A Rochefort-sud, Feydeau entre en scène.

Pierre Feydeau (PS) et Gérard Pons (UMP), les deux principaux candidats en lice à Rochefort-sud. (photos : Sylvain Cottin)
Dans cette campagne cantonale, on pense déjà beaucoup à la prochaine municipale rochefortaise. Après une mise en route difficile, Pierre Feydeau défendra les couleurs du Parti Socialiste et se place en vue de la succession de Bernard Grasset. A droite, Gérard Pons, artisan majeur de la défaite de son camp en 2008, va tenter de rebondir.
Canton de Rochefort-sud : les données par LRpol.
Statut : canton à gauche, non vulnérable.
Ordre de vulnérabilité : 8ème (sur 14 cantons à gauche).
On le sait moins, mais à Rochefort aussi, la gauche a fait des siennes au moment du redécoupage cantonal de 1985. Mais comme à La Rochelle, ce fut, dans un premier temps, totalement raté. Le PS détenait d’un des deux cantons rochefortais d’avant 1985. Cette année-là, la droite raflait les trois nouveaux cantons découpés. C’est en 1998 que les choses ont changé. Au nord, mais ici c’est le sud qui nous intéresse. L’UDF Michel Candau est battu par le socialiste Jacques Boucher. Peut-être d’ailleurs que ces basculements de Rochefort-sud et nord en 1998, alors que la droite y était régulièrement largement majoritaire, sont annonciateurs du basculement de la ville en 2001, un basculement « illogique » alors que les scores des gauches lors des résultats des différentes élections étaient loin de ceux d’aujourd’hui, bien plus flatteurs. En 2004, les gauches ont progressé et même si le ballotage est serré, Jacques Boucher est logiquement réelu au second tour.
Une vraie dérive vers les gauches.
Car ici, les gauches ne font pas qu’attendre la baisse des droites, elles progressent. Si vous suivez les profils politiques des cantons que nous vous proposons, vous avez compris que la « tendance type », au moins en Charente-Maritime, est à une baisse des droites, qui commence, suivant les cantons, après un pic en 1995, 1998 ou 2002, et à une stagnation ou à de légers progrès des gauches. Ce canton est dans la moyenne haute des progrès de celles-ci. Alors que dans de nombreux cantons ailleurs, les gauches sont stables autour de 40 % entre 1994 et 2002, ici les progrès sont réels. Elles passent progressivement de 39,6 % aux européennes de 1994 à 46,88 % à la présidentielle de 2002 et même 51,25 % aux européennes de 2004, après le trou d’air de la législative de 2002. Entre temps, la courbe des résultats des droites a bien baissé et à coupé la courbe des gauches. Nouveau trou d’air pour les gauches lors de la législative de 2007, qui permet au droites de repasser devant, mais elles reprennent leur marche en avant dès le scrutin suivant. Le pire pour les droites, ici, c’est que la baisse a commencé très tôt. Elles n’ont jamais réussi à faire mieux que les 62,1 % de la législative de 1993. La baisse est lente mais réelle dans les années 1990 et est plus prononcée à partir des années 2000. Un effet du basculement de la ville à gauche ? Car la droite départementale se console de ses défaites municipales ici en se disant qu’elle ne perd qu’à cause de ses divisions…bientôt, si cette tendance de plus de 15 ans se confirme, même l’union ne suffira peut-être plus.
Et dans cette campagne cantonale de Rochefort-sud, un canton intra-muros, on parle aussi de la prochaine municipale, à droite comme à gauche. A gauche, il est question de la succession de Bernard Grasset. Après avoir laissé entendre qu’il serait candidat, le sortant Jacques Boucher, pourtant investi par les militants, a décidé de se retirer. Le Parti Socialiste local en a profité pour faire monter sur scène Pierre Feydeau, déjà candidat ici en 2004, mais pour les Verts, et prétendant à la succession du maire PS de Rochefort. On a beaucoup dit qu’il s’agissait d’un cafouillage de la part du PS. On peut surtout penser que les socialistes locaux ont très bien joué le coup, en évitant une primaire interne éventuellement difficile. A droite, c’est Gérard Pons qui est le candidat de l’UMP. C’est lui qui avait mis fin en 2008 aux espoirs de reconquête de la ville par la droite. Il avait monté une liste contre celle « officielle » de Dominique Rabelle et avait remporté la primaire à droite au premier tour pour 15 voix. Refusant toute fusion, alors que l’addition du résultat des deux listes de droite au premier tour était nettement devant l’addition des listes de gauche, il réussit à perdre largement l’élection au second tour. Depuis, l’opposition trime et s’est fendue d’une intervention dans Sud-Ouest, il y a quelque mois, pour expliquer qu’elle n’était « pas molle ».
Le « coucou » Blanc.
A gauche, on trouve un candidat communiste, Yves Eugène-dit-Ravet, un écologiste, Ludovic Texier et un candidat du Parti Ouvrier Indépendant, Patrick Deswarte. Le Front National, souvent fort ici, présente Jacques Gély. Enfin, le fameux Alexis Blanc est candidat. Le « centriste-humaniste », vice-président du conseil régional puisqu’élu sur la liste de Ségolène Royal l’an dernier, fait le « coucou » comme le notait Jim Roumégous, élu socialiste de l’île-d’Oléron, trop content de le voir quitter la scène politique oléronaise. Sa candidature dans le canton fait les choux gras de la presse mais notre pronostic est que cette candidature, très peu claire, ne dépassera pas les 5-7 %, ce qui serait déjà un formidable succès. Pour le reste, Pierre Feydeau, le socialiste, et le candidat de la majorité départementale, Gérard Pons, devraient se retrouver au second tour où le premier devrait prendre le meilleur.
Pronostic LRpol : Victoire au second tour de Pierre Feydeau (PS-PRG).

lisez plutôt le document de campagne de Mr Feydeau, il d’auto-congratule des réussites faites sur ce canton par lui-même,(ses camarades de la mairie apprécieront),le monde que c’était Mr Bouchet qui était conseiller départementale, à moins qu’il se soit trompé d’élections.
lisez plutôt le document de campagne de Mr Feydeau, il d’auto-congratule des réussites faites sur ce canton par lui-même,(ses camarades de la mairie apprécieront),le monde sait que c’était Mr Bouchet qui était conseiller départementale, à moins qu’il se soit trompé d’élections.
Mes camarades Patrick Deswartes et Claude Billot Zeller sont , à Rochefort-sud , les candidats du POI , c’est-à-dire du Parti Ouvrier Indépendant ( et non « International »).
Tout le monde peut se tromper , même « Sud-Ouest » commet cette erreur.
On peut s’informer sur le POI en consultant son site :
http://www.parti-ouvrier-independant.com
C’est corrigé !