la « majorité départementale ». Le second tour va être extrêmement serré, nous l’avions déjà dit, et son issue réside dans l’attitude au second tour des électeurs de Françoise Rabouant (FN, 14,08 %) et de Michel Maitrehut (MoDem, 9,72 %), dont nous avions annoncé l’étiage. Pour les électeurs de Front National, le constat est à peu près le même d’ailleurs, il parait évident que tous ne se reporteront pas sur l’UMP au second tour, seule une partie le fera. Dans notre analyse du 9 mars, nous disions que les électeurs de Michel Maitrehut avaient permis les victoires au second tour de Bernard Ferrier à la cantonale de 2004 et la municipale de 2008. Or, après quelques années au pouvoir, on constate que le score du maire du chef-lieu est mauvais sur sa propre commune (28,9 %), est-ce le début d’un désaveu ? Est-ce que les électeurs centristes seront intéressés par le revirement de la droite maritime sur la question du contournement routier de Marans ou est-ce que, justement, cette volte-face leur paraitra un peu trop soudaine ? Ce sont les questions qui se posent en vue du second tour et qui nous poussent à retirer notre pronostic d’avant premier tour, la situation est devenue trop incertaine.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #008000;">Victoire au second tour de Bernard Ferrier (EELV)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>3/Rochefort-nord (canton cible difficile pour la droite) :</strong> par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « gagnable » à « difficile » et de la 2<sup>ème</sup> à la 3<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables. Cela n’a été que très peu, voire pas du tout remarqué, mais les faits sont là : « l’effet Marcilly » se fait encore attendre au regard des résultats du premier tour de la cantonale à Rochefort-nord. La droite n’obtient que 42,33 %, dont tout de même 6,07 % pour le candidat dissident, Dominique Droin (sa présence étant déjà un symptôme du non-effet Marcilly à ce premier tour), soit 2,22 points de moins qu’il y a sept ans. Sylvie Marcilly n’est décidément pas la « Mickaël Vallet de l’UMP » car sur sa propre commune, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne fait pas le plein : 47 %, c’est évidemment très bien dans l’absolu, mais c’est tout juste le même score que tous les candidats de droite au premier tour en 2004. La droite ne progresse à Fouras que grâce aux 5,9 % du divers droite. 52,9 % pour la droite sur la commune, certes, c’est finalement un score proche de celui de la gauche à Marennes, sauf que Fouras, c’est une ville de droite et Marennes, historiquement, l’est aussi. Au final, ce maigre score (relatif) dans la plus grosse commune du canton, qui était censé être le point fort de l’UMP, se ressent dans le résultat.</p>
<p>Le 19 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/19/a-rochefort-nord-contradictions-paradoxes-et-indecision/" target="_blank">A Rochefort-nord, contradictions, paradoxes et indécision</a>), nous annoncions que la situation pour la gauche n’avait jamais été aussi bonne et effectivement elle a progressé. André Bonnin (PS-PRG, 32,19 %) perd moins que ce que gagne Gérard Garder (EELV, 7,86 %), qui soutenait la candidature socialiste en 2004. Céline David (PCF, 3,26 %) résiste très bien et progresse même légèrement de 0,09 point (ils ne sont pas si nombreux les cantons où les communistes progressent) et Didier Lesquelen (« Centriste humaniste », 1,59 %) a appelé a voté massivement pour la gauche. Celle-ci réunie donc 44,9 % et si le ballotage d’André Bonnin reste complexe, il est paradoxalement plus « facile » qu’en 2004. Le socialiste a marqué des points, mais pas suffisamment pour que nous changions notre pronostic en sa faveur. Nous restons dans l’indécision, l’élection va se jouer, comme ailleurs, sur le report des voix frontistes et sur une éventuelle plus grande mobilisation des électeurs populaires dans les quartiers de Rochefort concernés.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : trop indécis.</strong></p>
<p><strong>4/Burie (canton cible difficile pour la droite) </strong>: par rapport à avant le premier tour, le canton passe de « jouable » à « difficile » et de la 3<sup>ème</sup> à la 4<sup>ème</sup> place des cantons de gauche vulnérables. La gauche peut crier « ouf », enfin pas tout à fait, il faudra bien sur attendre dimanche soir. Mais le plus difficile semble fait à Burie, canton que le Parti Socialiste devrait conserver. Certes, le score de Fabrice Barusseau est très en en retrait par rapport aux scores des deux candidats PS et divers gauche de 2004 (-8,58 points), mais c’est largement compensé par les autres partis de gauche. La droite, elle, recule de plus de 10 points (si on ne compte pas Joël Joanny avec, ce qui suscite débat), et perd quasiment tout espoirs de l’emporter. Mais méfiance, car le FN réalise aussi ici un gros score (13,5 %).</p>
<p>Le 17 mars dernier (<a href="http://www.lrpol.fr/2011/03/17/a-burie-la-gauche-dans-le-brouard/" target="_blank">A Burie, la gauche dans le Brouard</a>), nous disions que Fabrice Barusseau (PS-PRG, 29,18 %) serait largement devant, une vraie réussite pour ce candidat que l’on disait moins bien implanté que les autres. Mais nous ne donnions pas de pronostic sur qui le suivrait au second tour. Et effectivement se fut serré entre Alain Seris (DVD, 19,30 %) et Michel Nadaud (DVD, 17,87 %), un peu plus de 30 voix séparent les deux hommes. Il faut noter les excellents scores de Jean-Yves Boiffier (PG, 5,15 %), qui augmente de 0,72 point le score du PCF en 2004, et surtout de Laurence Henry (EELV, 11,64 %). La candidate écologiste, qui connait quelques ratés dans certaines communes, connait aussi de très bons scores à Ecoyeux et Dompierre-sur-Charente (15 %), Saint-Sauvant (16 %), Saint-Césaire (17 %) et enfin Saint-Bris-des-Bois (22 %). Un exemple d’implantation écologiste dans une zone rurale qui manquait lors des bons résultats des élections européenne et régionale dans le département. Bien sûr, devant ce ballotage bien plus favorable que nous le pensions en faveur de Fabrice Barusseau, nous maintenons notre pronostic d’avant premier tour. Alors pourquoi laisser le canton en cible de la droite ? Simplement parce que même si la gauche progresse nettement, elle reste relativement éloignée des 50 % (près de 46 %, si on ne compte pas Joël Joanny), c’est donc une précaution.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol avant le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Fabrice Barusseau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
<p><strong>Pronostic LRpol après le 1<sup>er</sup> tour : <span style="color: #ff0000;">Victoire au second tour de Fabrice Barusseau (PS-PRG)</span>.</strong></p>
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		<title>Coup de barre à gauche, mais&#8230;</title>
		<link>http://www.lrpol.fr/2011/03/22/coup-de-barre-a-gauche-mais/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 00:03:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses électorales]]></category>
		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Charente-Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[La Rochelle]]></category>
