Week-end très politique en Poitou-Charentes.
Si la campagne des régionales n’était pas lancée en Poitou-Charentes, elle l’est depuis ce week-end grâce à plusieurs déclarations qui feront peut-être date dans cette élection. A l’UMP, au PS et chez les Verts on se place, à 175 jours srutin.
La « droite-Souchon ».
Le fait principal du week-end c’est, sans doute, la déclaration de Dominique Bussereau, vendredi, sur LCI, qui a confirmé qu’il ne serait pas la tête de liste de l’UMP face à Ségolène Royal pour les régionales. On le pressentait déjà depuis quelque temps dans la presse et nous nous en étions fait l’écho il y a quelques temps, ici même. Néanmoins, le président de la Charente-Maritime, qui dit, entre les lignes, qu’il est bien tranquille dans son Conseil général, en profite pour tacler la présidente socialiste, sur son nouveau site « Désir d’Avenir » notamment, et pour donner deux éléments qui seront peut-être la colonne vertébrale de la campagne « populaire ». La première c’est la ligne de riposte de la droite au bilan de la gauche : le « bidonnage ». Pour le secrétaire d’Etat aux transports, il est important de battre Ségolène Royal, non pas parce qu’il y a une animosité personnelle (sic), pas plus parce que c’est un symbole (re-sic) mais parce que son bilan et mauvais. A l’inverse, Ségolène Royal et sa majorité défendent, eux, un bilan qu’ils jugent bon, voire très bon. Jusque là, rien de nouveau, c’est un début de campagne électorale classique. Là où l’UMP innove, c’est quand elle dit que ce « bon bilan » est tout simplement bidonné, bref que la gauche ment. Le premier argument de campagne de la droite touche donc au degré zéro de la créativité politique.
Mais ceux qui sont en mal de politique, vous, peut-être, qui lisez ce blog, ne sont pas au bout de leurs peines. En effet, et c’est la seconde information donnée par Dominique Bussereau, la liste de l’UMP fera une campagne éclair. Hors de question pour le membre du gouvernement de venir ajouter une campagne électorale à une rentrée déjà difficile pour les français. Le maire de Saint-Georges-de-Didonne donne l’exemple de la campagne européenne de l’UMP, qui a débuté très tard et qui s’est soldée, pour lui, par un succès. Dans la région, on connait aussi les campagnes éclaires à droite, et Henri de Richemont, probable futur tête de liste de l’UMP, ne peut pas avoir de meilleure conseillère que Dominique Morvant, partie en campagne municipale à La Rochelle le 15 février 2008 (sa première réunion publique) avant de récolter le 9 mars le pire score de la droite lors d’un scrutin municipal dans la cité huguenote, 24,51 %.
Retrouver la déclaration de Dominique Bussereau sur la vidéo en fin d’article entre 8’43’’ et 10’10’’.
Semaine décisive à gauche.
A gauche, chez les Verts, Françoise Coutant, adjointe au maire d’Angoulême, était l’invitée du magazine politique de France 3 Poitou-Charentes, La Voix est Libre. Elle s’est dite intéressée par une candidature aux régionales sur une liste autonome écologiste, et pourquoi pas en tête de liste. Néanmoins, elle s’en remet totalement au jugement des militants, à la fois pour le choix de l’autonomie ou de l’alliance avec le reste de la gauche dès le premier tour, et sur celui de la tête de liste. Françoise Coutant est une figure de l’autonomie écologiste dans la région, en effet, lors des élections municipales de 2008, elle menait la seule liste des Verts autonome de la gauche au premier tour dans les quatre préfectures de la région, à Angoulême. Les Verts de Poitiers, Niort et La Rochelle ayant préféré figurer sur des listes d’union de la gauche au premier tour. Le résultat avait été au rendez-vous avec 9,60 % des voix, qui ont été essentielles au second tour pour la victoire du socialiste Philippe Lavaud avec un peu plus de 52 %.
Toujours à gauche, mais cette fois au Parti Socialiste, Ségolène Royal a fait sa rentrée lors de sa désormais traditionnelle fête de la Fraternité, qui avait lieu cette année dans l’Hérault. Dans la région, son ancien vice-président aux finances, Jean-François Fountaine, qui n’avait pas caché son désaccord avec la stratégie fiscale de sa présidente, doit dire demain la place qu’il compte occuper dans cette campagne électorale qui commence. Rappelons que cet ancien radical de gauche passé au Parti Socialiste est conseiller municipal de La Rochelle, vice-président de la Communauté d’Agglomération (il est même pressenti pour en prendre la tête avant la fin de la mandature), était tête de liste en Charente-Maritime lors des dernières régionale sur la liste de la gauche.



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[...] la question depuis les déclarations répétées de Dominique Bussereau et de Jean-Pierre Raffarin (dont nous nous sommes fait l’écho ici-même) sur l’opportunité de le remplacer. Les leaders locaux de l’UMP n’ont pas été arrêtés [...]