Éditoriaux

Fountaine : le choix légitimiste.

Jean-François Fountaine ne sera pas candidat aux élections régionales de 2010.

Jean-François Fountaine ne sera pas candidat aux élections régionales de 2010.

Le vice-président (sans attribution, depuis un an et demi) sortant du conseil régional, le socialiste rochelais, Jean-François Fountaine, avait convoqué la presse, hier, dans un restaurant de Poitiers, pour annoncer ses décisions en vue des élections régionales de mars prochain. Celui qui est élu régional depuis 1992, d’abord sous les couleurs des radicaux de gauche, puis sous celles du Parti Socialiste, a décidé ne de pas se représenter.

Le conseiller municipal rochelais ne sera, en effet, pas candidat en tête d’une liste dissidente de celle de Ségolène Royal et pas non plus sur celle de cette dernière. Rappelons qu’en 2004, M.Fountaine était la tête de liste départementale en Charente-Maritime, c’était donc l’une des pièces maitresse du dispositif de conquête de la région par la gauche. Depuis, les relations entre celui qui était devenu vice-président aux finances et la présidente de région se sont fortement détériorés. Déjà, pendant la campagne présidentielle, la tension était palpable. Jean-François Fountaine avait défendu, pendant la primaire interne au PS, Dominique Strauss-Kahn contre Ségolène Royal. Une fois désigné, la presse lui a attribué certaines petites phrases contre la candidate socialiste, disant que sont élection à la tête de l’Etat serait la meilleure chose qui pourrait arriver à la région, puisqu’elle serait obligé de quitter le conseil régional. Le divorce fut consommé début 2008, lors du débat sur le budget régional, Ségolène Royal souhaitant recourir à l’emprunt et son vice-président préférant augmenter les impôts pour le pas endetter la collectivité. Suite à cette altercation très médiatique, Jean-François Fountaine fut démis de ses fonctions dans l’exécutif régional.

Aujourd’hui, il fait le choix de l’union à gauche, un choix légitimiste. Pourtant, et c’est ce qu’il dit dans sa déclaration, il a été sollicité par des citoyens lambda mais aussi par des élus de gauche. Le commentaire de France 3 Poitou-Charentes, dans le 19/20 de hier soir, insiste aussi sur le fait qu’il aurait été courtisé par la droite, dans le cadre de l’ouverture. Une preuve supplémentaire que, pour l’état major de l’UMP, Henri de Richemont, pourtant désigné par les militants, n’existe pas.

Alors quel avenir pour celui qui a toujours mis la région au centre de ses préoccupations ? La suite est peut-être du côté de La Rochelle. Ce très proche de Maxime Bono est devenu, après les élections de 2008, vice-président aux finances de la CdA. Certains misent sur un passage à la présidence de la communauté d’agglomération avant les prochaine municipale pour l’installer comme éventuel successeur du maire sortant, qui, on le sait, ne se représentera pas en 2014*. Quant à savoir si Ségolène Royal pourrait interférer dans la succession rochelaise, nous ne pouvons nous reporter qu’au précédent des municipales de 2008 à Poitiers. Elle a laissé Alain Clayes prendre la mairie alors qu’il était le dauphin du sortant, Jacques Santrot, avec qui les relations ne sont, là aussi, pas idéales. Mais nous sommes encore loin de la préparation des élections municipales de 2014, de l’eau va passer entre les deux tours d’ici là.

*Maxime Bono l’a annoncé dans un interview à Sud-Ouest, début 2007.

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  1. Droits de succession. | LRpol.fr - 22 septembre 2010

    [...] que Jean-François Fountaine, actuel vice-président de la CdA chargé des finances, est candidat. C’est ce qu’il avait laissé entendre lorsqu’il avait annoncé sa non-candidature à la régio…. Challenge difficile car, on l’a dit, les radicaux de gauche sont puissants au conseil [...]

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