Analyses électorales

Le compteur guéguerre

Olivier Falorni, Maxime Bono et Ségolène Royal...il y a longtemps. (photo : Dominique Jullian)

Olivier Falorni, Maxime Bono et Ségolène Royal...il y a longtemps. (photo : Dominique Jullian)

SONDAGE // Depuis plus d’un mois, les médias locaux comptent les points entre « falornistes » et « ségolènistes » dans leur guerre interne. Pour régler les comptes et avoir des données plus tangibles que le doigt mouillé, Sud-Ouest et France Bleu La Rochelle ont eu la bonne idée de commander un sondage à l’IFOP sur la situation politique dans la circonscription de La Rochelle – Ré.

A qui profite la crise ? La crise politique rochelaise bien sûr. Depuis plus d’un mois les analyses des médias locaux se suivent et sont souvent vite dépassées par les évènements. D’ailleurs, à LRpol, nous avons le plus souvent été pris de cour, ce qui explique qu’aucun article n’a été publié recemment. Sous le feu des tous les partis qui essayent de profiter de la situation, difficile de se faire une idée sur celui qui profite le mieux de la situation. Alors, pas question de laisser passer ce sondage IFOP – Sud-Ouest – France Bleu La Rochelle. Il est si rare d’avoir un sondage politique local.

De celui-ci nous tirons sept enseignements et une conclusion, que nous ne faisons que répéter : le choix des électeurs est avant tout politique.

Un succès ou un échec pour Ségolène Royal ?

La présidente de région est en tête, mais ne creuse pas d’écart significatif et surtout est à un faible niveau personnel : 23,0 %. C’est une claque. Et les « falornistes » ont raison de dire que, quand on a la notoriété de Ségolène Royal, on doit être capable de creuser un écart plus large avec un socialiste peu connu.

Mais les « ségolènistes » répondent, non sans raison, qu’être en tête, quelque soit le niveau, donne une légitimité. Ils insistent aussi sur le fait que leur candidate s’est très peu exprimée, contrairement à Olivier Falorni.

Au second tour, face à l’UMP, Ségolène Royal rectifie le tir avec 58,0 %, soit exactement les voix de gauche du premier tour. C’est bien vu le contexte…mais on remarque qu’elle ne profite d’aucune dynamique, vu la division du premier tour.

Une validation de la stratégie d’Olivier Falorni ?

C’est le grand vainqueur de ce sondage. Olivier Falorni obtient un score de 18,0 % tout à fait considérable. Mieux encore, il devance l’UMP et prend la seconde place. Ce n’est pas lui faire offense que de dire qu’il est peu connu, lui même le reconnaît. Ce résultat apparaît comme encore plus méritoire.

Il ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat mais ce sondage peut lui donner des ailes. D’abord, parce qu’il n’est pas si loin de Ségolène Royal. Mais surtout, parce qu’il semble exclure la défaite de la gauche à cause de la division. Or, on peut penser que cela fait parti des hésitations du camp Falorni.

Il n’y a d’abord que très peu de risques de triangulaire Royal-Falorni-Chadjaa. Un cas de figure toujours risqué. Pour que le troisième candidat se maintienne au second tour, il lui faut recueillir 12,5 % des inscrits. Avec autour de 17,0 ou 18,0 % des exprimés, il faudrait moins de 30,0 % d’abstention pour se maintenir, alors qu’il y en a plus de 40,0 en 2007. Il apparaît donc qu’un duel est le plus probable, qu’un des deux candidats socialiste y sera forcément, et que si c’est Ségolène Royal, le mauvais report « falorniste » n’empêche pas sa victoire. Ensuite la division, si elle empêche de créer une dynamique à ce jour, n’entame pas le capital de voix socialistes.

La voie semble donc libre pour Olivier Falorni. On ne sait néanmoins pas si le sondage va avoir un effet sur sa stratégie.