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		<description><![CDATA[Le vernis de certitudes de la « majorité départementale », qui a avait commencé à craqueler ces derniers jours, a fini, hier soir, par éclater pour laisser place au stress et à l’inquiétude chez Dominique Bussereau et ses proches devant le résultat calamiteux de la droite maritime. A l’inverse, l’opposition de gauche consolide ses positions, se renforce et est en bonne position pour faire basculer le département. Le Front National devient, pour la première fois, l’arbitre d’une élection en Charente-Maritime et détient les clefs du second tour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/affiches-léoty.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1914" class="wp-caption alignright" style="width: 383px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/affiches-léoty.jpg"><img class="size-full wp-image-1914  " title="Affiches à Port-Neuf." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/03/affiches-léoty.jpg" alt="Les affiches devant le bureau de vote de Port-Neuf. (photo : Xavier Léoty)" width="373" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Les affiches devant le bureau de vote de Port-Neuf. (photo : Xavier Léoty)</p></div>
<p><strong><em>Le vernis de certitudes de la « majorité départementale », qui a avait commencé à craqueler ces derniers jours, a fini, hier soir, par éclater pour laisser place au stress et à l’inquiétude chez Dominique Bussereau et ses proches devant le résultat calamiteux de la droite maritime. A l’inverse, l’opposition de gauche consolide ses positions, se renforce et est en bonne place pour faire basculer le département. Le Front National devient, pour la première fois, l’arbitre d’une élection en Charente-Maritime et détient les clefs du second tour.</em></strong></p>
<p>Nous entrons dans l’entre-deux tours du scrutin cantonal sans doute le plus indécis de l’histoire de la Charente-Maritime depuis au moins 30 ou 40 ans. Cette élection est en effet ouverte car, plus que jamais, le département peut basculer. Rappelons-le une nouvelle fois, la gauche doit, dimanche soir, faire en sorte que son gain net soit de trois sièges, pour faire basculer le département. Pour reprendre notre échelle des cantons cibles « gagnables », « jouables » ou « difficile », nous considérons que le défi de la gauche est passé le « difficile » à « jouable ». C’est pas gagné, et les ténors de la gauche locale le reconnaissent volontiers en privé, mais la tendance est favorable. Car hier, l’opposition de gauche est arrivée largement en tête du scrutin. Les candidats de l’alliance PS-PRG, les candidats écologistes, les candidats du Front de Gauche et les quelques candidats « divers gauche » réunissent 47,37 % des suffrages sur les 26 cantons. Un résultat en net progrès de 3,67 points par rapport au premier tour de 2004. C’est surtout le fait d’Europe-Ecologie – Les Verts, qui, avec 9,32 % (sur 21 cantons), progresse de 3,82 points. Les gains de l’alliance PS-PRG et des divers gauches, 0,84 points (à 33,14 %, sur 25 cantons), compensent à peine les nouvelles pertes du PCF qui, malgré le Front de Gauche, ne fait que 4,91 % (sur 25 cantons), en baisse d’un point. Ces 47,37 % des voix représentent, tout simplement, le meilleur score de la gauche modérée à des élections cantonales en Charente-Maritime depuis le basculement du département à droite, en 1985. Si bien que, en termes de cantons, sur les six cibles que nous avions isolées, et bien la gauche est plus que jamais en passe de l’emporter. Dans quatre cantons, le ballotage lui est favorable : à Marennes, à Saint-Pierre-d’Oléron, à La Rochelle-4 et à Surgères. Dans deux autres, la gauche progresse mais la droite est toujours devant. Devant, mais pas suffisamment en avance pour être tout à fait sereine en vue du second tour, il s’agit des cantons de Loulay et surtout de Montlieu-la-Garde.</p>
<h2>Sanction pour la « majorité départementale ».</h2>
<p>A droite, on transpire à grosses gouttes, car paradoxalement, la majorité est bien plus en danger que dans l’entre-deux tour de 2008, où elle n’avait qu’un seul siège d’avance. Par rapport à 2004, la droite (UMP et divers droite) chute de près de 6 points et tombe largement sous les 40 %, pour la première fois depuis qu’elle dirige le département, à 35,95 %. Cette fois sa y est, les certitudes, pour ne pas dire la condescendance, affichés par la « majorité départementale », Dominique Bussereau en tête, pendant toute la campagne, a laissé la place aux doutes. La droite perd son sang-froid, il suffit pour s’en convaincre d’écouter (et surtout voir) le commentaire fait par le président du département au sujet des résultats du premier tour. On a rarement vu Dominique Bussereau si stressé, si peu détendu jusqu’à avoir une position envers le FN peut-être encore plus dangereuse que celle de Jean-François Copé, quand il dit, l’air un peu sonné, qu’il n’a « rien à dire aux électeurs du Front National ». Le chef de l’UMP a perdu en lucidité en qualifiant le retard de 12 points de la droite sur la gauche de « premier tour équilibré ». C’est faux. C’est faux quand on parle de pourcentages, mais c’est aussi faux quand on parle de cantons. Car, on l’a dit, la dynamique est favorable à la gauche dans 4 voire 6 cantons alors que la droite ne peut encore espérer l’emporter que dans 2 ou 4 cantons, grand maximum. Surtout, l’UMP et les divers droite connaissent l’humiliation d’être éliminé du second tour dans trois cantons, elle frôle cette exclusion dans deux autres cantons pour une poignée de voix. Dans 10 cantons sur 26, ses candidats réunissent moins de 30 % des suffrages (notamment à La Rochelle, nous y reviendrons), la gauche n’étant en dessous de ce niveau que dans deux cantons.</p>
<p>Et puis, bien entendu, l’autre grand vainqueur de ce premier tour, après la gauche, c’est le Front National. Comme au niveau national, le parti d’extrême droite connait une forte poussée dans notre département, à 14,64 %, soit une hausse de 4,54 points. C’est le meilleur score historique du parti en Charente-Maritime. Sa présence au second tour dans deux cantons, à Marennes et à Saujon, dans des duels contre l’alliance PS-PRG, est aussi tout à fait historique. Le FN progresse partout, même si dans certaines zones il reste bas, comme à La Rochelle-4, Loulay ou Tonnay-Boutonne. En revanche, il caracole dans les cantons du royannais, où il dépasse les 20 %. C’est beaucoup, même pour Royan, mais là où la surprise est la plus grande, c’est de voir le FN à un haut, voire à un très haut niveau dans le nord du département. A part dans le canton 4, le FN dépasse les 10 % dans les autres cantons rochelais. Un succès acquis dans les quartiers populaires, comme dans les cantons 1 et 6, où le FN dépasse pour la première fois le Parti Communiste. IL progresse aussi, et c’est plus surprenant, dans les zones péri-urbaines, comme dans le canton 5, où, plus loin, à Aigrefeuille et dans certaines communes du canton de Marans (20 % à Charron et Villedoux). Il faut le reconnaitre, dans nos pronostics, nous n’avons pas vu venir ce fort pourcentage. Mais si on ne doit pas sous-estimer cette montée du FN, il ne faudrait pas non plus la sur-interpréter. D’abord, à cause du très fort taux d’abstention. On le sait, les électeurs des extrêmes sont souvent les plus motivés et se déplacent quoi qu’il arrive. Au final, ce net progrès de plus de 4 points ne se traduit « que » par 1.700 voix de plus par rapport à 2004 (sur un capital de plus de 15.000). Et puis, la majorité des candidats du Front National sont des gens qui n’ont absolument pas fait campagne, que leurs électeurs ne connaissent même pas, ils surfent sur la « vague bleue Marine ». On est donc loin, d’après nous, d’un vote d’adhésion massif. Au final, les électeurs du Front National seront les arbitres des scrutins dans une demi-douzaine de cantons, car il est évident qu’ils n’iront pas tous sur les candidats de droite au second tour. Beaucoup iront se réfugier dans l’abstention et certains iront, de manière résiduelle, vers la gauche tant il est certain que cette progression se fait aussi sur l’autre côté de l’échiquier politique.</p>
<h2>L’autorité de Dominique Bussereau mise en cause.</h2>
<p>Le FN connait un succès renforcé par l’effet symbolique de sa présence au second tour dans deux cantons. Cela marque encore plus l’échec cuisant de la droite modérée. La « majorité départementale » a traité par-dessus la jambe ces élections cantonales, on le susurrait un peu avant, mais c’est confirmé par les mauvais résultats du premier tour. Ce sont les choix fait par Dominique Bussereau qui sont en cause. On pense évidemment au « suicide électoral » incroyable de la droite à Marennes. A Aigrefeuille, c’est un divers droite qui manque pour 12 voix de faire passer le FN au second tour, comme on l’a cru une partie de la soirée. C’est là son autorité qui est en cause. Plus globalement, certains choix de candidats ont été faits avec une très grande légèreté. A La Rochelle, c’est criant dans les cantons 1, 5, 6… et on n’ose parler du 4. A Saint-Jean-d’Angély, moins de 20 %, idem à Saujon où l’UMP avait choisi le président d&#8217;une communauté de commune en déliquescence. Tout cela fait que l’on peut vraiment considérer que le leadership de Dominique Bussereau est entamé. Son ballotage, facile certes, mais très sévère dans son canton, à 43 %, en est un symbole éclatant. Il faut noter qu’il perd, sur sa propre commune, 12 points, à 44 %.</p>
<p>Enfin, il faut terminer cette première analyse globale du premier tour par le plus grand scandale démocratique et républicain de ce scrutin. Ce n’est pas l’abstention. Ce n’est pas le score du Front National. C’est le fait que, même avec 12 points de retards sur la gauche, et bien le second tour n’est « que » très ouvert et que la droite peut très bien garder la majorité dimanche. C’est la faute au mode de scrutin uninominal majoritaire, obsolète, et au découpage cantonal inique de la Charente-Maritime. Si le mode de scrutin avait été celui des régionales, en toute logique vu les résultats du premier tour, la gauche serait en passe d’obtenir une nette victoire au second tour. Il est très probable que, dimanche soir, si la gauche échoue à 25 sièges contre 26, elle représente beaucoup plus de charentais-maritime que la « majorité » (sic).</p>
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		<title>D.Bussereau : &#171;&#160;Rester majoritaire en tout cas.&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 12:09:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Charente-Maritime]]></category>
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		<description><![CDATA[Le président du département, très serein depuis le début de la campagne cantonale, n’a pas changé de ligne en nous recevant dans son bureau de député à l’Assemblée Nationale. Dominique Bussereau a en effet accordé un long entretien à LRpol avec au programme les cantonales, sa présidence du département, mais aussi sa carrière et son avenir politique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_213" class="wp-caption alignright" style="width: 335px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2008/03/bussereau.jpg"><img class="size-full wp-image-213" title="Dominique Bussereau" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2008/03/bussereau.jpg" alt="Dominique Bussereau, président UMP sortant du conseil général de la Charente-Maritime. (photo : DR)" width="325" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau, président UMP sortant du conseil général de la Charente-Maritime. (photo : DR)</p></div>
<p><em><strong>Le président du département, très serein depuis le début de la campagne cantonale, n’a pas changé de ligne en nous recevant dans son bureau de député à l’Assemblée Nationale. Dominique Bussereau a en effet accordé un long entretien à LRpol avec au programme les cantonales, sa présidence du département, mais aussi sa carrière et son avenir politique.</strong></em></p>
<p>Pendant une heure, Dominique Bussereau a donc accepté de nous recevoir à Paris. Celui qui est redevenu député UMP de la quatrième circonscription de la Charente-Maritime en décembre, un mois après sa sortie du gouvernement, retrouve un petit bureau de parlementaire à la prestigieuse adresse du 126 rue de l’Université. Pendant ce long entretien la campagne des élections cantonales prend évidement une large place. Serein, il quitte pourtant parfois ses habits d’homme politique « sympathique » pour tacler, parfois durement, ses adversaires : Mickaël Vallet, Bernard Lalande, Fabienne Dugas-Raveneau ou Régine Joly ne sont pas épargné tout comme parfois Maxime Bono. Il s’efforce d’expliquer qu’il n’y a pas de différence entre sa gestion et celle de Claude Belot voire même qu’il n’y a quasiment jamais de différence entre les votes de la majorité et de l’opposition au conseil général.</p>
<p>Mais nous voulions aussi parler avec lui de sa carrière politique, déjà longue même s’il n’a « que » 58 ans, dans la région de Royan et de son avenir politique, alors qu’il a toujours affirmé ne pas vouloir terminer sa carrière politique trop tard. Enfin, il a accepté de nous donner son pronostic chiffré sur l’issue des élections cantonales des 20 et 27 mars prochain.</p>
<p>Quand on parle à Dominique Bussereau de la situation avant 2004, la même qu’aujourd’hui (28 contre 23), et où la gauche était devenue virtuellement majoritaire, il préfère rappeler les résultats des cantonales de 2008. Il se dit globalement confiant.</p>
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<p>Le leader de la droite donne de nombreux cantons où sa majorité a des espoirs de conquête mais qu’un seul canton où il a des doutes, et encore, pas à cause de l’opposition : Marennes.</p>
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<p>On reste justement sur le cas de Marennes, qui intrigue, puisque c’est le seul canton où il y a une « primaire officielle ». Le conseiller général sortant n’est pas assez « fiable » ?</p>
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<p>Toujours à Marennes, Dominique Bussereau a des mots assez dure pour le candidat socialiste, maire du chef-lieu depuis 2008, Mickaël Vallet.</p>
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<p>Sur le cas de Burie, nous demandons à Dominique Bussereau s’il ne ménage pas la chèvre et le chou en confirmant l’investiture à Alain Seris mais en assurant Michel Nadaud de son amitié.</p>