La puissance des gauches

Passons maintenant à ce qui a été peu, voire pas du tout commenté aujourd’hui. 58,0 % pour les gauches, sur cette circonscription ce serait un record à une élection législative depuis le redécoupage de 1986, soit cinq scrutins (avant 2012). Un résultat puissant et une progression considérable de 9,5 points.

Les socialistes retrouvent leur score de 2007

Depuis 1997, les socialistes et les radicaux de gauche sont d’une incroyable stabilité aux premiers tours des élections législatives. Un peu plus de 40,0 % à chaque fois. Si le sondage se confirme, ce serait, la 4ème fois consécutive. Ségolène Royal (23,0 %) et Olivier Falorni (18,0 %), les deux candidats qui se réclament du PS, se partagent en fait le score de Maxime Bono en 2007 (40,8 %).

Les socialistes peuvent, au delà des querelles de personnes, pousser un ouf de soulagement : leurs déchirements, les invectives voire les outrances des deux camps, n’ont pas d’effet sur le niveau global du parti dans La Rochelle – Ré.

Pas d’effet ? Pas tout à fait. Les écologistes et les communistes connaissent, eux, une forte inflation. Dans ce contexte très favorable à la gauche il apparaît évident que la division socialiste les empêche de déclencher une dynamique et de décoller de ces 41,0 %.

Néanmoins, après ce mois horrible au PS rochelais, maintenir le score socialiste de 2007 apparaît comme une grosse performance.

Europe-Ecologie – Les Verts et Front de Gauche prennent leurs aises

Là aussi des scores qui ont été très peu commenté et qui méritent pourtant qu’on s’y intéresse quelques minutes. D’après l’IFOP, les écologistes passeraient de 2,8 % à 9,0 % et le Front de Gauche de 2,3 % à 6,0 %. Les partenaires des socialistes et radicaux à la municipalité rochelaise prennent un poids important (15,0 %) inédit depuis plus de 20 ans à une législative*.

C’est une physionomie comparable à celle de 1997, mais avec un leadership écologiste. Ceux-là réaliseraient, à eux seuls, un score historique, au dessus de celui de 1993**. Les communistes enrailleraient, enfin, leur inexorable chute mais en ne dépassant pas les 7-8 % des années 1990.

Les droites au fond du trou et l’UMP en dessous de tout

On imaginait bien que la campagne de Sally Chadjaa à La Rochelle, dans une circonscription de gauche et un contexte national potentiellement favorable à la gauche, serait difficile. Mais pas à ce point. Créditée de 17,0 % au premier tour, en troisième position et donc éliminée, elle réussit la performance de diviser par deux le score de Dominique Morvant au premier tour de 2007 (36,0 %). L’UMP rochelaise va finir par la regretter…qui l’eut cru !

Les 5,0 % de François Drageon (DVD), qui a à peine émis l’idée d’une candidature sous l’étiquette du Parti Radical, semblent être une grande menace pour sa qualification au second tour. On le sait, la droite départementale n’a rien à faire de la situation de son antenne rochelaise. Mais quand on semble arriver à un tel niveau, il devient urgent d’éviter le ridicule, de se mettre au travail et de se doter d’une stratégie qui manque cruellement à ce camp depuis près de 20 ans.

Il est profondément anormal dans ce contexte de division à gauche que l’UMP ne soit que troisième. Cela dit, on a, tout de même, du mal à imaginer que Sally Chadjaa soit si faible au soir du premier tour de la législative.

Rien de réconfortant dans le score global des droites. Jamais à une élection législative dans cette circonscription elles n’avaient été sous les 40,0 %. Là, elles s’effondreraient à 28,0 % des suffrages.

Le Front National n’existe pas localement

Donné à 5,0 % par l’IFOP, le Front National semble doubler son score extrêmement bas de 2007 (2,4 %). Mais on est loin de ce que pourrait espérer l’extrême-droite rochelaise vu les scores nationaux de Marine Le Pen dans les sondages.