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<p>On dit que les candidats divers droite non investi par la majorité départementale à Royan-ouest et Saint-Martin-de-Ré ont le soutient officieux de Dominique Bussereau. Il réfute.</p>
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<p>Le président du département a déjà répondu sur la question des « étiquettes à ne pas montrer dans les cantons ». Il a déjà expliqué que « sa » majorité était diverse. Alors, nous lui avons demandé quelle était la plus-value dans la politique du département de cette « majorité ouverte » par rapport à une majorité de droite « monolithique ».  Il explique que les sujets départementaux ne sont pas politiques. Il botte un peu en touche, tout en taclant l’opposition.</p>
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<p>Si la « majorité départementale » a désigné très tôt c’est candidats, c’est pour les former, nous explique Dominique Bussereau.</p>
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<p>A la question de savoir si cette formation n’est pas la preuve que les cantonales sont devenu des élections politiques, Dominique Bussereau explique qu’il ne s’agissait pas d’une formation idéologique.</p>
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<p>Nous voulions aborder avec l’ancien ministre des transports les polémiques actuelles autour du développement industriel du port autonome de La Rochelle. Il explique d’abord sa vision de la situation.</p>
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<p>Mais Dominique Bussereau ne veut pas se prononcer avant une concertation avec les différents acteurs. C&#8217;est-à-dire, après les élections.</p>
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<p>A La Rochelle, toujours, il estime que la droite départementale ne laisse pas tomber l’opposition dans la ville, contrairement à ce qu’avait déclaré Gilles Raveau. Comme dans les autres villes du département, la stratégie est de lancer des jeunes….ce qui lui permet de tacler Maxime Bono ou Denis Leroy.</p>
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<p>En janvier, sur LRpol, dans l’hypothèse d’une défaite de Dominique Morvant à la cantonale dans La Rochelle-4, Aurélien Bon, conseiller municipal UMP expliquait que la droite rochelaise serait isolée du reste du département. Dominique Bussereau ne croit pas une seule seconde a une défaire de Dominique Morvant.</p>
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<p>A Royan-est, Dominique Bussereau réfute très fermement les rumeurs de pression sur les candidats de droite qui comptaient se présenter contre lui au premier tour. D’après lui, il n’a empêché personne de se présenter.</p>
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<p><em><strong>Note :</strong> Dominique Bussereau tente de relativiser une éventuelle mise en ballotage en expliquant que le deuxième tour est la règle dans le canton et qu’il n’a été élu qu’une seule fois au premier tour d’une cantonale, la dernière fois, face à Régine Joly. C’est totalement faux. Il a été élu au premier tour en 1998, face à Régine Joly et en 2004, face à Liliane Robert. En 1992, il n’est mis en ballotage que par un candidat divers-droite. Il n’a donc été au second tour face à un candidat de gauche que lors de sa première élection, en 1985.</em></p>
<p>Le conseiller général de Royan-est réagi très sèchement à l’attaque de sa concurrente socialiste Fabienne Dugas-Raveneau qui le surnomme « l’ogre de Didonne ».</p>
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<p>Dominique Bussereau estime qu’il n’y a pas de différence entre sa manière de gérer le conseil général et celle de Claude Belot. Son portefeuille de ministre n’y changeait rien.</p>
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<p>Une fois redevenu député, Dominique Bussereau a envoyé une lettre aux maires du département pour dire combien il avait aidé le département. Il réfute toute tentative de clientélisme à l’approche des élections.</p>
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<p>Sur la question de l’autoroute Fontenay-Rochefort, Dominique Bussereau explique que s’il a envoyé une lettre à Nathalie Kosciusko-Morizet c’est parce qu’ont été publié, après son départ du gouvernement, de nouvelles études. Il se risque à  donner une date pour le début des travaux : 2013.</p>
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<p>En 1977, Dominique Bussereau est parachuté du côté de Royan. Il nous explique pourquoi.</p>
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<p>En 1981, il perd une cantonale partielle à Cozes face à un certain Jean-Paul Berthelot. Dominique Bussereau nous explique le contexte.</p>
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<p>Il est cependant remis en selle en 1983 car l’UDF pour le forcing pour être sur la liste de Lipkowski  à la municipale à Royan. Il relativise cependant cette entrée au conseil municipal.</p>
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<p>Dominique Bussereau rend un hommage appuyé à son prédécesseur dans Royan-est, le communiste Jean Papeau. Il explique ensuite pourquoi il est parti en dissidence lors de la législative de 1986.</p>
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<p>Elu quatre fois conseiller régional (1986, 1992, 2004, 2010) dont trois fois en tant que tête de liste, Dominique Bussereau a toujours rapidement démissionné de ce mandat. Alors, a-t-il un problème avec l’institution régionale ?</p>
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<p>En 2010, il est contraint par Nicolas Sarkozy d’être candidat face à Ségolène Royal. Alors que le score est catastrophique, moins de 40 % au second tour, Dominique Bussereau se félicite d’être le troisième meilleur score de la majorité présidentielle et de faire trois points de mieux que dans le sondage confidentiel de novembre commandé par l’UMP. Dans le département qu’il préside, où il arrive péniblement à 43 % au second tour, il ne voit aucun désaveux.</p>
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<p><em><strong>Note </strong>: Dominique Bussereau explique que, d’après ses analyses, le résultat de Ségolène Royal au second tour de la régionale de 2010 est, en voix, le même qu’en 2004. Or, sur sa circonscription, la quatrième (Royan-est – Jonzac), qu’il affirme avoir regardé commune par commune, la liste de gauche perd environ 2.000 voix. Celle de droite en perd environ 700. Dans le même temps, le FN, absent du second tour en 2010, perd ses 6.800 voix de 2004. Pour comprendre pourquoi, d’après nous, il n’y a pas d’explosion de l’abstentionnisme « de droite » relativement à l’abstentionnisme « de gauche », nous vous proposons de lire notre récent article <a href="http://www.lrpol.fr/2011/01/14/mauvaise-foi-et-abstention/" target="_blank">« Mauvaise foi et abstention »</a>.</em></p>
<p>Pour expliquer la baisse générale des droites dans le département depuis le plus haut historique de la régionale de 1998 (58,98 %) jusqu’au plus bas historique du premier tour de la régionale de 2010 (41,66 %) Dominique Bussereau évoque la popularité de Ségolène Royal.</p>
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<p>Nous voulions aussi parler de l’avenir politique de Dominique Bussereau : il n’est pas intéressé par les sénatoriales de 2014, ne sait pas encore s’il sera candidat à la législative de 2012 dans sa circonscription ne même s’il sera candidat aux futurs territoriales de 2014.</p>
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<p>Au sujet de ces territoriales, justement, Dominique Bussereau avait dit ses doutes récemment dans la presse. Il nous explique même que s’il avait été parlementaire il n’aurait pas voté la réforme. Il nous explique pourquoi.</p>
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<p>Enfin, nous avons demandé un pronostic chiffré à Dominique Bussereau. Pour lui les soldes de la majorité de l’opposition seront nuls et l’équilibre des forces restera l’actuel. Un pronostic en contradiction avec le nombre de cantons où il a des espoirs (5) de gains qu’il donné en début d’interviews alors qu’il ne nous donnait qu’un seul canton où il a des craintes. Il en profite pour expliquer que la gauche n’a ni leader ni en vie de l’emporter. Il tacle Bernard Lalande.</p>
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<p>Interview réalisée le mardi 1<sup>er</sup> mars 2011.</p>
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		<title>A Royan-est, Dominique Bussereau (presque) hors-concours.</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 17:27:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le président du département, élu dans ce canton depuis 1985, n’a rien à craindre de cette élection cantonale de 2011. Les trois candidats de gauche feront de la figuration, Fabienne Dugas-Raveneau, la candidate socialiste, pouvant à peine espérer mettre le sortant en ballottage. (MàJ : 23 février)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_1617" class="wp-caption alignright" style="width: 442px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/02/royan-est-face-a-face.png"><img class="size-full wp-image-1617 " title="Fabienne Dugas-Raveneau (PS) et Dominique Bussereau (UMP), à Royan-est." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/02/royan-est-face-a-face.png" alt="Fabienne Dugas-Raveneau (PS) et Dominique Bussereau (UMP), les deux principaux candidat pour la cantonale de Royan-est. (photos : DR)" width="432" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Fabienne Dugas-Raveneau (PS) et Dominique Bussereau (UMP), les deux principaux candidat pour la cantonale de Royan-est. (photos : DR)</p></div>
<p><strong><em>Le président du département, élu dans ce canton depuis 1985, n’a rien à craindre de cette élection cantonale de 2011. Les trois candidats de gauche feront de la figuration, Fabienne Dugas-Raveneau, la candidate socialiste, pouvant à peine espérer mettre le sortant en ballottage.</em></strong></p>
<p><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-royan-est/" target="_blank">Canton de Royan-est : les données, par LRpol.</a></p>
<p><strong>Statut : <span style="color: #0000ff;">canton de droite</span>, <span style="color: #800000;">non vulnérable</span>.</strong></p>
<p><strong>Ordre de vulnérabilité : 12<sup>ème</sup> (sur 12 cantons à droite).</strong></p>
<p>Le saviez-vous ? Entre sa création, en 1973, et la première victoire de Dominique Bussereau, en 1985, le canton de Royan-est a eu un conseiller général…communiste ! Oui, oui, vous ne rêvez pas. Jean Papeau, personnalité politique locale particulièrement marquante, fut l’élu de Royan. Alors, même s’il y a une vieille tradition communiste (ce qui a légitimé la candidature de Jacques Guiard en tête de liste à la municipale anticipée de Royan de juin 2010), ce n’est pas demain qu’un candidat de gauche, et encore moins un communiste, va l’emporter dans ce canton. Les droites sont maitresses ici. La droite modérée comme la droite extrême. Le Front National réalise en effet régulièrement à Royan ses meilleurs scores départementaux.</p>
<p>En fait, ici, encore plus que la droite, Dominique Bussereau est maître. Nous ne voulons pas dire par là qu’un autre candidat de droite ferait moins bien, sans doute pas, mais qu’il noyaute complètement son camp.  L’idée fixe de l’ancien maire de Saint-Georges-de-Didonne (27 % de la population du canton) est d’être le seul candidat de droite pour éviter le relatif déshonneur d’être mis en ballotage par la gauche dans son fief. C’est le cas cette année. Le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP), à la droite de l’UMP, avait annoncé la candidature de Pascal Riché sur le canton. Ce dernier, vrai menace pour l’élection au premier tour de Dominique Bussereau, a fait marche arrière sur la pression « amicale » de celui-ci. <em><span style="color: #c0c0c0;">La voie semble libre, surtout que le Front National n’a pas encore désigné de candidat. Dans ce canton qui, vous l’avez compris, lui ai souvent favorable, c’est assez surprenant. Le seul enjeu réside donc là-dessus : si le FN a un candidat, l’élection au premier tour de l’actuel président du département sera un peu plus délicate, si non, donc, la voie est libre.</span></em> <strong>Mise à jour :</strong> Le problème pour le sortant, c&#8217;est la présence d&#8217;un candidat du Front National, dans ce canton qui donne souvent de très bon scores au parti d’extrême-droite. Et quel candidat ! C&#8217;est le chef départemental du FN,  le rochelais Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, qui fait le déplacement.</p>
<h2>Une courbe des droite ébranlée, sans plus.</h2>
<p>Car les gauches ne semblent pas en mesure, à elles seules, de faire un score suffisant pour obtenir un second tour. Elles ont trop de retard. Un retard tel que le canton de Royan-est est l’un des seuls de la région à ne pas avoir donné la majorité de ses voix à Ségolène Royal lors de la régionale de 2010. En fait, les gauches n’ont ici plus gouté à la victoire depuis le premier tour de l’élection présidentielle de 1981. Depuis, les droites ont tout remporté, et de façon souvent très large. La courbe moyenne des résultats des droites montre certes une légère baisse, qui s’accélère à peine, mais elle reste très loin de la courbe moyenne des résultats des gauches, tout sauf menaçante et qui, s’il n’y avait pas le résultat de la régionale de 2010, serait, elle aussi, orientée à la baisse. Fabienne Dugas-Raveneau (PS), nouvelle venue sur la scène politique locale, ancienne élue de Niort, sans doute aidée du candidat d’Europe-Ecologie-Les Verts, Jacques Boisset, peuvent faire monter le total des gauches autour de 40 %, ce qui serait un record sous l’ère Bussereau. Il leur faudra sans doute compenser les pertes du candidat communiste, Jacques Guiard, dont on voit mal comment il peut inverser la tendance qui voit son parti perte du terrain à chaque élection cantonale ici. De 42 % en 1979, à 10 % dès 1985, 7 % en 1992 et 1998 et enfin 6 % en 2004, le Parti Communiste Français connait, malheureusement pour lui, une chute absolument pas atypique dans le paysage électoral national. <em><a href="http://www.lrpol.fr/cantonales-2011/les-cantons/canton-de-royan-est/" target="_blank">(Voir les graphiques sur la page des données du canton)</a></em></p>