Cela confirmerait que c’est la personnalité de la présidente du FN qui « surperforme » à la présidentielle. Aux législatives, le Front ne confirme pas sa percée locale des cantonales. En mars dernier, il dépassait allégrement les 10 % dans les cantons rochelais renouvelables.

Notez aussi une chose : au second tour, 74,0 % des sondés se déclarant proches du Front National choisissent…Ségolène Royal. L’institut de sondage précise que ces résultats sont à prendre avec précautions car cet échantillon particulier est très faible. Mais quand même, ça pose question.

Un choix PO-LI-TI-QUE

Nous le disons depuis longtemps et encore depuis le début de la polémique rochelaise fin-octobre. Tout cela ne change globalement rien au paysage politique local. Pourquoi ? Tout simplement parce que les électeurs font avant tout un choix politique.

Quand on voit qu’à l’addition des scores des deux candidats se réclamants du Parti Socialiste on retrouve, à peu de chose près, les scores du PS et du PRG aux trois dernières élections législatives, on en est certain. Une majorité d’électeurs, aujourd’hui, à quasiment toute les élections, sauf peut-être la présidentielle, choisissent d’abord le camp vers lequel ils veulent aller, ensuite vient le choix d’un parti. Et si jamais ils ont le choix entre plusieurs personnalités d’une même mouvance au premier tour, alors là, ils en profitent. La question de la personnalité ne vient qu’après.

Autre preuve : 62,0 % des sondés désapprouvent la manière sont Ségolène Royal a été désignée. Et les socialistes sont très divisés (46,0 % contre, 45,0 % pour). Mais dans l’hypothèse d’un second tour PS-PRG/UMP, Ségolène Royal retrouve exactement le score des gauches du premier tour. C’est bien l’étiquette qui compte.

Et à La Rochelle ?

Ce sondage a été réalisé sur la circonscription toute entière et non La Rochelle seule. Mais essayons d’imaginer qu’elle est aujourd’hui la situation politique de la préfecture, intra-muros, à partir de ce sondage.

Les deux candidats socialistes sont probablement au dessus des 45,0 %. Mais surtout, on est peut imaginer une UMP autour de 12,0-14,0 %, seulement. Les écologistes pourraient bien être devant, autour de 14,0 %. Ce serait un coup de tonnerre : imaginez trois candidats de gauche devant le premier candidat de droite… Mais vu les résultats récents, notamment aux cantonales, on a sincèrement du mal à être surpris.

Au total, les gauches semblent être aujourd’hui à la Rochelle à 65,0 % et les droites à moins de 25,0 %. Du jamais vu.

Quelques regrets

On le sait, un sondage, ça coute très cher. Alors pour deux médias locaux, c’est encore plus difficile. Mais il était tentant de tester d’autres hypothèses de premiers tours (Royal seule et Falorni seul) et de seconds tours (duel Falorni-Chadjaa, duel Royal-Falorni, triangulaire). Les comparatifs auraient pu être très intéressants.

*Les Verts ne deviennent un partenaire de la gauche municipale qu’à partir de la municipale de 1995. C’est un an après leur choix de s’ancrer à gauche et d’en finir avec le « ni droite ni gauche ».

**8,5 % pour deux candidats écologistes « non-alignés » dans le cadre de l’accord Génération-Ecologie – Les Verts.

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3 réponses à “Le compteur guéguerre”

  1. Dans 7 décembre 2011 à 09:36 Nanou Jaumouillié répondu avec... #

    Bonne analyse de ce sondage, qui arrrive à point nommé. Merci, LRpol. Je partage l’essentiel de tes conclusions, tout en insistant lourdement sur la particularité de l’exercice : le sondage, par définition, révèle un sentiment à un moment donné, lors d’une temporalité précise, et ne prend pas en compte les dynamiques de campagne en tant que telles, ni la dynamique de campagne post-présidentielle (mais tout ça a été largement dit et redit).
    Il est vrai que ce sondage est rassurant : la Gauche dans son ensemble semble très majoritaire. Les progrès des Verts et du Front de Gauche sont eux aussi un excellent signe (si l’on pouvait en tirer des conclusions quant à nos propres lignes politiques au PS, ça me ravirait, mais ne nous hâtons pas…).
    L’effondrement de la Droite, forcément, me réjouit. Même si, prudence…