<p><em><span style="color: #c0c0c0;">Pour nous, les choses sont donc claires, Dominique Busserreau devrait être réélu dès le premier tour, le 20 mars prochain. C’est certain sans candidature frontiste, plus délicat dans le cas inverse. La gauche devrait être au dessus des 35 % de 2004, voire pouvoir tutoyer la barre des 40 %.</span></em> <strong>Mise à jour :</strong> Avec la présence du FN dans le canton la donne change. Alors, certes, Bussereau a de la marge. Mais le fait que le Front National envoi son chef départemental prouve que la campagne frontiste pourrait être dynamique et peut prendre une part non-négligeable des voix que le président du département pouvait espérer. Preuve que la sérénité a quitté Dominique Bussereau : il s&#8217;est mis au porte à porte&#8230; Nous maintenons le fait que les gauches peuvent arriver autour de 40 %. Mais nous ne pronostiquons plus la victoire de Dominique Bussereau au premier tour. Nous pronostiquons une mise en ballottage de l&#8217;ancien ministre qui retrouverai au second tour, Fabienne Dugas-Raveneau.</p>
<p><strong>Pronostic LRpol : </strong><strong><span style="color: #0000ff;">Victoire au second tour de Dominique Bussereau (UMP)</span></strong><strong>.</strong></p>
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		<title>Les âges de la gauche.</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 21:23:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La gauche a perdu la présidence du conseil général de la Charente-Maritime il y a 26 ans. Pourtant, cela ne fait pas si longtemps qu’elle cherche réellement à reprendre ce siège qu’elle convoite avec appétit cette année. Retour sur les trois âges de l’opposition de gauche dans notre département.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/belot-lalande-nicole-bertin1.jpg" width="240" />
		</p><div id="attachment_1600" class="wp-caption alignright" style="width: 416px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/belot-lalande-nicole-bertin.jpg"><img class="size-full wp-image-1600 " title="Bernard Lalande et Claude Belot." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/belot-lalande-nicole-bertin.jpg" alt="Bernard Lalande (PS) et Claude Belot (UMP) en conciliabule. (photo : Nicole Bertin)" width="406" height="272" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard Lalande (PS) et Claude Belot (UMP) en conciliabule et Dominique Bussereau (UMP), en retrait. (photo : Nicole Bertin)</p></div>
<p><strong><em>La gauche a perdu la présidence du conseil général de la Charente-Maritime il y a 26 ans. Pourtant, cela ne fait pas si longtemps qu’elle cherche réellement à reprendre ce siège qu’elle convoite avec appétit cette année. Retour sur les trois âges de l’opposition de gauche dans notre département.</em></strong></p>
<p>Entre la Libération et 1985, le conseil général de la Charente-Maritime était dominé, et souvent largement, par des majorités de gauche qui comprenaient beaucoup de radicaux (devenu radicaux de gauche à partir des années 1970), des socialistes mais aussi, beaucoup l’ont oublié, des communistes et même un conseiller général PSU à Saujon, à la fin des années 1960. Les radicaux sont longtemps restés majoritaire au sein de cette gauche, ce qui leurs a permis de tenir la présidence du département jusqu’en 1982. Mais dans les années 1970, le « nouveau » PS a lancé une offensive tout azimut, et pas que sur les cantons de la Charente-Maritime. Cela a payé puisqu’en 1970, à la veille du congrès d’Epinay, le parti n’a que deux conseillers généraux contre 4 communistes, un PSU et surtout 16 radicaux et 2 divers-gauche. En 1982, le PS devient, pour la première fois, la première force politique de gauche au conseil général avec 14 élus contre 9 radicaux, un divers-gauche et encore 3 communistes. C’est Philippe Marchand, député et conseiller général PS de Saintes, qui devient le président du département. L’offensive socialiste à une force telle que certains, notamment chez les radicaux, lui attribue aussi la lourde défaite de la gauche en 1985. Lors de ce renouvellement, qui voit le conseil général passer de 45 à 51 sièges, la gauche tombe de 27 à 19 conseillers généraux et la droite de 18 à 32, un quasi-doublement.</p>
<p>Que s’est-il passé ? D’abord, l’augmentation du nombre des cantons à l’occasion du renouvellement de 1985 a un effet grossissant. Mais il y a pourtant bien des raisons réellement politiques. Il ne faut pas oublier que 1985 arrive après 1981, l’alternance, et surtout 1983, la rigueur. L’ambiance nationale, pas vraiment favorable à la gauche et aux socialistes en particulier, explique une partie de ce revers cinglant. D’autres voient aussi dans ce basculement à droite du département les effets de la politique locale du tandem socialiste Marchand-Beix à la tête de celui-ci. En clair, ils auraient mené une politique trop à gauche pour ce département décidément très radical qu’est la Charente-Maritime.</p>
<h2>Premier âge : l’âge du mutisme.</h2>
<div id="attachment_1601" class="wp-caption alignright" style="width: 412px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/philippe-marchand-ina.png"><img class="size-full wp-image-1601 " title="Philippe Marchand" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/philippe-marchand-ina.png" alt="Philippe Marchand, alors ministre PS de l'Intérieur sur le plateau du JT d'Antenne 2, en 1991. (capture d'écran : INA)." width="402" height="305" /></a><p class="wp-caption-text">Philippe Marchand, alors ministre PS de l&#39;Intérieur sur le plateau du JT d&#39;Antenne 2, en 1991. C&#39;est le dernier président PS de la Charente-Maritime. Ancien conseiller général PS de Saintes-nord et ancien député PS de la 4ème circonscription. (capture d&#39;écran : INA).</p></div>
<p>La droite devient donc majoritaire et, alors que les gaullistes du RPR sont majoritaires au sein de celle-ci, c’est un centriste, François Blaizot (UDF-CDS), qui devient le président du département. Au-delà des espoirs d’un troc électoral de la part du RPR Jean de Lipkowski (aux centristes la Charente-Maritime, à lui la région en 1986), finalement déçu, il y a une vraie stratégie. L’idée est, même si la majorité de la droite est large, de ne pas piquer au vif ces citoyens modérés de Charente-Maritime. L’idée est la même, 9 ans plus tard, au moment de l’élection du radical valoisien Claude Belot, après le départ de François Blaizot. En attentant, la gauche, peut-être encore groggy par sa défaite de 1985, est inexistante, ou, au moins, inaudible. Comme endormie par la politique de pseudo consensus de la majorité Belot. Une majorité qui dépasse d’ailleurs les seuls rangs de la droite. C’est la fameuse théorie du « parti Charentais » promue par Claude Belot lui-même. Une politique capable de rassembler la droite, mais aussi une bonne partie de la gauche. Cela lui permettait, notamment lors de l’élection du président du département, d’avoir une très confortable « majorité de gestion », d’après son expression.</p>