    En revanche, je suis un peu plus mesurée sur certains points. Le doublement du « score » FN ne les conduit certes qu’à un petit 5%, mais ne nous réjouissons pas trop vite. Les ingrédients, à LR comme ailleurs, sont présents pour renforcer leur score : crise bien sûr, défiance à l’égard des institutions nationales, pauvreté galopante… Et la crise qui secoue le PS local en ce moment ne va rien arranger : hormis ceux qui suivent cela de très près (les militants et sympathisants qui ont tous une bonne raison de critiquer l’autre camp), l’impression que ça donne avec un peu de distance est évidemment très mauvaise. « Les socialistes se déchirent encore pour un poste, ils ne sont pas foutus de s’entendre, dès qu’il y a du pouvoir, ils s’y précipitent tous, ce sont bien tous les mêmes, pendant que nous on souffre, eux ils se battent pour une place, etc… » Et comme tu le montres si bien, cela ne profite pas à la Droite. Donc, il serait temps que les choses se calment dans la famille socialiste et que nous soyons un peu plus responsables. Mais, cela da éjà été dit…

    Enfin, pour terminer, je me permets de rebondir sur ta conclusion. Tu dis que in fine, le choix sera avant tout politique, et ne changera donc rien au rapport de force (PS-PRG : score habituel). D’un certain point de vue, j’approuve, et vais un peu plus loin : donc, en fait, si je comprends bien, il n’y a pas un candidat socialiste qui rapporterait plus de voix (ou moins) que l’autre. Leur combat ne se situe donc pas là.
    Peut-être alors se situe-t’il sur le terrain idéologique? Ah mais non, ça ne marche pas non plus. Aucun d’entre eux ne s’est pour l’instant exprimé sur ce qu’il compte faire pour la circo, sur les combats prioritaires qu’il envisage de mener à l’AN (oui, j’ai la naïveté de croire que quand on s’engage dans un parti politique, a fortiori de gauche, c’est pour mener des combats identitaires, que certaines injustices nous semblent tellement intolérables que ça nous pousse à nous engager pour relever le gant et les combattre…), sur la façon dont il-elle envisage de vivre et faire vivre son mandat (non cumul bien sûr mais pas seulement!).

    Donc, en résumé, ils ne se battent pas pour sauver la circo. Ils ne se battent pas pour des raisons d’idéal politique. Mais alors, pourquoi donc se battent-ils????

    Enfin, dernière conclusion, toute personnelle. Puisque la circo semble bien à gauche, de manière durable et structurelle (au fait, merci à Maxime pour le boulot mené depuis plus de 10 ans… d’autres en récolteront les fruits. C’est vraiment ingrat la politique!); puisque il n’y a pas de leadership à gauche (23-18, pas de leadership); puisque la droite semble s’effondrer… On aurait pu profiter de cette analyse (que le PS aurait dû faire, pour chacune des circo…) pour se dire que c’était le contexte rêvé pour envoyer comme candidat une personnalité un peu différente, qui tranche un peu avec les profils classiques, résolument à gauche, nouvelle aussi, aux combats identitaires (tiens!) clairement identifiés bien que marginaux dans sa propre famille politique (au hasard, les sans pap’ et les combats LGBT par exemple), sans risque de faire perdre la circo… Oups!

  2. Dans 7 décembre 2011 à 13:58 Pierre Garrat répondu avec... #

    Merci Nanou. Bien sûr, tu as raison de rappeler qu’il s’agit de la température politique rochelaise à un moment donné. D’autres conclusions pourraient être faites si jamais d’autres sondages sont commandés au printemps.

    Par ailleurs, je crois qu’on aurait pu dire si l’un des candidats est meilleur que l’autre si on avait testé chacun des deux candidats séparément. Ici, on peut simplement dire qu’ils se partage l’électorat socialiste et radical habituel et que dans l’hypothèse d’un second tour Royal-UMP, la défiance anti-Ségolène n’est pas forte au point de la faire perdre. Au contraire, elle est au niveau de la gauche au premier tour. Et puis, on l’a dit, l’écart entre les deux au premier tour n’est pas significatif. Mais quid d’un duel Falorni-UMP ?

  3. Dans 8 décembre 2011 à 22:55 Guy répondu avec... #

    Bonjour,
    Votre analyse est pertinente car elle met en perspective les résultats du sondage avec l’évolution de l’opinion sur la circonscription. Cela permet de prendre de la distance vis-à-vis des « débats » appauvrissants des divers forums en cours actuellement. C’est pourquoi je comprend votre attitude de réserve dans ce contexte mal approprié à une analyse et à débat serein.
    Professionnel des études marketing et opinion, ayant eu à intervenir pour plusieurs communes ou circonscriptions en France, je m’intéresse bien sûr à l’opinion de mon territoire.
    Des sondages, sur lesquels il faut garder son sang froid, il ya deux choses à en retirer :

    - la notion de temps car ils reflètent une position à un instant T (le choix de l’instant est bien sûr déterminant), mais ce qui nous intéresse, c’est l’après que l’on peut tenter d’extrapoler avec l’analyse rétrospective. Vous l’avez très bien fait sur le temps long (cela relativise et permet de comprendre les tendances lourdes de l’opinion). Dans le temps court, ce qui est intéressant de sentir (on est toujours sur des impressions indicatives) les évolutions, car l’intention électorale (différente de l’opinion) est très évolutive. IPSOS ( ou IFOP je ne me souviens plus) à l’occasion de la présidentielle 2007 avait mis en place un outil de mesure de l’exposition médiatique : la corrélation entre les intentions de vote et le niveau d’exposition médiatique était redoutable (un bon plan média, bien timé, est fondamental).
    - l’étude du profil des candidat est aussi riche d’information, c’est sur quoi on travaille plus car cela détermine la solidité des déclarations d’intention de vote (on est dans un sondage), les évolutions possibles, les cibles à creuser… la tactique prend le relais, mais ce n’est pas mon propos.

    Ce qui est très étonnant dans les profils respectifs de Royal et Falorni :

    - Falorni, qui se présente comme l’alternative jeune aux notables installés dans l’auto-reproduction et plus à gauche, a les préférences des plus de 65 ans (22% versus 13%) et des catégories artisans-commerçants (19%% versus 3%), des retraités (23% versus 14%) et des électeurs du modem (28% versus 0%).
    - Royal a les préférences des moins de 35 ans (36% versus 7%), des employés (31% versus 13%), des ouvriers (39% versus 4%).

    Le croisement avec l’attitude vis-à-vis de la décision du Bureau National du Parti Socialiste (question complexe qui comprend en fait deux questions : la décision nationale et la candidature de Ségolène Royal) sur ces deux candidats :
    - parmi les électeurs potentiels de Ségolène Royal, 60% approuvent et 10% désapprouvent
    parmi les électeurs d’Olivier Falorni, 6% approuvent et 23% désapprouvent

    Au second tour
    - parmi les électeurs de Ségolène Royal, 93% approuvent et 7% désapprouvent
    - parmi les électeurs de Sally Chadjaa, 7% approuvent et 62% désapprouvent

    C’est l’information qui est mise en avant dans les médias, mais c’est la plus floue, on n’arrive pas à faire de véritable corrélation entre le choix de vote et l’opinion sur cette question. C’est dû à l’ambiguité de la question (mon collègue a dû être très embêté sur cette demande du client, on a souvent à gérer ce type de pression, on sait que la question est mauvaise, mais c’est le client qui paye).

    C’est ma petite contribution, mais je suis d’accord avec l’essentiel de votre analyse.

    Continuez, cela fait du bien de lire du contenu !

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