<p>Cela, certains, surtout à gauche, ne le supportait pas. Lors de la cantonale partielle de La Rochelle-6 en juin 1999 (suite à la démission de Maxime Bono, devenu député-maire en avril, après le décès de Michel Crépeau), le second tour voit s’opposer le candidat radical soutenu par la PS, Joseph Mallet, à la communiste Juliette Libert. Eliminé au premier tour, le candidat Verts, un certain Alain Bucherie, appelle à voter PCF, « pour qu’il y ait au moins une élue d’opposition au conseil général ». Ambiance. Finalement, c’est le radical qui l’emporte, mais pour une petite poignée de voix. Peut-être le signe que l’analyse de Bucherie était partagée par les électeurs. Celle-ci est contestée par Cyril Chappet, conseiller général socialiste de Saint-Savinien à partir de 1994. Pour lui, les personnalités de l’opposition comme Philippe Marchand (jusqu’en 2001), Maxime Bono (jusqu’en 1999) ou encore Roland Beix, portaient une vision du département réellement différente de celle de Claude Belot. Il ne nie cependant pas l’existence de ce « parti Charentais » sur les « grand projets structurants » avant d’ajouter qu’il était inexistant sur les questions sociales. En tout cas, encore en 2001 après un renouvellement cantonal sans aucun basculement, Claude Belot recevait le soutien de trois conseiller généraux radicaux de gauche et divers gauche du sud du département : Jean-Paul Berthelot (Cozes), Michel Rigou (Mirambeau) et Pierre-Jean Daviaud (Montguyon).</p>
<h2>Deuxième âge : l’âge politique.</h2>
<div id="attachment_1602" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/roland-beix-Bernard-Maingot.jpg"><img class="size-medium wp-image-1602" title="Roland Beix" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2011/01/roland-beix-Bernard-Maingot-300x187.jpg" alt="Roland Beix, ancien leader de l'opposition au conseil général, ancien conseiller général PS de Saint-Hilaire-de-Villefranche et ancien député PS de la 3ème circonscription. (photo : Bernard Maingot)." width="300" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Roland Beix, ancien leader de l&#39;opposition au conseil général, ancien conseiller général PS de Saint-Hilaire-de-Villefranche et ancien député PS de la 3ème circonscription. (photo : Bernard Maingot).</p></div>
<p>C’est en 2004 que la situation change brutalement. Alors que l’élection précédente, en 1998, lui avait été très favorable, la gauche est sur la défensive. Au soir du premier tour, on s’attend à ce qu’elle perde peut-être trois cantons (Burie, Rochefort-nord et sud) et en gagne au mieux deux (Saujon et La Rochelle-4). La poussée de la gauche enregistrée lors de la régionale du même jour ne s’est pas transposée dans le scrutin cantonal. Au second tour, la surprise est considérable. Non seulement la gauche ne perd aucun canton mais elle en gagne trois (Saujon, Marans, Archiac). Du coup, pour la première fois depuis 19 ans, la gauche est, théoriquement, majoritaire, avec 26 sièges contre 25 à la droite. Au soir de ce second tour, la gauche donne l’impression de tâtonner. Dès ce soir-là, Roland Beix, alors leader du groupe socialiste, annonce son retrait pour faciliter l’élection d’un président de gauche. En effet, les radicaux avaient encore en mémoire les &laquo;&nbsp;mauvais coups&nbsp;&raquo; des socialistes dans les années 70-80, dont Beix était l’un des théoriciens. Les socialistes choisissent comme leader Bernard Lalande, qui a la grande qualité d’être l’élu de Montendre, un canton du sud. Un homme nouveau, proche de chez eux, de quoi séduire les conseiller frondeurs de 2001 ? Cyril Chappet ne cache pas que c’était l&#8217;un des objectifs. Mais plus globalement, il fallait restaurer la confiance entre socialistes et radicaux et le remplacement de Roland Beix semblait être une condition <em>sine qua non</em>. Finalement, Jean-Paul Berthelot donne sa voix à Claude Belot lors de l’élection du président et il l’emporte avec une voix d’avance. En 2006, Berthelot décède et une partielle donne le canton à un conseiller divers droite, on retrouve alors une cohérence politique au conseil général.</p>
<p>Mais la gauche garde l’espoir. Au sortir de l’élection de 2004, la stratégie change et l’opposition devient plus politique. Le personnel change aussi. Berthelot est décédé mais on sait aussi que Daviaud et Rigou ne se représenteront pas en 2008. Roland Beix quitte aussi la direction de la fédération socialiste, le jeune Olivier Falorni lui succède. Au PRG les choses changent aussi, Yann Juin, alors plus jeune maire de la région, devient président du parti dans le département. Alors que se profilent les cantonales de 2008, les deux partis s’entendent sur un accord politique explicite, sur une campagne commune uniforme et politisée. Le résultat est catastrophique. Certes, on assiste au basculement de trois cantons de droite à gauche (Saintes-est, La Rochelle-9, Courçon) mais la droite fait basculer pas moins de cinq cantons en sa faveur. On y trouve les deux cantons de Rigou (Mirambeau) et Daviaud (Montguyon) mais aussi ceux de Matha, Saint-Savinien et Saint-Hilaire-de-Villefranche (celui de Roland Beix, qui ne se représentait pas), autour de Saint-Jean-d’Angély, qui accompagnaient le basculement de la ville, lors de la municipale du même jour.</p>
<h2>Troisième âge : l’âge de raison ?</h2>
<p>Après ces élections, le rapport de force redevient le même qu’avant le renouvellement de 2004. A la différence que maintenant, l’opposition fait bloc. Malgré les dissensions entre radicaux et socialistes étalées en plein jour pendant la campagne de 2008, il n’y a plus de défections vers la majorité…devenue elle aussi plus politique avec l’élection à la présidence de Dominique Bussereau. A la veille des élections de 2011, la gauche reste offensive puisque, alors que la situation est donc similaire à celle de la campagne de 2004, elle a une attitude très différente. Mais elle se méfie, après l’épisode de 2008. Elle semble avoir voulu tirer les leçons de cet échec en désignant les candidats tôt, pour la cohérence, mais en leur laissant plus d’autonomie qu’en 2008 dans leur stratégie de campagne. Un retour peut-être aux fondamentaux de la Charente-Maritime, ce département finalement si modéré.</p>
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		<title>Bussereau mise…sur le gagnant.</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 20:58:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Garrat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors qu’il a voulu jouer l’union et la clarté en présentant une liste de candidats officiels de la majorité départementale pour les cantonales, Dominique Bussereau, visiblement pas si serein que cela, semble vouloir mener un double-jeu dans plusieurs cantons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
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		</p><div id="attachment_533" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/bussereau.desab.jpg"><img class="size-medium wp-image-533" title="Dominique Bussereau, désabusé." src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2009/10/bussereau.desab-300x246.jpg" alt="Dominique Bussereau, dans son bureau de président du département. (photo : Sud-Ouest)" width="300" height="246" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Bussereau, dans son bureau de président du département. (photo : Sud-Ouest)</p></div>
<p><em><strong>Alors qu’il a voulu jouer l’union et la clarté en présentant une liste de candidats officiels de la majorité départementale pour les cantonales, Dominique Bussereau, visiblement pas si serein que cela, semble vouloir mener un double-jeu dans plusieurs cantons.</strong></em></p>
<p>Depuis le début de la pré-campagne, Dominique Bussereau affiche son optimisme au sujet de l’issue des élections cantonales de mars. On a déjà eu l’occasion de le dire ici qu’effectivement, la gauche est aux portes de la présidence du département mais que les trois sièges qui lui manquent ne seront pas simple à gagner. Cet optimisme de l’ancien membre du gouvernement n’est donc pas sans fondements. Au sujet de la stratégie qu’il compte appliquer, là aussi, il l’a répété à l’envie, il s’agit de régler les problèmes au sein de la majorité qui avaient coûté la victoire à la droite dans certains cantons en 2004. « Ces cantons » sont, on l’a déjà dit ici, au nombre de…un, le canton d’Archiac. A l’époque, deux candidats de droite se disputaient la succession du RPR François Robin. Dans la triangulaire qui les a opposés à un candidat socialiste au second tour, c’est ce dernier qui l’a emporté.</p>
<h2>Primaires à droite.</h2>
<p>Cette année, hors de question de faire les mêmes erreurs et en octobre, Dominique Bussereau, le président UMP du département, a présenté une liste unique de tous les candidats ayant le droit de se réclamer du label « majorité départementale ». Pourtant, tout ne semble pas si clair. Dans plusieurs cantons de droite il y aura une primaire, officielle ou pas, au premier tour : Marennes, Saint-Martin-de-Ré et Royan-ouest. Dans le premier, Marc Pellacoeur, le sortant, devra affronter le maire de Bourcefranc-le-Chapus, Jean-Luc Rousseau. Dans le deuxième, le conseiller général UMP, Léon Gendre, élu depuis 1985, maire de La Flotte depuis 1977, voit se poser sur son chemin Patrice Raffarin, maire de Rivedoux-Plage depuis 2001. Enfin, à Royan-ouest, dans une ville où, on le sait, la situation à droite n’est pas des plus simples, le conseiller général UMP, doyen du conseil, Michel Servit, devra affronter un autre candidat de droite. Dominique Bussereau, qui, même s’il a été élu en 1985, lui aussi, illustre une nouvelle droite locale, semble vouloir se « débarrasser » de ces anciens du conseil général, au moins pour les deux derniers cantons cités. Si tel est réellement son envie, il ne pouvait pas le faire officiellement mais on dit, ici ou là, que les dissidents ont le soutien tacite du président du département. On ne peut pas accréditer définitivement cette thèse, bien sûr, mais des indices semblent nous indiquer qu’elle n’est pas idiote.</p>
<div id="attachment_1563" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/12/michel-servit-dominique-jullian3.jpg"><img class="size-medium wp-image-1563" title="Michel Servit" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/12/michel-servit-dominique-jullian3-300x199.jpg" alt="Michel Servit, conseiller général UMP de Royan-ouest depuis 1992. (photo : Dominique Jullian)" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Michel Servit, conseiller général UMP de Royan-ouest depuis 1992. (photo : Dominique Jullian)</p></div>
<p>A Marennes, la droite joue à se faire peur, car elle est menacée par le nouveau maire de Marennes, le socialiste Mickaël Vallet. Les résultats de la gauche dans le canton depuis son élection, en 2008, sont en hausse, c’est même spectaculaire. Il semble bien y avoir un « effet Vallet » dans un des cantons les plus à droite du département, nous y reviendrons. En tout cas, cette cantonale pourrait voir se rejouer la dernière municipale de Marennes où la liste de gauche l’avait emportée au second tour grâce à une triangulaire. Dans les deux autres cantons, la droite ne semble pas, a priori, en danger, pourtant, la personnalité des deux conseillers généraux sortants nourri quelques espoirs à gauche. Du côté du PRG, puisque ces deux cantons lui sont « réservé » dans l’accord passé avec le PS, on croit dure comme fer au fait que, même éventuellement devancé au premier tour pour cause d’usure du pouvoir, les deux sortants se maintiendront, quitte à jouer sur ce maintien le basculement du département à gauche et ainsi se venger de cet hypothétique mauvais coup de Dominique Bussereau. On n’en est pas là, les cantons de Saint-Martin-de-Ré et de Royan-ouest sont parmi les plus à droite. Mais dans d’éventuelles triangulaires, tout est possible…comme dans le très droitier canton d’Archiac en 2004, justement.</p>
<h2>Le cas de Burie.</h2>
<div id="attachment_1564" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/12/michel-nadaud-dominique-pariès1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1564" title="Michel Nadaud" src="http://www.lrpol.fr/wp-content/uploads/2010/12/michel-nadaud-dominique-pariès1-300x199.jpg" alt="Michel Nadaud, candidat DVD dans le canton de Burie. (photo : Dominique Pariès)" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Michel Nadaud, candidat DVD dans le canton de Burie. (photo : Dominique Pariès)</p></div>
<p>Enfin, il y a un canton avec une situation pour le moins originale, celui de Burie. Ce canton est à gauche depuis 1967, il a même eu un conseiller général communiste de cette date jusqu’en 1985. Aujourd’hui, il vote régulièrement à gauche mais est fragile. Il l’est d’autant plus que le conseiller général socialiste sortant, le jeune Sylvain Brouard, élu en 2004, ne se représente pas et que le PS présente un candidat, Fabrice Barusseau, semble-t-il peu implanté. A droite, la majorité départementale présente Alain Seris, maire de Saint-Sauvant. Un candidat dangereux pour la gauche, si bien qu’il a failli obtenir l’investiture du…PRG ! Mais le PS n’a pas souhaité se séparer de ce canton dans l’accord électoral qu’il a passé avec son partenaire. Tout cela réuni nous a poussé à modifier la liste des « cantons cibles » de la droite, en plaçant Burie en troisième position, en catégorie « jouable » alors que nous considérions ce canton relativement « sur » pour la gauche. Mais ce week-end, c’est plus qu’un grain de sable qui est venu enrailler la belle mécanique de la droite dans le canton. En effet, il y a quelques jours, Sud-Ouest nous apprenait que Michel Nadaud se portait candidat, avec, annonçait-il, le soutien de Dominique Bussereau. Alain Seris, se sentant trahi, a demandé des « clarification publiques » au président du département. Celles-ci n’ont pas tardé et Dominique Bussereau dit avoir vivement déconseillé à Michel Nadaud de se présenter. Mais le mal est fait et on voit mal un Michel Nadaud inventer totalement le soutien de Dominique Bussereau.</p>
<p>Ces épisodes, si différents soient-ils, semblent montrer un double-jeu du président du département dans les investitures et les soutiens. Que pouvons-nous en conclure si la thèse que nous présentons est la bonne ? Soit la droite est assez sereine dans le département pour organiser sans craintes la compétition en son sein. Soit Dominique Bussereau a très peur pour sa place et veut miser…sur le gagnant, quitte à beaucoup promettre a beaucoup de monde. Dans le premier cas, ce serait de l’inconscience, car la gauche n’est pas si loin, et dans le second cas,  ce serait de la fébrilité. Dans les deux cas, cela pose problème.</p>
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